Coronavirus : Chloé, 14 ans, victime de harcèlement scolaire

Un nouveau mort en France. Un professeur de 60 ans, originaire de l’Oise, est décédé de l’épidémie qui ne cesse de s’accélérer : Le coronavirus. On compte aujourd’hui 2715 morts en Chine, pour plus de 78 000 cas. 18 cas ont été recensés en France, 2 morts. La panique générale crée une vague d’amalgames et d’actes racistes envers les populations asiatiques. C’est le cas de Chloé*, 14 ans,  élève en classe de 4ème dans un collège privé de Paris. Elle est victime de harcèlement scolaire et d’intimidation car cette dernière est d’origine chinoise.

Quand est-ce que les humiliations et les menaces ont commencé ? 

C’était quelques jours après l’annonce du coronavirus. Des élèves ont commencé à venir me voir pour me dire que j’avais sûrement le virus, que mes parents ou que l’un des membres de ma famille devait l’avoir. Ils étaient persuadés que j’étais contaminée. Ils me disaient que j’étais soi-disant trop blanche pour une chinoise, donc que j’étais sûrement malade. Ils ont commencé à m’éviter dès que je toussais, me disaient de garder mes microbes et que je n’étais pas censé venir en cours.

Est-ce que tu as essayé de leur expliquer qu’être chinoise ne voulait pas forcément dire être contaminé par le virus ? 

J’ai essayé de leur expliquer que cela faisait sept mois que je n’étais pas allée en Chine, et qu’aucun membre de ma famille n’y était retourné. Mais personne ne voulait me croire. Ils me disaient que je mentais pour ne pas être renvoyé de l’école, ou carrément dans mon pays. 

Est-ce que ces intimidations sont allées plus loin ? 

Oui. Au début, c’était juste des regards dans les couloirs, des personnes qui chuchotaient entre elles en me voyant passer. Puis un jour, je suis sortie de ma classe. Trois filles et deux garçons m’attendaient et m’ont entouré pour m’insulter et me faire jurer de rester chez moi la prochaine fois pour « manger mes chauves-souris avec ma famille » comme ils disaient. 

As-tu essayé de te plaindre à tes professeurs ou au CPE de ton collège ?

Au début, je ne voulais pas. Puis, après quelques jours, deux copines m’ont forcé à aller voir notre professeure principale pour lui en parler. Elle a voulu que je lui fasse une liste de mes harceleurs. Je n’avais pas voulu, mais j’ai été obligée après qu’elle ait insisté. C’est à ce moment-là que les choses ont empiré. Quelques personnes, avec qui j’étais vraiment très amis, ont commencé à venir me voir pour m’insulter. Me dire que je n’avais pas à donner des noms. Que les victimes c’étaient elles, pas moi. Ils répétaient que je voulais juste faire l’intéressante. Ils ont ensuite commencé à me bousculer quand on se croisait dans les couloirs ou dans les escaliers de l’école. 

Est-ce qu’il t’est arrivé de ne plus aller à l’école à cause de ça ? 

Après les premières menaces physiques, oui. J’avais fait semblant d’être malade. J’ai dit à ma mère que je ne me sentais pas bien. Elle m’a donc laissé à la maison. 

Quelles sont les sanctions pour ces personnes ? 

Deux filles et un garçon ont été punis. Ils ont eu des heures de colle, un avertissement de comportement chacun, et leurs parents ont été convoqué.  Ils se sont finalement excusés. Cependant, ils m’évitent depuis cette histoire. 

Et maintenant ? Comment s’est déroulé ton retour ?

Quand je suis revenue en cours, ma professeure principale a décidé de parler du virus pendant l’heure de vie de classe. Elle m’a fait venir devant tout le monde et a commencé à me poser des questions pour leur montrer que je n’étais pas contaminée. Le cours s’est terminé sur une sorte de discours sur le harcèlement scolaire qui nous rappelait à tous que le virus n’était pas une excuse pour harceler d’autres élèves. 

C’est la première fois que tu subis du harcèlement scolaire ?

C’est la première fois. En temps normal, je m’entends plutôt bien avec tout le monde. À 14 ans, je n’aurai jamais cru que je me ferai harceler pour ce genre d’histoire. Ils ne savaient pas ce qu’était le virus, je les excuse. Ça m’a fait mal, mais heureusement, aujourd’hui ça va mieux.

* Le nom a été changé

62ème cérémonie des Grammy Awards : La soirée de Billie Eilish

S’il y a un moment à retenir lors de cette soirée de Grammy, c’est la rafle de Billie Eilish ! À seulement 18 ans, la jeune chanteuse est rentrée chez elle avec 4 prix à elle seule.

Présidée par la chanteuse Alicia Keys, la 62ème cérémonie des Grammy récompense les compositeurs, chanteurs et artistes de l’année.  La cérémonie s’est tenue au Staples Center et cela malgré la tragédie ayant endeuillé Los Angeles et le monde entier, la mort de la légende du basketball, Kobe Bryant, à l’âge de 41 ans. 

C’est durant cette soirée que la jeune prodige californienne a affirmé sa place dans la sphère musicale de la pop grâce à son univers sombre. Faisant partie des artistes les plus nominés de l’année, cette dernière a eu le droit à 6 nominations. Elle a finalement remporté 4 Grammys, ce qui n’est pas du tout négligeable. 

L’enregistrement de l’année pour son tube « Bad Guy », l’album de l’année, la révélation de l’année, la chanson de l’année, ainsi que le meilleur album vocal pop. Voici toutes les distinctions que la jeune artiste s’est vu attribuer hier soir. 

Née en 2001, elle est la plus jeune artiste à avoir réussi un tel exploit depuis le début de la compétition. 

Affaire Estelle Mouzin : Fourniret mis en examen

C’est ce mercredi que Michel Fourniret a été entendu par la juge Khéris dans le cadre de l’affaire d’Estelle Mouzin. La petite fillette de 9 ans avait été porté disparu le 9 janvier 2003 à Guermantes en Seine-et-Marne.

Michel Fourniret entendu ce mercredi 27 novembre depuis 14 heures a été mis en examen pour « enlèvement et séquestration suivis de mort ». 
Sabine Khéris, la juge ayant repris cette affaire d’enlèvement, avait demandé que le tueur en série, surnommé « l’ogre des Ardennes » soit encore une fois interrogé suite à de nombreuses incohérences concernant ses dernières déclarations. Déjà condamné à la perpétuité après avoir avoué 11 meurtres précédés de viols d’adolescentes, commis entre 1987 et 2001. Ce dernier, aujourd’hui âgé de 77 ans, souffrirait de la maladie d’Alzheimer et aurait quelques fois des moments d’absence, mais aussi serait « parfaitement conscient, capable de débattre et de répondre » d’après Me Didier Seban, l’avocat de la famille de la petite Estelle. L’expert psychologue, en charge du couple que formait Michel Fourniret et Monique Olivier, le décrit comme étant « un grand manipulateur ».

Une nouvelle déclaration qui détruit l’alibi du présumé coupable

Mais à part les nombreuses incohérences de l’accusé, plusieurs indices le reliaient à l’enlèvement de la fillette. Une camarade de classe de cette dernière avait dressé le portrait-robot d’un homme qui l’importunait trois semaines avant la disparition de son amie. Portrait ressemblant fortement à Michel Fourniret, qui avait, de plus, une camionnette blanche similaire à celle de l’homme que décrivait l’enfant à l’époque. Malgré les tests ADN et des nombreux cheveux retrouvés dans la camionnette de l’homme, aucun ne correspondaient avec la fillette. Ce dernier avait démenti son implication dans cette affaire, en affirmant qu’il ne se trouvait pas en région parisienne au moment de l’enlèvement. Il aurait passé un appel à son fils depuis son domicile Belge, afin de lui souhaiter son anniversaire. Ce dernier n’ayant pas répondu, les enquêteurs avaient confirmé cette excuse en vérifiant le relevé d’appels téléphoniques.

C’est jeudi dernier que son ex-femme, Monique Olivier est venue, face à la juge, détruire l’alibi dont le présumé coupable disposait. Cette dernière a avoué qu’elle était la personne qui avait appelé leur fils, avec le fixe de leur domicile, à la demande de son mari, qui lui, ne se trouvait pas chez eux. 

Lost and Found : le journal intime d’une adolescente

Elle a tout pour elle ! C’est le 8 juin 2018 que la superbe Jorja Smith a sorti son album « Lost and Found ». Cette jeune Britannique de 22 ans est l’une des artistes redonnant un coup d’éclat à l’univers du R’n’B et de la soul. Influencée par des artistes comme Amy Winehouse ou encore Adèle, elle décide de nous raconter des épisodes de sa vie à travers sa musique.

La jeune chanteuse a été poussé à l’avant de la scène par des artistes comme Drake, qui lui avait réservé un interlude sur son album « More Life », ou encore Bruno Mars, pour qui elle faisait la première partie de son 24K Magic World Tour. Chanteuse et compositrice très sensible, Jorja Smith nous montre toutes les facettes de sa vie dans sa musique. La mélancolie avec « Where did I Go », le chagrin d’amour avec « Don’t Watch me Cry », ou encore d’autres sentiments par lesquels nous sommes tous passés durant notre adolescence. Nombreuses sont les thématiques abordées tout le long de l’album, mais la principale reste tout de même l’amour. Jorja Smith nous accompagne donc dans le journal intime qu’elle a entièrement écrit et coécrit, et nous fait découvrir tous ses souvenirs de jeunesse.

Album a l’atmosphère soporifique et planante, quelques titres peuvent se détacher de l’album comme par exemple « Teenage Fantasy » que l’artiste avait écrit alors qu’elle n’avait que 16 ans. Titre faisant ressortir les influences R’n’B des années 2000 de Jorja Smith, il est l’un des seuls à avoir une rythmique plus rapide et plus entrainante. Ayant grandi dans une famille d’amoureux de la musique, la jeune artiste nous fait ressentir cet amour tout le long de son album. Son père l’ayant conditionné au jazz et au gospel, Jorja Smith fait prédominer l’acoustique dans ses instrumentales. Par exemple, dans le titre « Goodbyes », la voix de la jeune femme est uniquement accompagné de guitare ce qui fait ressortir son grain de voix unique.

« Goodbyes » Jorja Smith, 2018

De manière générale, sur cet album, on peut entendre que la voix prime toujours sur l’instrumentale. Sa voix est toujours mise en avant. Cela donne une impression de live et permet à Jorja Smith de procurer de plus grandes émotions, pour notre plus grand plaisir auditif. C’est donc avec ce démarrage classe et envoutant, que la ravissante Britannique, est bien partie pour se faire une place de renom dans l’industrie de la musique.

Références : « Where Did I Go », Jorja Smith, 2018 « Don’t Watch me Cry », Jorja Smith, 2018 « Teenage Fantasy », Jorja Smith, 2018
« Goodbyes », Jorja Smith, 2018 « More Life », Album de Drake, 2017

« L’œil et la nuit » : voyage poétique dans un monde nocturne

Bien qu’ayant une place à part entière dans notre quotidien, la nuit reste l’une des choses les plus intrigantes pour l’Homme. Calme, sombre, apaisante ou effrayante pour certain, elle est l’objet d’une exposition à l’Institut des cultures de l’Islam.

L’œil et la nuit sont deux symboles très importants de l’Islam, que ce soit dans la religion ou encore du point de vue scientifique, pour les savants musulmans. Ainsi, du 19 septembre 2019 au 9 février 2020, dix-huit artistes d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Europe sont exposés à l’institut afin d’offrir leurs propres visions de la nuit et de son imaginaire.

Différentes formes d’art ont été rassemblées afin de rendre hommage à la nuit et à la perception de l’Homme face à sa noirceur. Une des pièces est dédiée à l’artiste Stéphanie Saadé, qui nous livre les souvenirs de son enfance en nous offrant l’odeur des nuits méditerranéennes. Son œuvre intitulée « Jasmine » est une flopée de fleurs de jasmin éparpillées sur le sol. L’artiste explique qu’elles représentent des étoiles filantes échouées sur la plage. Un petit couloir mène ensuite jusqu’à l’œuvre du sculpteur Vladimir Skoda. Face à un mur, se trouve une sphère en acier inoxydable, pendue à un fil et éclairé par un spot de lumière. L’œuvre « Badria », signifie la « pleine lune » en arabe. La sphère se balance à l’aide d’un mécanisme qui crée une ombre représentant l’éclipse. Métaphore artistique qui magnifie la représentation de l’éclipse et des nuits artificielles. Amandine, jeune étudiante de 19 ans, est venue à l’institut spécialement pour l’exposition : « J’en avais entendu parler et je ne regrette pas d’être venue. L’exposition nous fait voyager, et c’est un réel plaisir. En plus, elle est gratuite et présente dans les deux bâtiments ! ».

Par leurs sculptures, peintures et photographies, les artistes ont contribué à cette exposition en apportant leur vision personnelle. Souvenirs et interprétations qui présentent une nouvelle facette de la nuit, sombre, mystérieuse mais aussi extrêmement poétique.

Violences conjugales : Une grille d’évaluation pour mieux cerner les signaux d’alerte

Christophe Castaner et Marlène Schiappa ont présenté ce vendredi, une grille de 23 questions spécifiques permettant aux fonctionnaires de mieux évaluer les risques de violences envers les victimes.

Cette fameuse grille était très attendue par plusieurs associations luttant contre les violences conjugales. En visite à Chaumont (52), le ministre de l’Intérieur a décrit cette grille comme étant « indispensable », et pouvant « aider la victime à comprendre, à travers ses réponses aux questions, qu’il y a des comportements qui sont insupportables ». C’est début septembre qu’a été lancé un Grenelle des violences conjugales. Une soixantaine de propositions ont ensuite été faite fin octobre à la secrétaire d’État Marlène Schiappa. Cette grille en faisait partie, et a été un projet sur lequel ont travaillé des policiers, des gendarmes, des membres d’associations ainsi que des psychologues.

Identifier rapidement les risques afin d’agir 

Cette grille d’évaluation comporte des questions spécifiques qui devront être posées à une victime en dehors de son dépôt de plainte. Certaines questions comme : « Est ce que la fréquence des violences physiques/verbales a augmenté récemment ? » ou encore « Est ce que votre (ex)compagnon possède une arme déclarée ou non ? »; sont des questions permettant aux enquêteurs de «prévoir » un supposé futur passage à l’acte. 

Cette initiative est une solution dédiée aux victimes mais aussi aux forces de l’ordre. Très critiqués pour leur négligence face aux plaintes de femmes victimes de harcèlements ou de violences sexuelles, les gendarmes et les policiers seront mieux encadrés dans le processus de la prise en charge.

Gilets jaunes : Acte 53, un anniversaire mouvementé

Ce dimanche sera sous le signe du 1er anniversaire du mouvement des Gilets jaunes. Cela fera un an que ce soulèvement populaire aura commencé. Et en cette occasion, les Gilets jaunes ont annoncé une intensification de leurs actions ce week-end. 

C’est très tôt ce matin qu’ont commencé les premières actions des Gilets dans plusieurs villes de la France. « Plusieurs milliers » étaient attendus sur la capitale. Manifestations, blocages des périphériques… Ces différentes opérations ont pour un but principal. Redonner un second souffle au mouvement, qui a perdu de son intensité ces derniers mois. L’enjeu était aussi de « remobiliser les manifestants », qui, aux plus grands regrets des activistes, n’étaient plus que quelques milliers. Néanmoins, aujourd’hui, plus de 28 000 personnes ont manifesté en France, dont 4700 à Paris, d’après le ministère de l’intérieur.

Des débordements ayant mené à une centaine d’interpellations 

147 interpellations ont été faites à 20h par la préfecture de police de Paris. La police a fait usage de la force dans la matinée lorsque les premiers barrages de manifestants se sont formés en plein milieu du périphérique. La situation est ensuite devenue tendue. Dans les grands pôles de rassemblement comme Place d’Italie ou encore Place de la Bastille, les marches, autorisées au départ, ont dû être arrêtées par les forces de l’ordre. Ces derniers ont fait usage de gaz lacrymogènes aux alentours du Forum des Halles, à Châtelet, au centre de Paris, afin de disperser la foule.

Cet anniversaire a été très agité, et les « festivités » de cet « acte 53 » devraient se poursuivre demain, où le mouvement fêtera sa première année, jour pour jour.

Le secrétariat de Noël enfin ouvert !

Après Halloween, la période de Noël peut enfin faire son entrée. Après un an de patience c’est enfin le moment d’écrire sa lettre au Père Noël et la fameuse liste de cadeaux. On espère que vous avez été sage parce que c’est aujourd’hui que le secrétariat du Père Noël ouvre ses portes !

Chaque année, et cela depuis 1962, environ soixante lutins postiers s’occupent des lettres écrites par petits et grands. Environ un million d’enfants envoient leur liste au secrétariat du père Noël basé en Gironde. Toutes ces lettres viennent d’environ 150 pays différents. Vous préférez envoyer des mails ? Pas de panique ! Le secrétariat du Père Noël s’est modernisé au fil du temps. Vous pourrez donc envoyer un mail en allant sur la plateforme spécialement dédiée aux lettres de Noël sur le site de la Poste. 

« Route des nuages, au Pole Nord », « Avenue des Rennes, en Laponie » ou encore « 1 rue du Ciel étoilé ». Toutes les lettres arriveront à destination avec ces adresses. Mais une seule chose très importante ne doit pas être oubliée. Il faut préciser que la lettre est destinée au « Père Noël ». L’adresse « 33 500 Libourne » est quand même à privilégier si la lettre vient de l’étranger.

Ouvert aujourd’hui, le secrétariat vous laisse le temps de bien choisir vos cadeaux car il fermera le mardi 17 décembre. Mais cela n’est pas une raison ! Un autre conseil serait de bien choisir ses cadeaux sans être trop exigeant et trop gourmand, car à la fin, le Père Noël devra faire des choix pour contenter tout le monde. 

Alors à vos stylos ou à vos ordinateurs et n’oubliez pas : restez sage !

Attaque de Bayonne : L’auteur présumé des faits, un homme « très seul »

Claude Sinké est le présumé coupable de l’attentat de la mosquée de Bayonne, survenu lundi après-midi. L’homme âgé de 84 ans aurait tenté d’incendier la porte de la mosquée avant d’ouvrir le feu sur deux fidèles de 74 et 78 ans qui s’apprêtaient à prier. Le pronostic vital « est réservé pour l’un d’entre eux » d’après la préfecture.

L’homme de 84 ans est décrit par ses voisins comme peu fréquentable. Parler d’art avec ce passionné de sculpture pouvait être intéressant, si la conversation ne virait pas vers la politique. Sujet qui pouvait rendre l’homme assez violent. L’ancien militaire et partisan du Front National avait l’air « très seul » d’après ses voisins d’Anglet, près de Bayonne. D’autres voisins se disent très choqués par cet évènement. Ils le décrivent comme un homme âgé ayant du mal à marcher et qui « voyait mal ».  Ce dernier s’était déjà présenté sous l’étiquette du FN aux élections départementales de 2015. Connu aussi pour ses prises de positions xénophobes et homophobes, l’octogénaire avait déjà montré sur Facebook, son admiration pour le polémiste Éric Zemmour. 

Les avancées de l’enquête

Rapidement identifié, un témoin aurait relevé la plaque d’immatriculation de son véhicule. Il a été ensuite interpellé à son domicile de Saint-Martin-de-Seignanx. C’est Mike Bresson, adjoint à la mairie du village landais qui décrit l’assaillant comme « quelqu’un de psychologiquement perturbé (…) il n’aimait pas les gens de gauche, du centre et peu ceux de droit »

Le parquet national antiterroriste n’ayant pas encore saisi de l’affaire, cette dernière n’est donc toujours pas considéré officiellement comme un attentat. Même si s’en est bien un. 

L’octogénaire ayant reconnu les faits a été placé en garde à vue pour « tentative d’assassinat ».

Joker : En grandissant, on comprend les méchants

Joaquin Phoenix nous offre une interprétation grandiose du fameux « méchant » de la saga Batman, dans la nouvelle version cinématographique de Todd Phillips, « Joker ».

À la découverte du commencement .

Nombreux sont les comics nous racontant les péripéties, tout aussi extraordinaires les unes que les autres, de nos super héros favoris. Souvent, les réalisateurs négligent l’histoire des méchants.

Parmi eux, le Joker est l’un des plus incontournables de la pop culture. L’ennemi juré de Batman a été, durant ces dernières années, l’un des personnages de comics les plus repris. On le voit apparaitre dans des films comme Batman de Tim Burton, en 1989. Il est aussi présent dans The Dark Knight : Le chevalier noir de Christopher Nolan en 2008 ou encore dans Suicide Squad de David Ayer en 2016… Le mythe du clown psychopathe ne cesse de se renouveler pour notre plus grand plaisir. 

Cette année, la nouvelle adaptation nous raconte la vie du Joker, et la source du mal. On comprend enfin d’où vient le fameux clown monstrueux. Cela pourrait sembler fou mais, on le comprend ! 

L’interprétation intense d’un personnage perdu 

Arthur est un homme qui habite avec sa mère souffrante dont il prend soin dans un vieil appartement de Gotham City. Il est aussi lui-même souffrant d’un trouble psychique qui provoque chez lui des crises de fous rires incontrôlables. Vivant dans une grande précarité, la tristesse l’accompagne toujours. Ce dernier veut la combattre en devenant une star du stand-up afin de « répandre la joie ». Tristesse qui se transformera vite en haine qu’il rejettera sur les autres avec une extreme violence. Le clown laissera donc sa place à Joker. 

Si on doit choisir un seul des nombreux points positifs de ce film, on garderait sûrement l’interprétation. Joaquin Phoenix nous offre lui, une prestation surprenante. 

On le découvre amaigri, la peau sur les os, le dos voûté. Cet air triste et perdu propre à ce clown transparait sur son visage. Digne de l’acting typique américain, l’acteur de 45 ans a expliqué dans une interview qu’il s’était enfermé des semaines dans sa chambre d’hôtel afin de rentrer dans son personnage. 

Son but était de comprendre sa folle psychologie. Essayer de comprendre le mal-être du clown était la seule façon de le transmettre aux spectateurs. Mission accompli.