(Édito du samedi) Pourquoi il est temps d’agir ?

La mort de George Floyd ne nous apprend rien : les violences policières existent et cela ne date pas d’hier. En revanche, la constatation d’un tel meurtre ne devrait pas donner lieu à des interprétations trop hâtives.

George Floyd n’est que l’une des nombreuses victimes de violences policières qui gangrènent la vie sociale et le modèle du « vivre ensemble » américain. Il est clair que dans une société où des phénomènes sociaux comme l’expansion et l’esclavage ont eu un rôle crucial dans l’histoire des hommes, les conflits d’intérêts et les rivalités « raciales » ne peuvent que coexister, du moins tant qu’il y aura des agents prêts à se remémorer les moments douloureux du passé.

La mentalité « western » et la « loi du plus fort »

Toutefois, il est faux d’en remettre le meurtre de George Floyd au « racisme systémique » qui est déjà présent depuis bien longtemps dans une société archaïque où « seuls les plus forts gagnent ». Les violences policières touchent toutes les branches de cette société anglo-saxonne, qu’ils soient délinquants ou professeurs, mineurs ou majeurs. Elles concernent toutes les communautés. Il est parfois très difficile de comprendre l’action de certaines personnes dans un pays multiculturel où les idéaux et les coutumes s’entrechoquent. L’idée dont le port d’arme soit une partie intégrante de la culture « yankee » et que l’autorité confiée par l’État aux gardiens de la paix soit excessive, semble l’explication la plus évidente, lorsqu’on voit le rapport des meurtres commis par la police.

Les courses-poursuite régulières, les plaquages au sol, l’asphyxie des suspects arrêtés ou interpellés témoignent d’une mentalité qui continue de s’incruster dans l’esprit de la justice fédérale, autrement dit le mépris et l’indifférence pour l’être humain. L’exemple de Derek Chauvin devrait nous interpeller sur ce fait : 18 plaintes déposées notamment pour « langage désobligeant » et « violence ». Est-il correct d’en appeler à du racisme ? Pas sûr, les preuves n’en montrent aucunement les accusations.

Une double culpabilité

Dans ce cas qui est coupable dans l’affaire ? Les deux sont coupables d’avoir abusé de leurs droits à des situations délicates. Le policier a abusé de son autorité d’agent et le citoyen de son délit. Tout comme Adama Traoré qui était connu comme étant un délinquant ayant pris la fuite à un moment qui s’avérait nocif pour sa situation.

Que faut-il faire dans ce cas ? Rien, si ce n’est, militer davantage pour une société moins en proie à la violence, où la légitime défense ne serait plus une affaire tant personnelle mais une affaire d’État, à l’inverse d’un modèle qu’on nous concocte à la western spaghetti. Limiter la culpabilité des actes reconnus pour ne pas attiser la haine et bannir les armes pour ne pas inciter au meurtre.

« L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation. »

Averroès

À Mulhouse, le RAID intervient pour un homme qui menace de se faire sauter

Rue de Tunis à Mulhouse, ce vendredi 1er mai. Les forces de l’ordre ont interpellé un homme qui avait menacé sur les réseaux sociaux, de se faire sauter dans la gare de Mulhouse. Le message a été pris au sérieux par les forces de l’ordre.

La police municipale, la gendarmerie, la sûreté ferroviaire, la sécurité publique et une trentaine d’hommes du RAID ont été déployés vers 14 heures pour arrêter un homme qui menaçait de commettre un attentat en se faisant exploser à la gare de Mulhouse.

L’individu aurait été identifié assez facilement puisque dans le message, posté sur les réseaux sociaux, donnait et son nom et son lieu de résidence. Il a été interpellé, sans opposer de résistance, ce vendredi après-midi, au domicile d’un proche, qui a été aussi placé en garde à vue.

Les investigations dans l’appartement du suspect n’ont rien donné. Des démineurs avec des chiens sont intervenus pour vérifier l’appartement et la gare de Mulhouse. Le suspect nie totalement être l’auteur de ce message. Il est connu des services de police mais pour des problèmes de droit commun et de violence. Il n’est pas fiché S. Sa garde à vue est toujours en cours.

Confinement : hausse de 89% des appels au 119 pour signaler des violences intrafamiliales

Le nombre d’appels au 119, le numéro d’urgence pour l’enfance en danger, a augmenté de 89 % la semaine du 13 au 19 avril. Soit plus de 14 000 appels. Un chiffre qui inquiète lorsque l’on sait que sur la même période, l’année dernière, les appels au 119 étaient de 7 674.

En période normale, le 119, invisible sur les relevés téléphoniques, reçoit quelque 700 appels par jour. Mercredi dernier, le secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance Adrien Taquet, a déclaré, « cela ne nous surprend pas, c’est le signe de l’augmentation des violences pendant cette période de confinement. Mais je veux y voir aussi le signe, le baromètre, de notre vigilance accrue », lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat.

Qui sont ceux qui appellent le 119 ? 

Selon un communiqué, les appels provenant directement des victimes en danger ont augmenté de 80% par rapport à l’année dernière. Les appels passés par des voisins ont eux aussi augmenté de 84 % et les appels de camarades s’inquiétant pour un ami de 58 %. Quant aux appels dit « urgents », ceux qui sont transmis en priorité, ont augmenté de 60%.

Les mesures mis en place pour signaler des violences intrafamiliales 

Deux mesures principales ont été mises à disposition pour les victimes et témoins de violences infantiles. Il s’agit donc du numéro d’urgence pour l’enfance en danger, le 119 et du site internet : allo119.gouv.fr. Ce doublon a été mis en place depuis le 16 mars afin d’aider les services de police à intervenir. En effet, depuis cette date, les interventions des services de police ou de gendarmerie à domicile ont augmenté de 48 %. Chaque semaine, ce dispositif recueille 200 saisines.

Isabelle Debré, présidente de l’association L’Enfant bleu affirme qu’il faut « ouvrir les yeux et les oreilles autour de nous. Si nous avons le moindre doute concernant la maltraitance d’un enfant, il faut impérativement alerter, pour le sauver ». Son association a lancé une campagne de sensibilisation avec le gouvernement afin de faire prendre conscience de l’importance d’un appel au 119 et encore plus pendant cette période.

92 enfants placés en urgence depuis le 16 mars en France

Nicole Belloubet, ministre de la Justice, affirme le renforcement des cellules de recueil des informations et la mise en place de travailleurs sociaux afin de mener des enquêtes dans les familles où les enfants sont en danger.

Chaque année, en France, on estime qu’un enfant meurt tous les 5 jours des suites de violences familiales et quelque 52.000 mineurs subissent des violences, mauvais traitements ou abandons. Alors restez attentifs autour de vous et n’oubliez pas qu’un appel peut sauver la vie d’un enfant.

Villeneuve : Nouvelles tensions entre la banlieue et la police

Des émeutes ont éclaté pendant quelques jours dans certaines banlieues françaises. L’incident de Villeneuve-la-Garenne a fait remonter les tensions entre les forces de l’ordre et les jeunes issus de zones sensibles.

Tirs de mortiers, émeutes, patrouilles policières, voici ce qui s’est produit durant quatre jours dans plusieurs banlieues françaises. On compte parmi elles : Meudon, Asnières, Villeneuve, Limoges et Roubaix. Ces actes qui se sont déroulés principalement dans les Hauts-de-Seine font suite à l’incident de Villeneuve-la-Garenne lors du dimanche 19 avril. Un jeune en motocross aurait été percuté par une portière alors qu’il était en excès de vitesse, causant une fracture importante à la jambe. Rapidement secourue et opérée, la victime a donné de ses nouvelles et appelé les casseurs à « rentrer chez eux », dans une vidéo devenue virale.

Christophe Castaner parle « d’incidents sporadiques » 

Les émeutes ont continué, malgré tout, après le discours du blessé secouru. Durant les nuits du mardi 21 avril et mercredi 22 avril, 14 personnes ont été interpellées à Roubaix et Tourcoing. À Champigny-sur-Marne, des tirs de mortiers ont été utilisés tandis que le mur d’un autre à Strasbourg a été brûlé. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a fait valoir que les émeutes et tensions actuelles seraient dues à « l’effet de la dureté du confinement ». Ce sont « des incidents sporadiques ».

Invité de RMC et BFMTV, Christophe Castaner a déclaré jeudi, qu’il y avait « plusieurs causes » possibles aux tensions subies ces quatre derniers jours. Il décrit les casseurs comme « des petits groupes qui pensent que ce serait ludique d’attaquer les forces de police, de brûler des poubelles. Ce n’est pas ludique, c’est dangereux à commencer pour eux-mêmes ». Le ministre a également évoqué la misère comme autre facteur à la violence et estime qu’il faudrait « accompagner ces jeunes », après avoir fait valoir que l’ordre républicain devait être respecté.

« Envoyer l’armée, ce serait courir le risque d’embrasement » 

Christophe Castaner

« La haine attire la haine » 

Depuis le début du confinement, 15,5 millions de contrôles et 915.000 PV ont été effectués en France. En Seine-Saint-Denis, il y aurait eu environ 220 000 contrôles, soit légèrement plus que le double de la moyenne nationale. CAQS a essayé de contacter différents agents de police, qui, secoués par les événements n’ont pas laissé de réponses. En revanche, plusieurs jeunes de banlieue critiquent les faits et s’estiment contrariés. « Les émeutes actuelles ont lieu à cause du grand nombre de bavures policières », dit Sonia, étudiante, habitant en Seine-Saint-Denis, « on peut voir des vidéos circuler partout sur internet, l’homme grièvement blessé à la jambe était la faute de trop ». Pour Sonia, il n’y a absolument aucun rapport entre le confinement et les tensions. C’est un « mensonge des médias ».

Typhaine, habitante à Gennevilliers, met de côté la cause du virus. « C’est avant tout un règlement de comptes », dit -elle. « La haine attire la haine. La haine des policiers a attiré la haine des citoyens et la haine des citoyens celle des policiers. Donc en réalité c’est une chaîne », a-t-elle poursuivi.

Crédit photo: Mournetas Emma

Violences conjugales : témoignage d'une jeune pompière

« Violences conjugales », c’est le motif du ticket que Laura*, jeune sapeuse pompière, a reçu, il y a deux mois. Elle intervient, pour la première fois, sur un cas de violence conjugale. Elle nous raconte comment elle gère cette situation périlleuse.

19h30 à la caserne. Laura, 19 ans, reçoit une demande d’intervention : « violences conjugales ». La scène a lieu dans un appartement au troisième étage d’un immeuble. La police est prévenue au même moment.

Pompière volontaire depuis août 2018, elle se prépare avec une « concentration maximale ». Elle attend d’arriver sur les lieux pour juger la gravité de la situation. Cette intervention requière trois pompiers et trois policiers. Une fois les consignes transmises, le départ est immédiat avec les gyrophares.

Une intervention « coup de poing »

La porte s’ouvre. Derrière, un petit garçon de six ans en pyjama. La police a isolé l’homme, âgé d’une quarantaine d’année, de sa femme et de son fils car « il était encore très énervé ». La femme est directement prise en charge par les pompiers, « dans son regard, je comprends qu’elle est dans une grande détresse », ressent Laura.

Ayant une épitaxie au nez, la femme, secrétaire de quarante trois ans, a reçu de nombreux coups de poing au visage, des coups de pied au ventre, tout en se faisant insulter devant son fils. « Elle est en pleurs à notre arrivée », ce n’est, hélas, pas la première fois que cette femme prend des coups, remarque la pompière. Ses cicatrices et ses hématomes sur ses bras témoignent de la violence fréquente de son conjoint.

Les enfants, victimes collatérales des violences conjugales

L’enfant de six ans est terrorisé. Elle se doute que c’est lui qui a prévenu les secours, « il est inquiet pour sa maman, ça se voit dans son regard ». Elle ressent cette détresse familiale : « j’essaye de faire au mieux pour rassurer l’enfant, de lui faire penser à autre chose ». Elle suppose que l’enfant a été témoin de la scène, « il est choqué et ne parle pas ». Son travail dans cette situation est avant tout social. Rassurer, tempérer et trouver les arguments afin d’amener la secrétaire à porter plainte pour protéger sa vie et celle de son fils. Laura ne laisse transparaître aucune émotion malgré le pincement au coeur qu’elle ressent face au petit garçon. « Je suis humaine avant tout, j’éprouve chaque émotion, malgré le choc, l’enfant reste fort pour sa maman », un courage qu’elle n’oubliera pas. Selon Laura, il faut « apprendre aux plus jeunes les numéros d’urgence » afin de prévenir les autorités compétentes en cas de danger. L’enfant a sûrement évité un coup mortel.

« Une intervention comme celle-ci marque »

La porte de l’appartement se claque. Aux côtés de la pompière, la femme battue est évacuée avec son fils à l’hôpital. Quant à l’homme, il est embarqué par la police. « Les pompiers ne reçoivent jamais un suivi sur les procédures », assure Laura. La victime est déposée auprès des médecins, qui la prennent en charge en urgence pour la soigner et soulager la douleur physique. Côté psychologique, c’est une autre histoire. La pompière espère qu’elle n’aura « plus ce type de cas » en intervention. Après l’accomplissement de sa mission, elle ressent une profonde tristesse pour la femme et l’enfant et une violente colère envers l’homme.

Retour à la caserne, 21h30. Elle évacue ses émotions avec une séance de sport. Elle se défoule, au programme, pompes et tractions. Introvertie de nature, elle ne se livre que rarement. Elle s’isole de ses collègues, « je n’ai pas envie de dialoguer ». Un de ses collègues a quant à lui besoin de parler. Une caserne soudée pour chacun de ses membres.

« Ce n’est pas simple tous les jours », pour cette jeune pompière. Propices aux coups de leur conjoint, ces femmes se retrouvent plus isolées que jamais. Contactée par téléphone, l’association « Maison des Femmes » ne recense pas d’augmentation d’appel pour signaler des cas de violences. Il y a une forte probabilité que les victimes ne puissent pas contacter les associations car elles sont confinées 24h/24 avec leur conjoint violent. L’association craint une augmentation des cas. « Si les violences conjugales étaient déjà présentes elles peuvent s’aggraver ». Un seul numéro, 3919.

*Laura : Nom modifié.

Affaire Estelle Mouzin : Fourniret mis en examen

C’est ce mercredi que Michel Fourniret a été entendu par la juge Khéris dans le cadre de l’affaire d’Estelle Mouzin. La petite fillette de 9 ans avait été porté disparu le 9 janvier 2003 à Guermantes en Seine-et-Marne.

Michel Fourniret entendu ce mercredi 27 novembre depuis 14 heures a été mis en examen pour « enlèvement et séquestration suivis de mort ». 
Sabine Khéris, la juge ayant repris cette affaire d’enlèvement, avait demandé que le tueur en série, surnommé « l’ogre des Ardennes » soit encore une fois interrogé suite à de nombreuses incohérences concernant ses dernières déclarations. Déjà condamné à la perpétuité après avoir avoué 11 meurtres précédés de viols d’adolescentes, commis entre 1987 et 2001. Ce dernier, aujourd’hui âgé de 77 ans, souffrirait de la maladie d’Alzheimer et aurait quelques fois des moments d’absence, mais aussi serait « parfaitement conscient, capable de débattre et de répondre » d’après Me Didier Seban, l’avocat de la famille de la petite Estelle. L’expert psychologue, en charge du couple que formait Michel Fourniret et Monique Olivier, le décrit comme étant « un grand manipulateur ».

Une nouvelle déclaration qui détruit l’alibi du présumé coupable

Mais à part les nombreuses incohérences de l’accusé, plusieurs indices le reliaient à l’enlèvement de la fillette. Une camarade de classe de cette dernière avait dressé le portrait-robot d’un homme qui l’importunait trois semaines avant la disparition de son amie. Portrait ressemblant fortement à Michel Fourniret, qui avait, de plus, une camionnette blanche similaire à celle de l’homme que décrivait l’enfant à l’époque. Malgré les tests ADN et des nombreux cheveux retrouvés dans la camionnette de l’homme, aucun ne correspondaient avec la fillette. Ce dernier avait démenti son implication dans cette affaire, en affirmant qu’il ne se trouvait pas en région parisienne au moment de l’enlèvement. Il aurait passé un appel à son fils depuis son domicile Belge, afin de lui souhaiter son anniversaire. Ce dernier n’ayant pas répondu, les enquêteurs avaient confirmé cette excuse en vérifiant le relevé d’appels téléphoniques.

C’est jeudi dernier que son ex-femme, Monique Olivier est venue, face à la juge, détruire l’alibi dont le présumé coupable disposait. Cette dernière a avoué qu’elle était la personne qui avait appelé leur fils, avec le fixe de leur domicile, à la demande de son mari, qui lui, ne se trouvait pas chez eux. 

Attaque de Bayonne : L’auteur présumé des faits, un homme « très seul »

Claude Sinké est le présumé coupable de l’attentat de la mosquée de Bayonne, survenu lundi après-midi. L’homme âgé de 84 ans aurait tenté d’incendier la porte de la mosquée avant d’ouvrir le feu sur deux fidèles de 74 et 78 ans qui s’apprêtaient à prier. Le pronostic vital « est réservé pour l’un d’entre eux » d’après la préfecture.

L’homme de 84 ans est décrit par ses voisins comme peu fréquentable. Parler d’art avec ce passionné de sculpture pouvait être intéressant, si la conversation ne virait pas vers la politique. Sujet qui pouvait rendre l’homme assez violent. L’ancien militaire et partisan du Front National avait l’air « très seul » d’après ses voisins d’Anglet, près de Bayonne. D’autres voisins se disent très choqués par cet évènement. Ils le décrivent comme un homme âgé ayant du mal à marcher et qui « voyait mal ».  Ce dernier s’était déjà présenté sous l’étiquette du FN aux élections départementales de 2015. Connu aussi pour ses prises de positions xénophobes et homophobes, l’octogénaire avait déjà montré sur Facebook, son admiration pour le polémiste Éric Zemmour. 

Les avancées de l’enquête

Rapidement identifié, un témoin aurait relevé la plaque d’immatriculation de son véhicule. Il a été ensuite interpellé à son domicile de Saint-Martin-de-Seignanx. C’est Mike Bresson, adjoint à la mairie du village landais qui décrit l’assaillant comme « quelqu’un de psychologiquement perturbé (…) il n’aimait pas les gens de gauche, du centre et peu ceux de droit »

Le parquet national antiterroriste n’ayant pas encore saisi de l’affaire, cette dernière n’est donc toujours pas considéré officiellement comme un attentat. Même si s’en est bien un. 

L’octogénaire ayant reconnu les faits a été placé en garde à vue pour « tentative d’assassinat ».