(Municicaqs #6) – Rennes, du changement dans la continuité ?

Plus que 2 semaines avant le second tour des municipales. Après Nîmes, Le Havre et Saint-Étienne, CAQS vous propose de découvrir Rennes comme vous ne l’avez jamais vue. Au cœur de débats politiques, environnementaux et citoyens, qui aura le dernier mot sur la capitale bretonne ? Coup de projecteur sur les quatre candidats encore en lice.

À Rennes, la maire sortante, Nathalie Appéré (PS), a une fois de plus, fait l’unanimité en remportant 32,78% des voix au premier tour malgré 60,36% d’abstention. Comme partout ailleurs, l’épidémie de Coronavirus en a freiné plus d’un à voter (en 2014, 61 024 personnes étaient allées voter au premier tour, contre 46 167 cette année).

TROIS LISTES BIEN DIFFÉRENTES

Pour Rennes avec Nathalie Appéré et Matthieu Theurier
Révéler Rennes avec Carole Gandon
Libre d’agir pour Rennes ! Avec Charles Compagnon

A l’issue de ce premier tour, c’est M.Theurier (EELV) qui talonne la maire sortante, suivie de C.Gandon (LREM) et de C.Compagnon (Div.D) qui se place en dernière position. Mais ce n’est pas séparément qu’on les retrouvera le 28 juin. Les deux candidats en tête ont officialisé le 30 mai 2020 la relance de leur alliance passée (en 2014, ils avaient déjà agi de la sorte). Alliance à laquelle C.Gandon (LREM), en troisième place lors du premier tour, a vivement réagi : « la logique guidant ce choix est la préservation de places, ou la détestation commune de la majorité nationale en place. Il est certain que l’alliance entre Nathalie Appéré et Mathieu Theurier implique la reconduite d’un modèle urbain à bout de souffle, inadapté pour faire face aux futures pandémies ».

Rennes, c’est plus de 210.000 habitants en 2017, une ville qui ne cesse de grandir, une capitale bretonne qui doit réaffirmer son statut. Où en est-elle au niveau de la sécurité, des mobilités et de l’urbanisme ?

LA SÉCURITÉ, GARANTE DU BIEN-VIVRE RENNAIS ?

A Rennes, même si le taux d’insécurité est faible en comparaison à d’autres grandes villes françaises, il reste néanmoins en pleine expansion depuis plusieurs années. Que proposent les candidat.es pour y remédier ?

Lors des débats du premier tour, M.Theurier (EELV) s’était exprimé sur le sujet : « Il ne faut pas nier les choses, Rennes est une des villes de France où le taux d’insécurité est parmi les plus faibles. Il y a une réelle baisse des incivilités. » Pour agir avec réalisme et pragmatisme, il avait donc comme projet d’organiser des assises de la sécurité pour permettre un débat dans toute la ville et ainsi trouver des solutions. Ce qui reste primordial pour lui c’est de travailler la question de l’éducation, de former des éducateur.trices de rue, de renforcer la formation des policiers municipaux à la méthodologie de résolution de conflits, à la lutte contre toutes les formes de discriminations et veiller à la réprésentativité des diversités au sein de la police municipale. Il met un point d’honneur à former les agent.es de police aux violences faites aux femmes. Depuis son alliance avec le PS, il ne s’est plus exprimé sur cet engagement.

N.Appéré (PS) propose la création d’une police municipale nocturne. Cette police aurait pour but d’être particulièrement vigilante à des moments difficiles comme la fermeture des bars. La maire sortante veut également recruter 40 policiers municipaux supplémentaires.

Elle s’oppose fervemment à l’armement létal qui ne correspond pas, selon elle, aux missions des agent.es de police. A l’inverse, C.Compagnon (DVD) évoque une police municipale armée et nocturne, pas uniquement dans le centre ville mais aussi dans les quartiers, ainsi qu’un renforcement des caméras de surveillance.

C’est sur le plan du renforcement des outils que C.Gandon (LREM) veut également agir. Elle propose en effet un triplement du nombre de caméras de vidéoprotection pour prévenir les actes de délinquance ainsi que le recrutement de 30 policiers municipaux supplémentaires.

Renforcer la sécurité matérielle ou favoriser la formation des agents ? Faut-il prévenir ou éduquer ? Nous avons posé la question à Loïc Perrin, étudiant militant à Rennes 2. « La politique municipale fait le même jeu que la politique nationale qui se résume à : plus d’effectifs, plus de moyens, sans jamais mettre en avant les problématiques de fond de l’insécurité. La liste « Choisir l’écologie pour Rennes » a bien cerné le problème en proposant des formations aux policiers et « une étude des conditions de travail »» admet-il.

« Malheureusement, c’est le serpent qui se mord la queue : on sait que les policiers travaillent dans des conditions désastreuses, avec un matériel obsolète, parfois abîmé et dangereux à l’usage. On sait aussi qu’ils font des heures supplémentaires, parfois payées des mois après et j’en passe. De l’autre côté, on sait que la « délinquance » vient majoritairement des quartiers populaires. Alors, on propose plus de moyens (en effectif) sans parler de revalorisation salariale, on propose des brigades anti-incivilité ou la possibilité de mettre une contravention pour un acte déplacé en ville, sans jamais investir dans de la pédagogie. On envoie en garde-à-vue, sans jamais discuter et essayer de comprendre » déplore Loïc Perrin.

Selon lui, les politiques restent trop éloignés de la réalité du terrain : « En fait, on passe notre temps à avoir des politiques qui nous parlent en chiffres, parce que les chiffres (parait-il) ça donne des votes. Mais la réalité est complètement différente. Nous devrions, je pense, sur le point de vue de la sécurité, mais aussi des inégalités, de l’écologie, de l’économie, travailler avec des chercheurs et des chercheuses, qui ont analysé méthodiquement ces problématiques, mettre au cœur des réformes, des changements les principaux.ales concernée.es, trouver un juste milieu entre la réalité du terrain et les études. Enseigner, apprendre, dialoguer, comprendre. Pour moi, il n’y a que ça qui pourra régler les problèmes de l’insécurité ».

LES TRANSPORTS, PREMIER MOTEUR DU RAYONNEMENT DE LA CAPITALE BRETONNE

La question des transports est essentielle à Rennes. La ville est dotée d’un large réseau de bus, de nombreuses pistes cyclables, de vélos, d’une rocade de 31 km ainsi que de deux lignes de métro d’ici à la fin de l’année. Mais comment décongestionner la rocade ? Comment rendre Rennes plus en adéquation avec ses aspirations écologiques tout en la gardant attractive ?

La maire sortante propose un système de 5 lignes express de tramway sur roues connectées au métro quand sa rivale LREM, C.Gandon, opte pour un prolongement du métro qui irait au-delà de la rocade. Une hérésie économique selon N.Appéré.

C.Compagnon (DVD) utilise les termes ambitieux de « Plan Marshall » avec la volonté de créer 4 lignes de tramway supplémentaires à l’extrémité des lignes de métro pour relier l’ensemble de la métropole rennaise.

Pour ce qui est du centre-ville, toutes et tous proposent un large développement du réseau vélo, en accord avec les ambitions écologiques de la ville. N.Appéré évoque également l’idée de navettes électriques avec montée et descente à la demande. Des initiatives réellement durables, ou simplement écologiques sur le papier ? Nous avons posé la question à Youth for climate Rennes, association apartisanne. « Développer un réseau de pistes cyclables sécurisées dans la métropole et les communes est une mesure nécessaire pour décarbonner les modes de déplacement. Espérons que cette promesse soit mieux tenue qu’au dernier mandat ».

Concernant les navettes électriques dans le centre ville piétonnier, l’association estime qu’il faut « garder à l’esprit que ce n’est pas parce qu’il s’agit de véhicules électriques que la proposition est forcément écologique. À quels besoins vont répondre ces navettes sinon à remplacer des trajets qui auraient pu être effectués à pieds ? Dans le centre-ville, passent déjà le métro, le bus, les vélos et les piétons. L’énergie électrique est loin d’être neutre avec le nucléaire et les matériaux rares pour les batteries. S’il s’agit de répondre aux besoins de personnes en difficulté de déplacement, il existe déjà des navettes spécialisées. » soulève Youth for Climate Rennes.

ET LA QUESTION DE LA GRATUITÉ ALORS ?

À réfléchir pour certains, réponse négative pour d’autres. Rennes est, à l’instar de grandes villes françaises, au cœur d’un débat au sujet de la gratuité des transports.

E.Le Pape (LFI), qui n’a pas pu accéder au second tour (7,53 %) , parlait d’une gratuité pour tous dans les transports, face à l’urgence climatique qui est la nôtre, quand C.Compagnon s’y oppose fermement en clamant « qu’il faut des fonds pour financer nos projets ambitieux ». N.Appéré s’engage, quant à elle, à y réfléchir d’ici à 2024. En attendant, elle propose pour les moins de 26 ans, une baisse immédiate de 25 % des tarifs des abonnements aux transports en commun.

« L’idée de gratuité progressive est très souhaitable pour une ville comme Rennes. Elle est d’autant plus intéressante qu’elle répond à des problématiques sociales et environnementales. Cependant cette mesure manque d’ambition rien qu’au niveau de sa formulation. Pourquoi d’ici 4 ans seulement ?  Pourquoi uniquement pour les moins de 26 ans ? Nous aimerions aussi rappeler que des portillons ont été achetés à hauteur de 7,5 millions d’euros pour équiper le métro contre la fraude, ce qui parait peu cohérent dans l’optique d’aller vers plus de gratuité. », répond YouthForClimateRennes.

URBANISME ET ACTION CITOYENNE : COMMENT CONCILIER EXPANSION ET ÉCOLOGIE ?

On a beaucoup reproché à la maire sortante de construire trop vite et pas assez bien. N. Appéré reste convaincue qu’il faut continuer à construire si nous voulons une ville qui grandit et accessible à tous. Pour remédier au mécontentement de certain.es, elle propose des chartres de concertations pour les projets de construction.

Pour M.Theurier (EELV), Rennes se bétonne et les prix s’envolent. Il faut définir une méthode pour construire les projets avec les habitants. Certes il faut construire, mais moins et mieux. Pour cela, il est nécessaire de ralentir la construction et de penser à la végétalisation. Reste à voir ce que donneront ces promesses maintenant que l’alliance avec N.Appéré a été actée.

C. Gandon (LREM) a choisi d’orienter ses engagements autour de la progression vers l’écologie à travers la ville et main dans la main avec les citoyens : éclairage de la ville aux LED, sensibilisation aux actions éco-responsables, développement des circuits courts.

Une fois de plus, YouthForClimateRennes intervient pour nuancer et clarifier ces projets : « C.Gandon veut mettre en œuvre des actions pédagogiques éco-responsables et solidaires dans les quartiers. Certes, l’éducation aux enjeux écologiques et sociaux est indispensable. Cependant, il serait désastreux que ces actions pédagogiques se limitent à parler des “écogestes” et à culpabiliser les personnes sur leur mode de consommation plutôt que de revenir aux racines des problèmes. Parler d’éco-responsabilité individuelle n’est constructif que si les entreprises polluantes et leurs impacts sont mis en cause et que des alternatives viables sont proposées à la population ».

Elle propose également de moderniser l’éclairage public sur la ville en passant progressivement aux LED, et d’expérimenter l’allumage à la demande pour réduire notre consommation d’énergie.

Mais passer progressivement les éclairages publics au LED serait bien plus utile si les enseignes des commerces et les panneaux publicitaires étaient éteints la nuit, comme l’exige le code de l’environnement. De plus, au-delà des économies d’énergie, il faut penser aux perturbations de la biodiversité engendrées par l’éclairage nocturne.

L’association constate également « certains manquements sur le plan écologique dans les deux programmes. Plusieurs projets et phénomènes problématiques sont passés à la trappe. Par exemple, le cas des serres à LED, pour les tomates de l’entreprise Jouno à la Chapelle des Fougeretz, ou bien de la publicité dans l’espace public (secteur énergivore et poussant à la surconsommation), ou bien le manque de prise de position sur le projet d’agrandissement de l’aéroport de Rennes : développer le transport aérien plutôt que l’alternative ferroviaire est une aberration ! ».

Sécurité, mobilités, urbanisme, écologie, comment concilier le tout, tout en parvenant à effectuer des changements ? Comment mettre en avant l’écologie tout en rêvant d’immenses expansions urbaines ? La maire sortante sera-t-elle réélue pour un deuxième mandat ? Réponse dans les urnes, le 28 juin prochain.

Crédit photo : Nicolas Vollmer

« Le Code » : la nouvelle émission rap de Mehdi Maizi

Vendredi 12 juin, la plateforme de streaming Apple Music a lancé sa première émission en français « Le Code Radio », animée par l’expert du rap : Mehdi Maizi. Ancien de La Sauce sur OKLM, l’animateur de Rap Jeu sur la chaîne YouTube Red Binks nous embarque encore une fois dans l’univers du rap francophone, d’une façon dont lui seul a le secret.

« Je suis très heureux de commencer une toute nouvelle aventure sur Apple Music » annonce Mehdi Maizi dès le début du premier épisode de l’émission. Le journaliste est devenu une véritable référence pour les fans du genre. Il présentera un nouvel épisode chaque vendredi.

Un projet en trois parties 

Le projet Le Code est constitué chaque semaine d’une playlist 100% rap francophone, d’une émission radio «Le Code Radio» et d’une interview vidéo disponible gratuitement, exclusivement réservée aux abonnés Apple Music.  

La playlist sera l’occasion pour les fans de rap d’écouter les hits du moment tout en découvrant de nouveaux artistes, moins connus du grand public. La playlist de cette semaine propose les tendances du rap francophone : Djomb de Bosh, 6.3 de Naps et Ninho, ou encore le tube sentimental Angela de Hatik. 

Mehdi Maizi : à la tête du Hip-Hop 

Le journaliste a débuté sur l’Abcdr du son, et est également célèbre en tant qu’animateur de Rap Jeu. Une émission de divertissement dans laquelle des célébrités s’affrontent dans des jeux créés autour du rap, qui atteint le million de vues à chaque épisode quasiment.

Aujourd’hui, Mehdi Maizi apporte ses talents à la plateforme Apple Music et devient l’animateur de la toute première émission en français de la plateforme. Elle l’appelle ainsi le « Head of Hip-Hop ».

Le premier invité de l’émission «Le Code» est connu et reconnu de tous dans le milieu du rap : Ninho. Un lancement prometteur.

Ninho inaugure Le Code 

C’est le jeune rappeur originaire du 91, Ninho, qui a été reçu pour la première fois devant les caméras de cette nouvelle émission. Le phénomène du rap français qui a sorti sa mixtape M.I.L.S 3 en début mars 2020 a répondu aux questions de Mehdi Maizi. Entre classiques, victoires de la musique et confinement, le journaliste référence et le prodige du rap français ont abordé tous les sujets face à la caméra. 

Avec un début prometteur et un invité à couper le souffle, Le Code est déjà l’émission de rap à suivre.  

Crédit photo à la une : © Maie Rouge

Les animes en vogue cet été 2020 !

Ça y est, dans moins d’un mois, les animes de l’été sortiront sur les plateformes de streaming. C’est le moment idéal de présenter les sorties avec ses nouveautés, mais aussi les nouvelles saisons. 

Avec le coronavirus, pas mal d’animes ont été annulés, d’autres ont été mis en pause voire repoussés. Les animes suivants sont à l’affiche pendant la période estivale. Bien entendu la liste n’est pas exhaustive. Beaucoup sortiront en juillet 2020. Voici les animes à ne pas louper.

Deca-Dence

© DECA-DENCE PROJECT

8 juillet 2020 – C’est une œuvre originale du réalisateur Tachikawa Yuzuru. Une forme de vie, nommée Gadoll a presque exterminé toute l’humanité. Les survivants vivent à Deca-dence, une immense forteresse de 3000 mètres de haut. Les habitants se divisent en deux catégories : les Gears qui sont des combattants et les Tankers, qui eux ne sont pas en mesure d’attaquer ces monstres. Nastume, une Tankers veut devenir Gears. Elle rencontre alors Kaburagi, un réparateur d’armure. Cette rencontre finira par changer le futur de ce monde.  

Fire Force 

© Atsushi Ohkubo /Kodansha/Enen no Shouboutai Production Committee

Juillet 2020 – Le site officiel de Fire Force a annoncé la diffusion de la saison 2 en juillet. La série réalisée par Atsushi Ohkubo, l’histoire retrace la vie d’hommes de cet univers qui sont terrifiés car certaines personnes se consument dans les flammes et s’attaquent à l’humanité. La brigade spéciale Fire Force a pour mission de trouver la cause de ce mystérieux phénomène. Le jeune Shinra, nouvelle recrue, veut devenir un héros. Le chemin pour lui sera long. Il devra apprendre à affronter quotidiennement des Torches humaines. 

Gibiate

© YOSHITAKA AMANO © GIBIATE PROJECT Production Committee

7 juillet 2020 – Au Japon en 2030, une terrible épidémie s’est répandue sur la planète. C’est en quelques années que le virus « Gibier » raye de la carte la plupart des villes du globe. Il va y avoir une alliance entre les shinobis et les samouraïs aidés par un médecin qui veut trouver le remède. Ils sillonnent le pays et affrontent une horde d’ennemis : les « Gibiers » et d’autres malfaiteurs.  

Ikebukuro West Gate Park 

© Ira Ishida, Sho Kitagawa, Sena Aritou/Bungeishunju/ Ikebukuro West Gate Park Project

Juillet 2020 – Ce manga est adapté en anime et sortira en juillet 2020. Réalisé par Tomoaki Koshida, l’histoire relate le quotidien de Makoto, un jeune homme de 19 ans et ami du chef de gang G-Boys. Le parc qui se trouve aux portes du quartier Ikebukuro à Tokyo est un monde hors de la société, régit par les gangs et leurs propres lois. C’est alors qu’apparait un mystérieux étrangleur en série et la montée en puissance d’un gang rival, ce qui va mettre à rude épreuve les capacités de réflexion et de tempérance de Makoto. 

Re:Zero kara Hajimeru Isekai Seikatsu saison 2

5700© Publié par la société KADOKAWA, Ltd. par Tatsuhei Nagatsuki / Re:Zero to Hajimaru Isekai Seikatsu 2 Production Committee

8 juillet 2020 – Re:Zero revient enfin pour une deuxième saison. Réalisée par Masaharu Watanabe, elle devait sortir initialement en avril 2020, mais à cause de l’épidémie mondiale, la saison deux sortira finalement en juillet et sera la suite directe de la première. C’est l’histoire d’un jeune homme nommé Natsuki Subaru. Il est transporté dans un monde parallèle. En essayant de comprendre pourquoi il est ici, Subaru se fait attaquer et est sauvé par une jeune fille Emilia. Un beau jour, Emilia et Subaru sont pris à partie et tués par une mystérieuse personne. Subaru se réveille alors, au lieu et au jour où il est arrivé dans ce monde et se rend compte qu’il retourne dans le passé après sa mort. Il décide alors d’utiliser son pouvoir pour sauver Emilia et pour se sauver lui-même. 

Monster Musume no Oisha-san 

© Origuchi Yoshino, Z-Ton, Kanemaki Thomas / Shueisha/Monster Musume no Oisha-san Project

12 Juillet 2020 – Réalisé par Iwasaki Yoshiaki, l’anime se déroule dans la ville de Lindworm, où les humains et les monstres coexistent. Dr. Glenn dirige une clinique médicale pour monstres avec son assistance lamia nommée Sapphee. Mais quand un personnage désagréable cherche à voler un œuf de harpie, comment Dr. Glenn réagira-t-il ? 

No Guns Life saison 2 

© Karasuma Tasuku/Shueisha/No Guns Life Production Committee

7 Juillet 2020 – Réalisé par Ito Naoyuki, cette deuxième saison est la seconde partie de la série animée. Juzo Inui a un revolver à la place de la tête. Depuis la grande guerre, il gagne sa vie en résolvant des affaires dans lesquelles des extends sont impliqués, d’autres individus bénéficiant d’extensions mécaniques. Un jour, Juzo reçoit l’étrange visite d’un homme poursuivi par la police pour kidnapping. L’homme lui demande de protéger l’enfant enlevé. Juzo est loin de se douter dans quelle affaire il vient de tomber. 

Japan skins 2020 

© JAPAN SINKS : 2020 Project Partners

9 juillet 2020 – Le réalisateur Masaaki Yuasa, qui a réalisé Delviman Crybaby sur Netflix, revient avec une nouvelle série en 10 épisodes. C’est l’histoire d’une famille ordinaire qui est mise à rude épreuve quand une série de terribles tremblements de terre précipite l’archipel japonais dans le chaos. Les scientifiques tentent de convaincre le gouvernement que le Japon coulera bien plus tôt que prévu. 

Crédit : Pixabay / Montage Elena Rizzo

Artemis Fowl : le film évènement sur Disney+

Prévu à l’origine pour une sortie dans les salles de cinéma le 27 mai 2020, le nouveau film Disney « Artemis Fowl » sort en exclusivité aujourd’hui sur la plateforme de streaming Disney+.

Si les fans de Disney attendaient la venue d’un nouveau héros à chérir, ils ne vont pas être déçus. Le nouveau film Artemis Fowl sort aujourd’hui en streaming sur la plateforme Disney +. Tout droit sortie d’un roman du célèbre écrivain irlandais Eoin Colfer, l’histoire nous emmène dans un monde d’aventure entremêlé de fantaisie comme Disney sait si bien le faire.

Après les remakes de plusieurs dessins animés Disney, tels que Le Roi Lion, Dumbo et Aladin en film, Disney nous offre aujourd’hui un tout nouveau film qui a des chances de faire fureur. Artemis Fowl s’inspire des deux premiers tomes déjà sortis en 2001 et 2002 d’une saga qui en comporte huit. Pour les lecteurs de ce best-seller, il y a de quoi se remémorer de bons souvenirs. 

Que raconte le film ? 

Le jeune richissime Artemis Fowl âgé de 12 ans, est le descendant d’une longue lignée de criminels. Si jeune et déjà doté d’une intelligence hors du commun, il s’apprête à combattre le peuple des Fées, des créatures mystérieuses et puissantes qui vivent dans un monde souterrain et qui pourraient être à l’origine de la disparition de son père deux ans plus tôt. Pour entreprendre et réussir ce combat, il va faire appel à sa force et à son ingéniosité diabolique. Il compte prendre en otage le capitaine Holly Short, une elfe réputée pour sa bravoure et l’échanger contre une rançon en or. Mais la commandante Root, chef du F.A.R.F.A.D.E.T (Forces Armées de Régulation et Fées Aériennes de Détection, le département de reconnaissance de la police des fées) veut venir en aide à Holly. La partie s’annonce plus compliquée que prévue. 

Contrairement aux héros qui veulent faire le bien, Artemis est cupide et manipulateur. Incarné par Ferdia Shaw pour la première fois à l’écran, c’est un petit génie du mal. Mais doté de beaucoup de qualité, il n’est pas si méchant qu’il en a l’air. 

Action, magie et aventure

La saga, en huit tomes, écrite par l’Irlandais Eoin Colfer a été un réel succès. Elle a été vendue à plus de 25 millions d’exemplaires dans le monde et traduite dans une quarantaine de langues. Ce roman est truffé de créatures légendaires, d’un peuple souterrain de fées, de nains et de gobelins, de gadgets technologiques de tous genres. Les romans de Colfer s’inspirent de l’univers folklore irlandais. La saga s’étend sur plusieurs années où l’on suit les aventures et mésaventures du jeune Artemis. 

C’est 19 ans plus tard que le réalisateur Kenneth Branagh, d’origine irlandaise, adapte le film Artemis Fowl. Mais il faut savoir qu’il a mis pas moins de quinze ans pour voir le jour. Ce film est un puits sans fin d’aventures, de terribles dangers, de défis, de magie et d’imagination. Le réalisateur a embauché des acteurs irlandais. Les sonorités de leur accent et leurs attitudes étaient essentielles pour être au plus proche du roman. Tourné en Irlande du Nord mais aussi au Royaume-Uni et au Vietnam, le film possède des décors et des effets visuels très impressionnants. 

Selon beaucoup de dires, Artemis Fowl pourrait faire de l’ombre au grand sorcier Harry Potter. En attendant, ce jeune intrépide peut bien devenir une star de l’écran. Pour la suite du film, le réalisateur Kenneth Branagh adorerait relever ce défi. Mais en attendant, les livres sont disponibles pour les plus curieux et les moins patients.  

Crédit : The Walt Disney Company / Nikon1803

Guillaume Musso, un homme de titres

Guillaume Musso, qui a publié son dernier livre « La vie est un roman », est depuis dix ans l’écrivain français le plus vendu dans notre pays. Anciennement professeur d’économie, il s’épanouit désormais dans l’écriture et se passionne de littérature. 

Guillaume Musso est né à Antibes. Il écrit depuis qu’il est étudiant mais son parcours scolaire le dirige vers une licence de sciences économiques à l’université de Nice. Il poursuit ensuite des études et passe le Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second degré (CAPES) de sciences économiques et sociales. Il devient alors professeur de sciences économiques et sociales dans un lycée. 

C’est en mai 2001 que paraît son premier roman nommé Skidamarink. Un thriller, qui tourne autour du vol de la Joconde et de l’enlèvement d’un magnat international de l’informatique. Puis Guillaume Musso a eu un accident de voiture. Cet imprévu lui a valu son deuxième livre Et après… Il imagine, après son accident, l’histoire d’un enfant revenu de la mort. C’est un succès immédiat. Le roman se vend à plus de deux millions d’exemplaires et est traduit dans une vingtaine de langues. De plus, le réalisateur Gilles Bourdos décide d’adapter cette histoire au cinéma. Le film « Et après » sort en salle le 14 janvier 2009. 

Puis viennent chaque année de nouveaux romans du célèbre Guillaume Musso. En 2005 avec Sauve-moi, puis l’année suivante, Seras-tu là ? Parce que je t’aime (2007), Je reviens te chercher (2008), Que serais-je sans toi ? (2009), La Fille de papier (2010), L’Appel de l’ange (2011), 7 ans après (2012), Demain (2013), Central Park (2014), L’Instant présent (2015), La Fille de Brooklyn (2016), Un appartement à Paris (2017), La Jeune fille et la nuit (2018), La Vie Secrète des Écrivains (2019) et son dernier livre sorti en 2020, La vie est un roman.

Cela fait dix ans que Guillaume Musso est l’écrivain le plus vendu en France. Ses livres sont également traduits dans 40 langues et ses ventes dépassent les 32 millions d’exemplaires. Après l’adaptation du livre Et Après au cinéma, une série et un long métrage ont vu le jour : Central Park et l’Appel de l’ange. En 2017, l’écrivain quitte XO éditions pour rejoindre les éditions Calmann-Lévy. 

Guillaume Musso, l’écrivain le plus lu de France se fait discret. En effet, il apparait peu de fois à la télévision ou dans les portraits de la presse. C’est un auteur secret dont la passion est d’écrire. Il travaille dans son ancien appartement, avec vue sur la forêt, près du quartier de l’Opéra. Un petit coin de paradis pour écrire ses romans tant attendus chaque année. 

La vie est un roman, un best-seller à la rescousse des librairies ? 

Guillaume Musso a sorti en librairie son dernier livre, La vie est un roman, le 26 mai. De quoi attirer beaucoup de monde. Les librairies, comme bons nombres d’entreprises, ont dû fermer leurs portes pendant le confinement. Depuis le 11 mai, certaines d’entre-elles ont pu rouvrir. Mais les programmes de parution se sont réduits de 25% à 50% selon les éditeurs afin d’éviter un concentré massif de livre sur les étals. 

Pour faire revenir les clients en librairie, c’est la priorité aux futurs best-sellers. Les lecteurs ont pu se précipiter le 26 mai pour acheter le dernier roman de Guillaume Musso qui était tant attendu. La vie est un roman s’est écoulé à 164.303 exemplaires depuis sa sortie en librairie selon l’éditeur. La maison Calmann-Lévy affirme que Guillaume Musso réalise sa meilleure seconde semaine de toute sa carrière. Ce roman a été, de loin, le plus vendu du confinement. 400 000 exemplaires étaient mis en place dès la première semaine. 

Pour Guillaume Musso durant une interview de BFMTV, « c’est une fierté et j’ai vraiment tenu à ce que le roman sorte là, pour la réouverture des librairies. C’est un commerce qui par essence est fragile et qui nécessite une attention particulière ». Il assume son statut d’auteur attendu pour relancer un marché de l’édition en crise. 

La sortie de son 18ème livres est un franc succès. Mais il n’est pas le seul. Joël Dicker, Bernard Minier, John le Carré et Elena Ferrante viennent également à la rescousse des librairies en sortant leur dernier livre après deux mois de confinement. 

Crédit : Qsdfg75 / Elena Rizzo

La lutte pour l’Amazonie de Claudia Andujar

La fondation Cartier pour l’art contemporain présente depuis le 30 janvier 2020 sa plus vaste exposition consacrée à la grande photographe brésilienne Claudia Andujar qui dédie sa vie, depuis les années 1970, à la photographie et à la défense des Yanomami, un peuple amérindien de l’Amazonie brésilienne. 

L’exposition Claudia Andujar sur la Lutte Yanomami va de nouveau rouvrir ses portes à partir du 16 juin à la fondation Cartier. Cette photographe brésilienne consacre sa vie à la défense des Yanomami, un peuple amérindien de l’Amazonie brésilienne. Pour commencer, c’est un projet sur le peuple Carajà, au centre du Brésil, qui l’a menée à une carrière dans la photographie. Au fil des années, Claudia Andujar s’est beaucoup intéressée au peuple des Yanomami. Ce peuple d’Amazonie avait peu de contact avec le monde extérieur pendant longtemps. Puis, un afflux de mineurs d’or illégaux venus dans leur région, a aggravé leurs problèmes de santé. 20% des Yanomami sont morts d’une intoxication au mercure et d’une épidémie de paludisme. Claudia Andujar a joué un rôle important dans la création d’un parc qui crée une zone protégée de 96 000 km pour les Yanomami. 

Passionnée avant tout, elle photographie le peuple de la forêt amazonienne. Dans les années 70, son art devient une arme. Elle veut lutter contre les menaces qui pèsent contre les habitants de la forêt ; construction de routes, destruction de leur communauté et propagation d’épidémies. Aujourd’hui, l’exposition de Claudia Andujar illustre un engagement fort : la préservation de l’environnement. Cette exposition veut également alerter sur les incendies qui ravagent l’Amazonie. 

Pour Davi Kopenawa, Yanomami, « Claudia portait les vêtements des Indiens, pour se lier d’amitié. Elle n’est pas Yanomami, mais c’est une véritable amie. Elle a pris des photographies des accouchements, des femmes, des enfants. Puis elle m’a appris à lutter, à défendre mon peuple, ma terre, ma langue, les coutumes, les fêtes, les danses, les chants et le chamanisme. Elle a été comme une mère pour moi »

Il est important pour Claudia Andujar de lutter pour le peuple Yanomami à travers ses photographies. Cela permet à tous les autres peuples de la terre de connaitre les Yanomami, de les respecter et de préserver leur terre, eux qui habitent dans la forêt amazonienne depuis si longtemps. Claudia Andujar est « liée aux Indiens, à la terre, à la lutte première. Tout cela me touche profondément. Tout me semble essentiel ».

Crédit : Elena Rizzo

L’exposition présente son œuvre à travers plus de 300 photographies en noir et blanc ou en couleur. Des couleurs explosives qui rappellent le poumon du monde. On y voit des portraits d’enfants et d’adultes, signe d’espoir pour cette population menacée. C’est une exposition engagée et tournée vers l’environnement. Elle présente également une installation audiovisuelle ainsi que des dessins réalisés par des artistes Yanomami et des documents historiques. Cette exposition est d’un côté esthétique et de l’autre politique. Elle montre son art photographique sans jamais oublier de dénoncer l’essentiel, sa défense des droits des Indiens Yanomami et de la forêt Amazonienne. 

Pour Julie, institutrice qui est venue voir les photographies, « cette exposition est extrêmement pédagogique. Il y a, à la fois des photos, un documentaire, de la musique. Cela correspond bien à tous les publics et on y apprend beaucoup de choses. Au niveau politique, Claudia Andujar était à la base photographe mais est devenue militante. C’est un parcours hyper intéressant qui est très fort tout au long de l’exposition ».

Ses œuvres sont conservées dans plusieurs musées comme le Museum of Modern Art de New York et à la George Eastman House de Rochester. La Fondation Cartier lui consacre une exposition sur l’année 2020. La sensibilisation environnementale par l’image, tel est l’objectif de cette exposition qui a débuté le 30 janvier dernier et qui se clôturera le 13 septembre prochain. 

Crédit photo illustration de l’article : Fondation Cartier

Réouverture des cinémas : les films à l’affiche

Depuis plus de trois mois, les salles de cinéma sont restées closes à cause du covid-19. Elles pourront rouvrir à partir du 22 juin prochain, mais quel programme attend les spectateurs ?

Festival de Cannes annulé, arrêt des tournages, salles de cinéma fermées depuis mi-mars… Le 7ème Art a beaucoup souffert de la crise sanitaire à cause de la pandémie du covid-19. Le 28 mai 2020, Édouard Philippe a annoncé la réouverture de tous les cinémas à partir du 22 juin prochain. Quant aux mesures sanitaires, elles ont été précisées par la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français). En outre, le port du masque ne sera pas obligatoire mais fortement recommandé, la capacité des salles sera réduite de 50 %, des places vides entre chaque spectateur… Malgré ces changements d’habitudes, les cinéphiles et amateurs du cinéma pourront à nouveau se retrouver dans les salles obscures, mais quels films seront au programme à partir du 22 juin ?

Les films diffusés durant la semaine de confinement, et retirés des salles subitement après quelques jours de sortie, pourront être à nouveau projetés fin juin. Une seconde chance pour ces films malchanceux, c’est le cas du biopic de Marie Curie, Radioactive, de Marjane Satrapi, la comédie/drame La Bonne épouse de Martin Provost, le drame biographique De Gaulle de Gabriel Le Bomin ou encore Une sirène à Paris de Mathias Malzieu. Des nouveaux films encore inconnus du public seront aussi à l’affiche. Voici la liste des 22 films qui sortiront dans deux semaines :

Le programme du 22 juin :

Invisible Man, genre : Horreur/thriller de Leigh Whannell avec Elisabeth Moss et Oliver Jackson-Cohen.

Cécilia Kass, interprétée par l’actrice héroïne de la série la servante écarlate, joue une jeune femme en couple ne supportant plus son copain richissime. À cause de ses pulsions de violences, elle décide de prendre la fuite en pleine nuit. Mais lorsque son petit ami décide de mettre fin à ses jours, Cécilia vit d’étrange coïncidence et a la sensation qu’il est toujours présent malgré sa mort.

De Gaulle, genre : drame biographique de Gabriel Le Bomin avec Lambert Wilson et Isabelle Carré.

Cinquante ans après la mort de l’ancien président de la République, ce drame biographique retrace les événements marquants du dirigeant et le combat contre l’Allemagne nazie. Notamment en 1940 lorsque la guerre est à son apogée, De Gaulle rejoignant Londres lançant son fameux appel du 18 juin à la radio sur les ondes de la BBC.

Radioactive, genre : drame/romance, biopic de Marjane Satrapi avec Rosamund Pike et Sam Riley.

Ce film relate la biographie de la célèbre scientifique Marie Curie. Qui à la fin du XIX siècle a dû s’imposer dans un univers très majoritairement masculin. Avec son époux, Pierre Curie, ils mènent tous deux des recherches scientifiques et découvrent deux nouveaux éléments qui vont révolutionner la science et leur vaut le Prix Nobel : le radium et le polonium.

La Bonne Épouse de Martin Provost avec Juliette Binoche et Noémie Lvovsky.

Paulette Van Der Beck gère d’une main de maître une école de ménagère afin d’apprendre à de jeunes filles à devenir de parfaites épouses. Tout se bouscule lorsque cette dernière se retrouve veuve et sans un sou, son institution s’en trouve menacée de fermeture et mai 68 qui débarque, cela risque de créer un vent de liberté.

Nous les chiens, genre : animation de Oh Seong-Yun et Lee Choonbaek.

Cette animation a été présentée au Festival du film d’Annecy en 2019. Le meilleur ami de l’homme se voit régulièrement abandonner par leur maître. Cette meute de chiens chassés, doit apprendre à survivre seule, en étant solidaire les uns avec les autres et à chercher une place dans ce monde malgré l’abandon.

Mon nom est clitoris, genre : Documentaire de Lisa Billuart Monet et Daphné Leblond.

Un film documentaire où des jeunes femmes parlent de la sexualité, de leurs histoires, de la masturbation sans complexe à visage découvert. Film féministe qui met les femmes à extérioriser les tabous les plus intimes.

Sont également à l’affiche :

Les documentaires : L’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché de Pamela B. Green, Visions chamaniques : territoires oubliés de David Paquin, Kongo de Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav, The Great Green Wall de Jared P. Scott, Si c’était de l’amour de Patric Chiha.

Plusieurs drames : Filles de joie de Anne Paulicevich, Mosquito de João Nuno Pinto, Une Sirène à Paris de Mathias Malzieu, Benni de Nora Fingscheidt, Un Fils de Mehdi M. Barsaoui, La Communion de Jan Komasa, Canción sin nombre de Melina León.

Pour les amateurs d’horreur : The Hunt de Craig Zobel et The Demon Inside de Pearry Reginald Teo.

Pour les enfants il y aura La Petite Taupe aime la nature, film d’animation de Zdenek Miler.

En thriller, L’Ombre de Staline de Agnieszka Holland.

En comédie : 3 étés de Sandra Kogut et pour finir un film déjà sortie en 1971, mais qui a été restauré Les Lèvres rouges de Harry Kumel.

Image mise en avant : Lois Pettini

(Édito du samedi) Pourquoi il est temps d’agir ?

La mort de George Floyd ne nous apprend rien : les violences policières existent et cela ne date pas d’hier. En revanche, la constatation d’un tel meurtre ne devrait pas donner lieu à des interprétations trop hâtives.

George Floyd n’est que l’une des nombreuses victimes de violences policières qui gangrènent la vie sociale et le modèle du « vivre ensemble » américain. Il est clair que dans une société où des phénomènes sociaux comme l’expansion et l’esclavage ont eu un rôle crucial dans l’histoire des hommes, les conflits d’intérêts et les rivalités « raciales » ne peuvent que coexister, du moins tant qu’il y aura des agents prêts à se remémorer les moments douloureux du passé.

La mentalité « western » et la « loi du plus fort »

Toutefois, il est faux d’en remettre le meurtre de George Floyd au « racisme systémique » qui est déjà présent depuis bien longtemps dans une société archaïque où « seuls les plus forts gagnent ». Les violences policières touchent toutes les branches de cette société anglo-saxonne, qu’ils soient délinquants ou professeurs, mineurs ou majeurs. Elles concernent toutes les communautés. Il est parfois très difficile de comprendre l’action de certaines personnes dans un pays multiculturel où les idéaux et les coutumes s’entrechoquent. L’idée dont le port d’arme soit une partie intégrante de la culture « yankee » et que l’autorité confiée par l’État aux gardiens de la paix soit excessive, semble l’explication la plus évidente, lorsqu’on voit le rapport des meurtres commis par la police.

Les courses-poursuite régulières, les plaquages au sol, l’asphyxie des suspects arrêtés ou interpellés témoignent d’une mentalité qui continue de s’incruster dans l’esprit de la justice fédérale, autrement dit le mépris et l’indifférence pour l’être humain. L’exemple de Derek Chauvin devrait nous interpeller sur ce fait : 18 plaintes déposées notamment pour « langage désobligeant » et « violence ». Est-il correct d’en appeler à du racisme ? Pas sûr, les preuves n’en montrent aucunement les accusations.

Une double culpabilité

Dans ce cas qui est coupable dans l’affaire ? Les deux sont coupables d’avoir abusé de leurs droits à des situations délicates. Le policier a abusé de son autorité d’agent et le citoyen de son délit. Tout comme Adama Traoré qui était connu comme étant un délinquant ayant pris la fuite à un moment qui s’avérait nocif pour sa situation.

Que faut-il faire dans ce cas ? Rien, si ce n’est, militer davantage pour une société moins en proie à la violence, où la légitime défense ne serait plus une affaire tant personnelle mais une affaire d’État, à l’inverse d’un modèle qu’on nous concocte à la western spaghetti. Limiter la culpabilité des actes reconnus pour ne pas attiser la haine et bannir les armes pour ne pas inciter au meurtre.

« L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation. »

Averroès

Disneyland Paris, un flou total

Alors que l’été arrive peu à peu et les parcs d’attractions rouvrent à tour de rôle après le déconfinement, une question demeure… Quand est-ce que Disneyland Paris va rouvrir ses portes ?

La première destination touristique d’Europe avec plus de 15 millions de visiteurs en 2019, est fermée depuis le 13 mars dernier suite à la pandémie du Covid-19. La quasi-totalité des parcs de loisirs est autorisée à rouvrir depuis le 2 juin en zone verte. Ainsi, le Puy du Fou accueillera ses visiteurs le jeudi 11 juin 2020, à partir du samedi 13 juin 2020 ça sera le tour du Futuroscope, le 15 juin pour le parc d’Astérix, pour ne citer que ceux-là. Cependant, le complexe de loisirs situé en Seine-et-Marne est en zone orange. Le 28 juin dernier, Edouard Philippe, a précisé que les parcs de loisirs dans les zones classées orange ne rouvriront pas avant le 22 juin. Malgré cette annonce du Premier ministre, Disneyland Paris n’a toujours pas confirmé une date de réouverture et aujourd’hui toutes les hypothèses restent possibles. 

« Aucune information officielle »

Deux Cast Members (le nom utilisé pour dire « employé » en langage Disney) du célèbre parc de loisirs, ont bien voulu témoigner. Quentin, qui travaille en restauration depuis de nombreuses années et une employée en boutique qui a souhaité rester anonyme. Pour cette dernière : « À l’heure où je vous parle, nous n’avons reçu aucune information officielle au sujet de la réouverture. Disney a déjà commencé depuis quelques temps à installer des plexus au niveau des caisses et des marquages au sol ». Cette Cast Member a bien vécu son confinement et a eu régulièrement des communiqués de la part de la direction sur le réseau social interne. Mais une difficulté s’ajoute : « Le seul point noir quant à la réouverture du parc est de forcer tous les Cast Members opérationnels à effectuer les horaires adaptés et de passer à une semaine fixe. »

Les employés de Disneyland Paris, ont deux semaines fixes en temps normal, c’est-à-dire deux semaines dans leurs agendas qui ne changent pas, pour mieux organiser la vie privée. La troisième semaine est dite optionnelle, les horaires de travail peuvent éventuellement changer : « Certains syndicats essayent de négocier cette décision que nous trouvons injuste ». Pour Quentin, même constat en terme de flou au niveau du futur de l’entreprise : « Les futures organisations ? On ne les connaît pas. Comme dit plus haut nous n’avons aucune mesure qui a était donné actuellement et on ne sait pas comment cela va se passer ». Les deux employés ne sont donc pas plus au courant que la plupart des futurs visiteurs qui attendent patiemment le retour à la normale pour le parc. 

L’ouverture de Shanghai Disneyland le 11 mai

Disneyland Paris est toujours fermé au public à l’heure actuelle, mais d’autres parcs Disney dans le monde ont ouvert leurs portes, c’est le cas de Shanghai Disney. Depuis le 11 mai dernier, les premiers visiteurs depuis le confinement, ont pu réintégrer les lieux magiques. Des changements stricts ont été opérés, pouvant laisser présager une éventuelle organisation similaire pour Disneyland Paris. À Shanghai Disneyland, la capacité d’accueil a été limitée drastiquement, le parc fonctionne à 30% de sa capacité, passant de 80 000 visiteurs à 24 000 par jour. Pour les futurs visiteurs, il faut réserver son jour de visite à l’avance, bien entendu le port du masque est obligatoire et la prise de température s’impose. Afin de respecter au mieux les distances de sécurité, des marquages au sol ont pris place dans les files d’attente. Les personnages aussi doivent éviter de trop s’approcher des visiteurs pour assurer la sécurité de chacun. 

Face à cette ouverture, on ne peut que s’attendre à une potentielle ouverture du parc Disneyland Paris cet été. Sur le site, les achats des billets sont possibles à partir du 15 juillet 2020, nous ignorons actuellement si cela signifie une piste quant à son ouverture. Une chose est sûre, Disneyland Paris est en plein travail pour rouvrir ses portes et sûrement dans les semaines à venir.

Image mise en avant : Pixabay

« L’histoire cessera-t-elle de se répéter ? » : le cri de rage de Spike Lee

Les réactions n’ont pas tardé à se faire sentir sur les réseaux sociaux : indignation, tristesse, soutien inconditionnelle précédé du hashtag #Blacklivesmatter. La mort de George Floyd le 25 mai dernier à Minneapolis inspire 3 Brothers – Radio Raheem, Eric Garner And George Floyd, un court-métrage signé Spike Lee aux parallèles glaçants.

Pendant 8 minutes 46, la scène reste insoutenable. Sous le poids du policier Derek Chauvin, qui risque aujourd’hui 40 ans de prison, l’Afro-américain George Floyd clame sa souffrance, peinant à respirer sous les yeux impuissants de nombreux témoins, avant de succomber. À travers tout le pays, s’élève une vague de colère au lendemain de sa mort, déclenchant plusieurs manifestations et émeutes dans les plus grandes villes. Les personnalités n’ont pas tardé à réagir à l’instar du réalisateur Spike Lee. 

 

« C’est la même histoire encore et encore et encore… L’attaque des corps noirs a toujours existé »

Conscient des maux de la société actuelle, la question « raciale » est récurrente dans les œuvres du réalisateur.  En 2018, sortait le biopic BlacKkKlansman :  J’ai infiltré le Ku Klux Klan, une adaptation de de l’histoire vraie de Ron Stallworth, le premier officier de police afro-américain de Colorado Springs à s’être infiltré dans l’organisation du Ku Klux Klan. Une dénonciation du racisme systémique à l’époque du suprémacisme blanc scénarisé intelligemment et se concluant par un parallèle effroyablement glaçant avec les évènements ayant eu lieu à Charlottesville en 2017. « L’histoire cessera-t-elle de se répéter ? » : La question se pose pour le réalisateur militant et le combat reste les même deux ans plus tard.

Conscient des maux de la société actuelle, la question « raciale » est récurrente dans les œuvres du réalisateur. L’année 1989 avec la sortie de Do The Right Thing. Un cinéma dramatique traçant les contours de ce que l’histoire ethnosociologique des États-Unis appelle le quotidien d’un racisme ordinaire. Les émeutes de quartier et la violence raciste d’un quartier noir de Brooklyn y sont racontées à travers la mort du personnage de Radio Raheem, incarné par l’acteur Bill Nunn. Reprenant des scènes du film, le parallèle est indéniable dans la vidéo qui dure 1minutes 35 postée le 1er juin sur son compte Twitter accompagnée du titre « 3 Brothers-Radio Raheem, Eric Garner And George Floyd. ». Un cri de rage et un soutien inconditionnel pour rallier la cause #blacklivesmatter et protester contre les violences policières.

Image à la une : Image d’ouverture de la vidéo « 3 Brothers-Radio Raheem, Eric Garner And George Floyd. ».

Lire aussi : Le meurtre de George Floyd et les manifestations de Minneapolis : visualisez la chronologie des faits