Marine Le Pen toujours en quarantaine

Depuis quelques jours, la présidente du Rassemblement national est dans la tourmente. Elle est accusée de récupération politique à l’occasion de l’appel du 18 juin du général De Gaulle, rejeté à Dijon. Son parti a été condamné pour recel d’abus de biens sociaux, de quoi fragiliser à nouveau sa candidature pour les présidentielles de 2022. 

La présidente du Rassemblement national serait-elle atteinte de la peste ou du coronavirus ? C’est en tout cas ce que l’on pourrait penser au regard des événements des derniers jours. Après avoir été invitée par le maire socialiste de Dijon, François Rebsamen, à ne pas se rendre sur place après les affrontements entre deux communautés, Marine Le Pen a essuyé un nouveau rejet. Suite à l’annonce de la venue de la présidente du RN sur l’île de Sein en Bretagne pour la cérémonie en hommage aux 80 ans de l’Appel du Général De Gaule le 18 juin 1940, les organisateurs de l’évènement ont avancé la cérémonie pour qu’elle ne puisse pas s’y rendre. 

Remontée par le comportement du préfet, Marine Le Pen compte interpeller le Premier ministre et envisage « une action en justice » contre le représentant de l’Etat. Elle dénonce « une grave dérive constitutionnelle » ainsi qu’un  »abus de pouvoir », a-t-elle déclaré à France Bleu Breizh Izel. « Je m’interroge à propos d’une action en justice contre le préfet. C’est une première dans l’histoire de la Ve République : le préfet a avancé l’heure d’une commémoration pour empêcher une députée de la nation d’y être présente » a-t-elle ajouté. 

Un accueil peu chaleureux de la part des bretons

Les habitants de l’île bretonne y ont vu une provocation et n’ont pas hésité à huer et à tourner le dos à la délégation du RN à son arrivée. Le maire de Sein, Didier Fouquet, avait quant à lui déclaré sur France Bleu qu’il ne voulait pas qu’elle « interfère » dans la cérémonie officielle. Pour justifier ce comportement, il évoque « une récupération politique » des symboles gaullistes. La présidente du RN n’était pas présente aux commémorations les années précédentes. 

Marine Le Pen a toutefois fait une visite express en se rendant sur l’île la veille, soit le mercredi 17 juin (ndlr : jour du discours du Maréchal Pétain demandant l’armistice). Elle en est repartie en fin d’après-midi. La présidente du RN a tenu ensuite une conférence de presse à Audierne dans le Finistère. L’occasion pour elle de s’exprimer sur cet accueil peu chaleureux. « Ce qui s’est passé aujourd’hui ne me réjouit pas, il en est de la responsabilité de ces milices d’extrême gauche dit les antifas qui empêchent (…) la démocratie de fonctionner » a-t-elle ajouté. 

Unique « bonne nouvelle » de ses derniers jours pour la cheffe du parti : le RN a été innocenté pour les faits d’escroqueries dans l’affaire des kits de campagne. Seul le recel d’abus de biens sociaux a été retenu par le tribunal correctionnel de Paris. Au terme du procès, en novembre, l’État avait réclamé au Rassemblement national : 11,6 millions d’euros au titre de cette escroquerie. Dans un communiqué, le parti d’extrême droite a salué cette décision « qui sonne comme une victoire ». Il a donc été condamné à une « simple peine d’amende de 18.750 euros «  précise le communiqué, soit la somme maximale possible pour ce délit.

L’élection présidentielle de 2022 est donc mal partie pour Marine Le Pen. Robert Ménard, ancien soutien de la présidente du RN, a affirmé mercredi 18 juin sur RMC qu’« elle ne sera pas le prochain chef de l’État ». Pour le maire de Béziers, « elle est la garantie, l’assurance-vie de Monsieur Macron. Elle est la certitude pour Monsieur Macron qu’il sera chef de l’État. Elle va perdre » a t-il attesté. Son séjour sur l’île n’aura pas permis à Marine Le Pen de faire table rase du passé.

Source de l’image mise en avant : Russia Presidential Press

Benjamin Griveaux : « un député fantôme » ?

Après l’arrêt de la campagne municipale parisienne à cause d’une affaire de vidéos à caractère sexuel, nous nous sommes plongés dans l’activité parlementaire de Benjamin Griveaux en 2020. Enquête sur « un député fantôme » de l’Assemblée nationale.

Il est de retour. Benjamin Griveaux avait renoncé le 14 février à sa candidature à la Mairie de Paris. Depuis la mise en ligne de sa vidéo à caractère sexuel, l’ancien porte-parole du gouvernement a choisi de protéger sa famille au détriment de son mandat. Le député de Paris n’était pas réapparu en séance publique depuis son renoncement à la mairie de la capitale, où il n’était pas favori dans les sondages. 117 jours soit 3 mois et 25 jours plus précisément.

Son retour en a surpris plus d’un. Le mercredi 3 juin, lors de son come-back dans l’hémicycle, Fabien Di Fillipo, député Les Républicains a incité le rapporteur Guillaume Kasbarian à « demander à M. Griveaux s’il n’a rien à nous montrer ». Ce qui a fait rire une grande partie de l’Assemblée. De son côté, Sébastien Chenu, député non-inscrit et porte-parole du Rassemblement national, nous transmet sa surprise, « sa présence était surprenante, je ne m’attendais pas à le voir ».

« C’est un abandon de poste ! »

Quelques jours avant son retour, LREM nous informait qu’il continuait « les activités dans sa circonscription. Il représente plus de 125 000 habitants et apporte son expertise technique ». Même si un député représente la nation, nous avions donc contacté des acteurs de la 5ème circonscription de Paris, territoire que Benjamin Griveaux représente en tant que député. Pour Sylvain Raifaud, adjoint au maire du 10ème arrondissement de Paris, « il a totalement abandonné la circonscription, c’est une évidence, c’est un abandon de poste ! ». De son côté, Hugo Roëls, candidat LFI aux municipales 2020 dans le 10ème arrondissement, estime que Benjamin Griveaux n’a jamais rempli ses engagements : « la vacance ne date pas de l’affaire Griveaux. On avait eu, au moment où Monsieur Griveaux est devenu porte-parole du gouvernement, une sorte de jeu de chaise musicale. Mme Flageles, sa suppléante, était absente. Ce n’est pas l’échec d’un homme, mais l’échec d’une bande. ». Pour le candidat de la France insoumise, « la décence voudrait qu’il démissionne ! La seule option possible est la législative partielle ».

Même écho au Parlement. Agnès Thill, ex-député de La République en marche, aujourd’hui « non-inscrite » trouve que la démission « est une bonne idée, on peut se poser la question. Il y a beaucoup de députés LREM qui ne viennent pas (…) Ils ont un député fantôme ». Le député Sébastien Chenu n’est pas si tranchant, « on n’a pas à demander la démission d’un parlementaire, ce n’est pas aux députés de le faire, ce sont les électeurs qui se chargeront de régler tout ça (…) Nous, les députés non inscrits, nous n’avons pas beaucoup de moyens de pression ».

Benjamin Griveaux figure parmi les députés les moins présents dans le classement d’activité parlementaire.

Source : nosdeputes.fr – Graphique sur 1 an : 15 juin 2019 – 15 juin 2020

source : nosdeputes.fr

Afin de suivre ses dernières informations et nouvelles, nous avons fait un tour sur les réseaux sociaux. Le dernier tweet publié par le compte de l’ex-candidat date du 13 février, veille de l’éclatement de l’affaire de la vidéo. Même message sur Facebook.

Côté Instagram, la dernière photo publiée date du 12 février 2020.

Ni le député, ni les équipes n’ont publié depuis mi-février sur le travail effectué.

Dans les couloirs de l’Assemblée, quelques députés pensaient que celui de la 5ème circonscription avait mis fin à son mandat. De nombreux collaborateurs parlementaires nous font comprendre que Benjamin Griveaux était absent après son retirement, mais aussi, « bien avant sa campagne (…) pour les QAG (NDLR : Questions au gouvernement), tous les mardis, il était très peu présent ». Olivier Becht, président du groupe Agir Ensemble, rappelle qu’un député « se doit d’être présent en commission. Les séances du mercredi, en commission, sont obligatoires ».

Une fois élu, un député appartient à l’une des huit commissions permanentes de l’Assemblée nationale. Le but principal est de préparer un débat qui aura lieu en séance publique et qui aboutira au vote d’une loi. Le député Griveaux est affecté à la commission de la Défense nationale et des Forces armées. Sa présence se compte sur les doigts de la main. Depuis le début de son mandat de député, Benjamin Griveaux n’a été qu’environ 5 fois en commission. Si l’on calcule sur les 365 derniers jours, il ne s’est présenté que 4 fois.

Source : nosdeputes.fr – Graphique sur 1 an : 15 juin 2019 – 15 juin 2020

Quand un député ne peut pas se rendre à la séance de commission obligatoire du mercredi, il est soit « excusé » ou non. Si un député n’est pas excusé sur plus de deux absences, 25% de son indemnité de fonction sont retenus pour chaque absence supplémentaire, soit 362 euros.

Depuis janvier 2020, 17 réunions « obligatoires » ont eu lieu pour la commission de la Défense nationale et des Forces armées. Benjamin Griveaux est « excusé » pour sa campagne municipale les 8, 15, 29 janvier, 12 février. (2 séances n’ont pas encore de comptes-rendus). Il est cependant aussi excusé les 19 février et 4 mars, alors que sa campagne est déjà terminée. Toutes les absences aux autres réunions de la commission n’ont pas été excusées. Il a donc eu, par exemple, au mois de mai, une retenue équivalente à 362, voire 724 euros. Le compte-rendu du 20 mai n’est pas publié. Contactée par CAQS, l’Assemblée n’a pas plus d’informations sur la non-publication des comptes-rendus. Elle ajoute ne pas avoir d’informations sur la raison des excuses attribuées à Benjamin Griveaux après son renoncement à la course vers la mairie de Paris. Son indemnité n’a donc pas été amputée, malgré son absence.

Nous avons contacté Benjamin Griveaux pour avoir plus d’informations sur son travail parlementaire effectué ces derniers mois et pour confronter les différents témoignages recueillis. Il assure ne pas vouloir répondre à nos questions : « quand vous aurez grandi et que vous ne serez pas procureur mais vraiment journaliste, je répondrai à vos questions. Je n’ai pas vocation à être mis sur le grill ». Ne souhaitant pas parler des derniers mois, il ajoute « Vous pouvez regarder tout ce que j’ai fait et ce que je vais faire dans les semaines ».

Ayant contacté la commission de Défense et des Forces armées dans le but d’avoir la raison exacte des excuses des différentes absences, Benjamin Griveaux rétorque, « Françoise Dumas (NDLR : présidente de cette commission) m’a évidemment dit que vous demandiez (pourquoi j’étais absent) le 19 février après ce qui m’est arrivé le 14 ? Vous vous moquez de qui ? ».

Notre journaliste précise qu’il veut parler de l’activité parlementaire de ces derniers mois, et non de sa vie privée, le député Griveaux raccroche sans dire un mot.

Contactés par notre équipe, de nombreux députés LREM assurent ne pas l’avoir vu depuis plusieurs mois. D’autres sont gênés à l’annonce du nom du député de la 5ème circonscription de Paris. En résumé, « silence radio » sur le cas Griveaux.

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Crédit photo mise en avant : Jacques Paquier

À Mulhouse, le RAID intervient pour un homme qui menace de se faire sauter

Rue de Tunis à Mulhouse, ce vendredi 1er mai. Les forces de l’ordre ont interpellé un homme qui avait menacé sur les réseaux sociaux, de se faire sauter dans la gare de Mulhouse. Le message a été pris au sérieux par les forces de l’ordre.

La police municipale, la gendarmerie, la sûreté ferroviaire, la sécurité publique et une trentaine d’hommes du RAID ont été déployés vers 14 heures pour arrêter un homme qui menaçait de commettre un attentat en se faisant exploser à la gare de Mulhouse.

L’individu aurait été identifié assez facilement puisque dans le message, posté sur les réseaux sociaux, donnait et son nom et son lieu de résidence. Il a été interpellé, sans opposer de résistance, ce vendredi après-midi, au domicile d’un proche, qui a été aussi placé en garde à vue.

Les investigations dans l’appartement du suspect n’ont rien donné. Des démineurs avec des chiens sont intervenus pour vérifier l’appartement et la gare de Mulhouse. Le suspect nie totalement être l’auteur de ce message. Il est connu des services de police mais pour des problèmes de droit commun et de violence. Il n’est pas fiché S. Sa garde à vue est toujours en cours.

En Belgique, 10 euros pour 1 masque ?

Ce midi, nous sommes tombés sur un tweet exposant un ticket de caisse d’une pharmacie belge. 4 masques pour 40 euros. Ce ticket est-il réel et pourquoi ce prix ?

Ce ticket est bien réel. La photo n’est pas truquée. Alors qu’en France, les pharmacies n’ont pas le droit de vendre des masques de protection, la Belgique, elle, a la liberté d’en vendre. Nous avons contacté la gérante de la pharmacie en question, Christel Piron : « le prix est effectivement de 10 euros par pièce ». Elle assure que les masques vendus sont différents des autres, « il s’agit de masques en polyester entièrement doublés et lavables à 60 degrés. Nos clients les font même bouillir ici, ils ne bougent pas ».

« Nous ne gagnons rien sur ces masques »

On pourrait imaginer qu’un masque à 10 euros serait synonyme : d’un masque fabriqué dans l’arrière-boutique ou d’un masque élaboré avec des matières premières rares ou chers. Or, la livre de polyester ne coûte que quelques centimes. « Ils sont fabriqués par une société liégeoise, Deroanne », assure Christel Piron, en ajoutant : « nous ne gagnons rien sur ces masques » pour répondre aux critiques sur les réseaux sociaux.

De son côté, la société Deroanne n’a pas pu répondre aux questions posées sur les matières du masque, «nous ne les fabriquons pas, nous ne sommes que fournisseurs », ni sur le prix.

Confinement : pourquoi votre peau est sèche ?

De nombreux français ont une peau plus sèche que d’habitude. Dans plusieurs villes, la dose de chlore dans l’eau a été augmentée.

En période de lutte contre le Covid-19, les publications se multiplient sur les réseaux sociaux. De nombreux Français alertent que leur peau est plus sèche depuis quelques jours. Depuis le début du confinement, le dosage du chlore dans l’eau a été augmenté.

Dans les régions à forte densité de population, la dose de chlore a été augmenté comme en Ile-de-France ou dans le Grand Est. Le taux de chlore garantit la qualité microbiologique de l’eau. La fermeture de nombreuses entreprises et la baisse d’activité auraient pour conséquence de laisser l’eau stagner plus longtemps dans les canalisations.

Selon la Société des eaux de l’Ouest parisien, “La qualité de l’eau était déjà très bonne, ça n’a pas de conséquence sur la potabilité […] Les différentes étapes de traitement de l’eau et les méthodes de désinfection utilisées (chlore, ozone, UV) ont pour finalité d’éliminer tous les virus, dont le coronavirus”. Si le goût est plus chloré à la sortie de robinet, attendez quelques secondes avant de la consommer.

La crise du coronavirus créerait entre 5 et 25 millions de chômeurs

Jusqu’à 25 millions d’emplois pourraient être détruits dans le monde à cause de l’épidémie du coronavirus, selon les premières estimations de l’Organisation internationale du travail.

3 situations sont possibles dans le monde. La première est considérée comme la plus « soft », le scénario le plus optimiste : 5,3 millions de travailleurs seraient touchés par le chômage. La seconde situation est la plus pessimiste : 24,7 millions de personnes perdraient leur emploi. Le dernier scénario se place entre les deux. Il suggère 13 millions de pertes d’emplois.

Quel que soit le scénario, les millions de chômeurs s’ajouteront aux 188 millions de personnes ayant perdu leur emploi dans le monde en 2019. À titre de comparaison, la crise des subprimes de 2008 a fait 22 millions de chômeurs dans le monde entier.

La forte hausse du sous-emploi (globalement temps partiel) entraînera des baisses de salaires et des heures de travail. La baisse du nombre d’emplois va aussi entraîner des pertes massives en matière de revenus pour les travailleurs. L’étude de l’OIT estime une fourchette allant de 860 milliards de dollars à 3,4 billions de dollars d’ici fin 2020 (en euros : une fourchette allant de plus de 788 000 000 000 € à plus de 3 000 000 000 000 €). Cela se traduira par une chute de la consommation des biens et des services, qui impactera à son tour les perspectives des entreprises et des économies, selon l’Organisation internationale du travail.

NBA : La descente aux enfers de Delonte West

Ancien joueur NBA du côté de Boston et de Cleveland entre autres, Delonte West serait devenu SDF. Une vidéo choc postée mardi tourne sur les réseaux sociaux. On y voit l’intéressé, tenir des propos incohérents, les mains menottées dans le dos, quand la police du Maryland l’interroge suite à une bagarre qu’il aurait eu.

L’ancien meneur de jeu des Celtics a été retrouvé errant dans les rues de Washington après avoir été tabassé par un individu. Sur les vidéos, West semble mal en point, tenant des propos incohérents, criant des propos injurieux et répétant plusieurs fois « je n’en ai rien à foutre » aux forces de l’ordre. Le policier qui a filmé et rendu publique la vidéo a immédiatement été suspendu. L’homme de 36 ans avait déclaré en 2009 souffrir de problèmes mentaux et notamment de troubles bipolaires. Depuis sa retraite en 2015 West refuse de se faire aider par des professionnels et la preuve en est, il n’arrive pas à s’en sortir. 

Jameer Nelson un ancien coéquipier visiblement très touché par la situation de West, s’est exprimé sur twitter :  « Je suis malade de voir Delonte comme ça dans les vidéos. Pour répondre aux gens qui me contactent sur sa situation… Nous pouvons seulement prier pour lui et sa famille puis espérer qu’il va recevoir une aide adaptée. Beaucoup de gens ont des maladies mentales et ne le savent pas, avant qu’il ne soit trop tard. Si vous avez des problèmes mentaux, émotionnels ou physiques, il faut en parler à quelqu’un ». 
La NBA prend l’affaire très au sérieux et devrait d’ici les prochaines semaines fournir une aide médicale appropriée à Delonte West.

Cinéma : les sorties de la semaine

Cette semaine marque le retour des bad boys, après 17 ans d’absence Marcus Burnett et Mike Lowry reviennent sur le grand écran. Le retour du réalisateur Fabrice Du Welz dans les Ardennes, Margot Robbie en présentatrice Télé et Jean-Paul Rouve en père de famille.

Bad Boys for life 

Marcus Burnett et Mike Lowery sont de retour. Burnett vieillissant est devenu inspecteur de police tandis que Lowery, souffrant d’une crise de la quarantaine, est affecté à la tête d’AMMO, un groupe de « jeunes armes » de flics milléniaux avec qui il n’a rien en commun. Les deux confrères vont se réunir à nouveau pour une ultime mission face à un féroce patron de cartel, dont le frère a été vaincu des années plus tôt par les Bad Boys. 

Casting : Will Smith, Martin Lawrence, Vanessa Hudgens

Adoration 

Dans l’hôpital psychiatrique où travaille sa mère, Paul, un jeune garçon solitaire, rencontre Gloria, une nouvelle patiente. Il tombe fou amoureux de cette adolescente trouble et solaire, Paul décide de s’enfuir avec elle, loin du monde des adultes…

Casting : Thomas Gioria, Fantine Harduin, Benoît Poelvoorde

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part

Aurore fête ses 70 ans, entourée de ses 4 enfants, tous venus pour l’occasion. Parmi eux se trouve Jean-Pierre, l’aîné, qui a endossé le rôle de chef de famille après la mort de son père, Juliette, enceinte de son premier enfant à 40 ans et qui rêve de devenir écrivain, Margaux, l’artiste radicale de la famille, et Mathieu, 30 ans, angoissé de séduire la jolie Sarah. Plus tard, un jour, l’un d’eux va prendre une décision qui changera leur vie…

Casting : Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Benjamin Lavernhe

Scandale 

L’histoire inspirée de faits réels nous plonge au coeur des coulisses de la chaine Fox News, dans laquelle les femmes journalistes dénoncent le harcèlement sexuel. 

Casting : Margot Robbi, Charlize Theron, Nicole Kidman

Le photographe

À Bombay, Raphi photographe fait la rencontre de Miloni, une jeune femme issue de la classe moyenne de Bombay. Poussé par sa grand-mère à se marier, Raphi n’a pas d’autre choix que de faire passer Miloni pour sa petite amie . Peu à peu, le jeu entre les deux devient réalité. 

Casting : Nawazuddin Siddiqui, Sanya Malhotra, Farrukh Jaffar

La Llorona

La légende raconte que « seuls les coupables l’entendent pleurer », la Llorena est, un fantôme qui cherche les enfants. Un général responsable de nombreux morts dans le génocide des Indiens mayas se retrouve hanté par la Llorena.

Casting : María Mercedes Coroy, Sabrina de La Hoz, Julio Diaz

Éric Zemmour risque un an de prison et 45 000 euros d’amende pour « propos racistes »

Le polémiste Éric Zemmour doit être jugé le 22 janvier 2020 en raison de ses propos contre l’immigration et l’islam tenus lors de la « Convention de la droite » et diffusés sur LCI. Explications juridiques avec Maître Alexandre Blondieau, avocat en droit de la presse.

Après avoir tenu des propos jugés haineux envers l’islam et l’immigration le 28 septembre 2019 lors de la « Convention de la droite » organisée à Paris par l’ancienne députée d’extrême droite Marion Maréchal et ses proches, le polémiste Éric Zemmour est convoqué à la barre du tribunal correctionnel de Paris le 22 janvier 2020. Les chefs d’accusation retenus contre lui sont  « injure publique à caractère raciste » et « provocation publique à la haine raciale » sur « une personne ou un groupe de personnes, à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

Ce serait ce passage qui aurait causé sa convocation au tribunal : « en France, comme dans toute l’Europe, tous nos problèmes sont aggravés -je ne dis pas créés- par l’immigration : école, logement, chômage, déficits sociaux, dette publique, ordre public, prisons, qualifications professionnelles, urgences aux hôpitaux, drogue… Et tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam. C’est la double peine ».

Une condamnation peu risquée

Pour Maître Blondieau Alexandre, avocat en droit de la presse à Paris « Selon l’article 33 de la loi du 29 juillet 1881 pour injure publique à caractère raciste et provocation publique à la haine raciale, Mr Zemmour encourt un an de prison et 45 000 euros d’amende. Mais les peines de prison sont extrêmement rares lors d’affaire d’injures, je pense qu’il risque plutôt une amende et/ou de la prison avec sursis, cela dépend s’il a déjà été condamné sur les mêmes fondements ».

Pour sa défense, Eric Zemmour pourrait plaider la liberté d’expression. « Il a deux moyens de défense, soit il démontre que c’est son opinion et qu’il a le droit de l’exprimer soit que c’est n’est pas une injure mais une diffamation car cela se rapporte à des faits précis et à ce moment-là, les poursuites tombent. Peu importe la gravité des propos, s’ils sont mal qualifiés, il peut être relaxé » analyse Maître Blondieau Alexandre. 

Son avocat, Me Olivier Prado a déclaré à l’AFP « lorsque nous avons été entendus (par les enquêteurs, ndlr), nous n’avons jamais pu déterminer quels sont les passages des discours qui lui étaient reprochés ». « Dans les 10 affaires concernant Monsieur Zemmour » pour des propos contestés, « nous avons obtenu huit relaxes », a assuré l’avocat. « Il ne faudrait donc pas que le parquet confonde précipitation et respect de la procédure ».

Le mea-culpa de LCI

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), saisi par des téléspectateurs, avait adressé une mise en garde au groupe TF1, qui détient la chaîne LCI. Celle-ci avait reconnu de son côté une « erreur d’appréciation ». Dans un communiqué, la chaîne du groupe avait indiqué que « la diffusion du discours dans l’état n’était pas le format approprié pour notre chaîne (…) Il y a bien eu contradiction et déconstruction des propos d’Éric Zemmour, mais c’était après-coup ». Maitre Blondieau ajoute, « En revanche, la chaine d’information, ne risque rien puisque les propos ont été tenus en direct, elle n’est donc pas responsable ».

Ce n’est pas la première fois qu’Éric Zemmour est devant la justice pour des propos jugés haineux. En septembre, la Cour de cassation avait rejeté le recours d’Éric Zemmour contre un arrêt de la cour d’appel de Paris de mai 2018 qui le condamnait à une amende de 3 000 euros pour des propos anti-musulmans tenus en 2016 dans l’émission de France 5 C à vous.

Grève du 5 décembre : Résumé dans les Hauts-De-France

Plusieurs millions de salariés du public et du privé ont fait grève, ce jeudi, contre la réforme des retraites. Transports, Éducation nationale, hôpitaux, pompiers, policiers, avocats, éboueurs, énergie… La France a tourné au ralenti. Résumé de la journée dans les Hauts-De-France.

HAUTS-DE-FRANCE

Lille

15 000 à 20 000 manifestants dans le cortège selon les syndicats, la police en dénombre 14 000. La manifestation a débuté vers 14 h 45 au départ de la Porte de Paris. Syndicats et Gilets jaunes marchent ensemble. Plus de 2 km de cortège dans le centre-ville. En début de manifestation, des gaz lacrymogènes sont lancés dans le cortège, alors que les pompiers essayent d’aller sur le périphérique.

Un autre cortège part de la gare, rassemblant étudiants, pompiers et Gilets jaunes. La manifestation se déroule sous les fumigènes, départs de feu et gaz lacrymogènes. À 18 h 00, le mouvement se termine, puisque la police a éclaté le cortège de manifestants au rond-point de la Porte des Postes.

Dunkerque

Selon La Voix du Nord, 4 000 personnes, d’âges divers, du secteur public et du privé, ont manifesté.

Parmi eux, Sylvie, enseignante depuis 35 ans, témoigne à La Voix du Nord : « dans deux, trois ans (je prends ma retraite). Je ne risque pas grand-chose. Mais je suis là pour les générations suivantes. On ne sait pas ce qu’ils auront ».

La Voix Du Nord

Amiens

Réunie en intersyndicale ce jeudi matin, l’assemblée générale des cheminots a voté à l’unanimité la reconduction de la grève pour ce vendredi contre la réforme des retraites.

Les manifestants se sont rassemblés à la Maison de la culture en attendant le départ du cortège qui commence à 14h.

Vers 17 heures, la manifestation se termine, dans le calme . Aucun incident à déplorer sur l’ensemble du cortège.

La CGT compte 8000 personnes.

Alice Meunier
Alice Meunier

Saint-Quentin

L’intersyndicale appelait à une manifestation à 15 heures, Le départ du cortège : Place du 8 octobre. La manifestation s’est déroulée dans le calme. L’habituelle bataille des chiffres, les syndicats, FO et CGT, annonçaient 3000 participants à midi, la police environ 2000 personnes. Sur place, les journalistes de la rédaction d’Aisne Nouvelle estiment une participation de 6000 personnes.

Beauvais

4500 Isariens s’étaient rassemblés à Beauvais, selon la CGT. Les forces de l’ordre n’ont pas communiqué de chiffre exact pour la mobilisation à Beauvais. CGT, FSU, SUD sont les principaux syndicats représentés. Une manifestation assez calme.

Une partie de la foule a hué la députée de la 2e circonscription de l’Oise, Agnès Thill, en passant devant sa permanence.

Actu Oise

Pierre Ripart, le secrétaire départemental du SNUipp-FSU Isarien, a confirmé que la grève est reconduite ce vendredi.

Actu Oise