Municicaqs: Découvrez les résultats dans le Nord-Ouest

Les résultats en Bretagne

A Rennes (Ille-et-Vilaine), la liste divers gauche, menée par la maire sortant Nathalie Appéré et rejointe pour le second tour par la tête de liste Europe Ecologie les Verts Matthieu Theurier, l’emporte en totalisant 65,35% des votes face à la liste LREM de Carole Gandon (17,49% des votes) et celle de Charles Compagnon (17,15% des votes, liste Divers Droite). Abstentions: 68,32% Votes blancs: 1,98%

Saint Malo (Ille-et-Vilaine) : Seule à avoir pu accéder au second tour face à un Gilles Lurton en puissance (47,41% des suffrages au premier tour), la liste « Saint Malo au cœur des possibles » menée par la centriste Anne Le Gagne totalise 29,9% des voix au second tour et s’incline devant la liste divers droite du député (70,7%). Abstentions: 58,06% Votes blancs: 3,43%

Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) : Des trois listes accédant au second tour, il ne restait que celle de Richard Rouxel (MODEM, 21,27% des votes), rejoint à cette occasion par la liste de Corentin Poilbout (Divers Centre, 19,75% des votes au premier tour), face à « Réinventons l’espoir », liste divers gauche menée par Hervé Guihard qui l’emporte avec 59,89% des suffrages au second tour. Abstentions: 64,38% Votes blancs: 2,11%

Quimper (Finistère) : Au coude à coude lors du premier tour des municipales, les listes « Quimper ensemble » (derrière Isabelle Assih, Divers gauche, % des votes) et « Enthousiasmons Quimper » (derrière Ludovic Jolivet, Divers droite ,30, 22 % des votes) sont rejoint au second tour par la liste « Avec Annaïg Le Meur, enfin de l’audace ! » (LREM, 13,75% des voix au premier tour). 51,24% des votants élisent Isabelle Assih à la mairie de la ville. Abstentions: 55,81% Votes blancs: 1,29%

Brest (Finistère) : Malgré sa mise en examen, François Culliandre, maire sortant PS soutenu par François Hollande, avait obtenu 26,53% des voix lors du premier tour. Il est adoubé au second tour avec 49,69% des votes, devant la liste Divers droite de Bernadette Malgorn (36,41% des voix) et celle de la République en Marche derrière Marc Coatanea (13,89% des voix). Abstention: 68,04% Votes blancs: 5,97%

Vannes: pas de second tour

Les résultats en Normandie

Rouen (Seine-Maritime) : Duel classique de la gauche de Nicolas Mayer-Rossignol (Union de la gauche, 29,51% des voix au premier tour) qu’à rejoint la liste EELV de Jean-Michel Bérégovoy (23,15%) face à la liste de droite menée par Jean François Bures (16,78%), a qui elle n’a laissé aucune chance au second tour (67,12% des voix). Abstention: 70,33% Votes blancs: 2,07%

Le Havre (Seine-Maritime) : Le duel du second tour entre le premier ministre actuel Edouard Phillipe (divers centre) et Jean-Paul Lecoq (Divers gauche) est remporté par ce premier avec 58,83% des suffrages exprimés. Abstentions: 57,98% Votes blancs: 2,92%

Evreux (Eure) : 3 des 7 listes présentes au premier tour restent en lice pour le second et Guy Lefrand (Union de la droite) l’emporte haut la main avec 50,97% des suffrages face aux listes de Timour Veyri (Union de la gauche, 36,76% des voix) et de Guillaume Rouger (LREM, 12,26% des voix). Abstention: 68,06% Votes blancs: 1,26%

Alençon (Orne) : la quadrangulaire du second tour opposant deux listes Divers gauche : Joaquim Pueyo, qui s’était déjà présenté en 2014, obtient 42,9% des suffrages exprimés, et Pascal Mesnil, pour la gauche écologiste, en obtient 12,63%. Face à eux, la liste LREM emmenée par Emmanuel Darcissac rassemble 19,86% des voix et Sophie Douvry, pour Les Républicains, 24,58%. Abstention: 61,1% Votes blancs: 1,08%

Caen (Calvados): Pas de second tour

Saint-Lô (Manche) : Tête de liste de l’opposition, l’ancienne conseillère municipale Emmanuelle Lejeune (sans étiquette) rassemble 43,55% des voix au second tour, face à François Brière (Divers droite) qu’elle devançait de deux points au premier tour (respectivement 33,93% et 31,92% des suffrages exprimés), alors que la gauche emmenée par Jean-Karl Deschamps rassemble 19,89% des voix. Abstention: 60,83% Votes blancs: 1,08%

Cherbourg (Manche) : A situation inédite, résultat inédit : les quatre listes du premier tour ayant accédé au second, c’est pourtant celle de Benoît Arrivé (PS, 46,14% des voix au second tour) qui arrive en tête, devant les listes de Sonia Krimi (LREM, 8,71% des voix), de David Margueritte (Union de la droite, 32,74% des voix) et de Barzin Viel-Bonyadi (gauche citoyenne, 12,39% des voix). Abstention: 70,99% Votes blancs: 1,01%

Les résultats en Pays de la Loire

Laval (Mayenne) : « Demain Laval ensemble » versus « Laval passionnément » : la liste de Floriant Bercault (Divers gauche, 33,8% des voix) rejoint par Isabelle Eymon (EELV, 17,58% des voix au premier tour) fait face à la liste de Didier Pillon (Divers centre, 40,81% des voix au premier tour). C’est l’alliance qui l’emporte avec 53,43% des suffrages exprimés, contre 46,56% pour la liste adverse. Abstention: 59,8% Votes blancs: 1,56%

Le Mans (Sarthe) : Malgré dix listes présentes au début de la course, seules celles de Stéphane Le Foll (Parti Socialiste, 41,99% des voix au premier tour) et de Marietta Karamanli (Divers gauche, 13,24%) accèdent au second tour. Bataille gagnée d’avance pour la gauche, c’est Stéphane le Foll qui remporte l’élection avec 63,14% des voix, contre 36,85% pour la liste adverse. Abstention: 73% Votes blancs: 6,44%

Angers (Maine et Loire) : pas de second tour

La Roche-sur-Yon (Vendée) : Duel pas si classique au second tour, puisque se réunissent derrière la liste de Stéphane Ibarra, « La roche solidaire et écologique » de Martine Chantecaille et « Les voies citoyennes » de Nicolas Helary, toutes deux ayant pourtant une place au second tour. Face à ce puissant front de gauche, le candidat tête de liste Luc Bouard (Divers centre, 44,07% des voix au premier tour) l’emporte pourtant avec 52,28% des suffrages exprimés contre 47,71% pour l’union de la gauche. Abstention: 59,21% Votes blancs: 1,4%

Nantes (Loire Atlantique) : Déjà en tête au premier tour des municipales, la maire sortante Johanna Rolland (liste PS) réunit 59,67% des votes au second tour et devance la liste Les Républicains menée par Laurence Garnier ( 27,61% des votes) et celle de LREM avec Valérie Oppelt (12,71% votes). Abstention: 69,04% Votes blancs: 2,16%

Saint-Nazaire (Loire Atlantique) : La liste Divers gauche de David Samzun affronte au second tour les écologistes derrière Pascale Hameau : victoire pour David Samzun avec 57,15% des votes, contre 42,84% pour sa rivale. Abstention: 68,62% Votes blancs: 2,06%

(Municicaqs #6) – Rennes, du changement dans la continuité ?

Plus que 2 semaines avant le second tour des municipales. Après Nîmes, Le Havre et Saint-Étienne, CAQS vous propose de découvrir Rennes comme vous ne l’avez jamais vue. Au cœur de débats politiques, environnementaux et citoyens, qui aura le dernier mot sur la capitale bretonne ? Coup de projecteur sur les quatre candidats encore en lice.

À Rennes, la maire sortante, Nathalie Appéré (PS), a une fois de plus, fait l’unanimité en remportant 32,78% des voix au premier tour malgré 60,36% d’abstention. Comme partout ailleurs, l’épidémie de Coronavirus en a freiné plus d’un à voter (en 2014, 61 024 personnes étaient allées voter au premier tour, contre 46 167 cette année).

TROIS LISTES BIEN DIFFÉRENTES

Pour Rennes avec Nathalie Appéré et Matthieu Theurier
Révéler Rennes avec Carole Gandon
Libre d’agir pour Rennes ! Avec Charles Compagnon

A l’issue de ce premier tour, c’est M.Theurier (EELV) qui talonne la maire sortante, suivie de C.Gandon (LREM) et de C.Compagnon (Div.D) qui se place en dernière position. Mais ce n’est pas séparément qu’on les retrouvera le 28 juin. Les deux candidats en tête ont officialisé le 30 mai 2020 la relance de leur alliance passée (en 2014, ils avaient déjà agi de la sorte). Alliance à laquelle C.Gandon (LREM), en troisième place lors du premier tour, a vivement réagi : « la logique guidant ce choix est la préservation de places, ou la détestation commune de la majorité nationale en place. Il est certain que l’alliance entre Nathalie Appéré et Mathieu Theurier implique la reconduite d’un modèle urbain à bout de souffle, inadapté pour faire face aux futures pandémies ».

Rennes, c’est plus de 210.000 habitants en 2017, une ville qui ne cesse de grandir, une capitale bretonne qui doit réaffirmer son statut. Où en est-elle au niveau de la sécurité, des mobilités et de l’urbanisme ?

LA SÉCURITÉ, GARANTE DU BIEN-VIVRE RENNAIS ?

A Rennes, même si le taux d’insécurité est faible en comparaison à d’autres grandes villes françaises, il reste néanmoins en pleine expansion depuis plusieurs années. Que proposent les candidat.es pour y remédier ?

Lors des débats du premier tour, M.Theurier (EELV) s’était exprimé sur le sujet : « Il ne faut pas nier les choses, Rennes est une des villes de France où le taux d’insécurité est parmi les plus faibles. Il y a une réelle baisse des incivilités. » Pour agir avec réalisme et pragmatisme, il avait donc comme projet d’organiser des assises de la sécurité pour permettre un débat dans toute la ville et ainsi trouver des solutions. Ce qui reste primordial pour lui c’est de travailler la question de l’éducation, de former des éducateur.trices de rue, de renforcer la formation des policiers municipaux à la méthodologie de résolution de conflits, à la lutte contre toutes les formes de discriminations et veiller à la réprésentativité des diversités au sein de la police municipale. Il met un point d’honneur à former les agent.es de police aux violences faites aux femmes. Depuis son alliance avec le PS, il ne s’est plus exprimé sur cet engagement.

N.Appéré (PS) propose la création d’une police municipale nocturne. Cette police aurait pour but d’être particulièrement vigilante à des moments difficiles comme la fermeture des bars. La maire sortante veut également recruter 40 policiers municipaux supplémentaires.

Elle s’oppose fervemment à l’armement létal qui ne correspond pas, selon elle, aux missions des agent.es de police. A l’inverse, C.Compagnon (DVD) évoque une police municipale armée et nocturne, pas uniquement dans le centre ville mais aussi dans les quartiers, ainsi qu’un renforcement des caméras de surveillance.

C’est sur le plan du renforcement des outils que C.Gandon (LREM) veut également agir. Elle propose en effet un triplement du nombre de caméras de vidéoprotection pour prévenir les actes de délinquance ainsi que le recrutement de 30 policiers municipaux supplémentaires.

Renforcer la sécurité matérielle ou favoriser la formation des agents ? Faut-il prévenir ou éduquer ? Nous avons posé la question à Loïc Perrin, étudiant militant à Rennes 2. « La politique municipale fait le même jeu que la politique nationale qui se résume à : plus d’effectifs, plus de moyens, sans jamais mettre en avant les problématiques de fond de l’insécurité. La liste « Choisir l’écologie pour Rennes » a bien cerné le problème en proposant des formations aux policiers et « une étude des conditions de travail »» admet-il.

« Malheureusement, c’est le serpent qui se mord la queue : on sait que les policiers travaillent dans des conditions désastreuses, avec un matériel obsolète, parfois abîmé et dangereux à l’usage. On sait aussi qu’ils font des heures supplémentaires, parfois payées des mois après et j’en passe. De l’autre côté, on sait que la « délinquance » vient majoritairement des quartiers populaires. Alors, on propose plus de moyens (en effectif) sans parler de revalorisation salariale, on propose des brigades anti-incivilité ou la possibilité de mettre une contravention pour un acte déplacé en ville, sans jamais investir dans de la pédagogie. On envoie en garde-à-vue, sans jamais discuter et essayer de comprendre » déplore Loïc Perrin.

Selon lui, les politiques restent trop éloignés de la réalité du terrain : « En fait, on passe notre temps à avoir des politiques qui nous parlent en chiffres, parce que les chiffres (parait-il) ça donne des votes. Mais la réalité est complètement différente. Nous devrions, je pense, sur le point de vue de la sécurité, mais aussi des inégalités, de l’écologie, de l’économie, travailler avec des chercheurs et des chercheuses, qui ont analysé méthodiquement ces problématiques, mettre au cœur des réformes, des changements les principaux.ales concernée.es, trouver un juste milieu entre la réalité du terrain et les études. Enseigner, apprendre, dialoguer, comprendre. Pour moi, il n’y a que ça qui pourra régler les problèmes de l’insécurité ».

LES TRANSPORTS, PREMIER MOTEUR DU RAYONNEMENT DE LA CAPITALE BRETONNE

La question des transports est essentielle à Rennes. La ville est dotée d’un large réseau de bus, de nombreuses pistes cyclables, de vélos, d’une rocade de 31 km ainsi que de deux lignes de métro d’ici à la fin de l’année. Mais comment décongestionner la rocade ? Comment rendre Rennes plus en adéquation avec ses aspirations écologiques tout en la gardant attractive ?

La maire sortante propose un système de 5 lignes express de tramway sur roues connectées au métro quand sa rivale LREM, C.Gandon, opte pour un prolongement du métro qui irait au-delà de la rocade. Une hérésie économique selon N.Appéré.

C.Compagnon (DVD) utilise les termes ambitieux de « Plan Marshall » avec la volonté de créer 4 lignes de tramway supplémentaires à l’extrémité des lignes de métro pour relier l’ensemble de la métropole rennaise.

Pour ce qui est du centre-ville, toutes et tous proposent un large développement du réseau vélo, en accord avec les ambitions écologiques de la ville. N.Appéré évoque également l’idée de navettes électriques avec montée et descente à la demande. Des initiatives réellement durables, ou simplement écologiques sur le papier ? Nous avons posé la question à Youth for climate Rennes, association apartisanne. « Développer un réseau de pistes cyclables sécurisées dans la métropole et les communes est une mesure nécessaire pour décarbonner les modes de déplacement. Espérons que cette promesse soit mieux tenue qu’au dernier mandat ».

Concernant les navettes électriques dans le centre ville piétonnier, l’association estime qu’il faut « garder à l’esprit que ce n’est pas parce qu’il s’agit de véhicules électriques que la proposition est forcément écologique. À quels besoins vont répondre ces navettes sinon à remplacer des trajets qui auraient pu être effectués à pieds ? Dans le centre-ville, passent déjà le métro, le bus, les vélos et les piétons. L’énergie électrique est loin d’être neutre avec le nucléaire et les matériaux rares pour les batteries. S’il s’agit de répondre aux besoins de personnes en difficulté de déplacement, il existe déjà des navettes spécialisées. » soulève Youth for Climate Rennes.

ET LA QUESTION DE LA GRATUITÉ ALORS ?

À réfléchir pour certains, réponse négative pour d’autres. Rennes est, à l’instar de grandes villes françaises, au cœur d’un débat au sujet de la gratuité des transports.

E.Le Pape (LFI), qui n’a pas pu accéder au second tour (7,53 %) , parlait d’une gratuité pour tous dans les transports, face à l’urgence climatique qui est la nôtre, quand C.Compagnon s’y oppose fermement en clamant « qu’il faut des fonds pour financer nos projets ambitieux ». N.Appéré s’engage, quant à elle, à y réfléchir d’ici à 2024. En attendant, elle propose pour les moins de 26 ans, une baisse immédiate de 25 % des tarifs des abonnements aux transports en commun.

« L’idée de gratuité progressive est très souhaitable pour une ville comme Rennes. Elle est d’autant plus intéressante qu’elle répond à des problématiques sociales et environnementales. Cependant cette mesure manque d’ambition rien qu’au niveau de sa formulation. Pourquoi d’ici 4 ans seulement ?  Pourquoi uniquement pour les moins de 26 ans ? Nous aimerions aussi rappeler que des portillons ont été achetés à hauteur de 7,5 millions d’euros pour équiper le métro contre la fraude, ce qui parait peu cohérent dans l’optique d’aller vers plus de gratuité. », répond YouthForClimateRennes.

URBANISME ET ACTION CITOYENNE : COMMENT CONCILIER EXPANSION ET ÉCOLOGIE ?

On a beaucoup reproché à la maire sortante de construire trop vite et pas assez bien. N. Appéré reste convaincue qu’il faut continuer à construire si nous voulons une ville qui grandit et accessible à tous. Pour remédier au mécontentement de certain.es, elle propose des chartres de concertations pour les projets de construction.

Pour M.Theurier (EELV), Rennes se bétonne et les prix s’envolent. Il faut définir une méthode pour construire les projets avec les habitants. Certes il faut construire, mais moins et mieux. Pour cela, il est nécessaire de ralentir la construction et de penser à la végétalisation. Reste à voir ce que donneront ces promesses maintenant que l’alliance avec N.Appéré a été actée.

C. Gandon (LREM) a choisi d’orienter ses engagements autour de la progression vers l’écologie à travers la ville et main dans la main avec les citoyens : éclairage de la ville aux LED, sensibilisation aux actions éco-responsables, développement des circuits courts.

Une fois de plus, YouthForClimateRennes intervient pour nuancer et clarifier ces projets : « C.Gandon veut mettre en œuvre des actions pédagogiques éco-responsables et solidaires dans les quartiers. Certes, l’éducation aux enjeux écologiques et sociaux est indispensable. Cependant, il serait désastreux que ces actions pédagogiques se limitent à parler des “écogestes” et à culpabiliser les personnes sur leur mode de consommation plutôt que de revenir aux racines des problèmes. Parler d’éco-responsabilité individuelle n’est constructif que si les entreprises polluantes et leurs impacts sont mis en cause et que des alternatives viables sont proposées à la population ».

Elle propose également de moderniser l’éclairage public sur la ville en passant progressivement aux LED, et d’expérimenter l’allumage à la demande pour réduire notre consommation d’énergie.

Mais passer progressivement les éclairages publics au LED serait bien plus utile si les enseignes des commerces et les panneaux publicitaires étaient éteints la nuit, comme l’exige le code de l’environnement. De plus, au-delà des économies d’énergie, il faut penser aux perturbations de la biodiversité engendrées par l’éclairage nocturne.

L’association constate également « certains manquements sur le plan écologique dans les deux programmes. Plusieurs projets et phénomènes problématiques sont passés à la trappe. Par exemple, le cas des serres à LED, pour les tomates de l’entreprise Jouno à la Chapelle des Fougeretz, ou bien de la publicité dans l’espace public (secteur énergivore et poussant à la surconsommation), ou bien le manque de prise de position sur le projet d’agrandissement de l’aéroport de Rennes : développer le transport aérien plutôt que l’alternative ferroviaire est une aberration ! ».

Sécurité, mobilités, urbanisme, écologie, comment concilier le tout, tout en parvenant à effectuer des changements ? Comment mettre en avant l’écologie tout en rêvant d’immenses expansions urbaines ? La maire sortante sera-t-elle réélue pour un deuxième mandat ? Réponse dans les urnes, le 28 juin prochain.

Crédit photo : Nicolas Vollmer

L’Homme confiné, la nature libérée

Plus de 3 milliards d’humains sont confinés dans le monde entier. Les activités humaines sont drastiquement réduites, et ce pour le plus grand plaisir des animaux sauvages qui profitent du calme pour errer partout sur le globe y compris dans les grandes villes.

Les mesures de confinement ont rendu les grandes métropoles beaucoup plus silencieuses. Les animaux doivent se demander où sont passés les humains, ceux qui sont responsables des bruits ambiants qui envahissent les villes à longueur de journée. Et bien, ils sont chez eux !

Les animaux en récréation

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. L’occasion pour la nature de « reprendre ses droits » et de «se rebiffer » comme nous l’explique Jérome Gleizes, conseiller écologiste de la ville de Paris. Par exemple, des canards ont été aperçus devant le Théâtre de la Comédie Française, à Paris.

D’autres se sont rassemblés sur la Place Saint-Sulpice dans le 6ème arrondissement, loin des espaces verts et des quais de Seine où ils sont habituellement regroupés. Toujours à Paris, des oiseaux chantent pour apporter un peu de vie à une ville devenue soudainement déserte.

Des sangliers se sont baladés à Barcelone. Ils arpentaient la Calle Balmes, une grande avenue de la capitale de la Catalogne, avant que la police municipale n’intervienne.

En Espagne, toujours, et aux Pays de Galles, ce sont des chèvres qui se sont donné rendez-vous pour une balade nocturne en pleine ville. Encore plus spectaculaire, au Chili, un Puma a quitté les montagnes pour déambuler dans les rues désertes de Santiago, la capitale. Il était à la recherche d’un casse-croûte avant d’être transféré par les autorités de la ville dans un zoo pour passer des examens.

Dans l’eau, c’est aussi la libération. Des dauphins ont profité de l’absence d’activité humaine au port de Sardaigne pour venir nager en tranquillité, à l’abri des ferries.

La pollution en baisse

Les animaux sont heureux, l’air aussi. Quand les industries sont à l’arrêt, la pollution baisse, dont les émissions de CO2. Dans un monde sans humain, le trafic habituel a disparu en région parisienne. Les places de parking sont vides, les rues sont quasiment désertes. Par rapport à l’an dernier, la concentration de dioxyde d’azote a sévèrement baissé, peut-on voir sur les images satellites. La chute du trafic routier serait de -80% en Île-de-France, de -62% en région lyonnaise et de -70% dans le Grand Est.

Malheureusement, l’air demeure imparfait. Le climat printanier, l’épandage agricole et le chauffage résidentiel des particuliers confiné sont les principaux phénomènes qui expliquent la concentration toujours intense de particules fines dans l’air. Un constat partagé à l’étranger, en Chine comme en Italie, deux pays gravement touchés par l’épidémie du Coronavirus. Une information confirmée par l’Agence spatiale européenne (ESA). En Inde, on ne partage pas le même avis. Le chant des oiseaux et des écureuils a remplacé le bruit des voitures et des moto-taxis à New-Delhi, et les particules fines auraient fortement diminué. Elles auraient été divisées par deux selon les autorités. Une forte pollution qui tue en temps normal et en moyenne plus d’un million d’Indiens chaque année.