Le séparatisme, le nouveau sujet qui divise les français

« On veut s’attaquer aux zones grises de la loi. » La Ministre Marlène Schiappa a détaillé les mesures du projet de loi sur le séparatisme ce samedi 10 octobre. Dans sa déclaration elle fait un lien entre séparatisme et islam radical. Pour elle, les procédés seraient « parfois similaires », notamment « en matière d’emprise morale » et « de pression psychologique ».

Emmanuel Macron s’attaque au « séparatisme islamiste », ce collectif, fort d’une cinquantaine de mosquées ou associations de l’Est parisien ou franciliennes, ainsi que la plateforme Les Musulmans (proche du Collectif contre l’islamophobie en France) réclament « un dialogue constructif ». Pour rappel, le président avait annoncé lors d’une discours une analyse du problème du séparatisme islamiste dans notre pays, et qui propose un certain nombre de solutions pour contrer les menaces que celui-ci fait peser sur notre société. Il nomme le phénomène “séparatisme islamiste” qu’il définit comme un mal social. Le projet de loi n’a pas encore vu le jour que les Français se déchirent déjà. Alors que le président a annoncé plusieurs mesures à venir afin de lutter contre ce qu’il a nommé le « séparatisme islamiste », une majorité de sondés, 69%, se disent opposés à l’enseignement de l’arabe à l’école. Seuls 31% y sont favorables, selon un sondage de l’Ifop publié ce jeudi 8 octobre.

Du coté des associations :

Nous nous sommes donc pencher sur l’opinion des associations concernant cette loi qui fait bien parler d’elle, les avis divergent : 

« Nous nous insurgeons contre linsoutenable que constituent la stigmatisation et le harcèlement que subissent les femmes musulmanes ayant décidées de porter un voile pour vivre leur foi librement.  C’est une pression qui nest plus acceptable et doit cesser immédiatement.  Les musulmans, dans leur écrasante majorité, vivent en paix et en harmonie dans la société française et respectent le cadre laïc et les lois de la République ». Déclare Adbel Said membre d’une association parisienne qui lutte pour les droits des musulmans de France. 

« Cest effectivement un séparatisme, un refus des lois de la république pour y substituer un soi-disant droit religieux. Ce séparatisme résulte dune ghettoïsation dabord urbanistique, puis sociologique, enfin économique, avant de devenir idéologique et identitaire. Les subventions municipales généreuses et non contrôlées à des associations qui livrent une partie de notre jeunesse aux recruteurs islamistes, au monde de la délinquance, voire aux deux »Accuse Jean président d’une association Catholique. 

L’opinion des étudiants :

Un avis souvent oublié ou mis-à-part, les étudiants, nous sommes allés récolter le point de vue de ces derniers : 

« Cette loi n’est pas nécessaire vu le contexte actuel mais oui, elle est utile. Il y a des dérives dans les « territoires oubliés de la République » qui créent un fort sentiment communautaire au sein de ces quartiers je n’irai pas jusqu’à parler de séparatisme mais il y a tout de même du travail conséquent à réaliser pour ramener les valeurs républicaines et une certaine qualité et quantité  de services de l’État. J’ai vu de mes propres yeux ces manquements dans certaines zones lorsque je vivais à Marseille mais je pense qu’appeler cela du séparatisme est trop extrême. » Keenan Mered président de l’association étudiante IDS ( Ileri Debating Society ) 

« La dissolution des associations pour moi cest un peu limite car la population doit avoir cette liberté mais si cela reste juste à dissoudre une association qui ne respecte pas les droits de lHomme cest normal mais je pense que quand il y a un débordement prouvé cest déjà le cas. Et charte de laïcité quand les associations ont des subventions dun côté cest bien car en général cest plutôt des associations catholiques qui y ont accès et donc pas un accès égalitaire mais cela va poser problème au début pour ladaptation de certaines associations exemple le secours catholique. Le président a dit quil prévoyait de mettre en place de nouvelles choses pour lapprentissage des langues dorigine par les enfants de parents émigrés. Je trouve cela dommage de le supprimer même si cest dans lattente dun nouveau système car ça me parait important que les enfants gardent un lien avec leur culture dorigine, cest même une grande richesse. La neutralité des salariés des entreprises délégataires dun service public ça semble normal que dans une telle entreprise il ne doit pas y avoir de prosélytisme mais jai peur que ça dérive vite vers un extrême inverse et il ne faudrait pas que cela déclenche une inégalité de ce côté là. On entend très rarement parler de personne « trop catholiques » qui seraient mauvais pour lentreprise.

Globalement je pense que la loi serait plutôt utile mais pas sur tous ses points, Il faudrait que ce soit bien cadrée pour pas quil y ait de débordement. Je trouve de plus que se consacrer seulement sur lIslam cest un peu réducteur et ça met en avant une « lutte contre lislam » voir un amalgame entre islam et islam extrémiste.» Joséphine Tuloup , Vice-présidente de l’association étudiante Huma ( Association d’aide humanitaire ) 

« Pour moi cette loi, elle a surtout pour but de rassurer une population qui est en perte de repère. Avec le Covid-19 que l’on ne peut pas contrôler, le gouvernement doit quand même montrer à sa population qu’il est toujours là, et qu’il est prêt à mettre en place des lois qui rassurent une grande partie de la population. Je pense que ces lois sont voulues par une grande partie de la population, mais je suis pas sûr qu’il y ait l’impact voulu. » Léo Tessier étudiant en école de relations internationales à Paris

Armes nucléaires : une réelle menace ?

75 ans après les tristements célèbres bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, où en est-on aujourd’hui du nucléaire militaire ? Qui possède quoi, pourquoi et surtout y a-t-il un risque d’utilisation ? Patrice Bouvert, co porte-parole de l’organisme ICAN (Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires) répond à nos questions.

En 1968, les grandes puissances décident de créer un traité de non-prolifération nucléaire (TNP) pour empêcher que des états n’ayant pas encore l’arme nucléaire, la développent. Depuis, 191 pays ont signé ce traité. Le monde est dans une phase de désarmement, on passe de 64 000 ogives nucléaires en 1986 à 17 000 aujourd’hui. Une nouvelle étape est franchie en 2017 lorsque l’ONU propose un traité d’interdiction des armes nucléaires. Ce n’est qu’une semi-réussite puisque les grandes puissances détentrices de l’arme nucléaire ne le signent pas, estimant qu’elle est nécessaire dans la politique de défense et dans la politique de dissuasion.

Qui possède l’arme nucléaire de nos jours ?

Il y a 9 détenteurs de cette arme : Les États-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni et la Chine la possèdent officiellement. Mais d’autres pays sont plus ou moins en train de mettre au point un arsenal nucléaire : le Pakistan, l’Inde, la Corée du Nord, l’Iran et Israël. Il ne faut pas oublier également les états qui hébergent sur leur sol des armes américaines, comme l’Allemagne.

Il semble que le monde s’oriente à nouveau vers un processus de modernisation et de prolifération des armes nucléaires.

Quelles sont les principales menaces actuellement ?

«Elles tiennent surtout des puissances nucléaires […], principalement des États-Unis qui remettent en cause tous les accords de traités internationaux sur les armes nucléaires.»

Patrice Bouvert cite par exemple le cas de l’Iran qui est tenté de faire des essais nucléaires depuis que Trump a quitté l’accord. Celui-ci stipulait la réduction des armes nucléaires iraniennes contre des relations commerciales, signé en 2005.

«La principale menace c’est les tensions créées par les puissances nucléaires elles-mêmes, vis-à-vis d’autres États et non pas les armes en soi.»

Les tensions entre la Chine et les États-Unis peuvent-elles conduire à une utilisation de ces armes ?

«On ne pense pas que ces tensions arriveront jusqu’à l’utilisation de cet arsenal. L’arme nucléaire sert à faire monter la tension dans les rapports de domination, qu’ils ont actuellement

Et la Corée du Nord ?

P. Bouvert rappelle qu’en vue de la Corée du Nord, nous n’intervenons pas directement sur le terrain à la différence de l’Iran et de l’Irak, nous mettons des sanctions. «La Corée du Nord sert sûrement d’enjeu aux relations sino-américaines. Si l’enjeu était vraiment le désarmement, il y aurait déjà un embargo suffisant, pour obliger la Corée du Nord à réduire ses stocks d’armes nucléaires.»

Le mouvement de radicalisation du monde, avec des dirigeants plus extrêmes, constitue-t-il une menace attive ?

P.Bouvert rappelle qu’on ne sait pas jusqu’où va aller ce mouvement de radicalisation. En l’occurrence, ce n’est pas certain que Trump soit réélu en novembre. En ce qui concerne Kim Jong Un : «si on ne lève pas les restrictions économiques pour permettre à sa population de respirer, le président peut être dans un quitte ou double. une position presque suicidaire, notamment dans cette zone, en jouant la réélection de D.Trump. Le risque n’est pas sur le continent américain mais sur des bases implantées sur d’autres territoires. Il existe un risque qu’il n’y avait pas il y a quelques années.»

Et la France dans tout ça, elle en est où ?

«La France, non seulement continue de moderniser son arsenal, mais s’est aussi lancée dans un processus de renouvellement complet de son ensemble nucléaire. Pour rendre les missiles et les têtes nucléaires plus performants, plus précis et avec une plus grande portée, jusqu’à 10 000km !»

Patrice Bouvert souligne que pour la France il s’agit bien plus d’un outil de pression que d’une réelle volonté d’utilisation, bien que la doctrine sur les armes nucléaires prévoie des frappes d’avertissement possibles. «Un tir d’avertissement avec des armes nucléaires représente l’équivalent de 20 fois celle d’Hiroshima pour la plus petite.»

Est-ce que la modernisation de l’arsenal nucléaire français est contraire aux traités qu’elle a signé ?

«En ce qui concerne le traité de 2017 ( TIAN ) la question se pose moralement et non pas juridiquement. Pour le TNP, le traité prévoit qu’elle négocie au plus vite un désarmement nucléaire or elle ne mène aucune négociation sérieuse pour aller vers le désarmement nucléaire. Donc elle ne respecte pas son propre engagement.»

«Le problème c’est que l’on continue de penser les armes nucléaires comme la clé de voûte de la stratégie militaire française : les autres pays font de même et ça incite à la prolifération. Ce sont les puissances nucléaires qui alimentent ce risque de prolifération.»

Le risque ne vient donc pas tant des pays développant leurs arsenaux nucléaires que des grandes puissances qui n’arrivent pas à s’en séparer. Etant persuadés que ses armes sont essentielles sur la scène internationale. Cela entraîne une surenchère nucléaire. En somme, on continue d’être dans l’idée que pour être une grande puissance il faut détenir l’arme nucléaire. Comment interdire à des pays de développer la leur ?

Affaire Darmanin : La valeur politique de la présomption d’innocence

La nomination au ministère de l’Intérieur de Gérald Darmanin, qui fait l’objet d’une enquête judiciaire pour viol, a provoqué des manifestations dans la France entière. Alors que le gouvernement insiste sur le respect de la présomption d’innocence, les associations féministes refusent d’accepter ce qu’elles considèrent comme un retour en arrière pour les droits et la considération des femmes. La présomption d’innocence se retrouve au cœur des discussions, mais est-ce bien de ce principe juridique dont il est utile de discuter ?

Le 6 juillet 2020, Gérald Darmanin est nommé ministre de l’Intérieur. Un mois plus tôt, la cour d’appel de Paris ordonnait la reprise des investigations à propos d’une accusation de viol, harcèlement sexuel et abus de faiblesse le visant. Pour Claire Charlès, présidente du collectif féministe Les Effronté.es, cette nomination a été « une bonne claque ». « On ne s’attendait pas à grand-chose mais pas à ça » explique-t-elle. Suite à la tenue du Grenelle des violences conjugales et à l’affirmation de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles comme une priorité du mandat d’Emmanuel Macron, les féministes avaient l’espoir que les ministères de l’Intérieur et de la Justice, les deux ministères les plus importants dans le parcours des victimes, trouvent à leur tête des personnes sensibilisées et formées à ces questions. « Là, c’est vraiment tout le contraire, continue Claire Charlès, c’est piétiner tout ce qu’il [Macron] a pu faire pour le féminisme jusqu’à présent ».

Des milliers de personnes ont partagé cette opinion en manifestant contre les nominations au gouvernement de Gérald Darmanin et d’Éric Dupond-Moretti pour exiger leur démission. Face aux critiques, l’exécutif rappelle que le nouveau ministre de l’Intérieur doit bénéficier comme tout citoyen de la présomption d’innocence.

UN PRINCIPE JURIDIQUE

La présomption d’innocence est un principe fondamental du droit pénal français. Toute personne qui est suspectée d’avoir commis une infraction doit être considérée comme innocente tant que la cour ou le tribunal compétent pour la juger ne l’a pas déclarée coupable.

La députée LREM Alexandra Louis, à l’initiative de la tribune « La justice ne sera plus rendue si accusation vaut condamnation » publiée dans le Monde, défend le respect de cette présomption d’innocence dans l’affaire Darmanin. « Ce n’est ni à moi, ni à certaines féministes, ni à qui que ce soit de décider si les faits sont avérés ou pas. C’est le rôle des magistrats. » explique-t-elle.

Alexandra Louis compare la présomption d’innocence à une ceinture de sécurité : « c’est le jour où vous avez un accident que vous réalisez qu’elle vous sauve la vie ». Ce principe juridique existe afin de protéger les citoyens d’une justice arbitraire qui les jugerait coupables de manière hâtive sans leur permettre d’exprimer leur défense. Cependant, malgré la sacralité juridique de la présomption d’innocence, nombreux sont ceux qui estiment que cet argument n’est pas suffisant pour justifier la nomination d’un homme au gouvernement alors qu’il est sous le coup d’une enquête judiciaire suite à une plainte pour viol.

UN MESSAGE POLITIQUE

Claire Charlès voit les rappels gouvernementaux au respect de la présomption d’innocence comme une « extrapolation d’un terme juridique étendu au cadre politique ». « Au nom de la présomption d’innocence, on n’aurait pas le droit d’en parler et de dire qu’une personne mise en cause pour viol ne peut pas être nommée au ministère ». Pour la présidente des Effronté.es, le problème n’est pas juridique : Emmanuel Macron et Jean Castex ont légalement le droit de nommer Darmanin au poste de ministre de l’Intérieur. Les associations féministes ne cherchent pas à empêcher Darmanin de bénéficier de la présomption d’innocence, ni à remettre en cause le principe juridique. Mais elles s’opposent à cette nomination car elles désapprouvent le message politique qu’elle véhicule et elles considèrent qu’elle va à l’encontre du principe d’exemplarité du gouvernement. « Castex et Macron prennent le risque assumé de mettre un violeur à la tête du ministère de l’intérieur qui est un ministère important dans le parcours juridique des femmes victimes de violences. C’est un message extrêmement violent, un message d’impunité. »

EXEMPLARITÉ DU GOUVERNEMENT

En France, les chiffres officiels suggèrent que seulement 10% des femmes victimes de viol portent plainte, et que 10% de ces plaintes débouchent sur une condamnation, soit 1% des auteurs condamnés au total. Le parcours des victimes qui portent plainte est communément décrit comme long et semé d’embuches.

Claire Charlès regrette que l’argument de la présomption d’innocence soit ressorti dans ce contexte spécifique des violences sexistes et sexuelles. Elle donne les exemples de Jérôme Cahuzac, François de Rugy et François Bayrou qui avaient quitté le gouvernement alors qu’ils étaient mis en cause dans des affaires judiciaires pour des motifs financiers et d’emplois fictifs. Ils n’avaient pas encore été déclarés coupable par la justice. Ces départs étaient motivés par la volonté d’un bon fonctionnement du gouvernement. La présomption d’innocence ne leur avait pas été opposée car leurs démissions s’expliquaient par le devoir d’exemplarité du gouvernement. Aujourd’hui, les féministes attendent que Gérald Darmanin fasse de même et que le gouvernement soit aussi exemplaire en matière de lutte contre les violences faites aux femmes.

De son côté, Alexandra Louis estime que la présomption d’innocence est « au-dessus de la loi et de la morale ». Elle appelle à « se remettre à des principes juridiques et légaux qui s’appliquent à tous et à toutes ». « Avant de se poser la question de la morale, il y a une autre question à se poser : sur quels faits ? Qui vérifie les faits ? En France, nous sommes dans un État de droit et c’est à la justice de décider, de un, si les faits sont établis, de deux, si cela relève d’une qualification pénale. »

Et le débat sur la nomination de Gérald Darmanin continue.

Crédit Photo : Stéphane Morgane – La Voix du Nord

Union européenne : vers plus de solidarité ?

La Commission européenne propose un plan de relance de 750 milliards d’euros pour sortir de la crise post-covid19. C’est l’Allemagne, jusqu’alors peu convaincue dans ce genre de politique de relance qui est contre toute attente, à l’origine de cette proposition. Faut-il y voir un regain de solidarité en UE ?

Une UE généreuse et bienveillante

750 milliards d’euros dont 70%, c’est-à-dire 500 milliards d’euros, non remboursable ! C’est cadeau ! L’UE devient plus que généreuse en débloquant des fonds exceptionnels pour venir en aide aux plus fragiles de l’union. Cet argent sera remboursé par des taxes, évitant ainsi d’accabler ses membres avec de nouvelles dettes.

Parmi ces taxes, la commission propose par exemple une taxe carbone aux frontières de l’UE pour pénaliser les importations de produits issus d’usines polluantes. Mais également un impôt sur les grandes entreprises, peut-être même une taxe spécifique pour les sociétés numériques. Une UE qui mêle donc ses objectifs écologiques et économiques à ce plan de relance, qui n’est en aucun cas déconnecté de ses priorités.

C’est donc l’image d’une UE soucieuse de venir en aide à ses membres les plus accablés par la pandémie qui se dessine. Une UE qui se veut interventionniste après des années de politique d’austérité, une UE qui n’a pas peur de dépenser, une UE solidaire en somme.

Tous solidaires vraiment ?

Aider les plus démunis, certes c’est vertueux, mais qui va payer ? Les taxes ne séduisent pas les pays du nord ! Ceux qu’on appelle les « frugaux » ou encore les « radins ». Ceux qui se portent bien et qui en ont assez de cette union où ils payent plus qu’ils ne reçoivent. En somme, les riches de l’UE en ont assez de porter à bout de bras les plus démunis, qui ne se réforment pas assez vite et efficacement selon eux. Ce sont avec ces mêmes pays que Charles Michel, président du conseil européen doit composer.

Ce sont également des pays comme la France et l’Allemagne qui vont recevoir assez peu d’aide de ce plan de relance, et vont néanmoins devoir subvenir aux besoins des autres membres plus en détresse, tout en ayant pas les mêmes ressources que les pays nordiques.

Un carrefour pour l’UE

Alors que les Britanniques quittent l’UE, celle-ci fait face à une crise qui est à la fois destructrice mais également l’occasion de changer son fonctionnement. L’occasion de se reposer la question fondamentale, qu’attendons de l’UE ? Une UE économique, politique, social ? Un projet de paix qui suscite bien des tensions entre ses membres, c’est peut-être le moment de se mettre au clair, notamment sur notre capacité à former une véritable union.

Une union c’est un ensemble d’entités qui décident de se réunir et d’avancer main dans la main en se promettant une entraide mutuelle. Or, union signifie bien une agglomération de diverses entités. Et c’est bien cette diversité qui pose problème. En somme, ce sont toujours les plus riches qui vont aider les plus pauvres. Les plus privilégiés de l’union ne gagnent qu’une bonne conscience. Et cela ne semble pas suffire à ces pays qui critiquent une solidarité qui ne va que dans un sens. Les pays du nord de l’Europe viennent en aide aux pays de l’est et du sud de l’Europe, et l’on voit assez peu aujourd’hui comment la situation pourrait s’inverser.

C’est donc un moment important pour l’UE que ce plan de relance, qui incite à la solidarité dans une période difficile. Le 17 et le 18 juillet ce plan sera discuté par les membres de l’UE, pour savoir si l’on se serra les coudes pour sortir ensemble de la crise, et surtout si les pays du nord, accepteront, au nom de l’union, d’apporter leur précieuse aide.

Crédit photo : Claude Truong-Ngoc

E. Dupond-Moretti garde des Sceaux : l’asile politique pour Julian Assange ?

Le fondateur de WikiLeaks a pour avocat le nouveau garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti. Au micro de France Inter, fin février, le célèbre avocat annonçait « déposer une requête charpentée » de demande de droit d’asile en France.

À l’époque réfugié à l’ambassade de l’Équateur à Londres, Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, aurait eu 2 enfants avec l’une de ses avocates. Aujourd’hui emprisonné au Royaume-Uni, l’Australien peut aujourd’hui espérer une demande de droit d’asile grâce au nouveau garde des Sceaux. Avant l’élection de Donald Trump, Barack Obama aurait pu l’acquitter mais l’actuel président Républicain a relancé les poursuites contre Assange. Pourtant, le président Américain actuel avouait fin 2015 « adorer » WikiLeaks après la divulgation des mails des Démocrates. Cette affaire avait discrédité Hillary Clinton et sans doute balancé les scrutins de l’élection présidentielle en faveur de Trump.

Ce droit d’asile peut être de deux formes : par un statut de réfugié ou une protection subsidiaire, c’est une protection fournie à un demandeur d’asile qui ne répond pas aux critères pour devenir réfugié, mais pour lequel il existe des motifs sérieux pour croire qu’il y a un risque réel de subir une atteinte grave dans son pays. Grâce à ce nouveau poste, il sera plus facile à Eric Dupond-Moretti d’en discuter avec le président de la République.

D’autres dossiers à gérer à côté

« Beaucoup de conflits d’intérêts à régler mais aussi beaucoup d’autres dossiers en cours devant les tribunaux » pour l’avocat selon Anne Dumas, maître au barreau de Clermont-Ferrand. Sa nomination a surpris l’avocate : « pour un président qui n’aime pas les avocats et cherche à les évincer des procédures et palais de justice, je trouve cela totalement surprenant. Peut-être une bonne nouvelle pour la profession… ou non » confie-t-elle.

Crédits photo : Chancellerie d’Equateur

Remaniement : la nouvelle équipe annoncée par l’Elysée

Le gouvernement de Jean Castex, vient d’être annoncé cet après-midi aux alentours de 19h. Voici la liste des différents ministres désignés pour mener le quinquennat d’Emmanuel Macron jusqu’au bout.

Une « vingtaine de ministres avec de nouveaux talents et des personnalités venues d’horizons différents », voilà ce qu’avait affirmé l’équipe du président de la République dimanche. Les nominations seront progressives avec d’abord l’annonce des principaux ministres aux commandes ce lundi suivi des secrétaires d’état et délégués quelques jours plus tard. Il est à noter que l’ancienne équipe comptait 19 ministres (dont délégués) et environ 16 secrétaires (dont adjoints).

La nouvelle équipe qui occupera les chambres de l’Elysée a été soigneusement préparée par le président et le Premier ministre. Plusieurs options ont été employées, des membres de l’Assemblée auraient déjà reçues des propositions comme la présidente du Parti socialiste.

Mais gardons l’œil plutôt sur la sélection faite par Emmanuel Macron. Tout d’abord les ministres qui restent depuis leur entrée en fonction en 2017 :

  • Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé
  • Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse
  • Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports
  • Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance
  • Marlène Schiappa, ancienne secrétaire chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes, nommée ministre déléguée chargée de la citoyenneté
  • Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères et de l’Europe
  • Florence Parly, ministre des Armées
  • Franck Riester, ancien ministre de la Culture est nommé ministre délégué au Commerce extérieur
  • Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement
  • Elisabeth Borne, ancienne chargée des Transports, maintenant ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion
  • Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation 

Du côté des nouveaux, nous retrouvons :

  • Barbara Pompili, ministre de la Transition Écologique
  • Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur
  • Le célébrissime Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice
  • Roselyne Bachelot, ministre de la Culture
  • Annick Girardin, ministre de la Mer
  • Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique
  • Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l’égalité femmes-hommes
  • Geneviève Darrieussecq, ministre de la mémoire et des anciens combattants, auprès de Florence Parly
  • Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation

Les ministres délégués :

  • Ministre délégué aux Relations avec le Parlement : Marc Fesneau
  • Ministre déléguée au Logement : Emmanuelle Wargon
  • Ministre délégué aux Transports : Jean-Baptiste Djebbari
  • Ministre délégué aux Comptes publics : Olivier Dussopt
  • Ministre déléguée à l’Industrie : Agnès Pannier-Runacher
  • Ministre délégué aux PME : Alain Griset
  • Ministre déléguée à l’Insertion : Brigitte Klinkert
  • Ministre déléguée chargée de la Ville : Nadia Hai
  • Ministre déléguée à l’Autonomie : Brigitte Bourguignon 
  • Secrétaire d’Etat, porte-parole du gouvernement : Gabriel Attal

Comme convenu, Chrsitophe Castaner, Sibeth Ndiaye, et Nicole Belloubet sortent. Une nouvelle conférence du président de la République est attendu le 14 juillet à l’occasion de la fête nationale.

Édito de 20h : Poutine président jusqu’en 2036, la provocation russe

Grâce à la large victoire du « oui » au dernier référendum, Vladimir Poutine a la possibilité de rester au pouvoir jusqu’en 2036. Ce référendum apparaît comme le moyen de consolider le pouvoir après une crise sanitaire déstabilisatrice et constitue un affront indirect aux démocraties occidentales.

Prévu initialement en avril, le référendum souhaité par Vladimir Poutine s’est tenu du 25 juin au 1er juillet. Un référendum qui a un double objectif : consolider le pouvoir et redorer son image post covid 19.

Un pouvoir fort : oui !

C’est donc comme nous pouvions nous y attendre, le « oui » qui l’emporte largement (72,92%). Le président russe pourra ainsi rester au pouvoir jusqu’en 2036 s’il le souhaite. Il peut désormais effectuer deux mandats supplémentaires après la fin de celui-ci, prévue pour 2024.

32 ans de règne et peut être plus !

Président pour la première fois en 2000, il s’éclipse entre 2008 et 2012 pour céder le « trône » à Dmitri Medvedev et mieux revenir en 2012. Le compte est bon, s’il reste au pouvoir jusqu’en 2036, Vladimir Poutine aura présidé le plus grand territoire du monde pendant 32 ans !

La succession de nouveaux amendements et les victoires éclatantes lors d’élections ou de référendum semblent cacher des pratiques assez peu démocratiques et même dictaroriales. L’apparente démocratie n’est qu’un outil à des coups d’états légaux.

Comment faire passer un référendum ? Retrouvez ici les astuces du Kremlin !

Pour les participants au vote, une loterie était organisée ! Les russes pouvaient y gagner des lots ou des bons d’achats ! Les bureaux de vote étaient même parfois installés en pleine rue, avec une surveillance des urnes, assez anecdotique semble t’il. De quoi inspirer nos démocraties occidentales qui luttent tant bien que mal contre l’abstention. Et pourquoi pas faire marcher l’électeur à la carotte ? Plus efficace encore, contraindre des personnes à aller voter et menacer les opposants. Une méthode qui a fait ses preuves.

Une atteinte à la souveraineté du peuple russe

Alexeï Navalny, opposant au Kremlin, dénonce un « énorme mensonge » tandis que l’ONG Golos y voit une grave atteinte à la souveraineté du peuple russe. Elle a notamment reçu plus de 2000 signalements de fonctionnaires contraints de se rendre aux urnes.

Il n’y que les Nenets qui se sont opposés au référendum. Il fallait bien qu’il y ait un peu de « non » quelque part pour conserver le voile démocratique. Quant à l’avis des Nenets, on peut dire qu’il compte pour du beurre. Après tout, ce ne sont pas des semi-nomades éleveurs de Rennes qui vont avoir leur mot à dire sur l’avenir du pays.

Une provocation russe encore et toujours

Juste à l’est, à la périphérie de l’UE, c’est un immense territoire qui affiche, avec bien peu de pudeur son caractère non démocratique. Que pouvons nous faire ? Devons nous vraiment faire quelque chose ? Après tout, ce pays n’a pas choisi de vivre selon nos valeurs démocratiques occidentales et c’est son choix. Mais nous ne pouvons nous empêcher de penser la démocratie comme indispensable, et c’est tout à notre honneur. Mais c’est également ainsi que la Russie tout comme la Chine se rient de nos valeurs et de nos principes en nous provoquant lors d’élections ou de référendums. La Russie semble néanmoins encore un peu timide à afficher clairement son caractère autoritaire, à la différence de la Chine.

Rappelons que cette provocation ne touche pas seulement au domaine de la démocratie mais bien également aux droits des populations. Par exemple, avec ce référendum, Vladimir Poutine rappelle que seuls les couples hétérosexuels peuvent se marier. Il semble difficile pour nous de vouloir étendre notre mode de vie à notre voisin russe. D’ailleurs, même lorsque nous intervenons, le Kremlin ne tremble pas. Vladimir Poutine rappelle qu’il ne rendra ni la Crimée, ni les îles Kouriles.

Nous européens, risquons d’être outrés par l’attitude russe pour encore un moment..

Crédit photo : wikimedia commons

Vague verte, Macron devient surfeur

Au lendemain du second tour des municipales, Emmanuel Macron annonce 146 propositions écologiques.

C’est sur une pelouse bien verte que le Président de la République a accueilli les membres de la Convention citoyenne pour la transition écologique. Se doutait-il quelques semaines plus tôt, en choisissant cette date, qu’il succéderait sur les bandeaux des chaines d’info, à la vague verte des municipales ? Sûrement. Mais ce calcul politique et symbolique permettra-il au président de convaincre les électeurs écologiste d’hier de lui accorder leur confiance demain ? Tandis que les commentateurs politique attendent une réponse autant que le prochain remaniement, le Président a mis les petits plats dans les grands pour dévoiler l’avenir de son mandat et le grand plan écologique qui devrait voir le jour.

146 sur 149

Les membres tirés au sort de la Convention climat sont arrivés avec 149 propositions réparties au sein de 5 thématiques (consommer, produire et travailler, se déplacer, se loger, se nourrir). Mais aussi un programme de financement et de modification de la constitution.

On pouvait attendre du Président une découpe de ce rapport, qu’il pioche dedans les propositions en accord avec ses valeurs et ses intérêts. Mais le chef d’Etat a été clair, dès le début du discours « je veux que toutes les propositions soient mises en œuvre au plus vite ». Puis, modérant son propos, il a évoqué les points sensibles du rapport notamment la difficile relation écologie-économie. Après avoir félicité les rapporteurs d’avoir « placé l’écologie au sein du système économique » et précisé qu’il partageait cette idée, le président a balayé l’idée d’une taxe de 4% sur les dividendes justifiant que « nous sommes déjà un pays très fiscalisé, je pense qu’accroître la fiscalité n’est pas une bonne idée (…) nous avons besoins d’attirer des capitaux français et étrangers ». Il a aussi évoqué dans son discours l’idée d’une écologie non punitive, arguant que la taxe carbone « était une des raisons, ce n’était pas la seule » qui a mené au mouvement des gilets jaunes l’an dernier. S’il s’agît ici d’un réel rejet de l’idée, le second véto posé par Emmanuel Macron est en réalité un report. Le président ne souhaite pas, pour le moment, entendre parler de l’abaissement de la vitesse maximale sur les autoroutes à 110 km/h.

Verdir la constitution par un référendum

Enfin, sur l’aspect constitutionnel du rapport un dernier véto a été posé. La modification du préambule de la constitution ne verra pas le jour mais celle de l’article premier aura sûrement lieu lors d’un futur référendum. À ce sujet, le président s’est exprimé ouvrant la voie au plébiscite tout en s’engageant à « proposer un texte au parlement en vue d’un référendum en 2021 ». Au-delà d’une simple modification de l’article premier, ce référendum pourrait aussi simplifier la mise en place d’une des 146 mesures phares : la reconnaissance de l’écocide. Un terme, dont le président s’est targué d’être le premier chef d’état à l’employer, et qui désigne la destruction d’un écosystème. Actuellement, ce terme n’est pas reconnu par l’institution judiciaire ce que souhaite Emmanuel Macron. Celui-ci annonce aussi porter ce projet de reconnaissance de l’écocide auprès des acteurs du droit internationale pour juger les coupables devant la Cour pénale internationale. L’intégration de l’écocide dans le futur référendum simplifierait sa complexe reconnaissance juridique.

L’application des propositions

Le président a commencé par expliquer en détail quelle serait la méthode de mise en œuvre de ces propositions. Une manière de faire gage de bonne volonté d’entrée de jeu face aux attentifs rapporteurs. Le possible référendum ne concernant pas la totalité des 146 propositions, le chef d’État a décidé de diversifier la méthode. Une partie sera arrêtée « dès juillet » par le gouvernement, une seconde sera intégrée au plan de relance économique et enfin la dernière vague de proposition à être légiféré, le sera au sein d’un projet de loi spécifique. Mais selon ce rythme, beaucoup de propositions devraient rester sur le carreau faute de ne pas appartenir au champ d’action de l’Etat. Pour pallier ce problème, le président souhaite réunir les collectivités territoriales et les élus afin de discuter de ces propositions.

Les membres de la convention climat vont donc encore devoir se battre auprès de nombreuses institutions pour voir un jour leurs propositions au Journal Officiel, le chemin reste long.

Municicacqs : Les résultats en Nouvelle-Aquitaine

Les résultats sont tombés dans la plus vaste région de France. Les 4314 communes de la Nouvelle-Aquitaine ont élu leur maire à l’issue d’une campagne municipale marquée des conditions exceptionnelles liées au Covid-19. Tour d’horizon dans les plus grandes villes de la région.

Bordeaux

Dans la ville de Bordeaux (33000) dans le département de la Gironde, les habitants ont élu Pierre Hurmic (Union de la gauche). Il l’emporte avec 46,48 % des voix contre Nicolas Florian (DVC) qui obtient 44,12 % des suffrages exprimés et Philippe Poutou (EXTG) qui cumule 9,39 % des voix pour ce second tour.

Le taux d’abstention est historiquement fort avec 61,67 %. Les votes blancs et nuls représentent quant à eux 1,68 %.

Limoges


En Haute-Vienne à Limoges (87000), 58,97 % des voix sont attribuées à Emile Roger Lombertie de la liste LR. Le maire élu est suivi par Thierry Miguel (Union de la gauche) avec 41,03 % des voix.

65,92 % des habitants de la ville de Limoges ne se sont pas rendus aux urnes. Les votes blancs et nuls représentent 4,45 %.

Poitiers


À Poitiers du côté de la Vienne (86000), Leonore Moncond’huy est élue maire (DVG) avec 42,83 % des voix. La tête de liste du PS Alain Claeys se place derrière la candidate avec 35,60 % des suffrages exprimés. En troisième position se place Anthony Brottier (LREM) qui obtient 21,56 %.

Le taux de participation s’élève à 33,19% % pour Poitiers. Votes blancs et nuls représentent 3,51 %.

PAU

À Pau dans les Pyrénées-Atlantiques (64000), François Bayron (DVC) cumule 55,47 % des voix, faisant de lui un maire réélu une nouvelle fois. Il est suivi de Jérôme Marbot qui totalise 44,53 % des voix.

38,35% de participation a été relevé. Les votes blancs et nuls s’élèvent à 3,92 % des voix.

LA ROCHELLE

La ville de La Rochelle en Charente-Maritime (17000) voit Jean-François Fountaine (DVG) retourner à sa mairie avec 41,97 % des voix. 41,11 % des suffrages sont attribués à Olivier Falorni (DVG) qui talonne en seconde position. Jean-Marc Soubeste récolte 16,92 % des voix, le plaçant troisième dans le classement.

Le taux de participation est de 41,44% tandis que les votes blancs et nuls représentent 1,99 % des voix.

BAYONNE

À Bayonne dans les Pyrénées-Atlantiques (64100), c’est Jean-René Etchegaray qui reprendra la mairie ces six prochaines années. Élu à 53,81 % des voix, il est suivi de Henri Etcheto qui cumule 46,19 % des suffrages exprimés.

Le taux d’abstention pour la ville de Bayonne est de 56,57 %. Les votes blancs et nuls représentent 3,51 % des voix.

Municicaqs : découvrez les résultats en Occitanie

Vous les attendiez, les résultats des élections municipales sont tombés. Après le premier tour, qui a vu certains maires élus à la majorité dans les grandes villes d’Occitanie, le scrutin du deuxième tour a réservé quelques surprises…

TOULOUSE

Pour ce second tour des municipales 2020, les électeurs de Toulouse (31000) du département de la Haute-Garonne ont placé en tête Jean-Luc Moudenc, tête de liste sur la liste DVD avec 51,98 % des voix (55826 voix). Antoine Maurice, tête de liste sur la liste DVG recueille 48,02 % des voix (51564 voix).

Le taux de participation s’élève à 44,85 % pour ce scrutin à Toulouse. Les bulletins blancs et nuls représentent quant à eux 2,27 %.

MONTPELLIER

La ville de Montpellier (34000) dans le département de l’Hérault a choisi Michaël Delafosse (Union de la gauche) qui totalise 47,23 % des voix pour ce second tour. Le maire sortant Philippe Saurel (DVG) arrive second avec 34,65 %. Mohed Altrad (SE) récolte 18,12 % des voix.

34,44% : c’est le pourcentage de participation pour ce scrutin dans la ville de Montpellier. Les bulletins blancs et nuls représentent 3,81 %.

NÎMES

Dans le Gard, pour la ville de Nîmes (30000), les habitants ont choisi Jean-Paul Fournier (LR) élu avec 41,91 % des voix. Vincent Bouget (DVG), quant à lui, totalise 26,48 % des suffrages exprimés. Yvan Lachaud arrive troisième avec 18,63 % des suffrages exprimés. Yoann Gillet est placé en dernière position avec 12,93 %.

Avec un taux de participation de 32,33 %, les bulletins blancs et nuls représentent 2,41 %.

PERPIGNAN

La surprise attendue ? Louis Aliot représentera Perpignan (66000) dans les Pyrénées-Orientales ces six prochaines années. Première ville aux mains du Rassemblement national, le candidat, pourtant sans étiquette, a été élu avec 53,09 % des voix. Il précède le candidat et maire sortant Jean-Marc Pujol (46,91 % des voix).

52,77 % des Perpignanais ne sont pas allés voter pour ce scrutin. 6,27 % des bulletins sont soit blancs, soit nuls.

MONTAUBAN

À Montauban (82000), dans le Tarn et Garonne, c’est la maire sortante Brigitte Bareges qui l’emporte avec 54,46 % des voix. Arnaud Hilion termine à la seconde place en cumulant 45,54 % des voix.

39,37 % des électeurs inscrits se sont rendus aux urnes à Montauban. Les bulletins blancs et nuls représentent 3,66 %.

La mairie de Narbonne (11100), dans le département de l’Aude, verra à sa tête Didier Mouly (DVD) qui l’emporte avec 43,57 % des voix, suivi par Nicolas Sainte-Cluque (DVG) qui s’est vu octroyer 34,43 % des suffrages. Arrivée troisième, Viviane Thivent (EELV) récolte 13,12 %. Jean-François Daraud du Rassemblement national ferme la marche avec 8,88 %.

À Narbonne, le taux de participation s’élève à 37,64 %. Les bulletins blancs et nuls représentent eux 3,38 %.

ALBI

La ville d’Albi (81000) dans le Tarn a choisi comme maire Stéphanie Guiraud-Chaumeil (DVC) qui obtient 49,95 % des voix. Nathalie Ferrand-Lefranc (Union de la gauche) se place en seconde position avec 39,89 % des voix. Frédéric Cabrolier termine 3ème avec 10,17 %.

Les bulletins blancs et nuls représentent 2,35 % pour un taux de participation de 38,30 %.

Carcassonne

Dans l’Aude, Carcassonne (11000) sera conduite pendant les six prochaines années par la maire sortant Gérard Larrat (DVD), qui gagne avec 47,20 % des voix. Tamara Rivel (Union de la gauche) obtient 37,42 % des voix et termine en deuxième position. Enfin, Edgar Montagné (RN) arrive troisième avec 15,38 %.

Le taux de participation s’élève à 43,21 % à Carcassonne. Les bulletins blancs et nuls représentent 3,78 % des électeurs.