Voyager sans bouger de son canapé, c’est possible !

Le 4 juillet débutent les vacances d’été. Problème : vous aimeriez partir à l’étranger mais vous êtes inquiets à cause du coronavirus. Aucun soucis ! Vous pouvez toujours voyager depuis votre canapé, sans dépenser un centime. Car, de nombreux sites vous font visiter, découvrir les plus beaux endroits de la planète comme si vous y étiez.

Pour explorer une galaxie lointaine, très lointaine, inutile d’aller bien loin. 100 000 étoiles, permet de voyager à travers l’espace, à la découverte d’une partie de la Voie lactée. À la fois apaisant et instructif, cette excursion dans l’espace ludique offre la possibilité aux néophytes de découvrir quelques-unes des 119 617 étoiles représentées. 

Si admirer le ciel fait partie de vos hobbies, ce site vous permettra d’admirer les plus beaux ciels nocturnes du continent américain. « Houston we have a problem”. Si vous parlez anglais, vous pourrez revivre avec Apollo in real time, la mission Apollo 13 comme si vous y étiez. Les milliers de photos et vidéos inédites du plus grand sauvetage de la NASA permettent de revivre minute par minute ce vol culte. 

Pour continuer de voyager à travers le temps, pourquoi ne pas replonger au temps des dinosaures en toute sécurité ? Avec Dinosaur Pictures vous pourrez suivre la marche des continents au fil des siècles, sur une mappemonde interactive de la Terre et découvrir de multiples espèces de dinosaures. 

Voyager sans bouger

Le site Geoguessr, basé sur les services Google Maps, vous invite aussi au voyage de manière ludique. Une fois sur le site, vous êtes transporté dans un pays du monde et devez deviner votre destination en cherchant les indices à travers le paysage. Au-delà des rues et des places, la visite de sites historiques est désormais possible, aisément, grâce à un partenariat entre Google et l’UNESCO.

Google StreetView est un incontournable des baroudeurs du web. Il vous permet notamment de contempler le Mont Rushmore, et de visiter les sites archéologiques de Pompéi, d’Angkor au Cambodge, ou encore de Dougga en Tunisie.

Youtube offre, de même, de belles opportunités de voyage. Le vidéaste Axolotl vous emmène avec ses Etranges Escales à San Francisco ou Tokyo. Enfin, en attendant de pouvoir les admirer en face, vous pouvez visiter en direct de nombreux monuments ou musées en ligne via leur site internet, comme c’est le cas pour l’Abbaye de Westminster ou le Musée du Louvre.

Internet offre donc une myriade d’opportunités de voyages, disponibles en un clic.

Crédit photo : Blende12 / Pixabay

Avec l’aide de Léna Sévaux et Ornella Gache.

Assa Traoré récompensée aux BET Awards

Figure de la lutte contre le racisme et les violences policières en France depuis la mort de son petit frère, Adama, Assa Traoré a reçu le Global Good Award lors de la cérémonie virtuelle des BET Awards, ce dimanche 28 juin. 

“C’est une reconnaissance pour toutes les victimes, toutes les familles qui continuent de se battre pour exiger la vérité et la justice” remercie Assa Traoré, virtuellement, durant la cérémonie des BET Awards. La Française a franchi la barrière internationale par son activisme et s’en voit récompensée par la chaîne BET, qui met en avant la culture afro-américaine et récompense certains artistes et activistes Noirs chaque année.  

Lauréate aux côtés de Beyoncé, Lizzo et d’autres, Assa Traoré a vu ses efforts être récompensés après 4 ans de lutte interminable, à temps plein.  

4 ans de combats 

Le 2 juillet 2016, Adama Traoré, jeune homme de 24 ans, est mort à la gendarmerie de Persan (Val d’Oise) après une interpellation violente à Beaumont-sur-Oise. Les expertises mentionnaient de possibles maladies cardiaques du jeune homme. Jusqu’en juin 2020, lorsqu’une contre-expertise indépendante lancée par la famille Traoré a révélé que la mort d’Adama était bel et bien liée à “une asphyxie positionnelle induite par le plaquage ventral”, responsabilisant les policiers pour la mort du jeune homme.  

Assa Traoré ne perd pas une seconde et appelle à une manifestation nationale le samedi 2 juin. Plus de 20 000 personnes sont présentes à Paris. Après 4 ans de combats, la fin paraît plus proche. 

Black Lives Matter 

Le Comité Justice et Vérité pour Adama a organisé cette manifestation dans un contexte spécial : le monde entier sort dans les rues contre les violences policières et le racisme, notamment après l’affaire George Floyd, pour démontrer que “Black Lives Matter(les vies Noires comptent).  

Les Français sont sortis pour Adama Traoré, mais aussi pour Théo, Cédric Chouviat, Zyed et Bouna, George Floyd, Breonna Taylor, Elijah McClain et toutes les autres victimes de racisme et/ou violences policières à travers le monde. Si la chaîne BET a vite remarqué Assa Traoré, c’est parce que entre la mort de George Floyd et d’Adama Traoré, il y a un point commun : le plaquage ventral.  

Dans la vidéo de remerciement pour le BET Global Good Award, Assa Traoré ajoute “Merci pour ce prix, merci pour mon frère et merci pour toutes les autres victimes.” 

La cérémonie virtuelle des BET Awards 2020 sera diffusée en France sur la chaîne BET, mardi 30 juin à 20h45.

Black Lives Matter. 

Crédits photo à la une : © BET

L’Atelier des Lumières : source d’inspiration

Le public peut s’offrir de nouveau une escapade dans le sud à travers l’exposition « Monet, Renoir… Chagall. Voyages en Méditerranée ». Rouvert depuis le 26 mai, l’Atelier des Lumières est une source d’inspiration malgré les contraintes liées à l’épidémie.

L’Atelier des Lumières a dû fermer ses portes pendant deux mois et la réouverture s’est faite progressivement. Des modalités spéciales ont été mises en place par l’atelier depuis le 11 mai 2020 pour accueillir de nouveau des visiteurs.

La réservation se fait obligatoirement par internet. Il suffit de choisir son jour, sa plage horaire et de payer en avance. Le port du masque est également nécessaire durant tout le long de la visite, sauf pour les enfants de moins de 11 ans. Chaque visiteur se voit prendre la température de manière systématique à l’entrée du site. Le maintien d’une distance d’un mètre avec les autres visiteurs est fortement recommandé. L’Atelier peut désormais accueillir plus de 100 personnes par heure. 

L’atelier des Lumières dédie sa nouvelle exposition à Monet, Renoir et Chagall

Cette année, l’Atelier des Lumières décide de représenter les rives de la Méditerranée. Sous les yeux des spectateurs, défilent plus de 500 toiles, passant de l’impressionnisme au modernisme. 

Cette exposition numérique propose une immersion dans les chefs-d’œuvre de Renoir, Monet, Matisse, Signac, Picasso, Dufy, Chagall et beaucoup d’autres. Elle révèle ce que ces artistes puisent dans leurs voyages en Méditerranée. Depuis les années 1880, beaucoup aiment peindre au bord des rives de cette mer si particulière. Les couleurs sont plus intenses, la lumière et l’air sont différents. Au travers de ces œuvres, l’Atelier des Lumières nous fait voyager dans le temps. Le spectateur est inondé de couleurs éclatantes accompagnées de musique.

Au fil de la visite

Cette année, quatre expositions sont à découvrir dans l’Atelier des Lumières. Tout d’abord il y a l’exposition de Monet, Renoir… Chagall. Cela commence par un hommage au peintre Claude Joseph Vernet, en dévoilant le port de Marseille. Puis vient l’Impressionnisme d’Auguste Renoir et de Claude Monet. Ensuite, on y retrouve les lumières de la Méditerranée, les Fauves avec Henri Matisse, grande figure du Fauvisme et Paul Signac et les œuvres de Pierre Bonnard, Raoul Duffy et Marc Chagall. 

En parallèle de l’exposition, le studio de création Cutback présente Yves Klein, l’infini bleu. Originaire de Nice, l’artiste s’inspire du ciel de la Méditerranée pour en faire son œuvre. 90 œuvres et 60 images d’archives sont projetées au son de Vivaldi. Puis vient l’exposition Journey, une création Nohlab. « Journey » nous invite à voyager au point de départ de la naissance du photon, l’élément primaire de la lumière. 

Et pour terminer, on découvre « Moments », une exposition créée par Melt. Elle est faite à partir de peintures impressionnistes scannées en haute définition. Les images évoluent, grâce à un algorithme, et mettent en mouvement une œuvre numérique unique. L’exposition est prévue jusqu’au 3 janvier 2021, foncez sans hésitation dans l’univers visuel et sonore de l’Atelier des Lumières. 

Crédit photos : Elena Rizzo 

Homemade : Netflix passe les commandes à 17 réalisateurs

Netflix nous présente “Homemade” (“Fait à la maison”), réalisé avec les moyens du bord, suite à la paralysie du Covid-19. Ce projet est composé de 17 courts-métrages de réalisateurs du monde entier et sert la cause des artistes marginalisés. 

“Chaque réalisateur a fait une chose complètement différente. […] Certains étaient très clairement des histoires personnelles et certains étaient plus narratifs, fantastiques ou drôles.” a expliqué Teresa Moneo, directrice des films originaux Netflix.  

Avec les moyens du bord, 17 réalisateurs du monde entier se sont mis au travail pour réaliser un court-métrage qui pourrait raconter leur quotidien confiné ou partir sur un sujet plus loin de la réalité.  

Une affiche hors du commun 

L’affiche présentée par la plateforme, en même temps que la bande-annonce du projet, est hors du commun. 

Kristen Stewart, Pablo Larrain, Maggie Gyllenhaal, Ana Lily Amirpour, Antonio Campos, David Mackenzie, Gurinderr Chadha, Johnny Ma, Nadine Labaki et Khaled Mouzanar, Naomi Kawase, Rachel Morrison, Paolo Sorrentino, Natalia Berestain, Sebastian Lelio, Rungana Nyoni, Sebastian Schipper et Ladj Ly ont, tous, participé à ce scénario plus qu’original au moment du confinement planétaire.  

Chacun a tourné dans un endroit différent du monde : Kristen Stewart est restée à Los Angeles, Paolo Sorrentino à Rome et Ladj Ly à Clichy et Montfermeil, en banlieue parisienne, les mêmes endroits où il avait réalisé Les Misérables, nommé dans la catégorie du « Meilleur film étranger » à la dernière cérémonie des Oscars. 

Ce projet peut inspirer les jeunes réalisateurs en herbe qui sont parfois découragés face à leur manque de moyens. Ces réalisateurs ont travaillé depuis chez eux, sans matériel, sans équipe.  

Des artistes solidaires

Homemade vise aussi à recueillir des fonds. Le 20 mars dernier, Netflix a créé un fond de soutien d’urgence afin de venir en aide aux artistes et techniciens de l’industrie à travers le monde, qui se sont retrouvés en difficulté financière pendant la pandémie de COVID-19. L’argent recueilli par ce projet aux 17 facettes sera donc utilisé pour aider ces artistes en difficulté.

La plateforme de streaming promet “Des histoires personnelles et émouvantes qui illustrent notre expérience individuelle et collective du confinement” à travers Homemade. À voir, dès le 30 juin, sur Netflix. 

Réouverture des cinémas : quelle organisation ?

Les salles de cinéma françaises ont rouvert leurs portes, ce lundi 22 juin. Quelles sont les conditions requises ? Quelle organisation est choisie ? Quels films à l’affiche pour la réouverture des salles noires ? On vous explique tout. 

Bonne nouvelle pour les fans du 7ème art, les cinémas rouvrent leurs portes. Suivant un protocole travaillé, mis en place par la Fédération nationale des Cinémas Français et le gouvernement, de nombreuses mesures sanitaires sont mises en place ou conseillées.  

Tenter le “0 contact” ! 

L’achat des billets et des confiseries en ligne est fortement conseillé afin de tenter le “0 contact” au maximum entre le personnel et les spectateurs.  

La distanciation physique est obligatoire dans les halls, toilettes et autres lieux publics. Dans la salle de cinéma, le siège d’écart n’est pas toujours nécessaire. Le ministre de la Culture, Franck Riester, s’est exprimé sur Europe 1 : “On peut s’asseoir ensemble quand on est dans le même groupe social”. Autrement dit, gardez un siège d’écart entre vous et des inconnus.  

Certains cinémas ont décidé de prendre 30 minutes entre chaque séance pour aérer la salle. Une désinfection régulière des endroits publics, comme les toilettes, et des endroits à contact, comme les poignées de porte, sera également effectuée.  

Les messages de prévention sanitaire qui font notre quotidien depuis quelques mois maintenant seront aussi rappelés avant chaque projection. Du gel hydroalcoolique sera mis à disposition, et distribué.  

Le port du masque de protection n’est pas obligatoire lors de la projection mais fortement conseillé dans les endroits publics du cinéma. Le personnel est obligé d’en porter.  

Mathilde, qui travaille au cinéma LUX de Caen, nous a parlé de ce premier jour de réouverture : « La fréquentation n’est pas énorme mais les gens étaient très contents de revenir et ça, c’est important ! On n’a pas eu de difficultés particulières avec les mesures sanitaires non plus. Tout s’est bien passé. »

Car malgré toutes ces mesures, la réouverture des cinémas reste une bonne nouvelle ! Les films à l’affiche sont partagés entre nouveaux venus, et ceux qui sont sortis au mauvais moment et n’ont pas pu être visionnés.  

Voici 5 films à voir au cinéma dès aujourd’hui   

RADIOACTIVE 

Radioactive : Affiche
© Amazon Studios / StudioCanal

Sortie initiale : le 11 mars 2020. 

Un biopic sur la vie de l’incroyable Marie Curie et ses recherches. Signé Marjane Satrapi et avec Rosamund Pike dans le rôle principal, ce film a déjà charmé la presse.  

VIVARIUM  

Vivarium : Affiche
© XYZ Films

Sortie initiale : le 11 mars 2020.

Un jeune couple emménage dans un nouveau quartier, et s’y retrouvent prisonniers. Avec Jesse Eisenberg et Imogen Poots, ce thriller de science-fiction revient au cinéma pour convaincre les spectateurs.  

De Gaulle 

De Gaulle : Affiche
© Vertigo Productions

Sortie initiale : le 4 mars 2020.

Un film historique sur le général De Gaulle qui décide, en mai 1940, de faire entendre sa voix et appeler à la résistance. En pleine période d’anniversaire des 80 ans de l’appel du général De Gaulle, ce biopic de Gabriel Le Bomin, avec Lambert Wilson, est le film français à voir en ce moment.  

L’ombre de Staline  

L'Ombre de Staline : Affiche
© Boy Jones Films/Film Produkcja/Kinorob

Sortie prévue : le 22 juin 2020.

Encore un film historique à l’affiche cette semaine ! Cette histoire vraie raconte le trajet d’un jeune reporter, Gareth Jones, qui vient d’obtenir une interview d’Hitler. Il veut aller plus loin et s’en va pour Moscou, afin d’en obtenir une de Staline. Mais ce n’est pas une tâche facile. L’ombre de Staline est un film polonais, par Agnieszka Holland. 

Be natural : l’histoire cachée d’Alice Guy-Bloché

Be natural, l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché : Affiche
© Be Natural Productions

Sortie prévue : le 22 juin 2020.

Ce documentaire, par Pamela B. Green, vise à faire connaître au monde entier la première femme réalisatrice, puis productrice de cinéma : Alice Guy-Bloché. 

Saint-Étienne : l’ère de la culture dématérialisée

Avec l’interdiction des rassemblements, puis le confinement annoncé le 17 mars, le domaine de la culture a dû se réinventer pour proposer de nouvelles choses, sous de nouvelles formes.

Si vous ne venez pas à la culture, la culture viendra à vous. En ces temps troublés, beaucoup d’artistes, comme les spectateurs, avaient plus que jamais l’envie de retrouver cette «bulle» d’évasion devant un film, une pièce de théâtre ou dans un musée. Ces lieux hors du temps, où le spectateur s’enfuit de la réalité, ont terriblement manqué. Ainsi, plusieurs projets ont vu le jour, pendant et après le confinement, pour pallier à l’impossibilité de se retrouver.

Labellisée « Ville Créative Unesco Design » avec de nombreux festivals, des théâtres, des librairies et des musées, Saint-Étienne est une ville culturelle. Elle valorise la création et le développement de jeunes talents avec l’école d’art dramatique de la Comédie (reconnue à l’échelle nationale) et l’Ecole Supérieure d’Art et de Design. La ville de Saint-Etienne a accordé cette année 12,79 millions d’euros au secteur culturel. Malheureusement, cet investissement sur l’avenir qu’avait fourni la mairie a été brutalement amputé par la crise du COVID-19.

Face à la fermeture forcée de leurs structures, les pôles culturels stéphanois ont dû révolutionner leurs concepts et leurs idées de la culture. Un outil parfait pour cela était Internet. La révolution numérique a, cette fois-ci, permis aux acteurs culturels du territoire de se réinventer et d’échanger avec leur public à distance. Le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne avait déjà mis cela en place depuis plusieurs mois en offrant certaines œuvres, difficiles à conserver dans un musée, photographiées sur Internet.

Le spectacle vivant réinventé

À chaque domaine sa réinvention. Le théâtre et l’opéra ont décidé de partager leurs créations sur YouTube. L’orchestre symphonique de Saint-Étienne a proposé une version confinée de «Carmen» sur le réseau social. Quant à la Comédie, elle a partagé deux web-séries réalisées par les promotions 2017 et 2018 de leur école. «Construire un moulin» et «Clémence Cavale» sont deux pièces écrites par l’autrice Haïla Hessou, qui devaient être jouées par la promotion 2018 en tournée avec la comédie itinérante dans des villages qui ne possèdent pas de théâtres. Les élèves devaient apprendre à «monter [le] décor et [ils avaient] des journées à organiser avec les écoles pour parler du spectacle avec les enfants» selon Liora Jaccottet, étudiante à la Comédie.

Malgré le confinement, les élèves ont eu envie de réaliser leurs pièces par d’autres moyens : stop-motion, fiction radiophonique, bande dessinée… «C’était de l’expérimentation. C’est assez passionnant de se dire qu’on est capable de faire une autre sorte d’art» confie Lise Hamayon, une autre élève. Les élèves de la promotion 2017 ont, quant à eux, réaliser un projet appelé « Se lire à haute voix » durant lequel ils appelaient des personnes de la France entière pour leur lire une histoire. Djamil Mohamed, étudiant de la comédie, a beaucoup apprécié cette expérience nouvelle qui lui a permis de se sentir «un peu moins seul. Et les gens étaient super contents». Un autre moyen de raconter une histoire qui a du bon mais les élèves ont, selon les propos de Lise Hamayon, «un désir d’un rapport avec le public, de voir ce que c’est de jouer devant un public».

UN MUSÉE AUDIO

Le Musée de la Mine de Saint-Étienne a, lui aussi, décidé de créer un concept inédit pour le confinement. Il s’agit d’une série de podcast classée en plusieurs catégories car, selon Julie Garroux, une de ses auteurs, «l’audio est vecteur de sensations, on peut facilement se faire « emporter » dans une histoire, une lecture … ce qui peut recréer un lien émotionnel que certains visiteurs vivent sur place en période d’ouverture». De l’approche scientifique des mines à la présentation de mineurs venus de l’étranger en passant par le design, rien n’est oublié dans l’histoire du point central du patrimoine stéphanois. Pour choisir ces sujets, les quatre auteurs ont «souvent fait confiance à [leurs] intuitions, [leurs] inspirations tout en gardant en ligne de mire l’envie d’évoquer des thématiques parfois peu développées dans les commentaires des visites guidées» selon Julie, auteure.

L’avantage de cette nouvelle méthode de diffusion est que les podcasts peuvent être écoutés dans toute la France. Cette initiative portée par quatre auteurs «animés du fait de partager l’attachement que l’on porte au musée, de le montrer sous un nouveau jour et peut-être même d’attirer de nouvelles personnes jusqu’à la thématique minière» restera disponible sur la toile et est intégrée à la visite du musée depuis sa réouverture via des flashcodes. «Les podcasts viennent justement apporter un complément à la visite libre, puisque les visites guidées sont actuellement suspendues, explique Julie. C’est aussi l’opportunité de renouveler l’offre de médiation dans ce contexte particulier, ainsi cela crée une expérience de visite parfois plus immersive ou surprenante dans le musée.» Alors que le musée a rouvert ses portes le 9 juin, Julie annonce «quelques nouveautés» pour les semaines à venir.

Une fête de la musique pas comme les autres

Pour ne pas annuler l’édition 2020 de la Fête de la Musique stéphanoise, la mairie a décidé de la rendre digitale. Entre concerts enregistrés et lives à regarder à la maison, la fête se réinvente pour proposer des performances inédites. Julien Lavaire, alias Mc Pampille, un artiste stéphanois, va se produire en live sur la scène du Fil. Il trouve «l’initiative des acteurs culturels de la ville de Saint-Étienne louable et [il] leur tire [son] bob». Même si cet habitué de la Fête de la Musique souhaite interagir au maximum avec son public en live en faisant preuve «d’imagination et de second degré», il pense quand même que «l’ambiance sera forcément absente. Nous allons faire la captation d’un concert sans personne». L’association Gaga Jazz, quant à elle, enregistre et diffuse trois prestations de groupes de jazz qu’elle avait prévu d’organiser. Elle est heureuse de pouvoir «honorer [ses] contrats avec des artistes dont c’est le premier retour sur scène», malgré la différence de prestation. Elle précise quand même que cette initiative est «dans la lignée de la digitalisation de la musique qu’on a vu pendant le confinement» et salue l’initiative de la ville de Saint-Etienne ainsi que les dispositifs mis en place. «En général la fête de la musique je la célèbre, je m’éclate, mais cette année ça me faisait moins envie, explique Lisa, une étudiante stéphanoise. Je trouve ça dommage et illogique de la part de la mairie d’annuler la fête alors qu’elle maintient les élections le 28. Mais c’est bien qu’ils l’aient maintenue, ça fait travailler les artistes et ça leur permet de se faire connaître. Ça ne m’a pas intéressée car l’ambiance de la fête de la musique ne serait pas aussi présente.»

Crédit de une : Ville de Saint-Etienne

Le « monde d’après » chez les soignants

Burn-out, manque de personnel, manque de reconnaissance, faible salaire… Depuis des années, les soignants manifestent leur mécontentement pour faire améliorer leurs conditions de travail. Face au monde d’après (Post-Covid), les soignants seront-ils enfin entendus ?

Mardi 16 juin, les soignants ont manifesté pour la première fois depuis le déconfinement, toujours pour les mêmes raisons : leurs conditions de travail. Elles se sont vues détériorées au fur et à mesure du temps entraînant un mal-être généralisé pour les professionnels de santé. Des internes qui travaillent souvent entre 60 à 80 heures par semaine, des infirmiers et aides soignants en sous-effectifs qui courent dans les couloirs, qui n’ont parfois pas le temps d’aller aux toilettes ou de prendre leur pause repas, des ASH (Agent des services hospitaliers) avec toujours plus de responsabilités, mais sans aucune augmentation de salaire… L’hôpital public s’écroule, se transformant dangereusement en usine à soin et le monde de la santé s’essouffle.

Le Covid-19 a stoppé temporairement les manifestations des professionnels de la santé et du paramédical pour se concentrer sur l’urgence sanitaire. Au premier front, fidèles à leur poste, ils ont assuré les soins pendant le confinement. Le gouvernement a lancé le Ségur de la santé récemment, qu’en est-il de l’opinion des soignants sur leur propre avenir et le futur de la santé en France ? CAQS a pu interviewer différents soignants : Aude, aide-soignante, dans une clinique privée. Raphaëlle Jean Louis, infirmière, autrice de « diplôme délivré(e)» et réalisatrice. Claire, futur externe bientôt en 4ème année de médecine. Véronique, infirmière depuis 30 ans et Claire, infirmière depuis une dizaine d’années exerçant dans les DOM TOM. Nous leur avons demandé leurs avis sur le « monde d’après » Covid-19, pour les soignants, l’hôpital public et la santé. Entre espoirs et désillusions, voici leurs témoignages.

Des postes ont déjà été supprimés

Aude, aide-soignante, a d’abord été dans l’espoir avant d’être désabusée par la situation: « au début j’ai cru que le Covid-19 allait changer quelque chose, que ça allait changer la mentalité des gens, la mentalité du gouvernement, que ça allait bouger les choses.» En ajoutant que deux mois c’était trop court pour avoir un impact massif sur des changements au niveau gouvernemental, seul l’argent gouverne le monde. Cette aide-soignante a pu déjà s’apercevoir d’un retour en arrière depuis le déconfinement, des postes ont déjà été supprimés dans sa clinique privée : « l’équipe de jour s’est retrouvée avec des suppressions de poste. Les infirmières de jour se retrouvent maintenant à travailler une par étage ». Se retrouvant seules face à plus d’une dizaine voire une vingtaine de toilettes à enchaîner le matin.

Même constat pour Claire, infirmière dans les DOM TOM, pensant qu’il faut toujours continuer de se battre, mais ressent une certaine lassitude. En 12 ans de carrière, elle a vu les conditions de travail se détériorer : « déjà les hôpitaux sont manager, ce qui fait que le système de santé doit être absolument rentable, ce qui va à l’encontre d’une grande éthique, donc c’est très problématique ». Tout en précisant que cela va être compliqué pour les soignants d’obtenir quoi que ce soit. Selon elle, malgré la concertation qui a lieu dans la sphère médicale et paramédicale depuis presque un mois, la négociation reste complexe. Pour Aude, l’hôpital public pourrait peut-être évoluer, tout en restant sur le conditionnel, mais jamais le privé changera. La raison ? « L’argent».

« Bosse et tais-toi »

Le Segur de la santé a commencé le 25 mai, c’est une grande concertation, réunissant le monde de la santé et du médico-social afin de refonder le système de santé actuel. C’est à la mi-juillet que ce dernier prendra fin, des débats sur la revalorisation des rémunérations et des carrières sont en cours. De nombreux soignants sont sceptiques, méfiants de ce Segur de la santé. C’est le cas de Véronique, infirmière depuis plus de 30 ans : « je suis peu optimiste sur le fameux Ségur de la santé, car il n’y a pas vraiment de représentants de notre profession à ce dernier. Donc rien ne va sortir pour nous les infirmiers. Je suis en colère même sur ce manque de représentation. Mais je dis comme habitude, on pense à nous seulement quand on ne peut pas faire autrement, sinon c’est bosse et tais toi ».

Quand d’autres y voient une lueur d’espoir telle que Claire, bientôt en 4ème année de médecine : « Je pense et j’espère que suite à cette épidémie les conditions de travail seront meilleures. On a pu voir la détresse des soignants et du monde hospitalier actuel». Elle a espoir que le Segur aboutit à des changements positifs pour les professionnels de la santé et paramédical, bien qu’elle ne sera pas étonnée si rien ne se fait. Raphaëlle, infirmière engagée pour revaloriser les métiers des soignants et lutte pour améliorer les conditions de travail, ne se prononce pas sur le Segur de la santé, pour elle tout dépendra des décisions prises par le gouvernement, mais reste malgré tout optimiste et espère un changement de la part de l’État.

« On peut changer les choses »

Cependant, cette dernière demeure sceptique face à toutes les intentions liées aux soignants. Au départ, elle était touchée par les applaudissements à 20h, puis vain une incompréhension : « On n’est pas les seuls à avoir fait face à cette crise sanitaire, est-ce qu’on essaye de nous divertir, je me suis demandée si on essayait de nous duper à travers les applaudissements. Puis il est venu la fameuse prime de 1500 euros et cette médaille et là je me suis dit, applaudissements, médaille et maintenant les 1500 euros, c’est quoi au juste, désolée d’être familière, c’est une carotte, mais on n’est absolument pas dupe, ce n’est pas ça que l’on veut, donc on est encore aujourd’hui dans les rues et on continuera tant que ça n’avancera pas ». L’infirmière-réalisatrice insiste bien que les manifestations des soignants actuelles n’ont aucun rapport avec le Covid-19, car ces métiers là sont bouleversés depuis de nombreuses années avec des conditions de travail toujours plus difficiles, qui cause du tort autant pour les personnels soignants que pour les patients.

Depuis longtemps, les soignants n’ont cessé de manifester sans réel changement, leurs revendications restaient sous silence. Le Ségur de la santé sera-t-il à la hauteur de leur espérance ? En matière d’augmentation du personnel, de matériel, de revalorisation des carrières ou encore de revalorisation des salaires, à titre d’exemple, le salaire des infirmiers en France est en dessous de la moyenne européenne ainsi que les pays membres de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Mais pour Raphaëlle, il faut continuer à se battre et y croire : «par moments on se dit que ça va jamais changer, mais enfaîte non, il faut garder espoir et être positive, parce que je repense à d’autres combats qui ont eu lieu dans l’Histoire et je me dis qu’on a le pouvoir, donc on peut faire changer les choses ».

crédit de une : Raphaëlle Jean Louis

Dans les bois : l’adaptation Netflix du best-seller d’Harlan Coben

Dans les bois est la nouvelle série Netflix, sortie le 12 juin. C’est l’adaptation d’un des nombreux romans policiers à succès, de l’auteur américain Harlan Coben. 

Dans les bois est deuxième dans la liste des quatorze adaptations de romans conclues entre Harlan Coben et Netflix, après Intimidation. La série est une production polonaise et occupe déjà la cinquième place du Top 10 France de la plateforme américaine. 

De quoi ça parle ?  

En 2019, Pawel, procureur, rouvre l’enquête concernant la disparition de sa sœur, 25 ans plus tôt après la découverte d’un cadavre. La croyant toujours en vie, il va renouer les liens avec cette tragédie du passé. L’intrigue bascule sans cesse entre l’enquête rouverte en 2019, et le moment de la disparition de la sœur de Pawel durant l’été 1994.  

Une colonie de vacances qui tourne au drame, un cadavre trouvé 25 ans plus tard et des retours dans le passé : tout est mis en place pour que cette série fasse un carton auprès des fans du genre thriller policier. Mais certains aspects peinent à la faire sortir du lot. 

Une difficulté à se démarquer

Si l’angoisse et le suspens sont bien au rendez-vous, la série reste tout de même assez lente. Le format de six épisodes est trop large pour l’histoire proposée qui aurait pu tenir dans un format plus court. Une mini-série ou même un long film auraient pu suffire.  Avec une intrigue connue avec une disparition et une enquête des années plus tard, la série n’a pas su se démarquer de tant d’autres. Et ceci, même si l’enquête reste intéressante à suivre et est bien équilibrée entre 1994 et 2019, à l’image d’Élite qui propose également une enquête et des réponses avec flashbacks.  La performance des acteurs constitue un des éléments forts de la série. Les adultes comme les plus jeunes, pour la version de 1994, sont tous à la hauteur et proposent des performances touchantes.

Notamment Grzegorz Damięcki et Hubert Miłkowski qui interprètent respectivement Pawel version adulte et ado. La cinématographie est également réussie. Les gros plans sont très souvent privilégiés quand il s’agit de capturer les émotions d’un personnage. Les plans dans les bois sont angoissants et nous rappellent parfois l’ambiance nuit d’hiver froide présente dans Dark ou même Stranger Things

Même si d’après les fans du livre original, l’adaptation ne respecte pas totalement l’original, l’auteur Harlan Coben était bel et bien en charge du scénario. La relation entre Pawel et Laura, par exemple, a bien plus été présente et approfondie dans la production Netflix que dans le livre. La prochaine adaptation d’Harlan Coben conclue dans le contrat passé avec Netflix devrait être celle du roman Stay Close. Un thriller encore une fois qui suit les vies de trois personnages qui tentent d’oublier un passé douloureux. La production devrait être prise en charge par la société britannique Red Production Company et la date de sortie n’est pas encore disponible. 

En attendant, Dans les bois est toujours disponible, sur Netflix. 


Crédit photo de une : © Krzysztof Wiktor/Netflix : Dans les bois, série créée par Leszek Dawid et Bartosz Konopka, d’après Harlan Coben

« FRENCHY » : le nouvel album de Thomas Dutronc

Chanteur et guitariste français, Thomas Dutronc, publie son quatrième album, avec la reprise de quatorze chansons connues. Ce dernier espère conquérir la France et l’international. 

« Cet album est plein de petits miracles », confie Thomas Dutronc à l’AFP. Iggy Pop, Diana Krall, Billy Gibbons ou encore Haley Reinhart revisitent avec Thomas Dutronc des standards français dans son nouvel album « Frenchy »

Son album démarre sur la musique «C’est si bon», un classique composé en 1947 par Henri Betti. Le son de la contrebasse, le soutien de la batterie pop-rock-variété, les voix d’Iggy Pop, Thomas Dutronc et Diana Krall, amènent à une réussite absolue de cet opus. La collaboration de deux artistes tels que Thomas Dutronc et la Canadienne, Diana Krall qui connaît un certain succès auprès du public français, est étonnant et pourtant le résultat est bluffant. Le trio vocal dévoile une version jazz de ce classique, chanté à la fois en français et en anglais. 

Avec Frenchy, Thomas Dutronc signe son quatrième album. Il veut transmettre dans ses musiques une histoire d’amitié et familiale au travers du jazz manouche. Il revisite à sa manière quatorze chansons françaises en s’entourant des plus grands musiciens connus et aimés de la musique internationale. Son souhait : donner une image positive de la France à travers le monde. Son album sortira également aux États-Unis. 

Thomas Dutronc a fait preuve d’imagination pour créer cet album. Il a enregistré seul l’ensemble des chansons puis les a proposé à des artistes internationaux pour qu’il y participent. Du français à l’anglais, du solo au trio, ils reprennent des chansons connues et chantées comme La Mer (Charles Trenet), Ne me quitte pas (Jacques Brel), Plus je t’embrasse (Blossom Dearie) ou encore Get Lucky de Daft Punk, connue de tous.

Fils spirituel de Django 

Souvent appelé « Fils de la chanteuse Françoise Hardy et du chanteur Jacques Dutronc », Thomas a su trouver sa place parmi les chanteurs français. Passionné de l’univers de Django Rheinardt, il se tourne vers le jazz manouche et la guitare gitane. Dès son plus jeune âge, il compose et arrange des chansons pour Henri Salvador et aussi pour ses parents. Il sort en 2007 son premier album intitulé Comme un manouche sans guitare qui le révèle au grand public. Puis s’ensuivent deux autres albums. Les mélodies et les textes sont importants pour l’artiste. Il s’entoure des meilleurs tels que Rocky Gresset, David Chiron, Eric Legnini ou Deni Benarrosh. 

On retrouvera l’artiste Thomas Dutronc pour un concert live, diffusé sur la toile le 21 juin, à l’occasion de la fête de la musique. En attendant, n’oubliez pas d’écouter son album dès demain, qui pourrait connaître un succès international.

Crédit : Pochette de l’album « Frenchy », de Thomas Dutronc. YANN ORHAN

Akon s’offre sa ville à 6 milliards de dollars

Le chanteur et producteur de musique américain Akon, vient d’obtenir un budget énorme de 6 milliards de dollars pour la construction de sa ville, Akon City, au Sénégal. Le projet vise à pousser le continent Africain à se développer et donne déjà l’idée d’une ville semblable au Wakanda, fictif de Marvel. 

En janvier 2020, Akon annonçait la création de sa propre ville touristique et écologique à quelques kilomètres de Dakar, au Sénégal. L’Américain possède un village d’environ 800 hectares qu’il a décidé d’exploiter au maximum en créant Akon City.

Cette semaine, le projet s’est concrétisé et devrait voir le jour dans dix ans. Akon a signé un contrat de près de 6 milliards de dollars avec la société d’ingénierie, KE International. La machine est lancée, la construction peut commencer.  

Une construction en deux temps

Place aux infrastructures essentielles, tout d’abord. D’ici 2023, Akon City devrait posséder un hôpital, des résidences, des écoles, des hôtels, un commissariat de police et même une centrale solaire. Le projet mise avant tout sur l’écologie. 

Ces travaux seront rapidement suivis de la mise en place de plus gros aménagements : une université, des parcs, un complexe sportif et des stades. La mise en place d’Akon City pourrait s’achever en 2029.  

Pour l’Afrique de demain

En 2014, le chanteur RnB a fondé Akon Lighting Africa, une organisation qui vise à apporter de l’électricité en Afrique, par énergie solaire. Akon a grandi dans un village au Sénégal où il n’avait pas accès à l’électricité. Aujourd’hui riche et célèbre, il essaye de changer les choses pour les nouvelles générations. 

Akon Lighting Africa propose également une nouvelle monnaie : Akoin. Celle-ci sera bien évidemment en place à Akon City, l’idée est de la répandre sur tout le continent afin d’unir l’Afrique sur le plan économique.  

Rendez-vous donc en 2023 pour le premier coup d’oeil sur Akon City.