Valhalla, le nouveau paradis des écrans

Barbares, explorateurs et religieux, les Vikings sont devenus ces dernières années, les nouvelles stars du petit et du grand écran. Les adaptations sur le peuple scandinave, qui a oeuvré au coeur de l’époque moyenâgeuse, attirent toutes les générations grâce à un univers mystérieux et un riche imaginaire.

Cheveux longs tressés, crânes rasés et barbes fournies, tatouages sur tout le corps et fourrures sur le dos, l’image que l’on se fait des Vikings est très précise, voire caricaturale. Souvent le teint pâle et la chevelure dorée, ces géants du Nord, ont envahi nos écrans depuis plusieurs années et sont détournés de toutes les façons. Dessins animés, films, séries ou documentaires : les guerriers normands sont passés sur le devant de la scène et affichent une grande popularité.

Les Vikings ont pourtant toujours été présents dans le cinéma. À l’image du célèbre long-métrage simplement nommé Les Vikings de Richard Fleischer, avec Kirk Douglas ou encore Tony Curtis, qui voit le jour en 1958. Un phénomène suivi par la suite par de nombreux réalisateurs dans les années 1960 avec les films Les Drakkars de Jack Cardiff, Le Seigneur de la guerre de Schaffner, La ruée des vikings de Mario Bava et bien d’autres.

Les années 2010 : une renaissance

Malgré un léger creux durant quelques décennies, l’univers scandinave connaît son âge d’or depuis le début des années 2010. Les thématiques de films ou séries autour des Vikings ont touché les plus jeunes il y a dix ans, avec la sortie du film d’animation Dragons. Si les disciples d’Odin, dieu des dieux, y sont représentés de manière plus enfantine et moins barbare, on peut déjà y percevoir les caractéristiques de ces guerriers épicuriens et caractériels.

Thor, dieu du tonnerre dans la mythologie nordique, représenté par Chris Hemsworth dans les films Marvel

La religion nordique – l’un des aspects très importants dans l’univers des Vikings – a aussi été propulsée sur le devant de la scène, certes de manière parodique, par la franchise Marvel en 2011. L’un de ses personnages phares étant Thor, dieu du tonnerre, de nombreux films lui ont été consacré avec la présence d’autres dieux nordiques comme Odin ou Loki. De quoi favoriser le retour en puissance du phénomène.

Les séries historiques comme tremplin

Tous ces éléments ont propulsé un univers très ancien, au cœur de nos écrans avec les séries à succès comme Vikings, The Last Kingdom ou encore Norsemen.
Dans les deux premières, les contextes sont assez similaires et des personnages de Vikings se retrouvent plus âgés dans The Last Kingdom avec comme principale intrigue : la conquête de territoires.

Photo prise durant le tournage de la série The Last Kingdom

Les deux séries utilisent globalement les mêmes procédés pour satisfaire leurs larges publics : paysages nordiques, des costumes travaillés, une religion très présente et des conflits inlassables.

Ce qui attire finalement dans ce genre de programmes n’est pas tant la période historique retracée ou leurs histoires, mais principalement leurs personnages aux styles atypiques, aux amours divers et à la fierté guerrière. Les stratégies de guerre, la découverte de nouvelles terres et l’apologie du gore (cinéma dérivé de l’horreur privilégiant les scènes sanglantes) composent ce que veut voir le public adepte de l’univers viking. Rien ne semble mettre en cause sa popularité, hormis, peut-être, si ces personnages passent à trépas pour se retrouver au paradis de la mythologie nordique, le Valhalla.

Michel Hidalgo : les grandes dates de son aventure bleue

L’ancien sélectionneur de l’Équipe de France de Football, Michel Hidalgo, s’est éteint à l’âge de 87 ans, hier, dans son domicile familial de Marseille. Dans un premier temps joueur professionnel puis par la suite entraineur et sélectionneur des Bleus, le Français a marqué le football hexagonal de son empreinte. Retour sur cinq grandes dates de la carrière de ce « grand monsieur » du football mondial.

De sa nomination à la tête des Bleus à la consécration de l’Euro 84, sans oublier le mondial tragique de 1982, en passant par le match des grandes premières contre la Tchécoslovaquie, Michel Hidalgo est devenu l’un des pionniers de la reconnaissance de la France sur le football international.

Novembre 1975 : une nomination pour un nouvel espoir

L’Équipe de France de football sort d’une période de deux ans sous la houlette de l’ancien entraîneur roumain de l’Ajax Amsterdam, Stefan Kovacs. Si cette période n’a pas amené de résultats concrets, elle a permis de reconstruire une équipe bleue en difficulté sur le plan physique et tactique. Cette satisfaction est aussi le fruit du travail de l’adjoint de Kovacs qui sera récompensé en prenant le relais à la tête des Bleus. Cet adjoint s’appelle Michel Hidalgo et en novembre 1975, la fédération française de football décide de lui faire confiance pour poursuivre les ambitions françaises. Il ne lui faudra pas longtemps pour inculquer à ses joueurs les principes du jeu ouvert axé sur la partie offensive et façonner l’une des meilleures équipes de l’histoire de l’Équipe de France. Le début d’une grande histoire d’amour.

Michel HIDALGO (à droite) devient le nouveau sélectionneur des Bleus en 1975 et prend la relève de Stefan KOVACS (à gauche). (Photo : Jean François Grousset)

27 mars 1976 : le soir des grandes premières

Quatre mois après sa nomination à la tête de l’Équipe de France, Michel Hidalgo est très attendu pour son premier match dans la zone technique française. Le 27 mars 1976, à l’occasion d’un match amical, la France rencontre la Tchécoslovaquie au Parc des Princes. Le natif de Leffrinckoucke (Hauts-de-France) ne tarde pas à imposer ses choix. Ce soir-là, l’ancien joueur du Stade de Reims décide de lancer dans le grand bain un jeune défenseur de 20 ans, Maxime Bossis, ainsi qu’un certain Michel Platini, milieu de terrain de Nancy.

La patte Hidalgo se fait rapidement sentir, le jeu est fluide, des passes propres toujours axées vers l’avant et un collectif solidaire. Michel Platini marque pour sa première sélection sur un coup-franc indirect et l’Équipe de France mène 2-0 à une vingtaine de minutes de la fin du match. Les Bleus se font pourtant surclasser physiquement en cette fin de rencontre et concèdent deux buts synonymes de match nul face aux futurs champions d’Europe. Le résultat ne reflète en rien le match des Français, qui semblent avoir trouvé une nouvelle identité de jeu.

Michel Platini (à droite) demandant à Henry Michel (à gauche) de le laisser tirer le coup-franc pour le deuxième but français. (Photo : TheVintageFootballClub)

8 juillet 1982 : la tragédie de Séville

La France est en demi-finale de la Coupe du monde de football, 24 ans après sa dernière présence à ce stade de la compétition. Le parcours des Bleus est jusqu’ici quasi parfait. L’objectif est d’ores et déjà atteint mais une place en finale, ou même une victoire mondiale, ne serait que du bonus. Hidalgo et ses joueurs ne le savent pas encore mais ils sont sur le point de vivre l’un des plus grands matchs de l’histoire du football.

L’Allemagne prend rapidement le dessus et malmène la France pour ouvrir logiquement le score dès la 17ème minute de jeu. Les Bleus réagissent et haussent leur niveau de jeu. Après une faute sur Dominique Rocheteau dans la surface de réparation adverse, l’arbitre désigne le point de pénalty. Égalisation de Michel Platini qui n’a pas oublié d’embrasser le ballon avant de tirer. Les Français poursuivent leurs efforts mais ne parviennent pas à tromper Toni Schumacher, le portier allemand, qui multiplie les fautes grossières.

Au retour des vestiaires, un changement est réalisé au sein des Bleus avec la sortie sur blessure de Bernard Genghini, remplacé par Patrick Battiston. L’Équipe de France continue de dominer les Allemands. À la 56ème minute, le drame intervient. Michel Platini lance parfaitement Patrick Battiston qui se retrouve seul face au gardien. Schumacher décide de sortir à la rencontre du Français. Battiston tente un lobe qui frôle de peu le cadre allemand mais le portier adverse poursuit sa course sans s’occuper du ballon et vient percuter de plein fouet le Stéphanois. L’arbitre, Monsieur Cover, ne dit rien. Battiston est à terre, en souffrance. Il s’est pris de pleine face la hanche de l’Allemand et en perd trois dents. Il reste de longues minutes inconscient sur la pelouse avec des spasmes nerveux. Accompagné de son ami Michel Platini, il est emmené sur civière en dehors du rectangle vert. L’arbitre indique une simple remise en jeu et prend alors une des pires décisions arbitrales de l’histoire du football. Michel Hidalgo devient fou sur le bord du terrain. Schumacher aurait dû être exclu mais sera sifflé jusqu’à la fin du match et haït par de nombreux fans de football jusqu’à la fin de sa carrière.

« L’attentat » de Schumacher sur Battiston, l’une des plus grandes injustices du football mondial.

Les Bleus, enragés, donnent tout jusqu’à la fin du temps réglementaire, en vain. Les prolongations débutent et Marius Trésor donne l’avantage aux Français à la 93ème minute. Six minutes plus tard, c’est Alain Giresse qui marque le troisième but bleu et qui offre une scène de joie à jamais gravée dans l’histoire du football français. Les hommes d’Hidalgo semblent se diriger tout droit vers une finale de la Coupe du Monde. C’était sans compter l’arbitrage. Après deux fautes non-sifflées sur les joueurs français, l’attaquant adverse, Rummenigge, réduit l’écart à 3-2 sur une contre-attaque. Les Bleus flanchent et concèdent l’égalisation à la 108ème minute sur une superbe retournée acrobatique de Fischer. La prolongation se termine et la rencontre se dirige pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde vers une séance de tirs au but. La suite est connue de tous, la France s’incline après des pénaltys ratés de Didier Six et Maxime Bossis. Michel Hidalgo et ses joueurs sont en colère et inconsolables. Il faudra pourtant se relever.

Michel Platini, à terre, ne peut que constater la défaite injuste de son équipe (Photo : AFP)

23 juin 1984 : nouvelle demi-finale, nouvelle épreuve

L’année 1984 est marquée par le championnat d’Europe de football qui se tient à domicile pour les hommes de Michel Hidalgo. Après un parcours sans faute en phase de poule avec trois victoires, l’Équipe de France se retrouve une nouvelle fois en demi-finale d’un tournoi majeur, deux ans après la tragédie de Séville. Les Bleus rencontrent cette fois-ci le Portugal, la grande surprise de la compétition, qui ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin après avoir dominé au classement une certaine équipe d’Allemagne.

La France domine dans un premier temps la rencontre et concrétise cette domination par un coup-franc de Jean-François Domergue qui termine au fond des cages portugaises. Les Bleus d’Hidalgo ne parviennent pas à se mettre à l’abri et à la 74ème minute, concèdent l’égalisation par l’attaquant du Sporting Portugal, Rui Jordão. Les deux équipent ne se départagent pas dans le temps réglementaire et le match se dirige une nouvelle fois vers des prolongations haletantes. Les souvenirs du mondial 1982 ressurgissent à la 98ème minute, lorsque l’ancien joueur du Benfica Lisbonne marque son deuxième but, laissant les Bleus derrière au tableau d’affichage. Contre toute attente, à six minutes de la fin du match, Jean-François Domergue fait exulter le camp français en signant lui aussi un doublé. La rencontre se dirige tout droit vers une séance de tirs aux buts dont aucun Français ne souhaite, afin d’éviter de faire ressurgir de vieux démons. C’était sans compter la légende Michel Platini. À une minute de la fin du match, sur un centre en retrait de Jean Tigana, le capitaine des Bleus place une frappe imparable pour le portier portugais. Le stade explose, la France est libérée d’un poids, l’arbitre siffle la fin du match et les Bleus sont qualifiés pour la première finale de leur histoire. Un pas de plus vers la rédemption.

L’équipe alignée par Michel Hidalgo pour débuter la rencontre face au Portugal ( Photo : Richard Colinet / La Provence)

27 juin 1984 : la consécration

La France est en finale du championnat d’Europe de football pour la première fois de son histoire. Un exploit qui revient dans un premier temps à son sélectionneur qui a su redonner une identité de jeu aux Bleus et qui n’a pas eu peur de lancer des jeunes joueurs qui se sont avérés devenir par la suite, des légendes du football français. La finale se déroule au parc des Princes devant 47 000 spectateurs face à des Espagnols qui ont dû venir à bout du Danemark aux tirs au but en demi-finale.

Le début de match n’est pas très animé, tout comme l’ensemble de la première période avec deux équipes qui se neutralisent. Le coup du sort intervient à la 57ème minute lorsque les Bleus bénéficient d’un coup franc bien placé dans le camp espagnol. Michel Platini, spécialiste de la discipline, place son ballon. Le capitaine français enroule parfaitement sa frappe passant au-dessus du mur ibérique qui semble pourtant avoir peu de chances d’inquiéter le gardien adverse. Mais au lieu de positionner son corps et ses bras de façon à bien intercepter le ballon, Luis Arconada le laisse glisser et passer sous son ventre, tout droit en direction de ses filets. Le ballon franchit la ligne, la France mène 1-0 dans cette finale de l’Euro.

Michel Hidalgo, à jamais le premier sélectionneur champion d’Europe avec l’Équipe de France
(Photo : Icon Sport)

La suite du match est intenable pour tout le camp tricolore qui reste sans cesse sous la pression espagnole. Dans la dernière minute du temps réglementaire, Bruno Bellone vient délivrer tout un peuple en inscrivant le deuxième but des joueurs de Michel Hidalgo, grâce à une belle frappe piquée ne laissant aucune chance au malheureux portier de la Roja. Le match se termine, Hidalgo et ses compatriotes exultent. La France est championne d’Europe de football et porte en triomphe un homme qui aura à jamais marqué son histoire. Il s’appelait Michel Hidalgo.

COVID-19 : La situation délicate des Français à l'étranger

En pleine crise du coronavirus, 130 000 Français sont restés bloqués dans des pays étrangers et nombreux le sont encore. Si le gouvernement a annoncé mettre en place un plan pour un retour rapide de ses ressortissants, les touristes français demandent plus d’informations et d’aides de la part des compagnies aériennes et de l’État.

La situation actuelle de crise sanitaire ne touche pas uniquement les Français présents dans l’hexagone. La panique se fait également ressentir au-delà de nos frontières et jusqu’à l’autre bout du monde. Les citoyens français présents à l’étranger font face à de nombreuses incertitudes depuis les déclarations d’Emmanuel Macron il y a une semaine, quant à la fermeture des frontières. Suivies des annonces des compagnies aériennes qui diminuent leurs activités. Il y a quelques jours, le ministère des Affaires étrangères annonçait un total d’environ 130 000 Français bloqués à l’étranger. Jean-Yves Le Drian demandait alors « aux Français actuellement en déplacement temporaire à l’étranger en dehors de l’Europe, de prendre les mesures nécessaires pour un retour en France », sans réelles propositions d’aides. Une situation délicate pour bon nombre de touristes qui ont vu leurs séjours, écourtés sans connaître les conditions de leur retour au pays.

Depuis aujourd’hui, AirFrance ne réalise plus que 10% de ses capacités habituelles. Des vols sont annulés tous les jours depuis une semaine, laissant les voyageurs dans l’inquiétude. Azélina et Serge, un couple de Bretons, viennent tout juste de rentrer de leur voyage au Japon. « Nous avons appris jeudi dernier l’annulation de notre vol retour entre Osaka et Roissy prévu pour le dimanche 22 mars. AirFrance ne nous a communiqué aucune solution ou conseils pour trouver une solution de secours » déclarent-ils. Pour réorganiser leur retour, ces touristes se sont alors tournés vers l’ambassade de France au Japon : « Ils ont pris nos noms et nos coordonnées, mais ils ne pouvaient rien faire d’autre, ils étaient aussi perdus que nous » ont-ils ajouté.

La compagnie aérienne AirFrance étant injoignable, ces Rennais ont finalement réussi à réserver un vol pour le samedi 21 mars avançant d’un jour leur retour initial. « On a dû repayer d’autres billets, mais au moins nous avons pu rentrer chez nous. On attend maintenant des nouvelles de la compagnie, quant au remboursement de notre vol annulé ». Une situation que beaucoup d’autres de leurs compatriotes connaissent aujourd’hui face à l’abandon des compagnies aériennes.

Un plan bientôt mis en place pour les ressortissants français

Si les différents ministères concernés se sont montrés relativement silencieux au début de la crise, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le ministère de l’Intérieur ainsi que le secrétaire d’État aux Transports, ont publié un communiqué en fin de semaine dernière. Le gouvernement annonce ainsi qu’un « mécanisme global et mondial pour permettre à nos ressortissants qui le souhaitent de rentrer chez eux en France par voie aérienne va être mis en place très rapidement, en lien avec AirFrance ». Un plan qui devrait ainsi privilégier des vols commerciaux, affrétés pour permettre aux Français bloqués à l’étranger de rentrer au plus vite dans l’hexagone. Une solution qui ne fait pas état de rapatriements puisque les billets seront à la charge des voyageurs, l’Etat ne souhaitant pas prendre en charge leurs coûts.

Le ministère des Affaires étrangères souhaite également faire la distinction entre les différents cas de ressortissants présents à l’étranger. Pour les voyageurs temporaires, le ministère leur recommande de rentrer au plus vite par leurs propres moyens. Dans le cas des Français résidents au sein de l’espace européen, il est recommandé d’éviter les déplacements intra-européens même pour revenir en France, à moins de raisons impératives. Cas identique pour les Français résidents dans des pays en dehors de l’espace européen, les déplacements ne sont pas recommandés pour les 30 prochains jours. Une situation qui devrait donc se prolonger encore plusieurs jours même si le gouvernement annonce vouloir « rapatrier » 120 000 ressortissants d’ici la fin de semaine.

JO de Tokyo : un point sur la situation

Les Jeux olympiques 2020 sont en péril avec la crise sanitaire du COVID-19. Pour le moment maintenus, des questions se posent sur un éventuel report de la compétition. Entre la flamme olympique qui est arrivée au Japon et les annonces du Comité International Olympique, voici un point sur la situation actuelle.

Quatre mois nous séparent de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’été de Tokyo. Une marge relativement suffisante pour envisager le maintien de l’évènement mais la crise mondiale autour du coronavirus ne semble pourtant toujours pas réglée, loin de là. Le Serbe Nenad Lalovic, membre du CIO, déclarait jeudi 19 mars : « Nous sommes très optimistes sur la tenue des Jeux olympiques de Tokyo aux dates prévues ». Des propos qui confirment les déclarations d’un des porte-paroles du comité qui avait annoncé mardi qu’il « n’était pas nécessaire de prendre des décisions radicales ».

Si la décision finale ne devrait être connue que fin mai selon le doyen du CIO, Dick Pound, de nombreuses questions se posent que ce soit pour les athlètes ou pour des raisons extra-sportives. De nombreux pays sont en confinement total dans le monde entier. Les athlètes ne peuvent pas préparer cette échéance dans de bonnes conditions et leurs plans sont clairement modifiés. Il y a quelques jours, Dorian Coninx, triathlète français double champion du monde de relais mixte, nous confiait que l’annulation et le report de certaines courses impactent grandement son début de saison pré-olympique, et qu’il faut s’adapter au vu de la situation actuelle. Comme lui, de nombreux sportifs n’ont également toujours pas obtenu leur qualification pour les JO. Le CIO s’est exprimé sur le sujet et annonce qu’une « augmentation du quota d’athlètes sera envisagée au cas par cas dans des circonstances exceptionnelles, avec le concours du comité d’organisation de Tokyo 2020« .

La flamme olympique poursuit son chemin

Le flambeau ne semble pas vouloir s’éteindre. La fameuse flamme olympique est arrivée en provenance de Grèce, vendredi 20 mars, au nord-est du Japon dans la base aérienne d’Higashimatsushima. Un lieu choisi de manière symbolique pour rendre hommage aux reconstructions de la zone géographique dévastée par le séisme et l’accident nucléaire de Fukushima en 2011. Si le parcours, sous forme de relais, organisé sur l’ensemble des régions du pays a été maintenu, les festivités qui devaient l’accompagner ont été revues à la baisse suite à la crise mondiale autour du coronavirus.

La flamme olympique est officiellement arrivée sur le sol japonais
(Twitter : @Tokyo2020)

La torche doit arriver le 24 juillet prochain à Tokyo durant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. Si elle n’est pas éteinte en cours de route dans le cadre d’un report ou d’une annulation.

Lyon-Juventus : mission impossible pour les Lyonnais ?

Ligue des Champions. L’Olympique Lyonnais accueille mercredi la Juventus de Turin dans le cadre des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Une confrontation déséquilibrée sur le papier entre les leaders de la Série A et des Lyonnais en quête de confiance.

Une confrontation attendue avec impatience dans l’Hexagone. Le Groupama Stadium sera le théâtre du match aller entre Lyon et la Juventus mercredi soir à l’occasion des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Les coéquipiers de Cristiano Ronaldo sont largement favoris face aux hommes de Rudi Garcia, mais l’exploit est-il possible pour les Lyonnais? Difficile à envisager tant la différence de dynamique est importante entre les deux équipes.

Les Turinois sont pour le moment invaincus cette saison dans la compétition européenne en dominant l’Atlético Madrid, le Bayer Leverkusen et le Lokomotiv Moscou. Ils sont également en tête du championnat italien, qui fait preuve d’une grande concurrence cette saison avec un trio de tête séparé de seulement trois points au classement. Les hommes de Maurizio Sarri peuvent compter sur un Cristiano Ronaldo en forme, avec 21 buts marqués cette saison en Serie A pour autant de matchs disputés. Soit l’égal de son total à l’issue de la saison dernière où il avait été aligné dans trente-et-une confrontations.

Lyon ne doit pas s’avouer vaincu

Malgré cette nette différence sur le papier, l’Olympique Lyonnais peut toujours espérer un exploit et devra réaliser un match solide pour se défaire des Italiens. Tout proche de créer la surprise la saison passée avec un match nul à domicile contre le FC Barcelone, les Lyonnais ont des arguments à faire valoir. Blaise Matuidi, milieu de la Juventus, en a conscience et a fait part au Figaro de sa plus grosse crainte, qui concerne Houssem Aouar. Le Lyonnais est pour lui le joueur le plus dangereux des Olympiens : « Il est intéressant dans sa faculté à jouer pour les autres et à se montrer décisif en marquant des buts. C’est un joueur prometteur et très talentueux » a-t-il déclaré.

Les coéquipiers d’Anthony Lopes peuvent s’appuyer sur des joueurs talentueux en attaque avec Moussa Dembélé, Karl Toko-Ekambi ou encore Martin Terrier. Sans oublier la jeune pépite Rayan Cherki qui aura l’occasion de se révéler aux yeux de l’Europe mercredi soir. Malgré leur septième place en Ligue 1, Rudi Garcia reste lui confiant à l’approche de la rencontre et souhaite s’inspirer des matchs de la semaine dernière pour croire en l’exploit : « C’est un beau défi. Il faut en appeler à la fierté, à l’amour-propre des joueurs pour montrer que sur deux matchs, on peut rivaliser avec une telle équipe. » s’est-il exprimé au micro de RMC. Avant d’ajouter en conférence de presse : « L’Atalanta, ainsi que le Borussia Dortmund, qui a battu le PSG et l’Atletico Madrid, qui a battu Liverpool. Ils sont tous des exemples à suivre ».

Avec une équipe motivée et sérieuse, l’Olympique Lyonnais peut espérer créer la surprise face à l’ogre turinois qui viendra sans aucun doute au Groupama Stadium, avec l’envie d’en découdre.

Arsenal : la jeunesse dorée

En difficulté cette saison dans le championnat anglais, Arsenal peine à retrouver son niveau de jeu. Toujours en course en FA Cup après leur victoire face à Bournemouth le 27 janvier (2-1), les Gunners ont une nouvelle fois dû avoir recours à leurs jeunes joueurs pour s’imposer. Des pépites qui répondent présent dès qu’elles en ont l’occasion. Une lueur d’espoir du côté de Londres.

Arsène Wenger l’a rêvé, Unaï Emery l’a réalisé et Mikel Arteta est en train de le confirmer. Les « Baby Gunners » éblouissent le football anglais lorsqu’ils sont appelés à avoir du temps de jeu. À défaut de pouvoir compter sur ses cadres, trop irréguliers, le club londonien peut se rassurer avec l’éclosion de nombreux jeunes joueurs. Dans les dernières années d’Arsène Wenger, Arsenal a eu du mal à faire confirmer ses prodiges. Les échecs simultanés de Reine-Adélaïde ou encore Serge Gnabry, qui ont finalement explosé ailleurs, ont rendu un goût amer à la formation du club. Un fléau qui semble avoir disparu avec la génération 1999-2001.

Avec des prêts plus concluants et un temps de jeu plus conséquent, les « Baby Gunners » se sont affirmés et trustent même des places de titulaires. Reiss Nelson (20 ans) s’est forgé lors de son passage à Hoffenheim et représente, depuis son premier contrat professionnel, l’un des grands espoirs des artilleurs. Toujours en attaque, Eddie Nketiah (20 ans) revient tout juste de son prêt écourté à Leeds tant le joueur s’est montré talentueux sous Marcelo Bielsa. Bukayo Saka (18 ans) est lui devenu l’un des chouchous d’Emery puis d’Arteta qui l’a reculé au poste d’arrière gauche. Le milieu de terrain de formation s’est illustré en marquant son troisième but de la saison contre Bournemouth en FA Cup, et en servant parfaitement Nketiah pour le deuxième but.

Joe Willock (20 ans) avait lui scotché Anfield en octobre, avec une frappe puissante en dehors de la surface lors de l’élimination des Gunners en Carabao Cup face à Liverpool (5-5 puis 5-4 aux tirs au but). Des jeunes talents qui démontrent la qualité du centre de formation d’Arsenal, l’un des grands combats menés par Arsène Wenger lorsqu’il était sur le banc rouge et blanc.

Des paris gagnants au mercato

Si les jeunes formés au club sont en grande forme, le cas des recrues estivales est lui aussi une réussite depuis deux saisons. Avec un Mattéo Guendouzi surprenant durant la saison 2018-2019, Unaï Emery avait réalisé un magnifique coup sur le marché des transferts. Presque inconnu du grand public, l’ancien Lorientais s’est très bien intégré dans le vestiaire londonien. Le joueur formé au PSG fait aujourd’hui figure d’incontournable dans le milieu des Gunners.

Gabriel Martinelli après son rush de 70m conclu par un but contre Chelsea la semaine dernière
(Twitter : @Arsenal_France)

L’été dernier, le technicien espagnol est allé chercher au Brésil un jeune attaquant évoluant en troisième division brésilienne, Gabriel Martinelli. Dans un premier temps envisagé pour l’équipe réserve, le joueur de 18 ans est finalement promu en équipe première après de bonnes prestations estivales. Depuis, le numéro 35 d’Arsenal démontre tout son potentiel avec dix buts inscrits cette saison. Des performances amenants même Ronaldinho à le comparer à un certain Ronaldo dans le Mirror. Déjà appelé avec le Brésil U23, le natif de Guarulhos est aussi observé attentivement par la Squadra Azzura, lui qui possède également la nationalité italienne.

Avec des « Baby Gunners » en pleine confirmation et des jeunes recrues étincelantes, l’avenir d’Arsenal pourrait être radieux. Encore faut-il que le club parvienne à conserver cette jeunesse dorée qui ne demande qu’à exploser.

Les 5 grandes dates du Barça de Valverde

Le FC Barcelone s’est séparé lundi soir de son entraineur, Ernesto Valverde, qui dirigeait l’équipe espagnole depuis 2017. Un limogeage attendu qui répond aux nombreux échecs du technicien espagnol sur le banc des Blaugranas. Entre titres et désillusions, retour sur les cinq grands moments du club catalan sous l’ère Valverde.

Après deux saisons et demi passées en Catalogne, l’ancien international espagnol fait ses valises et quitte le FC Barcelone. Avec quatre trophées remportés depuis 2017, Ernesto Valverde a montré qu’il savait faire gagner le Barça, mais le paradoxe de la Ligue des Champions et le début de saison mitigé des Barcelonais n’ont pas joué en sa faveur.

Première saison, première désillusion

À peine arrivé en Catalogne, Valverde doit déjà supporter la pression de la Ligue des Champions. Un grand chantier l’attend : redonner au FC Barcelone, sa grandeur dans la compétition européenne, après deux années de règne du Real Madrid. Pour son entrée en lice, les Blaugranas s’imposent 3-0 contre la Juventus de Turin. Au terme de la phase de poules, les coéquipiers de Lionel Messi terminent en tête de leur groupe avec quatre victoires et deux matchs nuls.

Après une première phase parfaitement maitrisée, le Barça inquiète en ne parvenant pas à s’imposer contre Chelsea durant les huitièmes de finale aller (1-1). Ils se rattrapent au match retour en surclassant les Anglais (3-0) au Camp Nou. Lors des quarts de finale aller, les Barcelonais s’imposent sans trembler 4-1 contre l’AS Rome, la qualification est alors quasiment acquise. Le 10 avril 2018, les Romains font sensation en éliminant les hommes de Valverde 3-0 grâce à d’excellents De Rossi et Manolas. Les Catalans échouent pour la troisième saison d’affilée aux portes du dernier carré, et laissent filer la victoire finale au Real Madrid de Zidane. Les premiers doutes se font ressentir sur le banc barcelonais.

L’entraineur espagnol durant la défaite face à l’AS Rome (Getty Images)

Un premier titre en Coupe d’Espagne

Pour sa première saison sur le banc blaugrana, Ernesto Valverde s’adjuge la première Coupe d’Espagne de sa carrière d’entraineur après avoir échoué en 2015 aux côtés de l’Athletic Bilbao. Suite aux victoires successives contre le Real Murcie, le Celta Vigo puis l’Espanyol Barcelone dans un double derby plein de suspens (2-1 sur les deux matchs confondus), les Barcelonais ne tremblent pas face à Valence (3-0 matchs cumulés) et se qualifient pour la finale face au FC Séville. Le 21 avril 2018, le Barça ne fait qu’une bouchée de ses adversaires (5-0) et conserve son titre dans la compétition. De quoi se consoler après la claque reçue en Ligue des Champions.

Le premier titre de Ernesto Valverde avec la Copa del Rey 2018 (AFP)

Le doublé Coupe-Championnat

Une semaine après son premier titre en Coupe d’Espagne, Ernesto Valverde mène ses joueurs vers un doublé Coupe-Championnat en cas de victoire face au Deportivo La Corogne. Deux jours avant, le capitaine Andrés Iniesta annonce son départ du club, après seize saisons passées en équipe première. Le FC Barcelone veut lui rendre hommage et s’impose 4-2 dans cette 35ème journée de Liga. Ils deviennent officiellement champions d’Espagne pour la 25ème fois. Valverde réalise seulement le huitième doublé Coupe-Championnat de l’histoire après 1952, 1953, 1959, 1998, 2009, 2015 et 2016. Le technicien espagnol remporte son premier titre en Liga, lui qui n’avait jamais fait mieux que quatrième (2014 avec Bilbao).

Valverde posant avec les deux trophées remportés durant la saison 2017-2018 (Twitter FC Barcelona)

Un dernier titre en Liga

Après une saison 2017-2018 maîtrisée dans le championnat espagnol, le FC Barcelone compte bien conserver son titre une deuxième année consécutive. Les Barcelonais ne se font que rarement peur durant la compétition et s’adjugent un nouveau titre national le 27 avril 2019, après une victoire contre Levante (1-0). Le Barça réalise un record en terminant la saison avec dix-neuf points d’avance sur leur éternel rival, le Real Madrid (3ème du classement). Avec deux classicos remportés, vingt-six victoires, neuf matchs nuls et seulement trois défaites, Ernesto Valverde agrandit son palmarès d’entraineur d’un deuxième trophée en Liga. Un sans-faute dans le championnat espagnol jusqu’ici.

Ernesto Valverde avec le trophée de la Liga 2018/2019

L’histoire se répète en Ligue des Champions

La saison 2018-2019 doit permettre à Ernesto Valverde et ses joueurs d’oublier la déroute subie à Rome la saison précédente en Ligue des Champions. Lors du premier match de la phase de poules, le Barça s’impose 4-0 face au PSV Eindhoven grâce à un triplé de Léo Messi. L’Argentin brille une nouvelle fois lors du match suivant contre Tottenham (4-2). Comme l’année passée, les Barcelonais terminent premiers de leur groupe avec quatre victoires et deux matchs nuls.

En huitièmes de finale de la compétition, les Catalans sont opposés aux Français de l’Olympique Lyonnais. Bis repetita lors du match aller où les joueurs de Valverde concèdent le match nul (0-0) à Lyon. Lors du match retour, aucun exploit n’est possible pour Lyon. Le FC Barcelone étrille l’OL (5-1) après une rencontre parfaitement maîtrisée. En quarts de finale, le Barça oublie ses fantômes du passé et s’impose 1-0 lors du match aller contre Manchester United, puis 3-0 durant le match retour au Camp Nou. Le natif de Viandar de la Vera qualifie son équipe en demi-finale de la Ligue des Champions, pour la première fois depuis quatre saisons.

Une demi-finale compliqué pour Ernesto Valverde sur le banc du Barça (AFP)

Les Blaugranas sont opposés dans le dernier carré aux finalistes de l’édition précédente, Liverpool. Tout en maîtrise, Gérard Piqué et ses coéquipiers battent les Reds 3-0 lors du match aller à Barcelone. Une fois de plus la qualification semble acquise pour les hommes d’Ernesto Valverde, mais le match retour à Anfield réserve quelques surprises. Grâce à de surprenants Divock Origi et Georginio Wijnaldum, les joueurs de Jürgen Klopp reviennent à trois buts partout sur les deux matchs cumulés. À la 79ème minute de jeu, alors qu’un corner est concédé par les Barcelonais, le jeune latéral des Reds, Trent Alexander-Arnold, réalise un coup d’éclat en jouant rapidement le coup de pied arrêté. Permettant à Origi de placer une frappe au fond des filets d’une défense barcelonaise désorganisée et abasourdie. Score final 4-0. Barcelone est éliminé et Valverde subit une seconde remontada en seulement deux saisons. La crise s’intensifie en Catalogne. Le début de la fin pour l’entraineur espagnol.

Handball : la crise de l’Équipe de France

Désillusion à l’Euro 2020. Les Français sont définitivement éliminés de la compétition dès le premier tour après leur défaite hier contre la Norvège (26-28). Mis à mal après la claque reçue contre le Portugal vendredi (25-28), les Bleus n’ont pas su relever la tête et cette élimination remet beaucoup de choses en question.

Les « Experts » tombent de haut. L’Équipe de France de handball est officiellement éliminée des Championnats d’Europe de la discipline, avant même le dernier match des phases de poules contre la Bosnie-Herzégovine. Les hommes de Didier Dinart n’ont pas su rebondir suite à la défaite surprise face au Portugal vendredi. Face à une Norvège surmotivée, les Bleus ont montré plus de dynamisme et d’offensivité que contre les Portugais, à l’image d’un Ludovic Fabregas élu homme du match. Cette réaction n’a pas suffi à faire tomber les vice-champions du monde qui ont profité des nombreuses pertes de balle françaises et d’un manque cruel de jeu.

Cette élimination dès le premier tour constitue la pire performance de la France depuis 1978. Avec une troisième place en 2018 et une cinquième position en 2016 dans la compétition ou encore une médaille de bronze aux Championnats du monde 2019 et une défaite en finale des JO 2016, les Français n’ont plus gagné de tournois majeurs depuis 2017. La fin des « Experts » semble proche et le début d’un renouveau de cette équipe est nécessaire.

Une remise en cause collective

Pour retrouver la grandeur des Bleus sur la scène internationale, plusieurs questions sont à se poser. Avec des joueurs présents depuis déjà plusieurs années et de nouveaux espoirs qui éclosent au plus haut niveau, la transition de génération semble être difficile à gérer du côté de l’hexagone. Cette élimination prématurée remet également en cause la présence de Didier Dinart à la tête de cette équipe qui paraît en fin de règne. L’ancien international français a pourtant été conforté dans son poste de sélectionneur, mais il devra surement trouver des solutions pour pallier le faible niveau de jeu proposé par les Bleus dans ces Championnats d’Europe.

Grand espoir du handball français mais déjà incontestable, Ludovic Fabregas représente l’avenir des Bleus
(Twitter @FRAHandball)

À court terme, les coéquipiers de Nikola Karabatic vont devoir se concentrer sur le tournoi de qualification olympique afin d’aller chercher leur ticket pour les JO de Tokyo de cet été. En cas de qualification, les Bleus devront montrer qu’ils sont toujours parmi les meilleures équipes du circuit mondial et surtout que la France peut encore faire peur. Les choix de Didier Dinart dans sa prochaine liste seront également déterminants sur le futur de cette Équipe de France.

Sadio Mané sur le toit de l’Afrique

Football. L’international sénégalais a remporté le titre de meilleur joueur africain de l’année. Le prix a été décerné mardi soir par la Confédération africaine (CAF) durant une cérémonie à Hurghada, en Égypte. C’est la première fois de sa carrière que le joueur de Liverpool remporte ce trophée.

Le football africain a trouvé son nouveau roi. Nominé face à son coéquipier Mohamed Salah et l’attaquant de Manchester City Riyad Mahrez, Sadio Mané a été élu meilleur joueur africain de l’année 2019. Il succède à El-Hadji Diouf, dernier joueur sénégalais à avoir remporté ce titre en 2002. Le natif de Sédhiou prive également son coéquipier égyptien de réaliser un triplé en devenant le troisième joueur le plus titré de l’histoire du trophée.

Sa victoire était attendue tant l’attaquant des Reds a brillé cette saison, que ce soit avec son club ou avec le Sénégal. Vainqueur de la Ligue des Champions la saison passée, de la Supercoupe de l’UEFA en août dernier et de la Coupe du monde des clubs il y a moins d’un mois, Mané a doublé son palmarès en club en seulement une année. Il a aussi terminé meilleur buteur de la Premier League (22 buts) à égalité avec Mohamed Salah et Pierre-Emerick Aubameyang sur la saison 2018-2019. Cette nouvelle distinction individuelle vient rattraper une décevante quatrième place au classement du Ballon d’Or France Football 2019, lui qui faisait office de favori selon les sondages.

Nommé dans le onze de l’année

En plus d’être élu joueur africain de l’année, l’ailier passé par Metz a été nommé dans l’équipe type des joueurs africains de 2019. On y retrouve notamment le défenseur sénégalais Kalidou Koulibaly, l’ancien Parisien Serge Aurier, la recrue estivale du PSG Idrissa Gueye ou encore l’attaquant gabonais d’Arsenal Pierre-Emerick Aubameyang. Un onze qui fait réagir puisqu’un seul joueur de l’Algérie, victorieuse de la CAN, en fait partie. Il s’agit de Riyad Mahrez.

De nombreux autres prix ont été décernés durant la cérémonie. Le titre de meilleur entraineur est remporté par le vainqueur de la CAN avec l’Algérie, Djamel Belmadi. Celui de meilleur espoir est attribué au Marocain du Borussia Dortmund, Achraf Hakimi. Huitième de finaliste de la Coupe du monde féminine en 2019, Asisat Oshoala a quant à elle été élue meilleure joueuse africaine de l’année.

Cyclisme : Paris-Nice 2020, un parcours alléchant

Le parcours de la première grande course à étapes de l’année a été dévoilé ce mercredi à Versailles. Avec un contre-la-montre technique et un juge de paix au col de Colmiane, cette 78ème édition s’annonce plein de suspens.

Les tracés de l’édition 2020 de la course au soleil ont enfin été dévoilés, à seulement 2 mois du grand départ. Le directeur de la course, Christian Prudhomme, a annoncé mardi lors d’une présentation à Versailles, les huit étapes qui relieront Paris à Nice. Accidentées et exposées à tous les vents, ces étapes vont faire le bonheur de certains coureurs. Le Français Julian Alaphilippe devrait en être le premier. Le seul contre-la-montre de cette 78ème édition passera sur les terres natales du Vélo d’Or 2019 et se déroulera à la quatrième journée de course. Une étape déjà déterminante pour le classement final.

Le parcours complet de l’édition 2020 ( Twitter : @ParisNice)

Comme presque tous les ans, une arrivée au sommet constitue l’une des étapes reines du parcours. Le col de Colmiane a été choisi cette année comme juge de paix avec une arrivée à 1500m d’altitude au coeur de la station. Déjà sélectionnée en 2018, cette arrivée avait permise à Simon Yates de prendre la tête du classement général qu’il perdra le lendemain à Nice. Une étape qui sera décisive pour les favoris de l’épreuve.

Une première étape inédite

La course organisée par ASO partira comme à son habitude de Plaisir ( Yvelines ) mais une surprise s’est glissée cette année dans la première étape. L’organisation de Paris-Nice a décidé d’inclure pour cette édition 2020 une côte pavée à 5km de l’arrivée atteignant des pentes jusqu’à 8%. Quant à l’arrivée à Nice, elle ne se fera pas sur la promenade des Anglais ou au sommet du Col d’Èze. Le parcours a été modifié afin de voir les coureurs franchir la ligne d’arrivée finale devant l’Allianz Riviera, stade du club de foot de l’OGC Nice.

Les vingt-deux équipes qui participeront à la course au soleil ont aussi été confirmées par Christian Prudhomme. Les dix-neuf formations du World Tour ainsi que trois invités : les Bretons d’Arkea-Samsic, les Marseillais de Nippo-Delko et les Vendéens de Total Direct Énergie.


Les étapes :

1ère étape (8 mars) : 154 km – Plaisir (Yvelines) / Plaisir

(Twitter: @ParisNice)

2ème étape (9 mars) : 166,5 km – Chevreuse (Yvelines) / Chalette-Sur-Loing (Loiret)

(Twitter: @ParisNice)

3ème étape (10 mars) : 212,5 km – Chalette-Sur-Loing / La Châtre (Indre)

(Twitter: @ParisNice)

4ème étape (11 mars) : 15,1 km (contre-la-montre) – St-Amand-Montrond (Cher) / St-Amand-Montrond

(Twitter: @ParisNice)

5ème étape (12 mars) : 227 km – Gannat (Allier) / La Côte-St-André (Isère)

(Twitter: @ParisNice)

6ème étape (13 mars) : 160,5 km – Sorgues (Vaucluse) / Apt (Vaucluse)

(Twitter: @ParisNice)

7ème étape (14 mars) : 166,5 km – Nice (Alpes-Maritimes) / Valdeblore La Colmiane (Alpes-Maritimes)

(Twitter: @ParisNice)

8ème étape (15 mars) : 113,5 km – Nice / Nice

(Twitter: @ParisNice)