Le « monde d’après » chez les soignants

Burn-out, manque de personnel, manque de reconnaissance, faible salaire… Depuis des années, les soignants manifestent leur mécontentement pour faire améliorer leurs conditions de travail. Face au monde d’après (Post-Covid), les soignants seront-ils enfin entendus ?

Mardi 16 juin, les soignants ont manifesté pour la première fois depuis le déconfinement, toujours pour les mêmes raisons : leurs conditions de travail. Elles se sont vues détériorées au fur et à mesure du temps entraînant un mal-être généralisé pour les professionnels de santé. Des internes qui travaillent souvent entre 60 à 80 heures par semaine, des infirmiers et aides soignants en sous-effectifs qui courent dans les couloirs, qui n’ont parfois pas le temps d’aller aux toilettes ou de prendre leur pause repas, des ASH (Agent des services hospitaliers) avec toujours plus de responsabilités, mais sans aucune augmentation de salaire… L’hôpital public s’écroule, se transformant dangereusement en usine à soin et le monde de la santé s’essouffle.

Le Covid-19 a stoppé temporairement les manifestations des professionnels de la santé et du paramédical pour se concentrer sur l’urgence sanitaire. Au premier front, fidèles à leur poste, ils ont assuré les soins pendant le confinement. Le gouvernement a lancé le Ségur de la santé récemment, qu’en est-il de l’opinion des soignants sur leur propre avenir et le futur de la santé en France ? CAQS a pu interviewer différents soignants : Aude, aide-soignante, dans une clinique privée. Raphaëlle Jean Louis, infirmière, autrice de « diplôme délivré(e)» et réalisatrice. Claire, futur externe bientôt en 4ème année de médecine. Véronique, infirmière depuis 30 ans et Claire, infirmière depuis une dizaine d’années exerçant dans les DOM TOM. Nous leur avons demandé leurs avis sur le « monde d’après » Covid-19, pour les soignants, l’hôpital public et la santé. Entre espoirs et désillusions, voici leurs témoignages.

Des postes ont déjà été supprimés

Aude, aide-soignante, a d’abord été dans l’espoir avant d’être désabusée par la situation: « au début j’ai cru que le Covid-19 allait changer quelque chose, que ça allait changer la mentalité des gens, la mentalité du gouvernement, que ça allait bouger les choses.» En ajoutant que deux mois c’était trop court pour avoir un impact massif sur des changements au niveau gouvernemental, seul l’argent gouverne le monde. Cette aide-soignante a pu déjà s’apercevoir d’un retour en arrière depuis le déconfinement, des postes ont déjà été supprimés dans sa clinique privée : « l’équipe de jour s’est retrouvée avec des suppressions de poste. Les infirmières de jour se retrouvent maintenant à travailler une par étage ». Se retrouvant seules face à plus d’une dizaine voire une vingtaine de toilettes à enchaîner le matin.

Même constat pour Claire, infirmière dans les DOM TOM, pensant qu’il faut toujours continuer de se battre, mais ressent une certaine lassitude. En 12 ans de carrière, elle a vu les conditions de travail se détériorer : « déjà les hôpitaux sont manager, ce qui fait que le système de santé doit être absolument rentable, ce qui va à l’encontre d’une grande éthique, donc c’est très problématique ». Tout en précisant que cela va être compliqué pour les soignants d’obtenir quoi que ce soit. Selon elle, malgré la concertation qui a lieu dans la sphère médicale et paramédicale depuis presque un mois, la négociation reste complexe. Pour Aude, l’hôpital public pourrait peut-être évoluer, tout en restant sur le conditionnel, mais jamais le privé changera. La raison ? « L’argent».

« Bosse et tais-toi »

Le Segur de la santé a commencé le 25 mai, c’est une grande concertation, réunissant le monde de la santé et du médico-social afin de refonder le système de santé actuel. C’est à la mi-juillet que ce dernier prendra fin, des débats sur la revalorisation des rémunérations et des carrières sont en cours. De nombreux soignants sont sceptiques, méfiants de ce Segur de la santé. C’est le cas de Véronique, infirmière depuis plus de 30 ans : « je suis peu optimiste sur le fameux Ségur de la santé, car il n’y a pas vraiment de représentants de notre profession à ce dernier. Donc rien ne va sortir pour nous les infirmiers. Je suis en colère même sur ce manque de représentation. Mais je dis comme habitude, on pense à nous seulement quand on ne peut pas faire autrement, sinon c’est bosse et tais toi ».

Quand d’autres y voient une lueur d’espoir telle que Claire, bientôt en 4ème année de médecine : « Je pense et j’espère que suite à cette épidémie les conditions de travail seront meilleures. On a pu voir la détresse des soignants et du monde hospitalier actuel». Elle a espoir que le Segur aboutit à des changements positifs pour les professionnels de la santé et paramédical, bien qu’elle ne sera pas étonnée si rien ne se fait. Raphaëlle, infirmière engagée pour revaloriser les métiers des soignants et lutte pour améliorer les conditions de travail, ne se prononce pas sur le Segur de la santé, pour elle tout dépendra des décisions prises par le gouvernement, mais reste malgré tout optimiste et espère un changement de la part de l’État.

« On peut changer les choses »

Cependant, cette dernière demeure sceptique face à toutes les intentions liées aux soignants. Au départ, elle était touchée par les applaudissements à 20h, puis vain une incompréhension : « On n’est pas les seuls à avoir fait face à cette crise sanitaire, est-ce qu’on essaye de nous divertir, je me suis demandée si on essayait de nous duper à travers les applaudissements. Puis il est venu la fameuse prime de 1500 euros et cette médaille et là je me suis dit, applaudissements, médaille et maintenant les 1500 euros, c’est quoi au juste, désolée d’être familière, c’est une carotte, mais on n’est absolument pas dupe, ce n’est pas ça que l’on veut, donc on est encore aujourd’hui dans les rues et on continuera tant que ça n’avancera pas ». L’infirmière-réalisatrice insiste bien que les manifestations des soignants actuelles n’ont aucun rapport avec le Covid-19, car ces métiers là sont bouleversés depuis de nombreuses années avec des conditions de travail toujours plus difficiles, qui cause du tort autant pour les personnels soignants que pour les patients.

Depuis longtemps, les soignants n’ont cessé de manifester sans réel changement, leurs revendications restaient sous silence. Le Ségur de la santé sera-t-il à la hauteur de leur espérance ? En matière d’augmentation du personnel, de matériel, de revalorisation des carrières ou encore de revalorisation des salaires, à titre d’exemple, le salaire des infirmiers en France est en dessous de la moyenne européenne ainsi que les pays membres de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Mais pour Raphaëlle, il faut continuer à se battre et y croire : «par moments on se dit que ça va jamais changer, mais enfaîte non, il faut garder espoir et être positive, parce que je repense à d’autres combats qui ont eu lieu dans l’Histoire et je me dis qu’on a le pouvoir, donc on peut faire changer les choses ».

crédit de une : Raphaëlle Jean Louis

Réouverture des cinémas : les films à l’affiche

Depuis plus de trois mois, les salles de cinéma sont restées closes à cause du covid-19. Elles pourront rouvrir à partir du 22 juin prochain, mais quel programme attend les spectateurs ?

Festival de Cannes annulé, arrêt des tournages, salles de cinéma fermées depuis mi-mars… Le 7ème Art a beaucoup souffert de la crise sanitaire à cause de la pandémie du covid-19. Le 28 mai 2020, Édouard Philippe a annoncé la réouverture de tous les cinémas à partir du 22 juin prochain. Quant aux mesures sanitaires, elles ont été précisées par la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français). En outre, le port du masque ne sera pas obligatoire mais fortement recommandé, la capacité des salles sera réduite de 50 %, des places vides entre chaque spectateur… Malgré ces changements d’habitudes, les cinéphiles et amateurs du cinéma pourront à nouveau se retrouver dans les salles obscures, mais quels films seront au programme à partir du 22 juin ?

Les films diffusés durant la semaine de confinement, et retirés des salles subitement après quelques jours de sortie, pourront être à nouveau projetés fin juin. Une seconde chance pour ces films malchanceux, c’est le cas du biopic de Marie Curie, Radioactive, de Marjane Satrapi, la comédie/drame La Bonne épouse de Martin Provost, le drame biographique De Gaulle de Gabriel Le Bomin ou encore Une sirène à Paris de Mathias Malzieu. Des nouveaux films encore inconnus du public seront aussi à l’affiche. Voici la liste des 22 films qui sortiront dans deux semaines :

Le programme du 22 juin :

Invisible Man, genre : Horreur/thriller de Leigh Whannell avec Elisabeth Moss et Oliver Jackson-Cohen.

Cécilia Kass, interprétée par l’actrice héroïne de la série la servante écarlate, joue une jeune femme en couple ne supportant plus son copain richissime. À cause de ses pulsions de violences, elle décide de prendre la fuite en pleine nuit. Mais lorsque son petit ami décide de mettre fin à ses jours, Cécilia vit d’étrange coïncidence et a la sensation qu’il est toujours présent malgré sa mort.

De Gaulle, genre : drame biographique de Gabriel Le Bomin avec Lambert Wilson et Isabelle Carré.

Cinquante ans après la mort de l’ancien président de la République, ce drame biographique retrace les événements marquants du dirigeant et le combat contre l’Allemagne nazie. Notamment en 1940 lorsque la guerre est à son apogée, De Gaulle rejoignant Londres lançant son fameux appel du 18 juin à la radio sur les ondes de la BBC.

Radioactive, genre : drame/romance, biopic de Marjane Satrapi avec Rosamund Pike et Sam Riley.

Ce film relate la biographie de la célèbre scientifique Marie Curie. Qui à la fin du XIX siècle a dû s’imposer dans un univers très majoritairement masculin. Avec son époux, Pierre Curie, ils mènent tous deux des recherches scientifiques et découvrent deux nouveaux éléments qui vont révolutionner la science et leur vaut le Prix Nobel : le radium et le polonium.

La Bonne Épouse de Martin Provost avec Juliette Binoche et Noémie Lvovsky.

Paulette Van Der Beck gère d’une main de maître une école de ménagère afin d’apprendre à de jeunes filles à devenir de parfaites épouses. Tout se bouscule lorsque cette dernière se retrouve veuve et sans un sou, son institution s’en trouve menacée de fermeture et mai 68 qui débarque, cela risque de créer un vent de liberté.

Nous les chiens, genre : animation de Oh Seong-Yun et Lee Choonbaek.

Cette animation a été présentée au Festival du film d’Annecy en 2019. Le meilleur ami de l’homme se voit régulièrement abandonner par leur maître. Cette meute de chiens chassés, doit apprendre à survivre seule, en étant solidaire les uns avec les autres et à chercher une place dans ce monde malgré l’abandon.

Mon nom est clitoris, genre : Documentaire de Lisa Billuart Monet et Daphné Leblond.

Un film documentaire où des jeunes femmes parlent de la sexualité, de leurs histoires, de la masturbation sans complexe à visage découvert. Film féministe qui met les femmes à extérioriser les tabous les plus intimes.

Sont également à l’affiche :

Les documentaires : L’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché de Pamela B. Green, Visions chamaniques : territoires oubliés de David Paquin, Kongo de Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav, The Great Green Wall de Jared P. Scott, Si c’était de l’amour de Patric Chiha.

Plusieurs drames : Filles de joie de Anne Paulicevich, Mosquito de João Nuno Pinto, Une Sirène à Paris de Mathias Malzieu, Benni de Nora Fingscheidt, Un Fils de Mehdi M. Barsaoui, La Communion de Jan Komasa, Canción sin nombre de Melina León.

Pour les amateurs d’horreur : The Hunt de Craig Zobel et The Demon Inside de Pearry Reginald Teo.

Pour les enfants il y aura La Petite Taupe aime la nature, film d’animation de Zdenek Miler.

En thriller, L’Ombre de Staline de Agnieszka Holland.

En comédie : 3 étés de Sandra Kogut et pour finir un film déjà sortie en 1971, mais qui a été restauré Les Lèvres rouges de Harry Kumel.

Image mise en avant : Lois Pettini

Disneyland Paris, un flou total

Alors que l’été arrive peu à peu et les parcs d’attractions rouvrent à tour de rôle après le déconfinement, une question demeure… Quand est-ce que Disneyland Paris va rouvrir ses portes ?

La première destination touristique d’Europe avec plus de 15 millions de visiteurs en 2019, est fermée depuis le 13 mars dernier suite à la pandémie du Covid-19. La quasi-totalité des parcs de loisirs est autorisée à rouvrir depuis le 2 juin en zone verte. Ainsi, le Puy du Fou accueillera ses visiteurs le jeudi 11 juin 2020, à partir du samedi 13 juin 2020 ça sera le tour du Futuroscope, le 15 juin pour le parc d’Astérix, pour ne citer que ceux-là. Cependant, le complexe de loisirs situé en Seine-et-Marne est en zone orange. Le 28 juin dernier, Edouard Philippe, a précisé que les parcs de loisirs dans les zones classées orange ne rouvriront pas avant le 22 juin. Malgré cette annonce du Premier ministre, Disneyland Paris n’a toujours pas confirmé une date de réouverture et aujourd’hui toutes les hypothèses restent possibles. 

« Aucune information officielle »

Deux Cast Members (le nom utilisé pour dire « employé » en langage Disney) du célèbre parc de loisirs, ont bien voulu témoigner. Quentin, qui travaille en restauration depuis de nombreuses années et une employée en boutique qui a souhaité rester anonyme. Pour cette dernière : « À l’heure où je vous parle, nous n’avons reçu aucune information officielle au sujet de la réouverture. Disney a déjà commencé depuis quelques temps à installer des plexus au niveau des caisses et des marquages au sol ». Cette Cast Member a bien vécu son confinement et a eu régulièrement des communiqués de la part de la direction sur le réseau social interne. Mais une difficulté s’ajoute : « Le seul point noir quant à la réouverture du parc est de forcer tous les Cast Members opérationnels à effectuer les horaires adaptés et de passer à une semaine fixe. »

Les employés de Disneyland Paris, ont deux semaines fixes en temps normal, c’est-à-dire deux semaines dans leurs agendas qui ne changent pas, pour mieux organiser la vie privée. La troisième semaine est dite optionnelle, les horaires de travail peuvent éventuellement changer : « Certains syndicats essayent de négocier cette décision que nous trouvons injuste ». Pour Quentin, même constat en terme de flou au niveau du futur de l’entreprise : « Les futures organisations ? On ne les connaît pas. Comme dit plus haut nous n’avons aucune mesure qui a était donné actuellement et on ne sait pas comment cela va se passer ». Les deux employés ne sont donc pas plus au courant que la plupart des futurs visiteurs qui attendent patiemment le retour à la normale pour le parc. 

L’ouverture de Shanghai Disneyland le 11 mai

Disneyland Paris est toujours fermé au public à l’heure actuelle, mais d’autres parcs Disney dans le monde ont ouvert leurs portes, c’est le cas de Shanghai Disney. Depuis le 11 mai dernier, les premiers visiteurs depuis le confinement, ont pu réintégrer les lieux magiques. Des changements stricts ont été opérés, pouvant laisser présager une éventuelle organisation similaire pour Disneyland Paris. À Shanghai Disneyland, la capacité d’accueil a été limitée drastiquement, le parc fonctionne à 30% de sa capacité, passant de 80 000 visiteurs à 24 000 par jour. Pour les futurs visiteurs, il faut réserver son jour de visite à l’avance, bien entendu le port du masque est obligatoire et la prise de température s’impose. Afin de respecter au mieux les distances de sécurité, des marquages au sol ont pris place dans les files d’attente. Les personnages aussi doivent éviter de trop s’approcher des visiteurs pour assurer la sécurité de chacun. 

Face à cette ouverture, on ne peut que s’attendre à une potentielle ouverture du parc Disneyland Paris cet été. Sur le site, les achats des billets sont possibles à partir du 15 juillet 2020, nous ignorons actuellement si cela signifie une piste quant à son ouverture. Une chose est sûre, Disneyland Paris est en plein travail pour rouvrir ses portes et sûrement dans les semaines à venir.

Image mise en avant : Pixabay

Une ère épidémique ?

Les scientifiques et les chercheurs n’ont jamais été autant mis en lumière depuis l’arrivée du Covid-19. Cette nouvelle maladie infectieuse questionne sur la nature des épidémies et du monde de demain.

Covid-19 ou nouveau coronavirus, depuis des mois maintenant, ces mots reviennent chaque jour dans les médias. Cette épidémie, devenue une pandémie, a confiné la moitié de la population mondiale, du jamais-vu. Elle fait partie d’une liste non exhaustive de maladies infectieuses dont l’Humanité a dû faire face. Cependant, les épidémies de maladies infectieuses ont quintuplé depuis les années 1960 : la grippe asiatique en 1956, grippe de Hong Kong, la fièvre de Lassa, le virus VIH, le SRAS en 2002, H1N1 en 2009, MERS-CoV en 2012, Ebola en 2014… Les scientifiques sont d’accord pour dire que les épidémies sont de plus en plus régulières et rapides malgré qu’elles soient moins mortelles qu’avant, grâce aux progrès scientifiques. Néanmoins avec le facteur de la mondialisation, les épidémies ont plus de chance de se transformer en pandémies.

Pour Serge Morand, chercheur au CNRS et CIRAD, thésard en écologie, cette augmentation des épidémies est due aux bouleversements sur la biodiversité engendrée par l’activité humaine. Il met en évidence la mondialisation, l’élevage intensif et les contacts chamboulés par les êtres humains sur la faune sauvage. La plupart des épidémies, telles que le COVID-19, sont des zoonoses. C’est-à-dire, une maladie infectieuse transmissible d’un animal vertébré à l’être humain et ce n’est pas un cas rare. En 2016,  selon le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), 60 % des maladies infectieuses humaines sont d’origine animale. Face à la vie moderne, la faune sauvage diminue au fil du temps. Les animaux non domestiqués sont dans l’obligation de se déplacer pour survivre. Or, comme le souligne Serge Morand : «c’est cette proximité entre la faune sauvage et les animaux domestiqués qui crée une condition d’émergence des maladies infectieuses.»

L’exemple du virus Nipah en Asie

Pour illustrer ses propos, le chercheur évoque le virus NIPAH en Asie. Ce virus a eu lieu à cause du croisement inhabituel entre des chauves-souris et des porcs, en Malaisie. Ces chauves-souris frugivores vivent d’ordinaire dans la forêt, là où se trouve l’abondance de nourriture pour elles. Face à la déforestation massive dans ce pays pour récolter l’huile de palme, ces dernières se voient dans l’obligation de quitter leurs habitats naturels. Elles circulent ailleurs à la recherche de pâture, à côté des élevages intensifs, là où se trouvent des arbres fruitiers à proximité. Ensuite, en récoltant les fruits, elles défèquent puis tombe sur les cochons d’élevages. Ces derniers attrapent le virus qui le transmet aux hommes, aux éleveurs en premier. Enfin, les bêtes sont envoyées à Singapour pour être tuées, et ainsi d’autres travailleurs sont infectés dans les abattoirs.

Pour l’écologue : « cette perte de biodiversité menace le système naturel de régulation des virus.» Et les chiffres ne sont pas rassurants, d’après une étude de l’ONU en 2019, jusqu’à un million d’espèces seraient menacées d’extinction. Serge Morand démontre dans ses recherches que plus la biodiversité est grande, plus il y a des maladies infectieuses, mais ces microbes se transmettent mal, donc le risque d’épidémie est faible. En revanche, lorsque la biodiversité est menacée cela favorise les contacts et les transmissions, par conséquent le risque d’avoir des épidémies augmente. Dans les élevages industriels, la diversité génétique a chuté de manière drastique, les animaux sont « standardisés», ce qui favorise cette transmission de pathogènes, contrairement aux fermes locales. De manière générale, il y a une augmentation des animaux d’élevage depuis la mondialisation. Si on prend l’exemple du poulet d’élevage dans le monde, ce dernier dépasse largement le nombre d’humains, 22,7 milliards, selon des chercheurs anglais.

Il y a toujours débat dans la sphère scientifique

Serge Morand est loin d’être le seul scientifique à faire le lien entre biodiversité et épidémie. De nombreux chercheurs se rangent sur le même constat. Selon le rapport Frontières du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement) datant de 2016 : « l’émergence de zoonoses est souvent associée à des changements environnementaux ou perturbations écologiques, comme l’intensification agricole et l’établissement humain, ou empiétements sur les forêts et autres habitats.» Dans ce même rapport, le PNUE a signalé que la hausse des épidémies de zoonoses partout sur Terre est préoccupante, pouvant entraîner une menace pour l’économie et pour l’écosystème. Ce rapport explique aussi que les animaux domestiques et plus particulièrement le bétail fonctionne tel un « pont de maladie», qui a été contaminé au préalable par un animal sauvage, c’est le cas de la grippe aviaire. Le PNUE écrit « c’est particulièrement le cas pour les animaux d’élevage intensif qui sont souvent génétiquement similaires au sein d’un troupeau et manquent donc de la diversité génétique qui fournit une résilience». Ce dossier apporte des chiffres assez importants comme le fait que tous les quatre mois en moyenne, une nouvelle maladie infectieuse apparaît chez l’être humain.

Néanmoins, il y a toujours un débat dans la sphère scientifique avec la corrélation entre biodiversité et l’émergence d’épidémies. Face à la complexité du sujet, les scientifiques continuent leurs recherches à la découverte d’explication et à comprendre le processus. Certains scientifiques, dont Marcel Kuntz, biotechnicien végétal, ne voit pas le rapport entre l’actuel coronavirus et la perte de la biodiversité, mais observe plutôt une idéologie de la part de nombreux scientifiques. Le 8 avril 2019, la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) a écrit : « en l’état actuel des connaissances, la pandémie en cours apparaît liée à ces atteintes à la biodiversité.» Marcel Kuntz critique que cela soit juste une corrélation et non une  « démonstration de cause à effet.» Le scientifique déplore que cela ait été rédigé par 16 dirigeants, tous membres de l’Alliance nationale de recherche pour l’environnement. Ce dernier voit simplement un acte de lobbyiste de la part de la FRB pour assurer le financement des recherches qu’elle encourage. De plus, pour Kuntz, il est trompeur de rassembler toutes les maladies infectieuses de zoonoses ensemble, puisqu’il n’y a pas qu’une seule cause. Tout en précisant qu’aucune étude établit un lien entre le Covid-19 et la biodiversité pour le moment.

Cinéma : un festival gratuit sur Youtube !

Pour la première fois de l’histoire du cinéma, le festival « We Are One : A Global Film Festival » créé pour l’occasion, va prendre place sur Youtube dès aujourd’hui jusqu’au 7 juin.

Alors qu’on nous scande de Covid-19 et de règles strictes durant ce déconfinement, le temps de s’évader est arrivé. Face à la pandémie qui a confiné la moitié de la population mondiale, les festivals se sont vus annulés à tour de rôle. L’incontournable festival de Cannes qui aurait dû fêter sa 73e cérémonie a dû apprendre à se réinventer. Pendant que les cinémas ne rouvriront pas avant le 22 juin, l’industrie cinématographique ne reste pas moins active. C’est ainsi que Global Film Festival, produit par Tribeca Enterprises et Youtube, voit le jour du 29 mai jusqu’au 7 juin inclus. Un festival mondial 100% virtuel et surtout 100% gratuit.

Un festival virtuel avec plus de 100 films

Cet événement exceptionnel, a été organisé avec l’aide d’une vingtaine de grands festivals internationaux tels qu’Annecy, Berlin, Tokyo, Cannes, Venise, BFI Londres, Toronto pour ne citer qu’eux. Ce festival propose plus de 100 films et avec un total de 5 heures de visionnage pour chaque organisateur. Au programme, ce sont 23 longs-métrages, 8 documentaires, 57 courts-métrages de fiction et 15 courts-métrages documentaires, des tables rondes. Ainsi que des vidéos de conférence archivées notamment avec l’actrice Francis Ford Coppola et l’acteur Steven Soderbergh ou encore une intervention de John Waters et même des œuvres de réalité virtuelle. Le festival mettra des avants-premières tels que le documentaire And She Could Be Next, parlant de femmes de couleur en politique.

Un événement du 7ème Art sous le signe de la philanthropie. Une partie du produit du festival sera versée à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et à diverses associations. Les spectateurs pourront aussi participer à cet élan de solidarité en faisant des dons. La chaîne Youtube de l’événement : YouTube.com/WeAreOne . Le programme est mélangé de vieux films et des nouveaux projets. Pour découvrir l’intégralité du programme sur ces 10 jours, voici le lien : http://www.weareoneglobalfestival.com/schedule

Quelques films en programmation

Le film “ Wake Up ” retrace «quatre histoires sur les services de prévention du suicide, dédiés aux vétérans américains, à la communauté LGBT, aux étudiants universitaires et aux propriétaires d’armes à feu» prévu le 4 juin.

« The One-Minutes Memoir » raconte l’histoire de « Onze réalisateurs primés transforment les mémoires en courts métrages animés exubérants, chacun dans leur propre style, avec des histoires allant du plus sincère au plus absurde » diffusé le 31 mai. Il est produit par Annecy International Animation Film Festival.

« Nasir » témoigne d’« Une journée ordinaire qui se déroule pour un vendeur de rue au cœur chaleureux dans le sud de l’Inde, alors qu’il tente de de créer un foyer aimant pour sa famille tout en évitant le sentiment anti-musulman de ses voisins » prévoit de sortir le 6 juin.

Le CD en voie d’extinction ?

Depuis quelques années, les plateformes de streaming (Deezer, Spotify, Apple Music…) ont révolutionné le marché de la musique, entraînant le CD au dernier rang, jugé obsolète et révolue pour la plupart des consommateurs.

C’est en 1982 que le disque compact fait son apparition. Véritable révolution technologique, ce dernier détrône les 33 tours. Son inventeur, James Russell, souhaite trouver une solution durable contre l’usure des vinyles et améliorer la sonorité. C’est seulement deux décennies plus tard, que les entreprises Philips et Sony Grand vont mettre sur le marché le CD, dans les années 80.

C’est un marché qui explose entre 1980-1990. Les majors de la musique vivent principalement de la vente de CD à cette époque. Seulement 38 ans plus tard, l’âge d’or du CD est déjà bien lointain. De nouveaux acteurs sont rentrés en jeu, bouleversant totalement l’industrie musicale. Le coup de massue fut l’apparition de Napster en 1999. Un logiciel de téléchargement de musique qui a permis le piratage en « peer to peer » à grande échelle, en toute inégalité. C’est-à-dire que les internautes communiquent entre eux les fichiers par un serveur central.

Un marché en crise

Face à un monde en pleine mutation avec la technologie qui évolue sans cesse, les acteurs du marché musical ont dû apprendre à s’adapter. Les utilisateurs ont imposé leurs règles par la découverte du téléchargement illégal. D’autres formes émergent, face à un marché en crise confrontée au piratage de masse. C’est le streaming qui est la réponse aux nouveaux usages. Le streaming a pour définition, selon l’internaute.fr « technique de diffusion et de lecture en ligne et en continu de données multimédias, qui évite le téléchargement des données et permet la diffusion en direct ». Ce dernier, permet une offre beaucoup plus large, une logique de catalogue qui naît dans la pratique du téléchargement. Face à cette arrivée, les ventes de CD se sont écroulées au fur et à mesure, selon les chiffres de la SNEP, les Français ont acheté 150 millions de CD en 2002, passant à 24 millions en 2018 !

Qui n’a jamais entendu parler de Deezer, Spotify, Apple Music, Amazon, YouTube ? Pour n’évoquer que les plus connus. Selon les données du dernier rapport annuel de l’IFPI (Fédération internationale de l’industrie phonographique), le streaming musical représente « près de 50 % des revenus totaux de l’industrie de la musique à travers le monde». Avec cette omniprésence sur le marché de nos jours, le streaming relance l’économie musicale qui s’est montrée fragilisée par le piratage de masse. Cependant, la publicité rapporte moins pour les plateformes, il y a donc une obligation d’augmenter leurs chiffres d’affaires par des offres payantes par abonnement. Difficile de convertir les consommateurs à retourner vers du payant, face à l’habitude de la gratuité légale. En titre d’exemple, le leader du marché du streaming musical, Spotify, n’a jamais été rentable depuis sa création en 2006.

Est-ce vraiment la fin ?

Le streaming est dans l’air du temps et le vinyle devient à nouveau tendance, mais le CD quand à lui, n’attire plus grand monde. Certains chiffres ne sont pas encourageants pour l’avenir de ce dernier. En 2018, pour la première fois, selon les chiffres du Syndicat national de l’édition phonographique « le chiffre d’affaires généré par le numérique a dépassé celui des ventes physiques. Il représente désormais 57% des ventes globales. » Autre fait marquant cette même année, l’entreprise américaine électronique Best Buy, décide d’arrêter de vendre les CD dans la totalité de ses magasins. Le streaming a véritablement rattrapé le CD en quelques années, mais est-ce vraiment la fin ?

Les chiffres de 2019 de la SNEP sont tempérés : « Le CD représente encore plus d’un tiers des revenus physiques et numériques ». Le support physique, a été aussi augmenté par le retour du vinyle. Cet objet qui semblait mort définitivement, renaît de ses cendres « les ventes de vinyles ont quintuplé en cinq ans ! Le vinyle représente désormais près d’un cinquième des revenus du marché physique. » Bien que de nos jours, le CD soit désuet pour la plupart des gens, qui sait que dans quelques années, il pourrait ressortir du tiroir et devenir comme le vinyle, un objet de collection et en vogue ?

Un avenir incertain pour les jeunes diplômés face au covid-19

Ils sont des milliers cette année à terminer leurs années d’études supérieures en France. Cette dernière année, jugée primordiale pour l’insertion professionnelle, s’est vu mouvementée par l’apparition de l’épidémie du Covid-19.

La dernière année d’études est synonyme de professionnalisation, d’expérience et de stage pour de nombreux étudiants. L’objectif est de permettre au mieux de rentrer en douceur dans la vie active. Généralement, elle se termine par un stage de plusieurs mois, cela permet aux étudiants d’ajouter une crédibilité à leur parcours et parfois d’être engagé dans l’entreprise en question. Les étudiants dans les branches de l’arts/lettres/langues ont toujours eu plus de difficultés à s’insérer sur le marché du travail. Filières réputées bouchées ou saturées, la fin de leurs études compromises par le Covid-19 ?

Trois étudiantes, qui terminent leurs études, ont bien voulu témoigner pour le journal CAQS. Anaïs en dernière année de bachelor à l’école de journalisme de Nice, Florentine en master de communication à Aix-Marseille et Clémentine en dernière année à l’école de journalisme de Tours, nous décrivent leurs espoirs, leurs difficultés rencontrées et leurs points de vue face à leur avenir professionnel, en période épidémique.

Tous les stages sont retardés

Certains étudiants ont fait leurs stages avant le confinement, c’est le cas pour Anaïs, entre le mois de janvier et février : « premier stage réussit à faire juste avant le confinement, pour les cours c’est une autre histoire ». Cette situation est loin d’être courante, la plupart des étudiants finissent l’année grâce à un stage obligatoire. La future journaliste raconte comment ces derniers mois de cours ont été profondément impactés par le coronavirus. Un apprentissage inédit et dans l’urgence a dû se mettre en place, majoritairement par téléphone ou via une vidéoconférence : « revoir le journalisme d’une autre manière ».

Pour l’étudiante en communication, Florentine, qui avait commencé un stage dans une boîte de production début janvier, elle a vécu une rupture brutale lors de son expérience professionnelle :  » mon stage a donc été interrompu, car c’était impossible de le poursuivre en télétravail. Ce stage était prévu jusqu’à début juillet, mais la boîte de production n’envisage pas de faire reprendre les journalistes en présence physique avant le mois de septembre ». Même constat pour Anaïs :  » beaucoup de stages sont annulés, dans tous les cas, tous les stages sont retardés ». Cette dernière a des difficultés à trouver un stage optionnel pour cet été, essuyant beaucoup de refus pour la période estivale.

Ce sont des occasions manquées

Certains étudiants arrivent quand même à trouver des stages dans leurs domaines de prédilection. Durant le confinement il y a eu beaucoup de stages en télétravail. Pour cet été, certains réussissent malgré tout à trouver des stages à leurs convenances, c’est le cas de Clémentine. Elle voit ainsi son été au complet et très chargé, avec un stage à France Info pour finir avec Ouest-France. Malgré un point d’interrogation pour la suite : « concernant l’entrée sur le marché du travail à partir de septembre, c’est un peu le flou ». Elle a pu remarquer aussi, que de nombreux étudiants en master 2, n’avaient pas eu la possibilité de créer une expérience supplémentaire : « pour énormément de personnes qui ont vu leurs stages annulés, ce sont des occasions manquées pour eux, pour se faire des contacts, pour se faire connaître, de prouver qu’on est capable de faire du bon travail. »

Pour les 14 écoles reconnues par la profession de journaliste, les étudiants ont la possibilité de passer des bourses. Ces bourses sont des concours qui permettent aux meilleurs étudiants de pouvoir tenter leurs chances dans de grandes rédactions. Les personnes qui remportent les bourses peuvent signer un contrat en CDD dans l’une des rédactions. Clémentine, qui se trouve dans l’une de ces écoles reconnues, EPJT Tours, passe une bourse :  » je passe la bourse Dumas de RTL, tout se fera en visioconférence et tout se fera à distance. C’est exactement les mêmes modalités que la bourse en temps normal, c’est-à-dire qu’on aura le sujet le matin même, et qu’on devra réaliser dans la journée un papier radio et un reportage d’une minute trente. On passera devant le jury de RTL, mais certaines bourses ont été annulées, c’est le cas d’Europe 1. »

C’est pour moi une source d’inquiétude

De manière générale, l’entrée à la vie active est souvent une période assez anxiogène pour les jeunes diplômés. Depuis l’arrivée de l’épidémie, une inquiétude plus élevée semble palpable pour les étudiants, toutes filières confondues. Même si certaines semblent être encore plus incertaines. Notamment pour ces filières passionnantes de la sphère lettres/arts/langues, qui attirent chaque année, malgré le taux d’employabilité faible. Pour Clémentine : « c’est un peu le grand flou, mais c’est un peu pareil pour tous les secteurs, mais encore plus pour les médias parce que économiquement, ils sont assez lourdement touchés. »

Même remarque pour Anaïs «  c’est un secteur précaire, des milliers de diplômés sortant d’école en journalisme, déjà tous les gens qui attendent depuis des années, plus compliqué maintenant avec le coronavirus, certaines entreprises de presse ont dû supprimer des emplois. Donc le covid-19 ça fait peur. Cela me stresse énormément de ne pas avoir un travail, j’en cherche, je ne peux pas espérer quelque chose d’ici cet été, j’ai un emprunt sur le dos. » Pour Florentine, en dernière année de communication, cette émotion semble partagée :  » l’épidémie de Covid-19 est pour moi source d’inquiétudes, parce qu’elle fragilise encore plus le marché du travail et insertion professionnelle des étudiants diplômés. Concernant mon avenir, je ne suis pas très optimiste et je pense qu’il faudra un certain temps pour que je puisse trouver mon premier CDD ».

Alerte pour les cinéphiles : les films d’auteur sont au rendez-vous sur Netflix

Depuis le 20 avril dernier, Netflix a annoncé sur son compte Twitter l’arrivée de nombreux films d’auteurs qui ont marqué l’histoire du cinéma. De David Lynch à Charlie Chaplin en passant par François Truffaut, les amoureux du cinéma vont être servis !

Le catalogue de Netflix ne cesse de s’élargir. Après avoir exposé 21 films du studio Ghibli début 2020, Netflix s’attaque maintenant aux films d’auteurs. Grâce à un contrat signé avec MK2, Netflix obtient le droit à la diffusion de 50 films renommés. Parmi les cinéastes concernés : Charlie Chaplin, David Lynch, Jacques Demy, Xavier Dolan, Steve McQueen, François Truffaut, Michael Haneke et bien d’autres, vont apparaître au fil de l’année, sans date précise, sur la plateforme américaine.

Déjà Truffaut et Charlie Chaplin de sortie

C’est François Truffaut qui a ouvert le bal, vendredi 24 avril, avec la moitié de ses longs-métrages proposés sur la plateforme. Les amateurs et les confirmés du 7e Art pourront redécouvrir les films de l’auteur majeur de la Nouvelle Vague. Au programme : les 400 coups, Domicile Conjugal, Fahrenheit 451, Baisers volés… Pour ne citer qu’eux.

Vous retrouverez également l’incontournable Charlie Chaplin, avec une majorité de ses œuvres en ligne dont le célèbre Les temps modernes ou encore Dictateur. Le cinéma de patrimoine est donc mis à l’honneur avec ces grands cinéastes du siècle dernier, ceci permettant de transmettre une culture cinématographique plus accessible pour la nouvelle génération.

Ce week-end, place à Jacques Demy

Le vendredi 15 mai 2020, un nouveau réalisateur a fait son entrée, il s’agit de Jacques Demy, rendu célèbre pour ses films musicaux et ses drames. Voici un deuxième cinéaste français mit sur le devant de la scène. Netflix propose dès ce week-end neuf films de l’artiste : Lola, La baie des Anges, Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort, Peau d’âne, Le joueur de flûte, L’événement le plus important depuis que l’Homme a marché sur la Lune, Une chambre en ville et Parking.

Vous avez normalement de quoi enrichir votre culture cinématographique dans les semaines à venir et durant l’année, à travers ces chefs d’œuvres cinématographiques.