La saison 2020 de F1 en cinq questions

Après quatre mois d’attente, ça y est ! La Formule 1 est bel et bien de retour pour une saison 2020 un peu particulière mais non moins intéressante. Après des séances de qualifications où Mercedes a réalisé son premier tour de force en décrochant les deux premières positions, place maintenant à la course avec le Grand Prix d’Autriche à 15h10. Mais avant cela, cinq questions qui vous permettront de mieux comprendre les enjeux de cette saison.

Lewis Hamilton est-il inarrêtable ?

La saison 2020 pourrait être celle de tous les records pour le pilote britannique déjà six fois champions du monde ( 2008, 2014, 2015, 2017-2019 ). Il a en point de mire les records du nombre de championnats remportés du pilote allemand Michaël Schumacher, avec en tout sept titres. L’homme aux 84 victoires en 250 GP disputés détient déjà un record, celui des pôles positions ( 88 contre 68 pour l’Allemand ). Il lui reste donc aussi à aller chercher le nombre de victoires ( 84 contre 91 ) et le nombre de podiums ( 151 contre 155 ). Des records largement accessibles pour le Britannique dès cette saison tant il a démontré sa suprématie sur les autres pilotes ces dernières années.

Lewis Hamilton est prêt pour cette nouvelle saison

Max Verstappen, Valtteri Bottas, Charles Leclerc … Qui pour battre Lewis Hamilton ?

Si l’on se fie aux sites de paris sportifs, personne ne peut battre Lewis Hamilton cette année. Sa côte sur le site Winamax est de 1,45 seulement contre 5 pour Valtteri Bottas, une différence énorme mais compréhensible au vu des dernières saisons. Mais on le sait bien, en sport rien n’est jamais sûr et on ne peut rien prédire avec assurance. Max Verstappen, le jeune pilote de Red Bull, troisième l’an dernier, s’est fixé pour objectif de remporter le titre. Il pourrait profiter d’une voiture plus performante que l’année dernière pour venir titiller les deux Mercedes.

Et pourquoi pas Charles Leclerc ? Le Monégasque est un champion du monde en puissance c’est certain, mais pour cette année il devra sûrement passer son tour. La faute à des performances décevantes de la part de la SF1000, le nouveau modèle de Ferrari, aux essais hivernaux de Barcelone. Une tendance qui s’est confirmée hier lors des qualifications, puisque Leclerc n’a pris que la 7eme place et son coéquipier Sebastian Vettel la 11eme.

Et si le plus grand danger pour Hamilton venait de son coéquipier ? Valtteri Bottas, vice-champion l’année dernière, a un avantage par rapport à ses autres concurrents : il pilote la même voiture que Lewis Hamilton. C’est d’ailleurs Bottas qui a pris la pôle position pour le Grand Prix d’Autriche devant le Britannique. Le Finlandais pourrait bien jouer les trouble-fêtes cette année.

Un classement des constructeurs promis à Mercedes ?

Vainqueurs des six derniers titres de constructeur, Mercedes s’avance sereinement vers un septième titre consécutif. Les qualifications d’hier confortent ce que tout le monde pense déjà : Mercedes semble intouchable. Cette année ils ont encore fait preuve d’innovation avec le DAS ( dual axis steering ), un système qui permet aux pilotes de tirer ou pousser le volant pour changer la position des pneus et ainsi leur faire garder une température optimale. Derrière Mercedes, on devrait retrouver sur le podium Redbull et Ferrari, même si la marque au taureau semble supérieure à son concurrent italien au vu des essais hivernaux et des premières séances de qualification.

Derrière ce trio, la bataille pour la quatrième place devrait être mouvementée. Le duel annoncé entre Renault et McLaren pourrait bien être perturbé par la belle surprise de cette année : Racing Point. Anciennement Force India, l’équipe possédée par Lawrence Stroll s’est montrée très convaincante à Barcelone en février avec son nouveau modèle qui ressemble comme deux gouttes d’eau à la Mercedes de 2019, la W10. Certains observateurs les pensent même capables d’accrocher la troisième place aux dépens de Ferrari tant ils ont été impressionnants lors des qualifications d’hier.

Racing Point a gagné presque 1 seconde par rapport à l’année dernière

Une saison raccourcie pour plus de suspense ?

Finalement ce qui pourrait empêcher Lewis Hamilton de battre tous ces records, ce serait une saison largement raccourcie. En raison de la crise du coronavirus, des Grand Prix ont été annulés, d’autres espèrent pouvoir être reportés. Pour l’instant, seuls huit GP sont confirmés dont les GP d’Autriche et de Grande-Bretagne qui seront courus deux fois. Cependant d’autres devraient être officialisés dans les semaines à venir.

Avec un nombre de GP réduit, les pilotes ne pourront pas faire d’impasse cette année. Ils devront donner le maximum chaque week-end. En revanche, certains GP se courront d’une semaine sur l’autre contre deux habituellement, obligeant les pilotes à ménager leur santé physique ainsi que leur voiture. Un paradoxe pour cette saison pas comme les autres.

Et les Français dans tout cela ?

Trois Français seront au départ du Grand Prix d’Autriche cet après-midi. Romain Grosjean, 34 ans, sera au volant d’une Haas pour la cinquième saison consécutive. Malheureusement pour lui, ses objectifs et ceux de son équipe cette année se résument à ne pas finir derniers au classement des constructeurs. Grosjean, 10 podiums dans sa carrière, est capable du meilleur comme du pire. On lui reproche souvent ses accidents et ses sorties de route mais dans un grand jour il peut encore décrocher des belles places.

Pierre Gasly, 24 ans, sort d’une saison mitigée où il n’a pas su s’imposer chez Red Bull. Reversé ensuite chez Toro Rosso, aujourd’hui Alpha Tauri, il a réussi à accrocher un podium lors du GP du Brésil. Cette année, il n’a pas grand chose à espérer mais on pourrait le voir plusieurs fois dans les points. Il s’élancera 12eme cet après-midi.

Enfin Esteban Ocon, 23 ans, aura à coeur de prouver qu’il a sa place en Formule 1. L’année dernière, le plus jeune des trois tricolores avait seulement un rôle de pilote de réserve et de développement chez Mercedes. Renault a décidé de lui faire confiance pour accompagner Daniel Ricciardo cette année. Son objectif sera d’aider son écurie à décrocher la quatrième place des constructeurs. Mais dans la hiérarchie, c’est son coéquipier australien qui sera le numéro un de l’écurie française.

Des questions qui trouveront un premier élément de réponse cette après-midi en Autriche. Le coup d’envoi de la saison 2020 aura lieu à 15h10.

Crédit photo : Guy Percival

Roman Mirtain

Ferrari : Le cheval cabré perd son cavalier n°1

C’est fini ! La Scuderia a annoncé ce mardi mettre fin à sa collaboration avec Sebastian Vettel, couronné à 4 reprises du titre de champion du monde. Les deux parties n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente pour la prolongation de son contrat. Une association bien remplie qui aura laissé des traces…

Arrivé au bout de son contrat avec le constructeur italien, le pilote de 32 ans aurait demandé une prolongation de 3 ans accompagnée d’une rémunération équivalente à celle actuelle. La Scuderia lui avait fait une contre-proposition, celle d’un contrat de 1 an avec option pour 2022, assorti d’un salaire identique à celui de son coéquipier Charles Leclerc, qui est 3 fois moins important.

« La Scuderia Ferrari et Sebastian Vettel ont décidé conjointement de ne pas prolonger le contrat en cours au -delà de sa date d’expiration, à la fin de la saison 2020 » annonce le communiqué.

Dorénavant, deux choix s’offrent à lui, le quadruple champion d’Allemagne pourrait envisager de laisser son bolide au garage et de prendre les rênes de père de famille. Sinon, plusieurs écuries s’ouvrent à lui, McLaren, si Carlos Sainz le remplace à Ferrari, Mercedes, avec Bottas qui n’a toujours pas renouvelé son contrat qui expire fin 2020, ou encore Renault, si Riccardo le remplace. Des choix qui lui permettraient d’oublier 5 années mitigées sous l’écusson du cheval cabré.

Au sommet de son art

À la fin du championnat 2014, Sebastian Vettel quitte l’écurie Red Bull pour laquelle il a obtenu 38 victoires, 44 « pole position » ainsi que ces 4 titres de champion du monde. Il rejoint alors la Scuderia Ferrari avec un contrat de 3 ans. Dès le deuxième Grand Prix de la saison 2015, son talent fait la différence, il obtient sa première victoire en Malaisie et signe en même temps sa 40ème victoire en carrière.

La même année, grâce à sa victoire à Singapour, l’allemand dépasse Ayrton Senna au troisième rang des pilotes victorieux en Formule 1 avec ses 42 succès personnels. Il dédira sa victoire à Jules Bianchi, décédé une semaine plus tôt : « Merci Jules, cette victoire est pour toi (…) tu seras toujours dans nos cœurs ».

À la fin de sa première saison au sein de l’écurie de Maranello, il accumule treize podiums et terminera la saison à la 3ème place du championnat des pilotes, derrière Nico Rosberg et Lewis Hamilton.

Manque de constance 

En 2018, malgré ses victoires et ses douze podiums, sa mauvaise 2ème partie de saison est fatale, il finira 2ème du classement des pilotes derrière l’intouchable Lewis Hamilton, remportant son 5ème titre mondial. Ces mauvaises prestations émettent des doutes sur sa capacité à rendre à Ferrari sa couronne de reine de Formule 1.

L’année suivante, la descente aux enfers commence, il obtient son pire classement depuis son arrivée au sein de l’écurie, il terminera à la 5ème place du championnat des pilotes derrière son nouvel équipier, Charles Leclerc. Un championnat encore et toujours remporté par Lewis Hamilton.

Malgré un passage à vide chez Ferrari et des résultats en dents de scie, le pilote allemand a permis à la nouvelle génération d’être plus performante que jamais comme Charles Leclerc : « être ton coéquipier a été un grand honneur pour moi. Nous avons vécu des moments de tension en piste. De très bons et d’autres qui ne se sont pas terminés comme nous le voulions, mais toujours dans le respect, même si ça n’a pas été perçu comme ça de l’extérieur. Je n’ai jamais autant appris qu’avec toi pour équipier. Merci pour tout Seb » explique-t-il. De quoi être fier de son parcours…

WRC : Ogier rebondit chez Toyota

Une semaine après avoir annoncé son départ de chez Citroën et suite au retrait du constructeur français, Sébastien Ogier s’est engagé ce mercredi avec Toyota pour la saison 2020 de WRC. Le sextuple champion du monde des rallyes fera équipe avec le Gallois Elfyn Evans et le jeune Finlandais Kalle Rovanpera (19 ans). Lire la suite « WRC : Ogier rebondit chez Toyota »

Zero Motorcycles : la start-up qui révolutionne l’industrie du deux-roues

D’un garage de Santa Cruz en Californie à une renommée internationale, la marque s’affiche comme le présent et l’avenir de la moto. Un véhicule qui casse les codes, alliant des caractéristiques classiques et un moteur 100% électrique. Bienvenue chez Zero Motorcycles, où le monde des deux-roues fait sa révolution.

13 ans. Voilà donc 13 ans que Zero Motorcycles a sorti ses premiers prototypes. Si la marque californienne s’est lancée en 2006, elle n’est toutefois présente que depuis 5 ans en France, 1er marché en Europe en 2018 selon une étude de la Chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycle. Si les constructeurs des deux-roues peuvent se réjouir de tels résultats (+ 8,7 % en 2018), c’est qu’il y a une tendance vers des moyens de déplacements urbains comme les motos ou autres deux-roues sans émission polluante. Le fabricant de motos 100% électriques révolutionne son industrie. Une fabrication de plusieurs modèles et des spécificités propres à chacune. Recherche de performance, de puissance, de légèreté ou encore d’autonomie. 

Selon une étude publiée en mai 2018 par Global Market Insights, le marché de la moto électrique rapportera environ 22 milliards de dollars d’ici à 2024. Et pour cause, elle a de quoi séduire. À l’image de la moto Zero, le moteur a été conçu dès le départ pour avoir une meilleure puissance, avec l’utilisation d’IPM, aimants qui permettent une nette amélioration de la vitesse. La légèreté du moteur offre également une accélération fulgurante pour un plaisir de conduite optimale. Le véhicule étant équipé d’un groupe motopropulseur à entraînement direct, la moto ne requiert quasiment aucun entretien. Grâce à un système efficace, la transmission passe l’énergie du moteur à la roue arrière par le biais d’une courroie qui permet la suppression de l’embrayage et des vitesses. L’autonomie, quant à elle, varie d’un modèle et d’une variante à l’autre. Actuellement, la moto Zero peut parcourir jusqu’à 359 km.

Son avantage est également économique. En réalisant 15 à 30 kilomètres par jour, soit la moyenne pour un motard dans l’hexagone, cette moto reviendrait à 0,15 à 0,30 € par jour de chargement. Son avantage est écologique et son impact n’est pas négatif pour l’environnement. Évidemment, en tant que moto électrique, elle n’émet strictement aucune émission polluante à l’échappement. Le moteur 100 % électrique des motos Zero Motorcycles réduit considérablement les émissions de CO2 et les émanations toxiques. De plus en plus écoénergétique et respectueuse de l’environnement avec le temps, il est également possible d’alimenter une moto Zero au moyen de sources d’énergies entièrement renouvelables.

Alex Canneçu pour CAQS.