Ubisoft intoxiqué par le harcèlement sexuel

Des rumeurs circulent au sujet de possibles atteintes et harcèlements sexuels au sein de l’entreprise Ubisoft. Certains patrons hauts placés ont présenté leurs démissions ce week-end. Les causes restent vagues. Un nombre croissant de femmes présentes dans le milieu témoignent du comportement déplacé voire sexiste des joueurs masculins.

Qui aurait cru que le milieu du divertissement et des jeux vidéo pourrait servir de repère au chantage et à la discrimination de la part de certains utilisateurs ?

Plusieurs départs importants

La société française de jeux vidéo a fait le ménage chez elle ce weekend en renvoyant plusieurs membres de sa direction. Suspectés de « mauvaise conduite et comportements inappropriés », trois hauts dirigeants remettent le tablier : Serge Hascoët (directeur artistique), Yannis Mallat (directeur des studios) et Cécile Cornet (ressources humaines).

« Un jeu de politique malsain »

Cette décision fait suite aux différentes plaintes publiées sur les réseaux sociaux par plusieurs employés. Le directeur de service Tommy François avait déjà été écarté la semaine dernière, suivi du départ du vice-président de l’éditorial Maxime Belland. Les témoignages des salariés (20 minutes, Radio-Canada) restés anonymes, ont relaté les faits :

« J’ai quitté Ubisoft après deux ans parce que je trouvais qu’il y avait une culture de népotisme malsaine. Les proches [d’Yves] Guillemot sont des intouchables, et peuvent ruiner ta carrière en un claquement de doigts. »

« Ce qui est dénoncé sur les réseaux sociaux n’est malheureusement pas quelque chose de nouveau. On a tous déjà entendu parler de ce genre d’histoires, mais aujourd’hui tout ça ne peut plus rester sous silence »

Un scandale qui pèse sur l’image et le porte-feuille de l’entreprise. L’action d’Ubisoft a chuté de 8% à l’ouverture de la Bourse de Paris cette semaine. Le PDG d’Ubisoft, Yves Guillemot a quant à lui promis « des changements profonds ». D’après un communiqué, il remplacera en intérim la direction artistique et supervisera « une refonte complète de l’équipe ». Une vingtaine d’investigations sont en cours de route pour certains employés.

À noter qu’une conférence avait été prévue dimanche à 21h pour présenter les nouvelles lignes directrices de la société ainsi que ces nouveaux projets pour 2020 et 2021. Les fans n’ont bien évidemment pas manqué de réagir sur Instagram rappelant l’affaire qui en découle de cette « diversion ».

Tandis que pour les employés, ces démissions ne changeront pas le problème de la toxicité.

Une nouvelle vague #MeToo

Les accusations ayant été sorties au grand jour, la situation d’Ubisoft est loin d’être la seule preuve de rabaissement présent dans un milieu encore largement dominé par les consommateurs masculins. Un scandale similaire dans la société polonaise Techland et le récit de joueuses pros (Molly Fender Ayla) sur différentes plateformes dévoilent une situation de moins en moins taboue.

Crédit photo : Flickr, Map

Remaniement : la nouvelle équipe annoncée par l’Elysée

Le gouvernement de Jean Castex, vient d’être annoncé cet après-midi aux alentours de 19h. Voici la liste des différents ministres désignés pour mener le quinquennat d’Emmanuel Macron jusqu’au bout.

Une « vingtaine de ministres avec de nouveaux talents et des personnalités venues d’horizons différents », voilà ce qu’avait affirmé l’équipe du président de la République dimanche. Les nominations seront progressives avec d’abord l’annonce des principaux ministres aux commandes ce lundi suivi des secrétaires d’état et délégués quelques jours plus tard. Il est à noter que l’ancienne équipe comptait 19 ministres (dont délégués) et environ 16 secrétaires (dont adjoints).

La nouvelle équipe qui occupera les chambres de l’Elysée a été soigneusement préparée par le président et le Premier ministre. Plusieurs options ont été employées, des membres de l’Assemblée auraient déjà reçues des propositions comme la présidente du Parti socialiste.

Mais gardons l’œil plutôt sur la sélection faite par Emmanuel Macron. Tout d’abord les ministres qui restent depuis leur entrée en fonction en 2017 :

  • Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé
  • Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse
  • Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports
  • Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance
  • Marlène Schiappa, ancienne secrétaire chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes, nommée ministre déléguée chargée de la citoyenneté
  • Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères et de l’Europe
  • Florence Parly, ministre des Armées
  • Franck Riester, ancien ministre de la Culture est nommé ministre délégué au Commerce extérieur
  • Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement
  • Elisabeth Borne, ancienne chargée des Transports, maintenant ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion
  • Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation 

Du côté des nouveaux, nous retrouvons :

  • Barbara Pompili, ministre de la Transition Écologique
  • Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur
  • Le célébrissime Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice
  • Roselyne Bachelot, ministre de la Culture
  • Annick Girardin, ministre de la Mer
  • Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique
  • Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l’égalité femmes-hommes
  • Geneviève Darrieussecq, ministre de la mémoire et des anciens combattants, auprès de Florence Parly
  • Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation

Les ministres délégués :

  • Ministre délégué aux Relations avec le Parlement : Marc Fesneau
  • Ministre déléguée au Logement : Emmanuelle Wargon
  • Ministre délégué aux Transports : Jean-Baptiste Djebbari
  • Ministre délégué aux Comptes publics : Olivier Dussopt
  • Ministre déléguée à l’Industrie : Agnès Pannier-Runacher
  • Ministre délégué aux PME : Alain Griset
  • Ministre déléguée à l’Insertion : Brigitte Klinkert
  • Ministre déléguée chargée de la Ville : Nadia Hai
  • Ministre déléguée à l’Autonomie : Brigitte Bourguignon 
  • Secrétaire d’Etat, porte-parole du gouvernement : Gabriel Attal

Comme convenu, Chrsitophe Castaner, Sibeth Ndiaye, et Nicole Belloubet sortent. Une nouvelle conférence du président de la République est attendu le 14 juillet à l’occasion de la fête nationale.

(Édito du samedi) Pourquoi il est temps d’agir ?

La mort de George Floyd ne nous apprend rien : les violences policières existent et cela ne date pas d’hier. En revanche, la constatation d’un tel meurtre ne devrait pas donner lieu à des interprétations trop hâtives.

George Floyd n’est que l’une des nombreuses victimes de violences policières qui gangrènent la vie sociale et le modèle du « vivre ensemble » américain. Il est clair que dans une société où des phénomènes sociaux comme l’expansion et l’esclavage ont eu un rôle crucial dans l’histoire des hommes, les conflits d’intérêts et les rivalités « raciales » ne peuvent que coexister, du moins tant qu’il y aura des agents prêts à se remémorer les moments douloureux du passé.

La mentalité « western » et la « loi du plus fort »

Toutefois, il est faux d’en remettre le meurtre de George Floyd au « racisme systémique » qui est déjà présent depuis bien longtemps dans une société archaïque où « seuls les plus forts gagnent ». Les violences policières touchent toutes les branches de cette société anglo-saxonne, qu’ils soient délinquants ou professeurs, mineurs ou majeurs. Elles concernent toutes les communautés. Il est parfois très difficile de comprendre l’action de certaines personnes dans un pays multiculturel où les idéaux et les coutumes s’entrechoquent. L’idée dont le port d’arme soit une partie intégrante de la culture « yankee » et que l’autorité confiée par l’État aux gardiens de la paix soit excessive, semble l’explication la plus évidente, lorsqu’on voit le rapport des meurtres commis par la police.

Les courses-poursuite régulières, les plaquages au sol, l’asphyxie des suspects arrêtés ou interpellés témoignent d’une mentalité qui continue de s’incruster dans l’esprit de la justice fédérale, autrement dit le mépris et l’indifférence pour l’être humain. L’exemple de Derek Chauvin devrait nous interpeller sur ce fait : 18 plaintes déposées notamment pour « langage désobligeant » et « violence ». Est-il correct d’en appeler à du racisme ? Pas sûr, les preuves n’en montrent aucunement les accusations.

Une double culpabilité

Dans ce cas qui est coupable dans l’affaire ? Les deux sont coupables d’avoir abusé de leurs droits à des situations délicates. Le policier a abusé de son autorité d’agent et le citoyen de son délit. Tout comme Adama Traoré qui était connu comme étant un délinquant ayant pris la fuite à un moment qui s’avérait nocif pour sa situation.

Que faut-il faire dans ce cas ? Rien, si ce n’est, militer davantage pour une société moins en proie à la violence, où la légitime défense ne serait plus une affaire tant personnelle mais une affaire d’État, à l’inverse d’un modèle qu’on nous concocte à la western spaghetti. Limiter la culpabilité des actes reconnus pour ne pas attiser la haine et bannir les armes pour ne pas inciter au meurtre.

« L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation. »

Averroès

SEGA : la nouvelle console contrarie les fans

Pour son 60e anniversaire, l’entreprise japonaise de jeux vidéo lance une toute nouvelle invention. Une console miniaturisée retraçant les versions des années 90. Mais pour beaucoup cette nouvelle est désillusionnée.

On attendait tous depuis des jours voire des semaines cette grande annonce proposée par SEGA : un scoop révolutionnaire du même niveau que l’annonce de la PS5 pour le 4 juin. Mais au final rien de ce qui était promis ne s’est concrétisé. La société Playstation a finie par reporter son rendez-vous tandis que SEGA nous fait part d’un projet pour le moins convaincant.

La Game Gear Micro

Une annonce qui pour l’instant ne fait pas fureur. La Game Gear Micro sort le 6 octobre au Japon pour 4 980 yens ce qui vaudrait en Europe l’équivalent de 41 euros. Elle est proposée en 4 couleurs différentes (noir, jaune, bleu, rouge), chacune ayant 4 jeux distincts qui lui sont propres. Parmis eux, nous retrouvons le jeu Sonic, un grand classique ayant mérité une adaptation cinématographie, Megami Tensei Last Bible, Shining Force Gaiden et Sylvan Tale.

Un produit qui serait sans doute mieux convoité par les collectionneurs de figurines que les geeks, ambitieux de tester la qualité du jeu. Quoiqu’il en soit, la nouvelle sera commercialisée et cela ne fait pas le bonheur de tous, malgré une annonce du média jeux-vidéo.fr déclarant que cette nouvelle n’est pas l’annonce faite par le magazine Famitsu.

« Une bonne grosse blague qui coûte cher »

Quelques internautes n’ont pas hésité à exprimer leur déception. Sur Twitter, de nombreuses moqueries et tweets partagés pointent du doigt la « supercherie » du développeur de jeux.

D’autres ne voient pas trop l’intérêt d’une telle offre. Payer 4 consoles pour avoir les 16 jeux peut sembler inapproprié.

Et le meilleur pour la fin, l’achat de l’édition collector vous donnera le droit à une loupe pour mieux voir l’écran : la Big Window. Un objet conçu pour contrecarrer la petite taille de la console. Cette annonce serait sans doute le moyen de faire patienter les fans en attendant le retour au calme (Affaire George Floyd).

Image mise en avant : Ben Griffiths

Déconfinement : possible départ en vacances ?

La deuxième phase de déconfinement commence mardi 2 juin avec de nouvelles restrictions. Les Français pourront partir en vacances au mois de juillet et août dans les Pyrénées ou la Bretagne. Reste à savoir si tous sont désireux de partir ou encore s’ils ont les moyens.

Les attestations ne sont plus nécessaires, les Français peuvent désormais se déplacer en toute liberté, même si les gestes barrières doivent continuer à être respectés. Édouard Philippe avait annoncé la réouverture des bars, des restaurants, des campings et des plages le 2 juin en zone verte, et le 22 juin en zone orange. Pour ceux habitant en Outre-mer, il faudra patienter un peu plus, sachant qu’ils ont la plage à deux pâtés de maisons.

« Le moment semble opportun » pour la baignade

Même s’il y a feu vert pour les déplacements, certains sont encore dans l’attente de savoir s’ils pourront aller bronzer sous un soleil de mille feux. Grégoire, étudiant en master à Grenoble pense que « le moment semble opportun pour profiter des temps de repos pour faire des activités ». Avec ses amis et sa famille, il compte partir dans le sud, afin d’oublier le « train-train du quotidien ». Il faudra en revanche « être bien attentif aux différents discours qui vont être publiés dans les chaînes d’infos pour bien choisir son lieu de vacances ».

Quant à Margaret, étudiante à Lille, partir en vacances sera plus compliqué : « On comptait partir entre amis oui. Je travaillais dans un cinéma en CDD mais avec ce qu’il sait passée je ne suis pas assurée de récupérer ma place. Donc on a oublié ce projet. »

Les hôtels dans l’attente

La fréquentation des plages semble pour le moment faire espérer les campings et les hôtels, qui se préparent déjà à l’arrivée des touristes. Dans le Morbihan, l’hôtel « Le Bretagne » a résisté au confinement. Il est resté ouvert depuis le mois de mai et se prépare désormais aux nouvelles normes prévues par l’État. Dominique Lecomte, gérant de l’hôtel raconte : « Les gens devront avoir des masques. Ça va être assez compliqué encore. Pour les touristes, cela va dépendre de la promiscuité dans les lieux publics. Les 100 km qui ont été annulés vont nous amener bien plus de gens. Mais pour l’instant c’est encore tôt, on a très peu de demandes encore. ».

Du coté de l’Hérault, la situation reste quelque peu semblable. Chloé Delorme, responsable de l’hôtel « Rosalie », pense que «la situation va revenir à la normale ». « On compte sur notre clientèle pour nous aider à respecter les règles. On va réduire la capacité avec des tables de 4 au lieu de 8, des chambres individuelles, et un groupe de 4 pour la piscine. Je pense que ça devrait bien se passer ».

Des mesures prises au sérieux pour gérer au mieux l’été dans de bonnes conditions, le secteur du tourisme sera un peu plus soulagé d’apprendre que les Français souhaitent tout de même profiter du beau temps, malgré la virulence du virus, toujours présent.

Phase 1 du déconfinement : « Les résultats sont bons »

Edouard Philippe a annoncé la 2e phase de déconfinement sur le territoire national. Réouverture des bars, des restaurants et des écoles, fermeture des frontières extérieures de l’Union européenne, voici les mesures qui vont être appliquées dès le 2 juin.

« Les résultats sont bons sur le plan sanitaire », affirme Édouard Philippe à 17h à Matignon, lors de l’annonce des mesures d’assouplissement liées à l’épidémie. « Même si nous devons rester prudents, les données sont bonnes ». A compter d’aujourd’hui, tous les départements se trouvent en zone verte, à l’exception du Val d’Oise et de Mayotte. Édouard Philippe rassure : « la vitesse de propagation est sous contrôle et nous sommes là ou nous espérions être à la fin du mois de mai ». De nombreux lieux et locaux publics vont rouvrir à partir de ce week-end, le 2 juin et plus tard le 22 juin.

Toutes les écoles, les bars, les parcs et les musées seront ouverts sur les départements en zone verte et orange avec certaines restrictions. La limitation de 10 personnes par groupe sera maintenue et le respect des gestes barrières se fera en continu. Le ministre de l’Education nationale et le ministre de la Santé ont précisé les mesures concernant leurs dossiers respectifs.

Sur le plan de la Santé

Au cours de la phase 2, la liberté va devenir la règle et la restriction l’exception. « 4 indicateurs ont été mis en place », selon Olivier Véran. Tout d’abord l’incidence avec le nombre de personnes contaminées en 1 semaine sur 100.000 habitants avec un seuil d’incidence à partir de 10 personnes puis d’alerte à partir de 100.000 cas.

Le 2e indicateur est le taux de positivité des tests, c’est-à-dire les fameux tests PSR. Le taux moyen de tests positifs est de 1,9%, bien inférieur à celui du début de la crise.

Le 3e indicateur est le facteur de reproduction du virus. S’il est supérieur à 1, il est encore largement transmis au sein de la population. S’il est inférieur à 1, les cas sont moins importants et l’épidémie régresse. Enfin le dernier indicateur est celui du taux d’occupation dans les hôpitaux et le nombre de malades en réanimation. Ce taux est passé sous 40% donc sous le seuil d’alerte.

Une carte d’indication avec des départements en orange et vert précise l’évolution du taux de contamination du coronavirus. Ceux en orange présentent au moins 2 indicateurs au dessus du seuil de vigilance avec l’Île-de-France, Mayotte et Guyane. Chacun pourra effectuer des tests sérologiques. Plus de 80% sont délivrés en moins de 36 heures et entièrement remboursés par l’Assurance maladie. Toutefois, il ne doit pas changer le comportement des personnes car le risque de contamination persiste.

L’application STOP-COVID est encouragée et « mise à disposition des français ». Le Premier ministre assure que l’application est « anonyme et ne localisera jamais les français ». La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) l’a validé à 2 reprises. Celle-ci est gratuite et permettra d’être alerté rapidement, à partir du 2 juin.

Sur le plan de l’éducation et des loisirs

En ce qui concerne l’éducation, les loisirs et la vie sociale, pratiquement tous les lieux publics pourront rouvrir cet été :

  • Ecoles, collèges, lycées : Les écoles vont pouvoir rouvrir entièrement à partir du 2 juin. les parents devront accompagner leurs enfants au moins 1 fois dans la semaine.
  • « En zone orange nous accueillerons en priorité les élèves de 6e et 5e », confie le ministre de l’Education nationale. « Les élèves de lycées généraux et technologiques seront accueillis pour des entretiens en petits groupes. L’objectif est que tous les élèves aient eu un entretient d’ici la fin de l’année ».
  • L’épreuve de Français du Baccalauréat sera validé au contrôle continu, assure Jean-Michel Blanquer.
  • Un programme Sport Santé et Culture va être mis en place. Tous les lieux publics liés à ces loisirs et activités ouvriront le 2 juin en zone verte et le 22 juin en zone orange.
  • Bars, restaurants, cafés : Tous les bars et restaurants seront ouverts le 2 juin avec des restrictions temporaires : 10 personnes par table, distance minimale de 1 mètre entre les personnes et masque obligatoire pour le personnel et les clients en mouvement.
  • Parcs : Les parcs et jardins rouvriront dès ce week-end.

Ce qui reste interdit jusqu’au 21 juin

Des restrictions sont encore maintenues, jusqu’au 21 juin minimum. Les sports collectifs restent interdits. Les discothèques, salles de jeux et stades seront toujours fermés. Les cinémas rouvriront le 22 juin sur l’ensemble du territoire. Quant aux frontières avec l’Europe et au-delà, elles resteront fermées jusqu’au 15 juin. Un débat s’organisera avec l’Union Européenne par la suite avec les pays membres. La France s’est positionné comme favorable à la réouverture des frontières entre les pays européens. Les déplacements en métropole devront être justifiés par des motifs impérieux de regroupement familial ou professionnel.

Un nouveau bilan sur l’évolution des étapes de déconfinement et la propagation du virus sera rendu le 22 juin. Edouard Phillipe appelle à rester collectivement prudent et respecter les règles établies.

Leonardo DiCaprio: sous les projecteurs d’Apple

C’est décidé,  «Killers of the Flower Moon» serait le prochain long-métrage de Martin Scorsese. Avec Leonardo DiCaprio et Robert De Niro comme protagonistes, le film sera le premier essai produit par Apple +TV.

Au revoir Netflix… bonjour Apple. La GAFA gagne le gros lot. Pour faire face à ses difficultés financières, Martin Scorsese, réalisateur de «Silence» et «The Irishman» mise sur un tout nouveau film tiré d’une fiction nord-américaine.

Intitulé «Killers of the Flower Moon», le roman publié par David Grann en 2017, retrace l’histoire d’une affaire criminelle aux États-Unis dans les années 1920. Une enquête menée par le FBI sur l’assassinat d’un groupe autochtone amérindien ayant découvert du pétrole sur son territoire. De quoi réjouir les amateurs de polars et de westerns spaghettis. La sortie est prévue pour 2021.

Un budget monstrueux

Pour réaliser son projet, Martin Scorsese ne passe pas par quatre chemins, quoique ses ambitions semblent plonger toujours plus dans l’opulence. Il exige une somme de 225 millions de dollars, et deux grands acteurs de renommée mondiale pour réaliser son film.

La collaboration s’est faite avec la société Paramount, qui, effrayé par cette grosse somme ne mise que sur 180 millions de dollars, suivie d’Apple désireuse d’enchaîner les gros contrats. La société pourra le diffuser sur sa propre chaîne télé et avoir le prestige d’inscrire son nom dans les crédits. Encore faut-il que le succès de ce blockbuster soit large.

Un air de « déjà-vu » ?

Du coté des acteurs, Robert De Niro et Leonardo DiCaprio ont déjà un passé en commun. Récompensés aux oscars et Golden Globes, ils jouissent également de plusieurs rôles dans le même film. L’interprète de Jack Dawson dans «Titanic» a d’ailleurs mentionné son expérience sur son compte instagram et fait part de son admiration pour le réalisateur : «J’ai tellement appris de Martin Scorsese et de Robert de Niro. J’ai de la chance de les appeler des collaborateurs, Bob depuis «Blessures secrètes» (1993) et Marty depuis Gangs of New York (2002). Et trente ans après, travailler de nouveau auprès de Bob dans le prochain drame », confie-t-il lors des Sag Awards 2019.

Quant à Netflix, tout n’est pas perdu. Le droit de diffuser l’oeuvre de Martin Scorsese dépendra de son succès au box-office. Les films et séries de qualité ne manquent pas dans ce grand catalogue universel. Des occasions de présenter de nouvelles séries notamment la prochaine saison de «The Walking Dead» ou «Sentinelle» prévu pour juillet 2020, seront bientôt au rendez-vous.

Jean-Marie Bigard aurait-il convaincu le président à rouvrir les bars et les restaurants ?

Après Eric Zemmour et Philippe de Villiers, c’est au tour de Jean-Marie Bigard de recevoir un appel de la part du président de la République. Connu pour frôler régulièrement la vulgarité, l’humoriste a réussi à retenir l’attention du chef d’État suite à son fameux coup de gueule aux 4 millions de vues sur Instagram.

Au nom de la « convivialité »

Jean-Marie Bigard est un homme à blagues, mais depuis deux semaines, les choses sont loin d’être drôles. Lors de la semaine précédant celle du déconfinement, l’humoriste s’était fortement exprimé au sujet de la pandémie et des mesures mises en place par le gouvernement. Enragé par la tournure des événements, il appelait les bars et les restaurants à rouvrir sous prétexte de « convivialité ». Selon lui, les gens dans un bar savent se tenir.

Que dit le président de la République ?

Ce discours, posté sur les réseaux sociaux plusieurs fois et faisant plus de 20 500 vues sur Instagram n’a pas manqué de faire réagir le président Macron. Le chef de l’État l’a appelé quelque temps après sa dénonciation. Invité de Sud Radio, mercredi 20 mai, Jean-Marie Bigard a affirmé qu’Emmanuel Macron l’avait téléphoné personnellement, pour calmer les tensions. « Il m’a appelé, il m’a dit « oui, oui, vous avez raison, nous allons faire un putain d’échéancier », comme j’avais demandé ». La réaction du président Macron étonne. Jean-Marie Bigard s’était pourtant montré virulent à son encontre.

L’humoriste avait pointé du doigt l’équipe d’Emmanuel Macron, déclarant que ces derniers n’étaient que des « guignols », et que n’importe qui serait susceptible de mieux faire. Suite à cela, le président lui aurait rejoint par le biais de son secrétaire Patrick Sébastien. D’après notre humoriste, le président lui aurait donné raison. « La stratégie va changer », aurait-il assuré. De nombreux internautes ont réagi par la moquerie, d’autres ont apporté leur soutien. Certains journalistes et membres du parti de La République en Marche pensent qu’il s’agit d’une blague de mauvais goût et commencent à s’inquiéter du sort de la politique.

Assemblée nationale : les femmes de LREM en quête de liberté ?

Un neuvième groupe parlementaire a été proclamé mardi 19 mai à l’Assemblée nationale. Le nouveau groupe solidaire et écologique réunit plus 60 % de femmes. L’occasion de revenir sur la parité nationale.

Qui sont ces « dissident(e)s » ?

Un nouveau groupe politique vient de faire perdre la majorité LREM au palais Bourbon. Nommé « Écologie Démocratie et Solidarité », il est constitué de deux coprésidents et 15 autres députés issus de La République en marche. Déçus du macronisme politique qui « s’éloigne des promesses faites en 2017 », les rescapés du parti d’Emmanuel Macron se rassemblent pour servir un nouveau départ porté sur l’écologie et les valeurs du socialisme collectif.

La dissidence rompt avec les traditions du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale. Elle réunit des anciens « marcheurs » de la République ainsi que des députés ayant choisi de se rallier au mouvement de bonne grâce. Le but étant de créer «un groupe indépendant, ne se situant ni dans la majorité ni dans l’opposition», si l’on croit les propos divulgués dans Libération. Une autre caractéristique s’en détache, ce groupe d’écologistes est majoritairement composé de femmes (66%).

Dénonciation du machisme ou préférence politique ?

Signe d’un parti qui perd sa crédibilité aux yeux du peuple, volonté de s’émanciper davantage auprès de ses collaborateurs ou nouvelle stratégie pour l’avenir, qu’est-ce qui peut conduire ces gens dames à changer de cap en un coup d’éclat ? La disparité hommes-femmes serait-elle persistante au point de faire vaciller les fidèles du parti d’Emmanuel Macron vers une redéfinition des valeurs parlementaires ?

La secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa ne saurait valider cette hypothèse. Loin d’avoir exprimé son avis sur la question, son conseiller spécialisé, Mathieu Pontécaille a tout de même donné des indices. « Difficile si ce n’est impossible pour un membre de gouvernement de s’immiscer ou commenter les affaires parlementaires notamment du fait de la séparation des pouvoirs ». En ce qui concerne l’orientation politique instinctive des personnalités féminines, on ne peut que « consulter ce chapitre de son livre : Le 2e sexe de la démocratie », rajoute-t-il.

« Les femmes ne sont pas différentes des hommes en politique. L’égalité entre les hommes et les femmes est le grand projet du quinquennat du président de la République ». Voilà ce qu’affirme la secrétaire dans son oeuvre. Toutefois une majorité de femmes députés dans un groupe aussi réduit ne saura être apte à des interprétations trop rapides. Pour Thibault Mongis, collaborateur parlementaire, « ce n’est pas pertinent de mettre en avant ce chiffre quand on est 17 ». D’autant plus que la parité aura été considérable sous le mandat de M. Macron avec 40% de femmes élues à l’Assemblée nationale.

Parcoursup : les élèves en sueur

Après une année semée d’embûches, les élèves de Terminale complètent enfin leur scolarité avec les vœux d’admission post-bac. Ecoles de commerce, prépas, Hypokhâgne ou fac de lettres, les lycéens recevront ce mardi 19 mai à 17h, les résultats de leur choix pour le supérieur.

Rien n’a été simple pour les lycéens en Terminale cette année, entre les grèves des cheminots en hiver, les réformes du bac annoncées par Bruno Le Maire et maintenant le coronavirus, les élèves ont eu beaucoup à endurcir avant d’achever leur ultime classe d’école. L’épreuve finale est désormais devant eux, l’admission dans le supérieur sera validée ou non cette après-midi à 17h sur Parcoursup. De nombreux jeunes sont nerveux voire effrayés de pouvoir être pris dans leurs formations respectives. La plus grande crainte serait surtout de« ne pas être pris nul part » à en croire plusieurs terminales.

« Ce qui m’inquiète le plus c’est de ne pas avoir de prépa »

Guillaume est un élève en Terminale S et comme tous les lycéens de son année, il s’est inscrit sur Parcoursup pour choisir son orientation professionnelle. « L’inscription se fait sous réserve d’être admis ou admissible mais j’ai pu demander aux écoles et formations si je suis admissible ou non ». Ce qui l’inquiète le plus c’est « de ne pas avoir de prépa », il est pourtant sur d’être pris à la fac mais précise que ce n’est pas son objectif. Pour Guillaume, « tout est joué, maintenant il n’y a plus qu’à attendre et espérer ».

« Je pense qu’il y a beaucoup qui ne sont même pas sûrs d’être pris quelque part »

En cette période importante de fin de scolarité, l’admission post-bac suscite de nombreuses questions et inquiète de nombreux élèves y compris les plus doués. C’est le cas de Téoman, qui pense s’orienter vers la santé. Élève en Terminale S, il tremblote à l’approche des résultats : « même si je pense avoir un bon dossier, cela ne m’empêche pas de stresser avec le fonctionnement de Parcoursup ». Déterminé à aller en PASS, Téoman a déjà prévu sa stratégie : « j’ai mis le maximum de vœux et sous-vœux dont quelques vœux de « sécurité » au cas où, donc je sur d’être pris quelque part ». Conscient de la difficulté à intégrer une école de renom, Téoman alerte sur les élèves moins performants. Suite aux réactions de son tweet publié sur les réseaux sociaux, il pense que beaucoup ne seront pris nulle part.

« Je ne me sens pas très bien  »

Toutefois, l’admission post-bac semble surtout inquiéter les élèves moins performants, notamment Océane, 17 ans, et élève en STMG commerce. Pour elle, la situation est un peu compliquée : « Je ne me sens pas très bien, je vais être dans les listes d’attente, c’est sûr ! Je suis stressée parce que je ne suis pas excellente à l’école. Je travaille mais je n’ai pas une moyenne de dingue », affirme-t-elle. Souhaitant faire un BTS commerce international, Océane ne se voit « nulle part ailleurs ». Consciente de la concurrence, elle pense avoir une place mais semble susceptible sur le plan B : « C’est vraiment ce que je veux faire (BTS), je ne me vois pas ailleurs en vérité. Si ça marche pas je vais à la fac. Ce n’est pas ce que je veux mais je sais que ça me plaira aussi. Des décisions qui angoissent la jeune fille. « À l’approche des résultats… le stress est au maximum. Je mange peu et dors peu aussi »