Roland-Garros : retour sur les rencontres mythiques du tournoi

Le tournoi annuel à Porte d’Auteuil aurait dû déjà commencer. Une semaine au lieu de deux, septembre au lieu de mai et très probablement à huis clos, le coronavirus n’épargne pas le monde du tennis. De Yannick Noah, en passant par Novak Djokovic, Dominic Thiem, jusqu’à la rivalité Nadal-Federer, revivez les plus gros duels et matchs qui ont marqué ce tournoi du Grand Chelem français… 

Ce mois de mai ne verra pas la légendaire compétition, Roland Garros. Non, pas de parapluies ni d’ola dans les arènes du court Philippe Chartier ou celui de Suzanne Lenglen.  Roland Garros, l’un des quatre tournois du Grand Chelem annuel se tiendra tout juste une semaine après la finale de l’US Open.

Yannick Noah vs Mats Wilander

2 heures et 25 minutes auront fallu à Yannick Noah n°6 du tennis mondial, pour remporter le Roland-Garros de 1983. Le Français impose son jeu dès le début de la rencontre contre le suédois Mats Wilander n°5 mondial sur le fameux court central. « Un superbe combat contre deux superbes garçons ». L’attaque et la volée, c’est ce qu’a privilégié Noah contre un adversaire subissant en fond de court. Offensif dès le début du match, le Français impose sa présence physique et enchaîne les points sur le n°5 mondial en s’imposant en 3 sets : 6/2, 7/5, 7/6. Deux balles de match suffiront à Yannick Noah pour gagner cette finale. Premier succès français depuis 37 ans…

Roger Federer vs Rafael Nadal

Incontestablement, lorsque l’on vous évoque Roland-Garros, vous visualisez la couleur ocre des terrains… mais aussi le classique duel Federer – Nadal. « Un match de légende » rime avec une finale entre le numéro un et le numéro deux, un certain mois de juin 2006. 22 ans qu’un tel match ne s’était pas produit sur le court central de Roland-Garros. Roger Federer n’a jamais battu Rafael Nadal à Roland-Garros, mais l’a toutefois dominé une fois de manière incroyable… À seulement 20 ans, Rafael Nadal remporte son deuxième Roland-Garros, privant son adversaire de remporter un quatrième titre majeur consécutif après Wimbledon, l’US Open et l’Open d’Australie. Alors que Federer prenait les trois premiers jeux, l’Espagnol s’est ressaisi rapidement. Après avoir commis de nombreuses fautes inhabituelles, l’espagnol inverse vite la tendance.  Alors mené 6-1 dans le match, « l’infatigable » se rattrape dès le début de la deuxième manche, prenant en seulement six minutes le premier jeu. En trois heures, l’Espagnol conclut le match et savoure alors son deuxième sacre après quatre sets très disputés (1-6, 6-1, 6-4, 7-6).

Roger Federer vs Novak Djokovic

Juin 2011, l’ « un des matches de l’année » sur le court Philippe-Chatrier. Roger Federer retrouve les demi-finales du tournoi devant un adversaire de taille, Novak Djokovic. Après un combat mythique de 3h39, le Suisse s’impose en quatre sets : 7/6 6/3 3/6 7/6. Les deux champions se rendent coup pour coup durant l’intégralité du match mais Federer aborde mieux les points importants. La légende Suisse remporte le match en quatre manches et empêchera « Djoko » d’égaler le record établi par John McEnroe en 1984 de 42 victoires consécutives. 

Novak Djokovic vs Andy Murray 

Une finale historique opposant le numéro un mondial, Novak Djokovic contre le numéro deux, Andy Murray. Juin 2016, c’est la délivrance pour Novak Djokovic. Les deux champions s’affrontaient pour la 34ème fois de leur carrière, et pour la 16ème fois en finale, mais une première à Porte d’Auteuil. Trois heures de jeu et Novak Djokovic remporte la finale de Roland-Garros en s’imposant contre Andy Murray (3-6, 6-2, 6-1, 6-4). Quatrième tentative en finale,  « Djoko »  remporte enfin le seul titre du Grand Chelem qui manquait encore à son palmarès.

Novak Djokovic vs Dominic Thiem 

Le 7 juin 2019, un seul mot pour la décrire, déception. Lors de ce match, deux légendes du tennis, s’affronte. Novak Djokovic, alors mené 3-1 dans la troisième manche du match se voit chanceux.

La fin de cette demi-finale 2019 est interrompue et reportée à cause des mauvaises conditions météorologiques. Le vent et la pluie empêchent aux deux joueurs de se départager pour la grande finale contre Nadal.

Un mercato estival agité pour le PSG ?

Covid-19 ou non, le mercato annuel et estival se prépare comme à son habitude dans la planète football. Il pourrait s’annoncer très agité pour le Paris Saint-Germain. Des fins de contrat pour Thiago Silva et Cavani, une volonté d’avoir « plus de responsabilités » pour le numéro 7 parisien Kylian Mbappé. L’effectif parisien pourrait connaitre un bouleversement inédit cet été… Ou pas.

Alors que tous les clubs de football doivent, dans le contexte du moment, trouver des solutions pour rester stable économiquement, le Paris Saint-Germain s’apprête à voir ses « gros joueurs » partir… Mais aussi pour laisser la place à de nouvelles arrivées.

Kalidou Koulibaly pour succéder à Thiago Silva ? 

Koulibaly. C’est le nom qui revient le plus souvent pour palier le futur départ de Thiago Silva en défense centrale, le brésilien qui va voir son contrat s’expirer en fin de saison.  Le roc sénégalais, Kalidou Koulibaly, devrait quitter Naples cet été. Les dirigeants parisiens sont actuellement en négociation avec leurs homologues italiens pour préparer ce transfert qui pourrait faire beaucoup de bien dans la charnière centrale parisienne. 

Pour Thiago Silva, tout est encore flou. Le capitaine est en fin de contrat dès le 30 juin prochain. Mais Jérôme Rothen, ancien joueur du PSG et consultant pour RMC, croit à une prolongation de contrat pour le défenseur de 35 ans. Coté droit, Thomas Meunier pourrait également prendre ses valises et s’envoler vers une nouvelle destination pour laisser sa place au produit du centre de formation parisien Colin Dagba. Quant au défenseur malien du stade Rennais Hamari Traoré, il serait sur les petits papiers des recruteurs parisiens.

Quel avenir pour la « MCN » ?

Le fameux trio Mbappé, Cavani et Neymar, souvent décrié pour son manque de complémentarité, pourrait être dissous cet été, à en croire toutes les rumeurs. Convoité par le Real Madrid, Kylian Mbappé ne devrait pourtant pas quitter le Paris Saint-Germain. Selon le quotidien sportif espagnol, AS, l’ancien monégasque serait d’accord pour prolonger son contrat qui expire en juin 2022 mais à une seule condition : « inclure une clause libératoire pour permettre au Real Madrid, qui aimerait le recruter en 2021, de faire sauter le contrat ».

Le contrat d’Edinson Cavani prend fin le 30 juin prochain. Pour Jérôme Rothen, « Marquinhos va reculer en défense pour remplacer Thiago. Aux dernières nouvelles, Thiago et  Cavani devraient rester». El Matador devrait donc prolonger au PSG même si un retour en Italie est évoqué dans certains médias : « Un retour au Napoli a semblé être une option, mais la piste la plus chaude mènerait Cavani vers l’Inter ». PSG ou Inter, l’avenir de Cavani est donc encore très incertain.

Il y a des nouvelles également pour le cas Neymar. La star brésilienne, qui souhaitait absolument faire son retour au FC Barcelone l’an passé, restera bel et bien au PSG malgré les tentatives catalanes. Toutefois, le Barça resterait très intéressé mais n’aurait pas les moyens de le ramener au Camp Nou. Il n’est donc pas exclu de voir la MCN rester au PSG, de quoi rassurer les supporters rouges et bleus.

Un échange Icardi – Douglas Costa ? 

L’attaquant argentin Mauro Icardi pourrait rejoindre officiellement la Juventus la saison prochaine à en croire la presse sportive. Acceptant un potentiel échange de joueurs avec le club italien, Leonardo, directeur sportif du Paris Saint-Germain, a ciblé l’ailier Turinois Douglas Costa. La Juve ne cesse de montrer son intérêt pour le numéro 18 parisien. 

Des avenirs encore incertains…

Un milieu de terrain pour renforcer l’entrejeu ? Le PSG discute encore avec la Juventus de Turin pour Miralem Pjanic. De son côté, pour le latéral droit portugais Nelson Semedo, la piste d’un potentiel recrutement du PSG s’éloigne de jour en jour. Le joueur de 26 ans serait finement emballé par l’idée de rejoindre les Citizens de Pep Guardiola.

Ces derniers jours, la piste de Lautaro Martinez était évoquée dans la presse étrangère. C’est finalement vers Barcelone que l’Argentin se tournerait en « zappant » le PSG. Pour renforcer le milieu de terrain de l’effectif parisien en cas d’échec sur le dossier Pjanic, c’est le lyonnais Houssem Aouar qui serait dans le viseur de la cellule de recrutement parisienne.

Haaland, potentiel remplaçant de Kylian Mbappé ?

Selon le quotidien sportif madrilène Marca, le Paris SG serait fortement intéressé par le jeune Erling Braut Haaland, le buteur du Borussia Dortmund.

Il serait probablement recruté en cas de départ de Kylian Mbappé du coté du Real Madrid si une offre alléchante proposée par les madrilènes viendrait changer la donne. Mais attention, le Norvégien de 19 ans coûte désormais très cher. Selon un autre journal espagnol, AS, pour recruter Haaland avant l’été 2022, soit deux ans avant la fin de son contrat avec le club allemand, il faudrait débourser plus de 120 millions d’euros. Mais le Borussia est, lui, bien décidé à garder sa pépite.

C1 et C3 : l’UEFA dans le grand flou

Une tournure différente. C’est ce qu’envisage L’UEFA cette année. Pour s’adapter à la crise sanitaire actuelle, l’Union des associations européennes de football pense changer la formule des tours préliminaires de la Ligue des champions et de l’Europa League. Ces deux plus grosses compétitions européennes pourraient voir leurs tours préliminaires se dérouler de manière inédite…

Le football est en pleine reconstruction, les coupes européennes sont remaniées. Cette année, c’est peut-être sous un autre format que se joueront les rencontres des deux plus grosses compétitions européennes annuelles de football . Leurs tours préliminaires se disputeraient sur un seul match, en terrain neutre. Rappelez-vous, le 17 avril dernier, L’UEFA annonçait que la Champions League débuterait le mardi 20 octobre au lieu du 25 juin pour les tours préliminaires, pour cause de la crise sanitaire actuelle. Hier matin, le quotidien sportif français, L’Équipe, émettait l’hypothèse que les matchs des tours préliminaires se disputeraient sur une seule rencontre, sur terrain neutre. L’organisation de la C1 et la C3 pourraient faire basculer le destin de chaque équipe. Ce qui ne va s’en doute pas faire l’unanimité auprès des écuries européennes disputant cette compétition.

 

Bonne ou mauvaise solution ?

Même si les matchs se jouent à huis clos, les supporters ont déjà des avis bien forgés sur cette disposition inhabituelle. Encore plus les supporters du Stade Rennais, qui pourraient pour la première fois de leur histoire voir leur équipe rejoindre la plus prestigieuse des coupes européennes, la Ligue des champions. « On sait que les matchs seront jusqu’à nouvel ordre à huis clos, en tant que supporter, c’est regrettable de ne pas pouvoir soutenir son équipe dans ce moment crucial mais la situation nous y oblige. Nous devons la respecter. Pour ce qui est des joueurs, c’est différent selon moi, les rencontres aller-retour permettent aux joueurs d’aborder les rencontres différemment que sur une seule rencontre » déclarait Gwendal Blanchet, un supporter rennais.

 

Tours préliminaires ou plus…

Le huis clos concernerait uniquement les tours préliminaires. Mais cette décision impactera-t-elle les autres matchs de la compétition ? Et si toutes les compétitions se jouaient comme une finale, sur un seul match, sur terrain neutre ? La phase de groupes et la phase finale pourraient alors se dérouler sur une seule rencontre. Avec un tel retard accumulé, il n’est pas impossible que les Coupes Européennes 2020-2021 soient totalement différentes des éditions précédentes…

Bundesliga : une reprise morose

Bonne nouvelle pour les amateurs de foot. La Ligue allemande (DFL) a donné son feu vert mercredi dernier pour la reprise de la Bundesliga. Le 16 mai, les deux plus grands championnats allemands de football reprendront après deux mois d’interruption en raison de la pandémie de coronavirus. Une reprise certes, mais avec des règles sanitaires plus strictes que jamais…

Dans moins de dix jours et plus de deux mois après l’interruption des compétitions en raison de la pandémie du covid-19, le football allemand reprendra. Chanceux, puisque c’est le premier « grand championnat européen » à retrouver la pelouse. 

Accolades et contacts prolongés bannis par la Ligue allemande

Des règles d’hygiène inédites. Du jamais vu dans l’histoire du football. Les autorités ont prévu d’interdire les footballeurs de cracher, d’échanger leurs maillots et bouteilles d’eau. Ces mesures s’ajoutent à l’interdiction de se serrer la main avant les rencontres ainsi que de célébrer leurs buts collectivement sous peine d’être sanctionné. Le barème des sanctions n’a quant à lui pas encore été établi. Selon le protocole sanitaire envisagé, le crachat sera interdit aussi bien à l’entraînement que lors des rencontres.

Des matchs sous huis clos 

« Jouer devant des tribunes vides sera un défi énorme, surtout pour une équipe comme le Borussia Dortmund, qui tire beaucoup d’énergie de la passion de ses supporteurs ». La suite de la saison s’effectuera à huis clos en raison du Covid-19. Le comportement de chaque joueur, sur le terrain comme en dehors, sera « crucial jusqu’à la fin de la saison »

Le professeur Tim Meyer, chef du nouveau groupe de travail sur le coronavirus de la Bundesliga et président de la commission médicale de l’UEFA a été très clair dessus. « Habituellement et ce sera exactement la même chose avec le football, la personne infectée est mise en quarantaine et ensuite l’autorité sanitaire locale commence à vérifier les personnes à contacter » a détaillé Meyer.

Une décision, que le défenseur central du FC Union Berlin, Neven Subotic, a du mal à saisir. Regrettant que les joueurs n’aient pas été sollicités afin de donner leur opinion sur le retour des matchs. « Nous avons été informés après que toutes les décisions aient été prises. Nous n’avons pas eu de siège à la table, nous n’avons pas été consultés. Nous n’avons tout simplement pas joué un rôle».

Les athlètes français face au report des JO de Tokyo

Les Jeux olympiques d’été ont été reportés pour cause de Coronavirus. Comme Kevin Mayer, le double champion olympique de judo, Teddy Riner a difficilement vécu l’annonce du report des JO de Tokyo mais cette décision semblait inévitable.

Une « décision logique » pour Nikola Karabatic, l’emblème du handball français. Un « c’est reculer pour mieux sauter, il faut positiver », pour la star française du tatami, Teddy Riner. Les athlètes français doivent affronter cette réalité économique.

L’Euro de football, le grand prix de Chine de formule 1 et le Tour de France reporté

L’année 2020 marquera le monde entier, notamment le monde sportif. Le gouvernement japonais envisage pour la première fois un report des Jeux olympiques de Tokyo. Le 24 mars dernier, le Comité international olympique (CIO) a fixé les nouvelles dates des Jeux olympiques de Tokyo. Les JO se dérouleront du 23 juillet au 8 août 2021 a déclaré le président du comité d’organisation japonais Yoshiro Mori lors d’une conférence de presse à Tokyo.

« Ceux qui dépriment doivent faire la part des choses et être responsables »

Pour Teddy Riner, « Les JO, le sport, c’est ma vie, mais on attendra un an. Le temps que les autorités sanitaires règlent ce problème ». La star de 2m04 s’est dite peinée de la situation, « C’est reporté d’un an il faudra faire avec. Mais ça va être encore plus difficile parce qu’un an de plus ça veut dire encore plus d’heures d’entraînement. C’est pour la médaille d’or. C’est reculer pour mieux sauter. Il faut positiver ».

« Si les JO avaient été maintenus, cela aurait été des sous-Jeux » déclare Thierry Zintz, vice-président du Comité olympique belge.

Un scénario exceptionnel. Les JO n’avaient pas connu un tel enclin dans l’histoire moderne. Depuis sa création en 1896, la compétition n’a été annulé qu’à trois occasions. Durant les Guerres Mondiales (en 1916, 1940 et 1944) et cette année pour cause de guerre sanitaire. Toutes les compétitions sportives sont actuellement suspendues en raison de la pandémie du Covid-19.

UVP : cette nouvelle application « détestable » lancée par un collectif « anti-flic »

Plus d’un mois après sa sortie, l’application « Urgence violences policières » est n°2 dans le classement App Store des applications les plus téléchargées. Depuis sa sortie, UVP, cette nouvelle application inédite sur smartphone, fait polémique en France…

« Nous ne pouvons plus accepter l’impunité policière. Il nous faut la documenter, nous entraider, agir et nous organiser »

Des flics « fliqués ». Étonnante nouvelle. Depuis le 10 mars dernier, des familles de victimes de « violences policières » ont lancé une application permettant de filmer en direct les interventions des forces de l’ordre et de conserver les images sur un serveur. Appelé « Urgence violences policières », ce logiciel a été créé par l’Observatoire national des pratiques et des violences policières (ONVP).

Une vidéo atteignant les 2,2 K de partages sur Facebook

Lors de la nouvelle version de l’application, dimanche dernier, Gilets jaunes et artistes comme Sabrina Ouazani et Chloé Jouannet ainsi que les chanteurs Imany et Kery James ont fait la promotion de cette application dans une vidéo postée sur Facebook. 

Quand d’autres approuvent l’utilisation de cette application, d’autres la qualifient comme « détestable ». C’est le jugement de Laurent-Franck Lienard, avocat à la Cour d’Appel de Paris, spécialisé et engagé dans la défense des membres de force de l’ordre. 

Dimanche dernier, il s’est exprimé dans un communiqué via Facebook exprimant son désarroi face à cette idée loufoque. 

Le 19 avril dernier, deux enquêtes ont été ouvertes après un accident de moto impliquant la police à Villeneuve-la-Garenne.

Pour Nicolas, policier de Haute-Savoie qui restera anonyme, cette application « pousse plus à la haine qu’autre chose et c’est bien dommage. Il y a énormément de ‘violences policières’ qui s’avèrent être légitimes. Ce qui est dommage c’est de voir les forces de l’ordre comme un ennemi et de voir son métier être décrédibilisé ».

« Les gens ne craignent plus les forces de l’ordre, ils les défient… c’est malheureux »

Le confinement est dû à une crise sanitaire inédite et c’est très compliqué à gérer. « Voir des gens qui ne respectent pas le confinement, ça agace. Nous sommes là pour faire respecter les lois, les gens ne craignent plus les forces de l’ordre, ils les défient ».

Pour faire face à cette application, Nicolas espère seulement ne pas être « obligé d’attendre d’être défiguré pour pouvoir faire usage de la force. Si l’on doit commencer à craindre d’être filmé pour se défendre, ça risque d’être très compliqué pour tout le monde ».

Chine : une rentrée des classes ultra-sécurisée

Hier en Chine, petits et grands pékinois comme shanghaïens ont repris le chemin de l’école. Dans les plus grandes villes chinoises, l’école avait fermé le 28 janvier dernier pour cause de coronavirus. Cependant, une multitude de mesures sanitaires ont été déployées.

« Chaque élève travaille sur une table et doit porter un masque tout au long de la journée »

Des règles d’hygiène contraignantes. Pas d’accolades, ni de « check » aux abords des lycées et collèges. Les élèves ont été briefé. C’est en file indienne à deux mètres de distance, queue et contrôle devant les toilettes, masque ou visière… que les élèves des plus grandes villes chinoises comme Pékin, Shanghai, Hangzhou ou Chengdu ont repris le cours de leur scolarité. Après trois mois de confinement strict, la rentrée s’est faite par petits groupes. À Taïwan, à l’intérieur des classes, certains lycéens portent des visières par-dessus leur masque. Étonnant encore, à Pékin, devant l’entrée du lycée Chenjinglun, un employé pulvérisait même du désinfectant sur le trottoir !

« Ces accessoires rappellent les couvre-chefs de la dynastie Song, qui visaient à empêcher les officiels de chuchoter les uns avec les autres » 

Difficile de passer dans les rangs pour les institutrices. Des chaises et bureaux toutefois espacés les uns aux autres où les élèves portaient des chapeaux surmontés de tiges d’un mètre visant à leur rappeler les consignes de distanciation sociale face au Covid-19. 

« Ils servaient déjà pour la distanciation sociale ». Ces accessoires rappellent les couvre-chefs de la dynastie Song, qui servaient à empêcher les officiels de chuchoter les uns avec les autres.

Travis Scott, une dernière sur Fortnite

Il fallait être au rendez-vous. Dès jeudi soir, Travis Scott a envouté, comme à son habitude, ses fans dans un concert virtuel sur Fortnite. L’ex-conjoint de Kylie Jenner s’est lancé dans cinq concerts d’une dizaine de minutes et a clôturé son show hier soir. 

Du jamais vu dans l’univers du rap

Epic Games l’avait annoncé. Le concepteur de jeu vidéo a invité cette année l’unique et talentueux rappeur Travis Scott. Le Cactus Jack, est apparu tel un artifice de couleur dans l’un des jeux vidéo les plus populaires des dernières années. Un univers au design ressemblant à ses clips. Le mode de jeu s’est adapté à cette invitation remarquable, interdisant aux joueurs de jouer durant l’intégralité de l’événement. 

L’année dernière, le rappeur US avait vu son propre documentaire sortir sur la plateforme détenant le monopole sur le contenu streaming, Netflix. Cette année, la star originaire du Texas a vu bien plus fou encore.

« C’est un record pour ce type d’évènement », s’est félicité sur Twitter l’éditeur du jeu

12,3 millions. C’est le nombre de fans que le rappeur américain a réuni jeudi soir, lors de son premier concert en ligne. Aux joueurs en ligne s’ajoutent les téléspectateurs des différents streams dans le monde sur des plateformes comme Twitch ou Youtube. L’extravagant rappeur de 27 ans, s’initie à une série de concerts « Astronomical ». Fortnite avait déjà organisé en février 2019 un premier concert avec le DJ américain Marshmello, réunissant uniquement 10,7 millions de joueurs-spectateurs.

Tout savoir sur les masques « grand public »

Il est l’un des accessoires clés du déconfinement. Le 11 mai prochain, le masque accompagnera le quotidien des Français. Mais à partir du 4 mai, tous pourront se procurer des masques, le plus souvent lavables et réutilisables, afin de continuer à freiner la propagation de l’épidémie. Mais où s’en procurer ? Seront-ils obligatoires ? Nous revenons sur ces questions existentielles. 

Tel Spider-Man, les Français devront-ils sortir avec un masque à compter du 11 mai prochain ? Dimanche 19 avril, Édouard Philippe a annoncé que le port du masque « grand public » serait vraisemblablement « obligatoire » dans certains lieux à partir du 11 mai prochain.

« La production a atteint plus de 10 millions de masques [grand public] la semaine dernière et l’approvisionnement, par la production française et les importations, va s’accroître rapidement, pour dépasser 25 millions de masques lavables par semaine, fin avril », assure la secrétaire d’État, Agnès Pannier-Runacher.

Où trouver ces masques ?

« Il y en aura pour tout le monde ». Limitant les projections de gouttelettes dans lesquelles se trouvent le coronavirus, ces masques seront vendus ou non dans plusieurs structures. Il sera désormais possible de s’en procurer en pharmacie, en grande distribution, dans les mairies et chez des buralistes comme l’a expliqué aux Échos, Agnès Pannier-Runacher. À Paris, deux millions de masques seront très prochainement distribués aux Parisiens, a annoncé le 7 avril, Anne Hidalgo, maire de Paris. La présidente d’Île-de-France, Valérie Pécresse, a pour sa part promis, sur BFMTV, de distribuer gratuitement des masques aux voyageurs dans les transports en commun « pendant les premières semaines du déconfinement ». 

« Quand on sera déconfiné, le virus circulera encore et il faudra absolument se protéger pour ne pas risquer de le transmettre à des personnes qui n’ont pas été malades », assure François Bricaire, infectiologue et membre de l’Académie de médecine, interrogé par France Info. 

Seront-ils obligatoires ? 

« Pour les professions les plus exposées et pour certaines situations comme dans les transports en commun, son usage pourrait devenir systématique », a souligné le Président lors de sa dernière allocution télévisée. Dans la Capitale, les deux millions de masques promis par la mairie ne seront pas distribués en même temps. Une première vague de 500 000 unités arrivera fin avril pour les « plus fragiles : les plus de 70 ans, mais aussi les personnes atteintes de maladie chronique et les femmes enceintes », selon la maire, Anne Hidalgo. Pour le reste il faudra attendre « mi-mai ».

Les masques « grand public » seront-ils gratuits ou payants ?

Agnès Pannier-Runacher n’aborde pas la question du prix. Le plan de déconfinement, actuellement en préparation, tranchera ces questions. Le Parisien, qui avait relayé précédemment l’information, a évoqué un prix à l’unité autour de cinq euros. Les collectivités qui ont annoncé avoir commandé des masques pour leurs administrés devraient distribuer au moins un exemplaire chacun gratuitement. Pour les masques commandés par l’État, la question ne semble pas être totalement tranchée. Il n’y a pas de réponses claires pour l’instant. Cependant, le port des gants pourrait aussi devenir obligatoire pour garantir une meilleure protection.