L’Atelier des Lumières : source d’inspiration

Le public peut s’offrir de nouveau une escapade dans le sud à travers l’exposition « Monet, Renoir… Chagall. Voyages en Méditerranée ». Rouvert depuis le 26 mai, l’Atelier des Lumières est une source d’inspiration malgré les contraintes liées à l’épidémie.

L’Atelier des Lumières a dû fermer ses portes pendant deux mois et la réouverture s’est faite progressivement. Des modalités spéciales ont été mises en place par l’atelier depuis le 11 mai 2020 pour accueillir de nouveau des visiteurs.

La réservation se fait obligatoirement par internet. Il suffit de choisir son jour, sa plage horaire et de payer en avance. Le port du masque est également nécessaire durant tout le long de la visite, sauf pour les enfants de moins de 11 ans. Chaque visiteur se voit prendre la température de manière systématique à l’entrée du site. Le maintien d’une distance d’un mètre avec les autres visiteurs est fortement recommandé. L’Atelier peut désormais accueillir plus de 100 personnes par heure. 

L’atelier des Lumières dédie sa nouvelle exposition à Monet, Renoir et Chagall

Cette année, l’Atelier des Lumières décide de représenter les rives de la Méditerranée. Sous les yeux des spectateurs, défilent plus de 500 toiles, passant de l’impressionnisme au modernisme. 

Cette exposition numérique propose une immersion dans les chefs-d’œuvre de Renoir, Monet, Matisse, Signac, Picasso, Dufy, Chagall et beaucoup d’autres. Elle révèle ce que ces artistes puisent dans leurs voyages en Méditerranée. Depuis les années 1880, beaucoup aiment peindre au bord des rives de cette mer si particulière. Les couleurs sont plus intenses, la lumière et l’air sont différents. Au travers de ces œuvres, l’Atelier des Lumières nous fait voyager dans le temps. Le spectateur est inondé de couleurs éclatantes accompagnées de musique.

Au fil de la visite

Cette année, quatre expositions sont à découvrir dans l’Atelier des Lumières. Tout d’abord il y a l’exposition de Monet, Renoir… Chagall. Cela commence par un hommage au peintre Claude Joseph Vernet, en dévoilant le port de Marseille. Puis vient l’Impressionnisme d’Auguste Renoir et de Claude Monet. Ensuite, on y retrouve les lumières de la Méditerranée, les Fauves avec Henri Matisse, grande figure du Fauvisme et Paul Signac et les œuvres de Pierre Bonnard, Raoul Duffy et Marc Chagall. 

En parallèle de l’exposition, le studio de création Cutback présente Yves Klein, l’infini bleu. Originaire de Nice, l’artiste s’inspire du ciel de la Méditerranée pour en faire son œuvre. 90 œuvres et 60 images d’archives sont projetées au son de Vivaldi. Puis vient l’exposition Journey, une création Nohlab. « Journey » nous invite à voyager au point de départ de la naissance du photon, l’élément primaire de la lumière. 

Et pour terminer, on découvre « Moments », une exposition créée par Melt. Elle est faite à partir de peintures impressionnistes scannées en haute définition. Les images évoluent, grâce à un algorithme, et mettent en mouvement une œuvre numérique unique. L’exposition est prévue jusqu’au 3 janvier 2021, foncez sans hésitation dans l’univers visuel et sonore de l’Atelier des Lumières. 

Crédit photos : Elena Rizzo 

« FRENCHY » : le nouvel album de Thomas Dutronc

Chanteur et guitariste français, Thomas Dutronc, publie son quatrième album, avec la reprise de quatorze chansons connues. Ce dernier espère conquérir la France et l’international. 

« Cet album est plein de petits miracles », confie Thomas Dutronc à l’AFP. Iggy Pop, Diana Krall, Billy Gibbons ou encore Haley Reinhart revisitent avec Thomas Dutronc des standards français dans son nouvel album « Frenchy »

Son album démarre sur la musique «C’est si bon», un classique composé en 1947 par Henri Betti. Le son de la contrebasse, le soutien de la batterie pop-rock-variété, les voix d’Iggy Pop, Thomas Dutronc et Diana Krall, amènent à une réussite absolue de cet opus. La collaboration de deux artistes tels que Thomas Dutronc et la Canadienne, Diana Krall qui connaît un certain succès auprès du public français, est étonnant et pourtant le résultat est bluffant. Le trio vocal dévoile une version jazz de ce classique, chanté à la fois en français et en anglais. 

Avec Frenchy, Thomas Dutronc signe son quatrième album. Il veut transmettre dans ses musiques une histoire d’amitié et familiale au travers du jazz manouche. Il revisite à sa manière quatorze chansons françaises en s’entourant des plus grands musiciens connus et aimés de la musique internationale. Son souhait : donner une image positive de la France à travers le monde. Son album sortira également aux États-Unis. 

Thomas Dutronc a fait preuve d’imagination pour créer cet album. Il a enregistré seul l’ensemble des chansons puis les a proposé à des artistes internationaux pour qu’il y participent. Du français à l’anglais, du solo au trio, ils reprennent des chansons connues et chantées comme La Mer (Charles Trenet), Ne me quitte pas (Jacques Brel), Plus je t’embrasse (Blossom Dearie) ou encore Get Lucky de Daft Punk, connue de tous.

Fils spirituel de Django 

Souvent appelé « Fils de la chanteuse Françoise Hardy et du chanteur Jacques Dutronc », Thomas a su trouver sa place parmi les chanteurs français. Passionné de l’univers de Django Rheinardt, il se tourne vers le jazz manouche et la guitare gitane. Dès son plus jeune âge, il compose et arrange des chansons pour Henri Salvador et aussi pour ses parents. Il sort en 2007 son premier album intitulé Comme un manouche sans guitare qui le révèle au grand public. Puis s’ensuivent deux autres albums. Les mélodies et les textes sont importants pour l’artiste. Il s’entoure des meilleurs tels que Rocky Gresset, David Chiron, Eric Legnini ou Deni Benarrosh. 

On retrouvera l’artiste Thomas Dutronc pour un concert live, diffusé sur la toile le 21 juin, à l’occasion de la fête de la musique. En attendant, n’oubliez pas d’écouter son album dès demain, qui pourrait connaître un succès international.

Crédit : Pochette de l’album « Frenchy », de Thomas Dutronc. YANN ORHAN

Les animes en vogue cet été 2020 !

Ça y est, dans moins d’un mois, les animes de l’été sortiront sur les plateformes de streaming. C’est le moment idéal de présenter les sorties avec ses nouveautés, mais aussi les nouvelles saisons. 

Avec le coronavirus, pas mal d’animes ont été annulés, d’autres ont été mis en pause voire repoussés. Les animes suivants sont à l’affiche pendant la période estivale. Bien entendu la liste n’est pas exhaustive. Beaucoup sortiront en juillet 2020. Voici les animes à ne pas louper.

Deca-Dence

© DECA-DENCE PROJECT

8 juillet 2020 – C’est une œuvre originale du réalisateur Tachikawa Yuzuru. Une forme de vie, nommée Gadoll a presque exterminé toute l’humanité. Les survivants vivent à Deca-dence, une immense forteresse de 3000 mètres de haut. Les habitants se divisent en deux catégories : les Gears qui sont des combattants et les Tankers, qui eux ne sont pas en mesure d’attaquer ces monstres. Nastume, une Tankers veut devenir Gears. Elle rencontre alors Kaburagi, un réparateur d’armure. Cette rencontre finira par changer le futur de ce monde.  

Fire Force 

© Atsushi Ohkubo /Kodansha/Enen no Shouboutai Production Committee

Juillet 2020 – Le site officiel de Fire Force a annoncé la diffusion de la saison 2 en juillet. La série réalisée par Atsushi Ohkubo, l’histoire retrace la vie d’hommes de cet univers qui sont terrifiés car certaines personnes se consument dans les flammes et s’attaquent à l’humanité. La brigade spéciale Fire Force a pour mission de trouver la cause de ce mystérieux phénomène. Le jeune Shinra, nouvelle recrue, veut devenir un héros. Le chemin pour lui sera long. Il devra apprendre à affronter quotidiennement des Torches humaines. 

Gibiate

© YOSHITAKA AMANO © GIBIATE PROJECT Production Committee

7 juillet 2020 – Au Japon en 2030, une terrible épidémie s’est répandue sur la planète. C’est en quelques années que le virus « Gibier » raye de la carte la plupart des villes du globe. Il va y avoir une alliance entre les shinobis et les samouraïs aidés par un médecin qui veut trouver le remède. Ils sillonnent le pays et affrontent une horde d’ennemis : les « Gibiers » et d’autres malfaiteurs.  

Ikebukuro West Gate Park 

© Ira Ishida, Sho Kitagawa, Sena Aritou/Bungeishunju/ Ikebukuro West Gate Park Project

Juillet 2020 – Ce manga est adapté en anime et sortira en juillet 2020. Réalisé par Tomoaki Koshida, l’histoire relate le quotidien de Makoto, un jeune homme de 19 ans et ami du chef de gang G-Boys. Le parc qui se trouve aux portes du quartier Ikebukuro à Tokyo est un monde hors de la société, régit par les gangs et leurs propres lois. C’est alors qu’apparait un mystérieux étrangleur en série et la montée en puissance d’un gang rival, ce qui va mettre à rude épreuve les capacités de réflexion et de tempérance de Makoto. 

Re:Zero kara Hajimeru Isekai Seikatsu saison 2

5700© Publié par la société KADOKAWA, Ltd. par Tatsuhei Nagatsuki / Re:Zero to Hajimaru Isekai Seikatsu 2 Production Committee

8 juillet 2020 – Re:Zero revient enfin pour une deuxième saison. Réalisée par Masaharu Watanabe, elle devait sortir initialement en avril 2020, mais à cause de l’épidémie mondiale, la saison deux sortira finalement en juillet et sera la suite directe de la première. C’est l’histoire d’un jeune homme nommé Natsuki Subaru. Il est transporté dans un monde parallèle. En essayant de comprendre pourquoi il est ici, Subaru se fait attaquer et est sauvé par une jeune fille Emilia. Un beau jour, Emilia et Subaru sont pris à partie et tués par une mystérieuse personne. Subaru se réveille alors, au lieu et au jour où il est arrivé dans ce monde et se rend compte qu’il retourne dans le passé après sa mort. Il décide alors d’utiliser son pouvoir pour sauver Emilia et pour se sauver lui-même. 

Monster Musume no Oisha-san 

© Origuchi Yoshino, Z-Ton, Kanemaki Thomas / Shueisha/Monster Musume no Oisha-san Project

12 Juillet 2020 – Réalisé par Iwasaki Yoshiaki, l’anime se déroule dans la ville de Lindworm, où les humains et les monstres coexistent. Dr. Glenn dirige une clinique médicale pour monstres avec son assistance lamia nommée Sapphee. Mais quand un personnage désagréable cherche à voler un œuf de harpie, comment Dr. Glenn réagira-t-il ? 

No Guns Life saison 2 

© Karasuma Tasuku/Shueisha/No Guns Life Production Committee

7 Juillet 2020 – Réalisé par Ito Naoyuki, cette deuxième saison est la seconde partie de la série animée. Juzo Inui a un revolver à la place de la tête. Depuis la grande guerre, il gagne sa vie en résolvant des affaires dans lesquelles des extends sont impliqués, d’autres individus bénéficiant d’extensions mécaniques. Un jour, Juzo reçoit l’étrange visite d’un homme poursuivi par la police pour kidnapping. L’homme lui demande de protéger l’enfant enlevé. Juzo est loin de se douter dans quelle affaire il vient de tomber. 

Japan skins 2020 

© JAPAN SINKS : 2020 Project Partners

9 juillet 2020 – Le réalisateur Masaaki Yuasa, qui a réalisé Delviman Crybaby sur Netflix, revient avec une nouvelle série en 10 épisodes. C’est l’histoire d’une famille ordinaire qui est mise à rude épreuve quand une série de terribles tremblements de terre précipite l’archipel japonais dans le chaos. Les scientifiques tentent de convaincre le gouvernement que le Japon coulera bien plus tôt que prévu. 

Crédit : Pixabay / Montage Elena Rizzo

Artemis Fowl : le film évènement sur Disney+

Prévu à l’origine pour une sortie dans les salles de cinéma le 27 mai 2020, le nouveau film Disney « Artemis Fowl » sort en exclusivité aujourd’hui sur la plateforme de streaming Disney+.

Si les fans de Disney attendaient la venue d’un nouveau héros à chérir, ils ne vont pas être déçus. Le nouveau film Artemis Fowl sort aujourd’hui en streaming sur la plateforme Disney +. Tout droit sortie d’un roman du célèbre écrivain irlandais Eoin Colfer, l’histoire nous emmène dans un monde d’aventure entremêlé de fantaisie comme Disney sait si bien le faire.

Après les remakes de plusieurs dessins animés Disney, tels que Le Roi Lion, Dumbo et Aladin en film, Disney nous offre aujourd’hui un tout nouveau film qui a des chances de faire fureur. Artemis Fowl s’inspire des deux premiers tomes déjà sortis en 2001 et 2002 d’une saga qui en comporte huit. Pour les lecteurs de ce best-seller, il y a de quoi se remémorer de bons souvenirs. 

Que raconte le film ? 

Le jeune richissime Artemis Fowl âgé de 12 ans, est le descendant d’une longue lignée de criminels. Si jeune et déjà doté d’une intelligence hors du commun, il s’apprête à combattre le peuple des Fées, des créatures mystérieuses et puissantes qui vivent dans un monde souterrain et qui pourraient être à l’origine de la disparition de son père deux ans plus tôt. Pour entreprendre et réussir ce combat, il va faire appel à sa force et à son ingéniosité diabolique. Il compte prendre en otage le capitaine Holly Short, une elfe réputée pour sa bravoure et l’échanger contre une rançon en or. Mais la commandante Root, chef du F.A.R.F.A.D.E.T (Forces Armées de Régulation et Fées Aériennes de Détection, le département de reconnaissance de la police des fées) veut venir en aide à Holly. La partie s’annonce plus compliquée que prévue. 

Contrairement aux héros qui veulent faire le bien, Artemis est cupide et manipulateur. Incarné par Ferdia Shaw pour la première fois à l’écran, c’est un petit génie du mal. Mais doté de beaucoup de qualité, il n’est pas si méchant qu’il en a l’air. 

Action, magie et aventure

La saga, en huit tomes, écrite par l’Irlandais Eoin Colfer a été un réel succès. Elle a été vendue à plus de 25 millions d’exemplaires dans le monde et traduite dans une quarantaine de langues. Ce roman est truffé de créatures légendaires, d’un peuple souterrain de fées, de nains et de gobelins, de gadgets technologiques de tous genres. Les romans de Colfer s’inspirent de l’univers folklore irlandais. La saga s’étend sur plusieurs années où l’on suit les aventures et mésaventures du jeune Artemis. 

C’est 19 ans plus tard que le réalisateur Kenneth Branagh, d’origine irlandaise, adapte le film Artemis Fowl. Mais il faut savoir qu’il a mis pas moins de quinze ans pour voir le jour. Ce film est un puits sans fin d’aventures, de terribles dangers, de défis, de magie et d’imagination. Le réalisateur a embauché des acteurs irlandais. Les sonorités de leur accent et leurs attitudes étaient essentielles pour être au plus proche du roman. Tourné en Irlande du Nord mais aussi au Royaume-Uni et au Vietnam, le film possède des décors et des effets visuels très impressionnants. 

Selon beaucoup de dires, Artemis Fowl pourrait faire de l’ombre au grand sorcier Harry Potter. En attendant, ce jeune intrépide peut bien devenir une star de l’écran. Pour la suite du film, le réalisateur Kenneth Branagh adorerait relever ce défi. Mais en attendant, les livres sont disponibles pour les plus curieux et les moins patients.  

Crédit : The Walt Disney Company / Nikon1803

Guillaume Musso, un homme de titres

Guillaume Musso, qui a publié son dernier livre « La vie est un roman », est depuis dix ans l’écrivain français le plus vendu dans notre pays. Anciennement professeur d’économie, il s’épanouit désormais dans l’écriture et se passionne de littérature. 

Guillaume Musso est né à Antibes. Il écrit depuis qu’il est étudiant mais son parcours scolaire le dirige vers une licence de sciences économiques à l’université de Nice. Il poursuit ensuite des études et passe le Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second degré (CAPES) de sciences économiques et sociales. Il devient alors professeur de sciences économiques et sociales dans un lycée. 

C’est en mai 2001 que paraît son premier roman nommé Skidamarink. Un thriller, qui tourne autour du vol de la Joconde et de l’enlèvement d’un magnat international de l’informatique. Puis Guillaume Musso a eu un accident de voiture. Cet imprévu lui a valu son deuxième livre Et après… Il imagine, après son accident, l’histoire d’un enfant revenu de la mort. C’est un succès immédiat. Le roman se vend à plus de deux millions d’exemplaires et est traduit dans une vingtaine de langues. De plus, le réalisateur Gilles Bourdos décide d’adapter cette histoire au cinéma. Le film « Et après » sort en salle le 14 janvier 2009. 

Puis viennent chaque année de nouveaux romans du célèbre Guillaume Musso. En 2005 avec Sauve-moi, puis l’année suivante, Seras-tu là ? Parce que je t’aime (2007), Je reviens te chercher (2008), Que serais-je sans toi ? (2009), La Fille de papier (2010), L’Appel de l’ange (2011), 7 ans après (2012), Demain (2013), Central Park (2014), L’Instant présent (2015), La Fille de Brooklyn (2016), Un appartement à Paris (2017), La Jeune fille et la nuit (2018), La Vie Secrète des Écrivains (2019) et son dernier livre sorti en 2020, La vie est un roman.

Cela fait dix ans que Guillaume Musso est l’écrivain le plus vendu en France. Ses livres sont également traduits dans 40 langues et ses ventes dépassent les 32 millions d’exemplaires. Après l’adaptation du livre Et Après au cinéma, une série et un long métrage ont vu le jour : Central Park et l’Appel de l’ange. En 2017, l’écrivain quitte XO éditions pour rejoindre les éditions Calmann-Lévy. 

Guillaume Musso, l’écrivain le plus lu de France se fait discret. En effet, il apparait peu de fois à la télévision ou dans les portraits de la presse. C’est un auteur secret dont la passion est d’écrire. Il travaille dans son ancien appartement, avec vue sur la forêt, près du quartier de l’Opéra. Un petit coin de paradis pour écrire ses romans tant attendus chaque année. 

La vie est un roman, un best-seller à la rescousse des librairies ? 

Guillaume Musso a sorti en librairie son dernier livre, La vie est un roman, le 26 mai. De quoi attirer beaucoup de monde. Les librairies, comme bons nombres d’entreprises, ont dû fermer leurs portes pendant le confinement. Depuis le 11 mai, certaines d’entre-elles ont pu rouvrir. Mais les programmes de parution se sont réduits de 25% à 50% selon les éditeurs afin d’éviter un concentré massif de livre sur les étals. 

Pour faire revenir les clients en librairie, c’est la priorité aux futurs best-sellers. Les lecteurs ont pu se précipiter le 26 mai pour acheter le dernier roman de Guillaume Musso qui était tant attendu. La vie est un roman s’est écoulé à 164.303 exemplaires depuis sa sortie en librairie selon l’éditeur. La maison Calmann-Lévy affirme que Guillaume Musso réalise sa meilleure seconde semaine de toute sa carrière. Ce roman a été, de loin, le plus vendu du confinement. 400 000 exemplaires étaient mis en place dès la première semaine. 

Pour Guillaume Musso durant une interview de BFMTV, « c’est une fierté et j’ai vraiment tenu à ce que le roman sorte là, pour la réouverture des librairies. C’est un commerce qui par essence est fragile et qui nécessite une attention particulière ». Il assume son statut d’auteur attendu pour relancer un marché de l’édition en crise. 

La sortie de son 18ème livres est un franc succès. Mais il n’est pas le seul. Joël Dicker, Bernard Minier, John le Carré et Elena Ferrante viennent également à la rescousse des librairies en sortant leur dernier livre après deux mois de confinement. 

Crédit : Qsdfg75 / Elena Rizzo

La lutte pour l’Amazonie de Claudia Andujar

La fondation Cartier pour l’art contemporain présente depuis le 30 janvier 2020 sa plus vaste exposition consacrée à la grande photographe brésilienne Claudia Andujar qui dédie sa vie, depuis les années 1970, à la photographie et à la défense des Yanomami, un peuple amérindien de l’Amazonie brésilienne. 

L’exposition Claudia Andujar sur la Lutte Yanomami va de nouveau rouvrir ses portes à partir du 16 juin à la fondation Cartier. Cette photographe brésilienne consacre sa vie à la défense des Yanomami, un peuple amérindien de l’Amazonie brésilienne. Pour commencer, c’est un projet sur le peuple Carajà, au centre du Brésil, qui l’a menée à une carrière dans la photographie. Au fil des années, Claudia Andujar s’est beaucoup intéressée au peuple des Yanomami. Ce peuple d’Amazonie avait peu de contact avec le monde extérieur pendant longtemps. Puis, un afflux de mineurs d’or illégaux venus dans leur région, a aggravé leurs problèmes de santé. 20% des Yanomami sont morts d’une intoxication au mercure et d’une épidémie de paludisme. Claudia Andujar a joué un rôle important dans la création d’un parc qui crée une zone protégée de 96 000 km pour les Yanomami. 

Passionnée avant tout, elle photographie le peuple de la forêt amazonienne. Dans les années 70, son art devient une arme. Elle veut lutter contre les menaces qui pèsent contre les habitants de la forêt ; construction de routes, destruction de leur communauté et propagation d’épidémies. Aujourd’hui, l’exposition de Claudia Andujar illustre un engagement fort : la préservation de l’environnement. Cette exposition veut également alerter sur les incendies qui ravagent l’Amazonie. 

Pour Davi Kopenawa, Yanomami, « Claudia portait les vêtements des Indiens, pour se lier d’amitié. Elle n’est pas Yanomami, mais c’est une véritable amie. Elle a pris des photographies des accouchements, des femmes, des enfants. Puis elle m’a appris à lutter, à défendre mon peuple, ma terre, ma langue, les coutumes, les fêtes, les danses, les chants et le chamanisme. Elle a été comme une mère pour moi »

Il est important pour Claudia Andujar de lutter pour le peuple Yanomami à travers ses photographies. Cela permet à tous les autres peuples de la terre de connaitre les Yanomami, de les respecter et de préserver leur terre, eux qui habitent dans la forêt amazonienne depuis si longtemps. Claudia Andujar est « liée aux Indiens, à la terre, à la lutte première. Tout cela me touche profondément. Tout me semble essentiel ».

Crédit : Elena Rizzo

L’exposition présente son œuvre à travers plus de 300 photographies en noir et blanc ou en couleur. Des couleurs explosives qui rappellent le poumon du monde. On y voit des portraits d’enfants et d’adultes, signe d’espoir pour cette population menacée. C’est une exposition engagée et tournée vers l’environnement. Elle présente également une installation audiovisuelle ainsi que des dessins réalisés par des artistes Yanomami et des documents historiques. Cette exposition est d’un côté esthétique et de l’autre politique. Elle montre son art photographique sans jamais oublier de dénoncer l’essentiel, sa défense des droits des Indiens Yanomami et de la forêt Amazonienne. 

Pour Julie, institutrice qui est venue voir les photographies, « cette exposition est extrêmement pédagogique. Il y a, à la fois des photos, un documentaire, de la musique. Cela correspond bien à tous les publics et on y apprend beaucoup de choses. Au niveau politique, Claudia Andujar était à la base photographe mais est devenue militante. C’est un parcours hyper intéressant qui est très fort tout au long de l’exposition ».

Ses œuvres sont conservées dans plusieurs musées comme le Museum of Modern Art de New York et à la George Eastman House de Rochester. La Fondation Cartier lui consacre une exposition sur l’année 2020. La sensibilisation environnementale par l’image, tel est l’objectif de cette exposition qui a débuté le 30 janvier dernier et qui se clôturera le 13 septembre prochain. 

Crédit photo illustration de l’article : Fondation Cartier