Cameroun : le chaos causé par Boko Haram persiste, les ONG alertent sur la situation

Amnesty International et Human Right Watch tirent la sonnette d’alarme. Le groupe djihadiste Boko Haram menace quotidiennement l’Extrême-Nord du pays. Entre bombardements, exécutions et pillages, la vie y est devenue impossible pour les nombreux habitants. Selon la première organisation des droits de l’homme, au moins 275 personnes ont été tuées depuis le début de l’année par le groupe djihadiste dans cette région du Cameroun.

Il ne se passe pas un jour sans que la liste de morts ne s’allonge. Dans les villages qui bordent la frontière avec le Nigéria, les attaques sont devenues quotidiennes. Cela fait maintenant cinq ans que les terroristes ont infiltré le sol camerounais et malgré de nombreuses tentatives de la part de l’armée pour protéger les civils, les tueries et conversions forcées à l’Islam continuent de se multiplier.

Les témoignages font froid dans le dos. Si au départ les hommes de Boko Haram ne s’en prenaient qu’aux soldats, ils ont vite réussi à atteindre la population. Leur stratégie principale : détruire les villages pour que les habitants perdent tout ce qu’ils possèdent et qu’ils n’aient nulle part où se réfugier. Pourtant, il y a quelques mois, Paul Biya, le président camerounais affirmait que le groupe ne représentait plus qu’une menace résiduelle. Des propos appuyés par Guibaï Gatama, journaliste en pleine zone de conflit qui a depuis des années, consacré l’essentiel de son travail à la couverture de Boko Haram : « La situation est toujours difficile. Elle l’est moins toutefois que pendant les années 2014-2015 où l’armée devait prendre la mesure de la situation, où les populations devaient s’adapter, faire preuve de résilience. Ce que j’essaie de regarder, c’est la capacité de la secte à pouvoir continuer à mener ses actions, comme à Darak, sa capacité à franchir les tranchées pour venir mener ses actions terroristes », déclare-t-il en juillet 2019 à RFI Afrique.

Un des relais communautaires de Médecins Sans Frontières raconte l’enfer qu’il a vécu un soir où il opérait dans la région du lac Tchad : « Ils sont arrivés et ils ont brûlé 56 maisons. Les bœufs, les poulets, les chèvres… On a estimé à plus de 600 le nombre d’animaux partis en fumée. On a laissé nos provisions, tout est parti en fumée. Deux personnes sont mortes. On a vu que c’était impossible de rester ». Nombreux sont les témoignages en ce sens. Les habitants du village de Gakara racontent la nuit d’horreur qu’ils ont vécu lorsque des hommes ont voulu enrôler de force un garçon de 9 ans : « L’enfant s’est agrippé de toutes ses forces à sa grand-mère, pleurant et disant qu’il ne voulait pas partir. Les membres de Boko Haram l’ont alors abattu », ou bien alors, ces 3 jeunes femmes qui racontent s’être faites couper une oreille car les assaillants ne trouvaient pas leurs maris respectifs.

LES ONG DE PLUS EN PLUS INQUIÈTES

Samira Daoud, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale déplore un manque d’aide considérable de la part des autres pays. Si la France offre son soutien militaire au pays depuis 2014, le 24 octobre dernier, Jean-Yves le Drian, ministre des affaires étrangères a fait un geste de plus en accordant une aide de 45 millions d’euros à la région touchée par ces attaques permanentes. La Suède a elle décidé d’annuler la dette du Cameroun qui s’élève à plus de 35 milliards de francs. De son côté, le Japon a décidé de débloquer 8 milliards de francs CFA pour permettre au pays de construire une dizaine d’écoles et une centaine de forages. Une aide bien insuffisante, puisque mardi dernier Humans Right Watch a fait paraître un rapport révélant les conditions de vie dramatiques auxquelles les civils et spécialement les civils handicapés devaient et doivent à longueur de journée faire face. Depuis juillet dernier, 130 d’entre eux auraient déjà trouvé la mort et dix humanitaires ont été enlevés par les membres de Boko Haram.

Zero Motorcycles : la start-up qui révolutionne l’industrie du deux-roues

D’un garage de Santa Cruz en Californie à une renommée internationale, la marque s’affiche comme le présent et l’avenir de la moto. Un véhicule qui casse les codes, alliant des caractéristiques classiques et un moteur 100% électrique. Bienvenue chez Zero Motorcycles, où le monde des deux-roues fait sa révolution.

13 ans. Voilà donc 13 ans que Zero Motorcycles a sorti ses premiers prototypes. Si la marque californienne s’est lancée en 2006, elle n’est toutefois présente que depuis 5 ans en France, 1er marché en Europe en 2018 selon une étude de la Chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycle. Si les constructeurs des deux-roues peuvent se réjouir de tels résultats (+ 8,7 % en 2018), c’est qu’il y a une tendance vers des moyens de déplacements urbains comme les motos ou autres deux-roues sans émission polluante. Le fabricant de motos 100% électriques révolutionne son industrie. Une fabrication de plusieurs modèles et des spécificités propres à chacune. Recherche de performance, de puissance, de légèreté ou encore d’autonomie. 

Selon une étude publiée en mai 2018 par Global Market Insights, le marché de la moto électrique rapportera environ 22 milliards de dollars d’ici à 2024. Et pour cause, elle a de quoi séduire. À l’image de la moto Zero, le moteur a été conçu dès le départ pour avoir une meilleure puissance, avec l’utilisation d’IPM, aimants qui permettent une nette amélioration de la vitesse. La légèreté du moteur offre également une accélération fulgurante pour un plaisir de conduite optimale. Le véhicule étant équipé d’un groupe motopropulseur à entraînement direct, la moto ne requiert quasiment aucun entretien. Grâce à un système efficace, la transmission passe l’énergie du moteur à la roue arrière par le biais d’une courroie qui permet la suppression de l’embrayage et des vitesses. L’autonomie, quant à elle, varie d’un modèle et d’une variante à l’autre. Actuellement, la moto Zero peut parcourir jusqu’à 359 km.

Son avantage est également économique. En réalisant 15 à 30 kilomètres par jour, soit la moyenne pour un motard dans l’hexagone, cette moto reviendrait à 0,15 à 0,30 € par jour de chargement. Son avantage est écologique et son impact n’est pas négatif pour l’environnement. Évidemment, en tant que moto électrique, elle n’émet strictement aucune émission polluante à l’échappement. Le moteur 100 % électrique des motos Zero Motorcycles réduit considérablement les émissions de CO2 et les émanations toxiques. De plus en plus écoénergétique et respectueuse de l’environnement avec le temps, il est également possible d’alimenter une moto Zero au moyen de sources d’énergies entièrement renouvelables.

Alex Canneçu pour CAQS.