FC Barcelone : Riqui Puig, l’éclosion

Après des années à laisser sa formation à l’abandon, le Barca est en train de retrouver l’ADN qui a fait tout son succès. Une jeune génération arrive, menée par 2 joueurs très importants pour le futur du club : Ansu Fati, mais surtout Riqui Puig. Retour sur son début de carrière.

Depuis tout petit, Riqui Puig a l’amour du football, mais surtout du FC Barcelone. Son père est l’un des plus grands supporters du géant Barcelonais. Il prend un abonnement à son fils et devient socios à l’âge de 4 ans. Riqui commence à jouer au football pour le club de Jàbac, comme Sergio Busquets, à l’âge de 7 ans. L’Espagnol va rapidement attirer les radars des plus grands clubs de sa ville : l’Espanyol et le FC Barcelone. Ses parents vont préférer le laisser faire ses gammes dans le club où joue son père, arrière gauche en équipe première. Été 2013, le Barca enregistre l’arrivée d’un joueur qui marquera les esprits pour les années à venir : Neymar JR.

C’est pendant ce mercato qu’arrive Riqui Puig, alors âgé de 13 ans, dans le club majeur de la capitale catalane. Dès son arrivée dans les rangs de la célèbre Masia, il est titulaire en tant que faux neuf. Il ne sort pas dans un premier temps au-dessus du lot : « ce n’était pas un des meilleurs joueurs de son équipe » selon Elton Mokolo, journaliste du Club des 5 et fan du Barca. Le Catalan passe 3 ans en tant qu’attaquant. Lorsqu’il va commencer à jouer avec l’équipe B des Juvenil (U19), Quique Alvarez, l’un de ses formateurs, le repositionne au milieu du terrain. Il est l’électron libre de son équipe. Puig commence à démontrer l’étendue de son talent. Il va exploser en Juvenil A avec Garcia Pimienta.

Il est déjà adoubé par Xavi, une des légendes du club : « Riqui Puig est très bon, il suffit de le voir jouer 20 minutes en Juvenil pour comprendre qu’il a le niveau ». Il emmène ses coéquipiers vers la victoire finale en Youth League contre le Chelsea d’Hudson-Odoi. Auteur de 3 buts et 3 passes décisives, il est le MVP de la compétition. Lors de ce match, il rayonne grâce à sa rapidité d’exécution et son intelligence dans le jeu. Son contrat se termine cette année-là. Même si de nombreux clubs cherchent à enrôler la pépite espagnole, le principal concurrent du Barca reste Tottenham. De leur côté, certains dirigeants du club espagnol ont quelques doutes sur sa capacité à évoluer au plus haut niveau, principalement à cause de sa taille : « Au Barca, ils ont douté de son physique. Certains ne voulaient pas qu’il reste » selon Gerard Lopez, ancien entraîneur de l’équipe B. Une décision fait pencher la balance. Garcia Pimienta, grand architecte de la victoire en Youth League est promu en tant qu’entraîneur de la réserve. Riqui prolonge avec le Barca, son contrat contenant une clause libératoire fixée à 100 millions d’euros.

Des débuts en équipe première remarqués

Lors de cet été, il va faire ses débuts avec l’équipe professionnelle, lors de l’International Champions Cup. Il débute face au Milan de Gattuso, qui est impressionné par son talent : « Riqui est un spectacle. Voir un joueur qui a encore un visage d’enfant et qui maîtrise le ballon comme ça, c’est quelque chose qui m’émerveille.» Malgré un talent assez évident, Riqui va rester en réserve jusqu’à l’arrivée de Quique Setien. Une situation qu’il avait du mal à avaler : « J’aimerais avoir plus de minutes en équipe première ». Depuis la reprise du football en mai, l’Espagnol joue bien plus en Liga et convainc. Contre Bilbao, Riqui a réjoui tous les fans du Barca grâce à une entrée plus que prometteuse. Il a transformé le milieu de son équipe et a impulsé le but de Rakitic à la 71ème minute.

Le profil du joueur

Beaucoup d’observateurs le comparent déjà à une légende du Barca : Iniesta. Pour Gerard Lopez , il a une « vision du jeu, capacité de dernière passe, changement de rythme, éliminer son adversaire direct sur un toucher de balle ou une feinte… Puig a tout ça », mais aussi Cesc Fabregas, « Riqui peut devenir comme Iniesta ». Une autre comparaison revient, celle avec Deco, le milieu offensif brésilien qui a passé 4 ans chez les blaugranas. Elton Mokolo considère qu’il se rapproche le plus de ce profil : « Les deux partagent cette faculté d’évoluer sur le terrain comme des meneurs de jeu quand bien même ils ne le sont pas dans le dispositif. Ils ont une capacité à porter le ballon, orienter le jeu à bon escient, activer leurs coéquipiers ».

Et pour la suite ?

Tous les fans du Barca et du monde du football veulent voir cette pépite jouer plus souvent. Puig va prolonger son contrat avec son club de cœur jusqu’en 2023, donc pour Elton Mokolo, « il va s’inscrire dans la durée avec son club formateur.» Avec la sortie du groupe d’Arthur, l’espagnol devrait avoir du temps de jeu lors des phases finales de Champions League. Il aura l’occasion de démontrer tout son talent, une nouvelle fois, sur la scène internationale. Le Barca tient une autre pépite dans leurs rangs.

Crédit photo : wikipédia

Serie A : ces trois joueurs à suivre pour la fin de saison

Pour le dernier épisode de notre série sur les joueurs à suivre, nous parlons de la Serie A. Dans un championnat où Ronaldo, Dybala et bien d’autres se disputent le titre de meilleur joueur du championnat, certains jeunes joueurs se démarquent. Voici la sélection de ces joueurs à suivre.

1) Sandro Tonali

Le joyau de Brescia est né le 8 mai 2000, à Lodi au nord de l’Italie. Il va faire toute sa formation à Brescia, avant de réaliser ses débuts professionnels à 17 ans. Dès les premières minutes, la comparaison avec Pirlo est flagrante. De la coupe de cheveux, à la manière de jouer, au club, tous voient en lui la légende italienne. Tonali se fait un nom à l’Euro U19 avec la Squadra Azzura. Pendant les qualifications, le milieu de terrain était remplaçant contre la Grèce et la Pologne. En neuf matchs, il devient titulaire indiscutable et son influence sur le jeu de l’Italie augmente. Le match contre la France en demi-finale de cette compétition arrive et le jeune de Brescia est dans le onze. Les Bleus, emmenés par Amine Gouiri et Mickaël Cuisance, dominent la première mi-temps. L’Italie réussit à marquer grâce à un mouvement initié par Tonali, sur un extérieur du pied, l’Italien trouve Moise Kean dans la profondeur qui va réussir son face à face. La Squadra Azzura perd en finale contre le Portugal mais Sandro Tonali est l’un des meilleurs joueurs de ce tournoi. L’année suivante, l’Italien devient la sensation de Série B et permet à Brescia de remonter pour la première fois en Série A depuis 2015. Cette saison, Tonali enchaîne les prestations de classe mondiale dans une équipe qui se morfond à la 20ème place. Ses performances contre la Juventus ou contre le Napoli ne sont pas passées inaperçues. Roberto Mancini, le sélectionneur de l’Italie, l’appelle en octobre dernier. Des clubs sont venus aux renseignements pour le milieu de terrain en vue du prochain mercato. Tonali voudrait rester en Italie et c’est l’Inter qui tient la corde pour le joueur. Les supporters des Nerazzurri pourront peut-être admirer ce milieu de poche qui se considère lui-même comme un Gattuso plus technique. Il adore aller au duel pour récupérer des ballons. Sa qualité principale reste son toucher de balle et ses passes. Il serait un atout de plus dans le milieu déjà très fourni de l’Inter.

2) Nicolò Barella

Nicolò Barella est né le 7 février 1997, à Cagliari. L’Italien va commencer le football dans le club de sa ville. Il rentre dans le groupe professionnel lors de la saison 2013-2014. Lancé en Série A en mai 2015, alors qu’il n’a que 18 ans, Barella est prêté en Série B, dans le club de Calcio Come. Il y dispute 16 matchs, avant de revenir à Cagliari, qui est entre-temps descendu en Série B. L’Italien dispute l’Euro U19 en 2016 et termine deuxième de la compétition, la Squadra Azzura perd contre la France de Jean Kevin Augustin en finale 4-0. Dans son club formateur, Barella s’installe en tant que titulaire et permet à Cagliari de remonter dans l’élite italienne en 2016. Année après année, le milieu de terrain se transforme et devient plus complet, améliorant même son efficacité devant le but. Transféré pour 36M d’euros lors du dernier mercato estival, cette saison, Barella bénéficie de la confiance de son entraineur, Antonio Conte. Sa saison n’est pas parfaite, car il s’est blessé au genou en octobre. Il est resté loin des terrains pendant un mois et demi, avant de revenir petit à petit et de reprendre sa place de titulaire. Valentin Pauluzzi, le correspondant Italien pour l’Équipe à Milan, le compare à Marco Verratti : « C’est un joueur évoluant à la fois numéro 6 et numéro 8. Il n’a pas son aisance technique (à Marco Verratti) dans le jeu court mais je trouve qu’il a un meilleur jeu long. Il montre aussi beaucoup de personnalité dans la gestion du ballon et il va au charbon. Il est assez complet.« 

3) Ismaël Bennacer

Ismaël Bennacer est né le 1er décembre 1997, à Arles Avignon. Il débute le football dans le club de sa ville, et fait toute sa formation là-bas. À 17 ans, il fait ses débuts professionnels avec son club. Le Fennec va taper dans l’œil du scout français d’Arsenal, Gilles Grimandi. Pendant plusieurs mois, les Gunners vont surveiller le milieu de terrain. Manchester City est également sur le coup, mais Bennacer décide d’aller jouer sous les ordres d’Arsène Wenger. Il fait une seule apparition pour Arsenal, en 2015, en coupe de la ligue, contre Sheffield United. Il s’illustre dans les catégories de jeunes d’Arsenal, mais va partir pour pouvoir avoir plus de temps de jeu. Le Tours FC le récupère pour une demi-saison avant de partir en Italie, à Empoli. En Série B, il s’affirme en tant qu’un des meilleurs milieux du championnat, et permet à son équipe de remonter à l’échelon supérieur. La saison suivante, Bennacer est une des seules satisfactions d’un Empoli qui ne montre pas grand-chose. Au mercato d’été, Lyon et l’AC Milan se battent pour avoir l’Algérien. Le club milanais l’achète pour 16 millions d’euros. Il est l’un des meilleurs joueurs de la compétition. Cette saison, le milieu est un des éléments les plus importants d’un AC Milan qui enchaine le bon et le moins bon. Très souvent aligné au poste de numéro 6, Bennacer brille notamment grâce à sa qualité de passe, de vision de jeu ainsi que sa technique balle au pied. De nombreux clubs s’intéressent à l’international algérien, le PSG et Manchester City feraient partie de ces clubs. Milan ne veut pas se séparer de sa pépite, il faudra donc payer sa clause libératoire, qui s’élève à 50 millions d’euros, pour obtenir l’Algérien.

Crédit photo : BZONAIT

Premier League : ces trois joueurs à suivre pour la fin de saison

La Premier League est de retour mercredi sur tous vos écrans ! Nombreux sont les joueurs de haut de niveau présents en Angleterre. Parmi ces derniers, on retrouve des jeunes joueurs très courtisés en vue du mercato estival. Voici notre sélection de ces joueurs à suivre.

1) Ben Chilwell

Ben Chilwell est né le 21 décembre 1996 à Milton Keynes, au nord de Londres. À 13 ans, il rejoint l’académie de Leicester. Malgré un talent présent dès son plus jeune âge, le jeune défenseur gauche n’a pas explosé tout de suite. Toujours en U15 tandis que le reste de son groupe d’âge se trouvait en U16, l’Anglais ne se voyait pas atteindre le haut niveau : « je ne jouais jamais en U15, donc j’ai cru qu’ils allaient me virer à la fin de la saison et que j’allais retourner jouer avec mes amis chez les jeunes de Bletchley ». L’année suivante, il est promu dans la catégorie supérieure, sous la houlette de deux nouveaux coachs : Mark Jackson et Kevin Fogg, et lui ont donné sa chance. Au bout de six matchs, il devient capitaine. La saison d’après, il est promu titulaire dans l’équipe B de Leicester et est appelé pour la première fois en équipe de jeunes anglaises. La saison 2014-2015, il reçoit le titre de Leicester’s Academy player of the year, Ben Chilwell fait sa première apparition dans le groupe professionnel en coupe de la ligue contre Bury et décroche ses premières minutes dans la même compétition contre Hull City.

La saison suivante, l’Anglais va être prêté à Huddersfield Town pour moins d’une demi-saison. Il rencontre David Wagner, l’actuel coach de Schalke. Il va directement croire en son potentiel : « David Wagner a vu de nombreux talents quand il était coach des jeunes de Dortmund. Un jour, il m’a pris à part et m’a dit que je pourrais devenir un des meilleurs latéral gauche au monde si je continuais de travailler ». En 2016-2017, Chilwell rentre dans le groupe professionnel sous Ranieri avant de s’imposer comme titulaire avec Puel. Il est appelé par Gareth Southgate pour les matchs de Nations League. Cette saison, Chilwell est un des hommes forts du Leicester de Brendan Rodgers, actuellement 3ème de Premier League. Il est l’un des meilleurs latéraux de Premier League. Il est capable d’être présent des deux côtés du terrain. Centreur redoutable, il a une grosse qualité technique et de débordements. Ben Chilwell est un homme très demandé. Manchester City, Tottenham mais surtout Chelsea veulent tous le jeune latéral de 23 ans.

2) James Maddison

Son coéquipier, James Maddison est né en fin 1996 à Coventry. C’est dans le club de sa ville qu’il va connaître ses premiers souvenirs footballistiques, avec Coventry City. De ces 7 ans jusqu’à ces 17 ans, le jeune Maddison va jouer pour l’équipe de sa ville, faisant ses débuts pro en League One en 2015. Il est repéré par Norwich qui lui offre un contrat et est prêté dans la foulée chez les Écossais d’Aberdeen. Peut convaincant, il retourne chez les Canaries. Quelques coachs plus tard, Maddison va connaître la stabilité avec l’arrivée de Daniel Clarke à leur tête qui lui garantit une place de titulaire. L’Anglais fait fructifier cette chance. Il marque 15 buts et 8 passes décisives et devient un des meilleurs joueurs de Championship. L’année d’après, le milieu créatif va quitter Norwich pour Leicester, dirigé à cette époque par Claude Puel. Maddison doit prendre le relai technique et créatif qu’a laissé Riyad Mahrez en quittant Leicester pour Manchester City. L’Anglais marque les esprits dès le début du championnat. Il inscrit son premier but mi-août contre Wolverhampton. Dépositaire du jeu de son équipe, le milieu de terrain excelle derrière Jamie Vardy. Il est appelé en équipe d’Angleterre par un entraîneur qu’il connaît bien, Gareth Southgate. Le sélectionneur l’a connu en équipe U21 de l’Angleterre. L’équipe espoirs des Trois Lions est la seule sélection de jeune qu’il côtoie dans sa carrière. Il participe à l’Euro U21 en Italie mais ne peut empêcher l’Angleterre de sortir en poule après deux matchs. Cette saison, Maddison rayonne sous les ordres de Brendan Rodgers. Il est l’un des meilleurs milieu du championnat, marquant 5 buts et délivrant 3 passes décisives. Performant à tous les étages, Maddison est courtisé par le grand Manchester United. Leicester demanderait un montant supérieur à la somme qu’ont dépensé les Red Devils pour Harry Maguire (87M d’euros). Elle pourrait revenir à la baisse avec la crise du Covid-19.

3) Jack Grealish

Jack Grealish est né à Birmingham en 1995. À l’âge de 6 ans, Grealish rejoint Aston Villa, son club de cœur et celui historique de la ville. Il va faire toute sa formation au club. En 2013-2014, Grealish part en prêt à Notts County, en League One, la troisième division Anglaise. Callum McGregor, joueur du Celtic Glasgow, est arrivé en même temps que Grealish. « Dès le premier jour, on a vu que Jack avait énormément de potentiel. Il pouvait nous dribbler si facilement qu’on pensait qu’il faisait du jogging. On avait l’impression qu’il glissait entre les défenseurs. Tout le monde pensait qu’il allait avoir une grande carrière. » Il revient en 2014 et dispute ses premières minutes professionnelles contre Manchester City en coupe, alors âgé de 18 ans. La saison suivante, il prend part à 24 matchs toutes compétitions confondues. Grealish ne peut empêcher la descente de Villa en Championship en 2016. Il n’a qu’un seul but, remonter avec Aston Villa en Premier League. Il refuse donc de nombreuses sollicitations venant de grands clubs anglais. Trois saisons plus tard, avec le brassard de capitaine sur le bras, Grealish fait remonter les Villans en Premier League. Le numéro 10 inscrit six buts et délivre 7 passes décisives lors de sa dernière saison en Championship. Il est nommé dans l’équipe-type de l’année. Cette saison, Grealish porte un Aston Villa qui enchaîne le bon et le moins bon en championnat. Avec six buts et cinq passes décisives à son compteur, Jack Grealish est impliqué dans plus de 40% des buts de son équipe. L’Anglais est très polyvalent, il est capable de jouer aussi bien relayeur que numéro 10. Très habile techniquement, il fluidifie le jeu et sert de relaie pour toucher ses attaquants. Ses qualités sont telles que le Villans peut faire partie des surprises du sélectionneur anglais Gareth Southgate pour les prochains rassemblements. L’Anglais est très demandé, Manchester United fait une fois de plus partie des clubs intéressés. S’ils veulent s’offrir les services du joueurs, les Mancuniens devront débourser pas moins de 83 millions d’euros.

Crédit photo : uk.anygator.com

La Liga : trois joueurs prometteurs à suivre en Espagne

La Liga reprend jeudi 11 août avec le derby sévillan entre le Betis et le FC Seville. Entre Lionel Messi, Eden Hazard ou Antoine Griezmann, cette ligue regorge de stars. Mais des jeunes pépites arrivent à sortir leurs épingles du jeu. Voici notre sélection.

1) Ferran Torres

Torres naît à Foios, près de Valence, le 29 février 2000. Il rejoint les rangs du Valence CF dès l’âge de six ans. Il progresse à travers les rangs de l’académie valencienne avant de rejoindre leur équipe B à 16 ans. Ferran Torres aide l’Espagne à atteindre la finale de l’Euro et de la coupe du Monde U17. Santi Denia, son ancien sélectionneur, est très élogieux : « Ferran Torres est un joueur spécial. Son potentiel est énorme, il peut aller jusqu’où il veut. Il a tout ce qu’il faut pour atteindre le top-niveau. C’est un joueur très complet et combatif, mais ce qu’il le démarque des autres, c’est sa vitesse et sa qualité dans les situations d’un contre un. Ce sont des qualités que tous les footballeurs modernes doivent avoir ». Grâce à son succès lors de ces compétitions, il va s’entrainer avec l’équipe première dès ces 17 ans. Sous les ordres de Marcelino, Torres va patienter avant d’obtenir ses premières minutes. Son entraîneur considère qu’il va apprendre autant sur le banc, au contact de joueur expérimenté comme Dani Parejo, qu’en jouant. Cette stratégie est payante. Ferran Torres devient bien plus à l’aise tactiquement pour évolué dans le 4-4-2 de Marcelino. Cela lui permet d’obtenir sa première titularisation, contre l’Athletic Bilbao. Il délivre une passe décisive pour Kondogbia et permet à son équipe d’accrocher le match nul. Lors des deux saisons suivantes, il devient titulaire, malgré la concurrence de Goncalo Guedes et de Carlos Soler. Il s’illustre lors de l’Euro U19 avec l’Espagne. La Rojita s’impose contre le Portugal en finale et Torres marque un doublé. Il obtient le titre de meilleur joueur lors de cette compétition. Cette saison, Ferran Torres impressionne sous les ordres de Celades. Titulaire sur le côté droit de l’attaque, il a déjà marqué six buts et délivré 7 passes décisives. José Gimenez, le directeur de l’académie de Valence, le décrit comme un joueur complet : « Il est puissant, rapide, il a un contrôle de balle parfaite et il est fort dans les airs. Il est imprévisible. Il est très à l’aise avec ces deux pieds. Il peut centrer, et marquer très facilement ».

2) Takefusa Kubo

Le « Messi Japonais » est né le 4 juin 2001 à Kawasaki. À 10 ans, il quitte son pays natal pour rejoindre les rangs de la Massia. Kubo impressionne les recruteurs et ses coéquipiers. Il va marquer 74 buts en 30 matchs chez les U11. Le Japonais domine toutes les catégories de jeunes. Son aventure s’arrête brutalement. Le Tribunal Arbitral du Sport sanctionne Barcelone pour des irrégularités lors de l’inscription de jeunes de moins de 18 ans. Take Kubo est obligé de retourner au Japon, au FC Tokyo. À 16 ans, le jeune prodige est promu en équipe première. Il va alors devenir le plus jeune joueur a joué en J League et le plus jeune buteur de l’histoire de cette compétition. C’est donc un modèle de précocité. Les deux saisons suivantes sont très réussis. Dans un profil très créatif, il dicte le jeu de ses coéquipiers. Au mercato d’hiver 2019, Takefusa Kubo est très demandé. Le PSG, le Real et Barcelone sont notamment sur les rangs de la pépite japonaise. Madrid réussit à l’obtenir pour près de 2 millions d’euros. « J’ai aimé la volonté du Real Madrid au niveau sportif, le plan qu’ils avaient pour moi dans les années à venir, ce qu’ils pensaient faire de moi dans le futur. » explique Kubo. Dès ces premiers entrainements, le Japonais impressionne par des gestes de grandes classes. Cette saison, il est prêté à Majorque. Il a eu des coups d’éclat, notamment lors du match face aux Betis, mais il n’a pas pu empêcher la 18ème place de son équipe en Liga. Son style de jeu se rapproche de celui de Lionel Messi. Gaucher, il tire très bien les coups francs. Il n’est pas spécialement rapide, mais sa technique, sa vivacité et son explosivité sont impressionnants.

3) Mohammed Salisu

Mohammed Salisu est né le 17 avril 1999 à Accra au Ghana. Il est formé par l’African Talent au Ghana avant d’arriver à 18 ans au centre de formation du Real Valladoid. Il passe très peu de temps avec la réserve du club avant d’intégrer l’équipe professionnel. Fran Castaño, l’entraîneur qui l’a découvert, explique :  « Je l’ai trouvé très élégant et il était également gaucher, ce qui est très rare en Afrique. » Salisu va devoir s’adapter au jeu pratiqué en Espagne, très différent de ce qu’il a l’habitude de pratiquer. Cela ne va pas être chose aisée :  « On a vu que tactiquement il lui manquait beaucoup de choses mais il l’a compris facilement et très rapidement, malgré la barrière de la langue. Dès son arrivée, avec deux de mes séances d’entraînement, j’ai vu que cela faisait une différence. » L’arrivée de Sergio Gonzalez à la tête du club va maximiser son potentiel. Cette saison est celle de la confirmation pour le jeune Ghanéen. Titulaire au côté de Kiko Oliveas, il réalise des prestations exemplaires tous les week-ends. Une prestation a impressionné Maxi Franco Sanchez, le correspondant à Madrid de Foot Mercato : « lors de la deuxième journée face au Real Madrid, on voyait qu’il était au-dessus du lot. » Ces prestations n’ont pas laissé indifférent l’Atletico Madrid, et le Real. En France, c’est Rennes qui s’est montré pressant pour le roc ghanéen. Salisu s’inspire d’un français pour son développement, Umtiti :  « Mon idole est Umtiti parce que j’aime la façon dont il joue et au Ghana mes amis m’ont appelé ainsi. Il est très bon avec et sans ballon ». Son avenir s’annonce radieux.

Crédit photo : deportevalenciano.com

Liga Nos : 3 joueurs prometteurs à suivre au Portugal

La Liga Nos, championnat portugais, a repris ses droits depuis le mercredi 3 juin. Entre Porto, Benfica et le Sporting Lisbonne, la ligue regorge de stars mais aussi de jeunes pépites qui restent encore sous les radars, mais pour encore combien de temps ? Voici notre sélection.

La Liga Nos, comme les autres grands championnats européens, regorge de pépites encore plus talentueuses les unes que les autres. Trois d’entre elles ont particulièrement retenu notre attention.

1) Francisco Trincão

Il naît le 29 décembre 1999 à Viana do Castelo, dans le Nord du Portugal. Il rejoint les rangs du FC Porto dès ses dix ans. Tout ne va pas se passer comme prévu. « Je pense qu’il a mal vécu le changement de dimension entre le petit club de sa ville et le FC Porto. Les installations, la concurrence en interne, c’était très difficile pour lui … Il aimait jouer au football, mais il n’arrivait pas à se distinguer des autres. Il y avait d’autres gamins qui, à l’époque, avaient un rendement bien meilleur » se rappelle Humberto Costa, l’entraîneur des U10 de l’époque. Francisco Trincao décide de retourner dans son premier club. L’année suivante, il rejoint le SC Braga. Il devient une des plus grandes pépites du centre, jouant dès l’âge de 16 ans ses premières minutes avec la réserve. L’Europe va le découvrir à l’Euro U19. Trincao termine co-meilleur buteur (5 buts) et meilleur passeur (3 passes décisives) de la compétition. Il emmène ses coéquipiers vers la victoire, illuminant la finale face à l’Italie. La suite ne va pas être de tout repos. Le Portugais cire le banc lors des deux saisons suivantes. Il est victime d’une forte concurrence sur les ailes. Cette saison, Trincao s’est installé comme un titulaire régulier pour Braga, marquant 6 buts et adressant 4 passes décisives en Liga Nos. Le Barça ne manque pas cette opportunité et va l’acheter pour 31 millions d’euros. Son coéquipier et ancien joueur de Barcelone, Abel Ruiz, a décrit son style de jeu pour Mundo Deportivo : « Je dirais que Trincao ressemble à Messi, mais vous ne pouvez pas comparer n’importe qui à Leo. Il est l’ailier gauche typique qui a un bon dribble, quelqu’un qui est qualifié. S’il joue à droite, il rentre et frappe avec sa gauche. À gauche, il déborde et marque de nombreux buts « . Nous nous attendons donc à ce que l’ailier continue sur cette lancée.

2) Florentino Luis

Florentino Luis est né à Benguela, en Angola. Il grandit à Lisbonne et commence le football là-bas. Le Portugais rejoint le club de futsal GR Tercena. À 10 ans, le Benfica le recrute. L’ex-directeur de leur centre de formation, Jao Travalho, se souvient : « il a mis du temps avant de prendre la maturité nécessaire pour s’imposer. Sur ses premières années, ce n’était pas un joueur avec un super rendement, mais il a eu un déclic, et c’est à partir de ce moment-là qu’on s’est rendu compte de son immense potentiel ». À 17 ans, il intègre la réserve du Benfica Lisbonne. Les recruteurs vont le remarquer lors de l’Euro u17 puis l’Euro u19, tous deux gagner par le Portugal. Il porte le brassard de capitaine en demi-finale de cette compétition, face à l’Ukraine. Bruno Large, l’entraîneur du Benfica, décide de le convoquer en équipe première lors du match face au CD National. Il devient titulaire en Europa League face à Galatasaray et ne quitte plus le onze de départ jusqu’à la fin de saison. Florentino Luis impressionne les observateurs grâce à sa capacité à récupérer des ballons et à défendre proprement d’un côté du terrain. De l’autre, sa vision du jeu et sa qualité de passe en font une arme redoutable. Cette saison, avec la perte de Jao Felix, l’entraîneur a décidé de le reléguer sur le banc, privilégiant un profil plus créatif avec Adel Taarabt. L’arrivée de Julian Weigl au mercato d’hiver ne va pas l’aider à regagner du temps de jeu. Florentino Luis aura t-il l’occasion de démontrer tout son talent avec toute cette concurrence ?

3) Nehuen Perez

L’Argentin de 19 ans a eu une grande responsabilité dans la victoire de son équipe de Famalicão face au FC Porto hier soir. Il a réussi à contenir les attaques de Marega et Soares. Une qualité qu’il a apprise au futsal, au club de sa ville natale, le Club Social y Deportivo Quinta de los Pibes. D’abord attaquant, puis milieu de terrain, il va passer défenseur central lors de son arrivée chez les Argentinos Juniors. Il ne va plus quitter ce poste. Titulaire dans toutes les sélections nationales de jeunes, il va connaitre l’échec de l’Argentine lors de la Sudamericana 2017. Rafa la Casa, journaliste à l’Independiente, le décrit ainsi : « il a montré qu’il se distinguait par son aisance balle au pied et dans le jeu aérien, bien qu’il ait été difficile pour lui de gagner des duels dans la zone rivale« . Capitaine de la sélection argentine u20, il dispute trois matchs avec son équipe avant d’être transféré à l’Atletico Madrid pour 2,5 millions d’euros.

Cette saison, il est prêté au FC Famalicao où il enchaine les matchs, dont quelques prestations de haute volée, comme celle face à Guimarães ou le Sporting. Il veut suivre les traces de son compatriote Nicolas Otamendi, ou celles de Diego Godin. Il en a toutes les qualités pour.

Photo : Twitter SC Braga

Marco Rose, symbole de la mentalité allemande ?

Marco Rose est l’un des plus jeunes et des plus talentueux entraineurs du monde. Cette saison, avec le Borussia Mönchengladbach, l’entraineur allemand surprend de par les résultats et la qualité de jeu de son équipe. Retour sur la fulgurante ascension de l’Allemand.

« Marco peut entrainer partout, c’est le coach avec la plus grosse hype du moment, tout le monde parle de lui« . Jürgen Klopp, dans une interview pour Sky, s’est montré très élogieux à propos de son ancien joueur. L’entraîneur Allemand enchante la Bundesliga depuis le début de la saison. Son style de jeu très offensif a permis au Borussia Mönchengladbach d’avoir, à onze journées de la fin de la saison, le même nombre de points que la saison dernière.

Une carrière sans embûche

Originaire de Leipzig, il commence sa carrière de joueur dans sa ville natale. Après 13 ans au VfB Leipzig, l’ancien défenseur rejoindra Hanovre avant de finir sa carrière à Mainz, il y côtoiera pendant 7 ans son mentor, Jürgen Klopp. « J’ai passé beaucoup de temps avec Jurgen Klopp et c’était très sympa, se remémore-t-il, il nous à tous formé. Nous avons récupéré quelques idées footballistiques, mais au-delà de tout ça, c’était la manière dont il était avec nous[qui était important]« . Après sa carrière de footballeur professionnel, Marco Rose devient assistant d’entraineur avant de rejoindre la filiale Red Bull en Autriche. Il se verra alors confier les clés de l’équipe U16 du RB Salzbourg, dès sa deuxième saison, il hissera son équipe à la première place du championnat. L’entraîneur Allemand se fera également remarquer en gagnant l’unique Youth League du Red Bull Salzbourg en 2016/2017. Lors de cette édition il battra le PSG et le FC Barcelone. 4 ans plus tard, après de bons résultats à la tête des U16, Marco Rose est promu en tant qu’entraineur de l’équipe première. Les Autrichiens réaliseront alors le meilleur parcours de l’histoire du club en Europa League, ils perdront en demi-finale face à l’OM, en championnat ils seront de nouveau sacrés champions.

Développement de jeune talent

Le nombre de jeunes joueurs qui ont explosé sous les ordres de Marco Rose est conséquent. Sur cette longue liste les noms de Duje Caleta-Car ou encore d’Amadou Haidara y figurent. Ce n’est pas étonnant puisque selon Kevin Hatchard, commentateur et journaliste Anglais, il « passe énormément de temps à développer ses joueurs« . L’Allemand n’hésite pas à leur donner les clés du jeu. Sa campagne de Youth League en est le parfait exemple. Dans cette équipe pétri de jeune talents, il confie le milieu de terrain à Hannes Wolf, alors âgé de 17 ans. L’Autrichien est, à l’époque, considéré comme l’un des plus gros talents de la filiale Red Bull. Le milieu de terrain domine la compétition, la terminant ainsi avec 7 buts et 4 passes décisives. Au Borussia Mönchengladbach, il a fait de Florian Neuhaus et Denis Zakaria, deux jeunes joueurs en plein développement, des pièces importantes de son effectif.

Un tacticien hors pair

D’un point de vue tactique, Marco Rose suit la tendance des jeunes coachs allemands. Avec son assistant Rene Maric, ancien blogeur, il demande à son équipe d’attaquer au milieu du terrain. Cela leur permet de toucher l’attaquant et de créer des occasions franches. Sans le ballon, les équipes de l’allemand effectuent un contre pressing qui leur permet de le récupérer très rapidement. La Bundesliga a repris et Mönchengladbach espère accrocher la Champions League, afin de continuer leur progression. Hier, malgré le nul obtenu sur la pelouse du Werder Brême, les hommes de Marco Rose ont su profiter de la déroute du Bayer Leverkusen pour prendre la 4e place du championnat.

NBA : une reprise bientôt envisagée ?

Le patron de la NBA, Adam Silver, n’a pas encore tranché. Selon ESPN, la ligue se donne entre deux et quatre semaines pour évaluer la situation. De nombreux scénarios sont envisagés concernant le retour de la saison.

Nous allons bientôt être fixés. Un article de ESPN nous apprend que les propriétaires des franchises ont eu une réunion téléphonique avec Adam Silver. Le commissionnaire leur a annoncé qu’il allait prendre une décision concernant le retour à la compétition d’ici 2 à 4 semaines. Un grand nombre de facteurs pourrait influencer cette décision : le nombre de cas dans chaque Etat, le développement des tests et savoir comment d’autres sports traitent les cas déclarés de Covid-19. La ligue veut que les joueurs et les officiels adhèrent à l’idée suivante : si un des tests s’avère positif, la NBA continuera à jouer.

Des joueurs sur la même longueur d’onde

L’association des joueurs a répondu à un sondage réalisé par la NBA : « Les résultats sont positifs ». Selon l’Associated Presse, la majorité veut reprendre la saison. Selon eux, la meilleure solution est de jouer quelques matchs de saison régulière avant de s’attaquer aux playoffs. Jared Dudley, des Los Angeles Lakers, est du même avis. Sur Twitter, il explique que l’arrêt de la saison ne signifie « pas d’argent des droits TV, » donc « pas d’augmentation du plafond salarial l’année prochaine ».

Un format à définir

Pour la reprise, la NBA a la volonté de réduire au maximum le trajet des équipes. Ils ont pour but de regrouper les joueurs et le staff dans un campus. Deux lieux sont favoris pour les accueillir : Orlando et/ou Las Vegas. Le format, lui, reste à définir.

La saison régulière va-t-elle reprendre ? Est-ce qu’on passera directement aux playoffs ? Le suspens est à son comble en NBA.