La vérité sur l’application StopCovid

Téléchargée officiellement plus de 600 000 fois en 24h, l’application StopCovid est LA star du moment. Mais elle est aussi victime de fake news et de craintes. Voici la vérité sur STOPCOVID, l’application du gouvernement pour éviter une seconde vague épidémique.

L’application est-elle efficace ?

Non. Du moins pour le moment, et d’après l’utilisation des 900 000 personnes l’ayant téléchargée. En effet, la probabilité pour que deux personnes ayant téléchargé StopCovid se soient croisées et qu’une d’entre elle ait le coronavirus reste faible. D’après une étude de l’OXFAM et son application par des chercheurs au scénario français, il faudrait que 60% de la population télécharge StopCovid pour que l’application ait une réelle utilité. Mais pour le ministre Cédric O., ce chiffre doit être revu à la baisse. Il faudrait en effet, selon lui, que 40% de la population française se munisse de l’application pour éviter une seconde vague. Par ailleurs, de nombreux doutes planent encore sur l’efficacité en cas de fermeture de l’application. Elle travaille en arrière-plan, mais le fait-elle lorsqu’elle est fermée ?

Comment fonctionne l’application ?

Par Bluetooth, tout simplement. En effet, lorsque vous créez un profil, un numéro vous est attribué. Vous ne donnez ni votre nom, ni prénom etc… Le service est anonyme. Et contrairement à ce que beaucoup affirment, aucune localisation n’est faite. L’application utilise le bluetooth, ce qui lui permet de voir les autres appareils connectés autour de vous. Elle enregistre par la suite durant 14 jours ces données extérieures. Durant cette période, une personne peut déclarer sur l’application, après avoir été testée, être porteuse du virus. Par conséquent toutes celles et ceux ayant été en contact bluetooth durant plus de 15 minutes avec elle seront informés.

La notion de contact bluetooth renforcé est ici très importante et critiquable sur son efficacité. Si 80% des français ont un smartphone, tous n’ont pas un bluetooth de dernière (5e) génération et donc une capacité de détection et à être détecté qui est moindre. La seconde critique est la prise en compte d’un contact dès lors que la présence a duré 15 minutes. Cela alors qu’un postillon mal placé suffit à contaminer.

Est-ce dangereux pour mes données personnelles ?

Pour le moment, tout comme pour pour son efficacité, non. La vague d’indignation quant au syphonnage de vos contacts, fake news très populaire sur Facebook, n’a aucune base réelle. Et pourtant, l’information est virale allant jusqu’à la tribune de l’Assemblée Nationale où Jean Luc Mélenchon a demandé aux députés qui l’installeraient de le supprimer de leur liste de contact. Mais le fonctionnement ne se faisant qu’uniquement par Bluetooth, l’application n’aura accès a rien d’autre. Elle est bien moins dangereuse que la majeure partie des autres applications populaires sur nos smartphones, prenant possession de nos contacts, localisation et autres données personnelles.

Cependant, la crainte des plus sceptiques reste une mise à jour sauvage du gouvernement. Le code source actuelle est disponible, il faut espérer qu’il le sera aussi lors de la prochaine mise à jour. La crainte du hack est aussi possible, mais les utilisateurs ne révélant rien de leur vie privée, le hackeur ne volera pas vos données personnelles.

Alors faut-il la télécharger ?

Oui. Peu importe que votre téléphone soit ancien ou moderne, que vous habitiez la ville ou la campagne, l’application est gratuite et peut nous protéger. Les personnes habitants dans de grandes agglomérations et prenant les transports en commun ont deux fois plus de raisons de télécharger StopCovid. De plus, il serait idiot de critiquer son inefficacité tout en y contribuant puisqu’on ne la télécharge pas. 

Mais si vous êtes sceptique face à l’immiscion de l’État dans votre téléphone, alors n’hésitez pas à suivre l’actualité technologique de cette application. N’oubliez pas que vous pouvez la supprimer à tout moment et que vos données ne resteront que 14 jours sur les serveurs. Utiliser l’application, c’est un petit geste supplémentaire dans la lutte contre la pandémie.

Anonymous : les hackers au service de la cause afro-américaine ?

Le groupe « d’hacktivistes » inconnus est de retour. Lors du week-end du 29 mai, Anonymous délivre un message d’une minute, dénonçant les violences policières envers la communauté afro-américaine aux États-Unis. Un acte qui serait lié au piratage du site de la police de Minneapolis le soir du 30 mai.

Le piratage du site de la police locale n’a été que la première étape. Le groupe Anonymous a ensuite diffusé sur les réseaux sociaux et sur Twitter en particulier, un message de menace aux policiers de Minneapolis. La mort de George Floyd était la goutte de trop et le mouvement « Black Lives Matter » accueille de nouveaux acolytes.

C’est avec une nouvelle vidéo glaçante qu’ils effectuent leur retour. Tout commence avec des images violentes d’agression de policiers envers la communauté afro-américaine, lorsqu’un homme, caché sous le masque emblématique du groupe (le masque de Guy Fawkes) prend la parole. La vidéo totalise plus de 3 millions de visionnages sur Facebook.

« Les officiers qui tuent des gens et commettent d’autres crimes doivent être tenus pour responsables comme le reste d’entre nous. Sinon ils vont penser qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent (…) Les gens en ont assez de cette corruption et cette violence de la part de policiers censés les protéger. Depuis les événements des dernières années, beaucoup de gens ont compris que vous n’étiez pas là pour nous sauver mais pour mettre en œuvre la volonté de la classe dirigeante (…) Nous allons exposer vos nombreux crimes au monde. Nous sommes légion. Attendez-nous ».

Messages publiés sur Twitter par le « Anonymous »

Le message vise évidemment en premier le policier Derek Chauvin, qui est à l’origine de la mort de George Floyd lors de son interpellation musclée qui lui a été fatal. Il a cependant été inculpé pour homicide involontaire, considéré injuste pour les manifestants qui réclament que le jugement soit requalifié et transformé en homicide volontaire.

Un soutien qui soulève des questions

Un soutien apparent qui n’a pourtant pas été revendiqué par le groupe de hackeurs. Cependant, le but premier de cette communauté est celui de défendre la liberté d’expression, de lutter dans un objectif commun. Au début des années 2000, le groupe a joué un rôle important dans la création d’une défiance envers les forces de l’ordre (écrivait le New York Times), notamment après la mort d’un homme nommé Michael Brown, 18 ans, en 2014. Non armé, il a été abattu par un policier. 

Leurs attaques ne sont pas faites dans un but individuel et égoïste, ils veulent avant tout rétablir les vérités qu’elles soient sur internet ou tout simplement dans la vie réelle. Ce qui lieraient les agissements récents des concernés avec la philosophie du groupe, pouvoir montrer au monde la face immergée de l’iceberg.

« Le meurtre brutal de George Floyd cette semaine n’est que la partie émergée de l’iceberg, plus de 193 personnes ont été tuées par la police au Minnesota ».

Anonymous

Des déclarations qui choquent

Outre la mise en avant des crimes injustes faite par les forces de l’ordre, un dossier a eu l’effet d’une bombe. Des accusations qui pourraient causer de nombreux problèmes à certaines personnalités. L’un d’eux est une affaire de pédophilie, plus précisément le réseau pédophile érigé par Jeffrey Epstein. Donald Trump, Naomi Campell et certaines personnes de la famille royale, entre autres, qui feraient partie intégrante de ce système.

Cependant, les Anonymous n’ont pas été plus loin dans les accusations prononcées, la fiabilité de leurs propos reste encore à prouver, mais elles ne sont pas à prendre à la légère. Depuis, les tweets accusateurs ont été supprimés.

Après ces événements, les agissements futurs des « hacktivistes » devraient se produire très bientôt. Si les annonces sont vraies, on peut s’attendre à des révélations qui pourraient bouleverser la planète.

(crédit photo mise en avant / emblème des Anonymous / Kephir sur Wikipédia )

Tocilizumab : ce médicament porteur d’espoir contre le Covid-19

L’APHP a communiqué en début de semaine ses espoirs au sujet du Tocilizumab. Cet anti-inflammatoire est en cours d’étude dans certains hôpitaux de Paris. Le personnel médical se montre confiant.

Une nouvelle piste pour un traitement efficace contre le Covid-19 se démarque des autres. Après la chloroquine au coeur du débat, c’est le Tocilizumab qui suscite de nombreux espoirs. Dans un communiqué, l’APHP annonce que ce médicament améliore « significativement le pronostic des patients avec pneumonie Covid moyenne ou sévère ». Une bonne nouvelle qui pourrait éviter de nombreux malades de passer en phase de réanimation et de soins intensifs.

Le Tocilizumab est un médicament anti-inflammatoire qui est utilisé dans la polyarthrite rhumatoïde. Il serait destiné à ceux qui sont dans un état grave. « Au bout de 8 à 10 jours, il se produit une sorte d’orage inflammatoire avec une production de certaines protéines en grande quantité qu’on appelle les cytokines. Ce médicament est une anti-cytokine, donc anti-inflammatoire. Il a été testé chez les gens qui avaient des pneumonies sévères. Ce qui a été montré, c’est que ça diminue le besoin d’aller en réanimation ou le risque de décès » explique le professeur Gabriel Steg, à Franceinfo, chargé de la recherche.

Un premier test avec 60 patients sous Tocilizumab s’est montré concluant. La comparaison avec 60 autres patients, qui n’ont pas pris ce médicament, a mis en lumière la différence de la gravité de la maladie. Mais pour que ce traitement soit fiable, il faut que d’autres études sur ce médicament concordent avec la première. « La recherche avance, il y a 12 essais en cours et 16 autres en préparation. Il y a une accélération phénoménale de la recherche », explique le Professeur Gabriel Steg.

Si le Tocilizumab ne semble avoir que des qualités grâce à son efficacité, il reste coûteux. Il faut compter 800€ pour une seule injection.

Travis Scott, une dernière sur Fortnite

Il fallait être au rendez-vous. Dès jeudi soir, Travis Scott a envouté, comme à son habitude, ses fans dans un concert virtuel sur Fortnite. L’ex-conjoint de Kylie Jenner s’est lancé dans cinq concerts d’une dizaine de minutes et a clôturé son show hier soir. 

Du jamais vu dans l’univers du rap

Epic Games l’avait annoncé. Le concepteur de jeu vidéo a invité cette année l’unique et talentueux rappeur Travis Scott. Le Cactus Jack, est apparu tel un artifice de couleur dans l’un des jeux vidéo les plus populaires des dernières années. Un univers au design ressemblant à ses clips. Le mode de jeu s’est adapté à cette invitation remarquable, interdisant aux joueurs de jouer durant l’intégralité de l’événement. 

L’année dernière, le rappeur US avait vu son propre documentaire sortir sur la plateforme détenant le monopole sur le contenu streaming, Netflix. Cette année, la star originaire du Texas a vu bien plus fou encore.

« C’est un record pour ce type d’évènement », s’est félicité sur Twitter l’éditeur du jeu

12,3 millions. C’est le nombre de fans que le rappeur américain a réuni jeudi soir, lors de son premier concert en ligne. Aux joueurs en ligne s’ajoutent les téléspectateurs des différents streams dans le monde sur des plateformes comme Twitch ou Youtube. L’extravagant rappeur de 27 ans, s’initie à une série de concerts « Astronomical ». Fortnite avait déjà organisé en février 2019 un premier concert avec le DJ américain Marshmello, réunissant uniquement 10,7 millions de joueurs-spectateurs.

Cet essai clinique à base de chloroquine qui contredit le docteur Raoult

Des essais cliniques à base de chloroquine ont été lancés récemment au Brésil. Les résultats ont été catastrophiques, 22 patients sur les 81 qui prenaient l’antipaludéen sont décédés pendant l’essai. C’est la deuxième étude après celle rapportée par le New York Times qui est interrompue pour des raisons de sécurité.

L’étude brésilienne a été réalisée entre le 23 mars et le 5 avril. 81 patients positifs au Covid-19 ont été les cobayes de cet essai. Tous ont pris de l’antibiotique azithromycine, recommandé par le docteur Raoult. 40 d’entre eux ont également pris 450 mg de chloroquine, le 1er jour, puis une dose quotidienne les 4 jours suivants. Les 41 autres patients ont reçu 600 mg, 2 fois par jour pendant 10 jours.

Au bout du 13ème jour, 6 patients du groupe à petite dose sont décédés et 16 du groupe à forte dose. Parmi les autres, 11 patients ont contracté des anomalies cardiaques et 2 ont même présenté une tachycardie ventriculaire, un trouble du rythme cardiaque. Tous les patients étaient déjà hospitalisés avant le début de l’essai.

Les chercheurs qui ont lancé cet essai sont unanimes. « On ne peut que conclure que cet essai est potentiellement capable de provoquer une mortalité accrue chez les patients atteints de Covid-19 », a estimé le docteur Stephan Fihn du Harborview Medical Center de Seattle, qui n’a pas participé aux travaux au Brésil. Cela devrait donc freiner les ardeurs de Donald Trump, persuadé que la chloroquine est un remède miracle au Covid-19.

En France, ni les autorités, ni le docteur Raoult n’ont réagi à cet essai. Le docteur marseillais est pour le moment occupé par les menaces de l’ordre des médecins. Sur twitter, il a réagi sereinement à cette actualité.

Que reste-il de Tchernobyl 34 ans après ?

Le 26 avril 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, explose. Les environs sont irradiés et un épais nuage de fumée s’élève au-dessus de la petite ville de Pripyat abritant la centrale, se propageant dans l’atmosphère et contaminant les trois quarts de l’Europe. Pendant que nous fêtons, aujourd’hui, le 34ème anniversaire de la catastrophe, un incendie ravage ses environs.

34 ans pour une catastrophe pareille ce n’est rien du tout ! Le plutonium a besoin de plus de 24 000 ans pour ne perdre ne serait-ce que la moitié de son intensité. Autant dire que les alentours de la centrale, aujourd’hui enfermée dans un sarcophage, seront déserts pour un long moment. La nature reprend peu à peu ses droits mais elle aussi est affectée par les radiations. Hommes, animaux et végétaux subissent des mutations génétiques et des taux de mortalité plus élevés.

Greenpeace rappelle que 5 millions de personnes vivent encore dans des zones contaminées. Les aliments, l’eau, tout leur environnement est entièrement contaminé ! Depuis 2016, un sarcophage recouvre le lieu du désastre, protégeant les émanations radioactives pour un siècle. Cependant, il faut rester vigilant à ce que celui-ci reste étanche. Il nécessite donc en entretient constant et la crainte d’un nouvel accident. Quand on pense que des touristes vont désormais visiter l’ex-centrale ! 34 ans après, Tchernobyl est une attraction touristique mais surtout une menace et pour longtemps encore.

La ville fantôme de Pripyat

34 ans après, un incendie radioactif ?

Un incendie ravage les alentours de l’ex-centrale depuis le 4 avril 2020. Le gouvernement ukrainien met en oeuvre d’importants moyens pour venir à bout du sinistre. Néanmoins, l’organisation non gouvernementale, Greenpeace, estime que c’est le pire incendie jamais observé dans la zone. Les autorités ukrainiennes affirment que l’incendie est désormais sous contrôle et qu’il n’y a aucun risque pour qu’il atteigne la centrale. Mais les informations du gouvernement ukrainien sont assez peu nombreuses et peu régulières…

Yaroslav Yemelianenko, directeur d’une association de visites guidées du site, prétend le contraire sur Facebook, « les autorités locales rapportent que tout est sous contrôle, mais en fait, le feu conquiert rapidement de nouveaux territoires ». En effet, Greenpeace affirme qu’« au moins trois des principaux foyers sont toujours actifs », dont un à seulement quatre kilomètres de la centrale. D’un point de vue environnemental, ce sont déjà 57 000 hectares de forêts qui ont brûlé.

Quels sont les risques quant à la radioactivité ?

La fumée charrie des particules radioactives, des radionucléides, comme le césium-137 par exemple. Les taux de radioactivité ont fortement augmenté, même si le service d’État ukrainien pour les situations d’urgence, affirme le contraire. Et pourtant, le vent transporte les particules. Ainsi, la Norvège enregistre des taux de radioactivité plus hauts que la normale. C’est inévitable, les incendies ravagent des forêts complètement contaminées. La France, via l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire ne relève pas pour le moment, d’élévation anormale de la radioactivité. Cependant l’Institut devrait effectuer des mesures dans l’Est de la France pour s’assurer de ses premiers résultats. À priori, ce sont les environs des incendies qui sont les plus à craindre. Greenpeace rappelle que les radionucléides sont des particules lourdes, et sont donc susceptibles de retomber assez proches des brasiers. La ville de Kiev, par exemple, est soumise quotidiennement aux radiations et connait tous les ans des incendies !

Le covid-19 est-il issu d’un laboratoire chinois ?

La tension monte entre la Chine et l’Occident. La hausse imprévue de 1454 morts supplémentaires dans la province de Wuhan est mise en question par le chef d’État français, après les États-Unis et la Grande-Bretagne. Ces propos sont contestés par la Chine qui dément toute dissolution dans la crise du covid-19. Depuis mercredi 15 avril, les États-Unis affirment vouloir mener une enquête pour déterminer si le virus serait issu d’un laboratoire.

Un Bilan douteux

Le bilan en Chine s’est visiblement alourdi vendredi à Wuhan. Le gouvernement a fait une révision à la hausse, enregistrant 1454 décès supplémentaires dans le pays. D’après un communiqué de l’AFP, le nouveau décompte serait près des 4632 morts et 50 333 contaminés. Ces estimations ont été mises en doute d’abord par la Grande-Bretagne qui demande une réponse aux « questions difficiles » sur le covid-19, puis par le président Macron, jeudi 16 avril.

« Il y a des choses qui se sont passées là-bas qu’on ne sait pas » , a affirmé Emmanuel Macron au Financial Times.

La Chine n’a pas manqué de répondre aux accusations en appelant à l’unité internationale dans la lutte face au coronavirus. Pour Emmanuel Macron, il existe encore « des zones d’ombre ». Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique et enseignant à Sciences Po, affirme que la Chine a bien caché des choses. Officiellement, les autorités de Wuhan ont mis à jour les chiffres officiels en faisant remonter des données manquantes des hôpitaux et les morts à domicile. Antoine Bondaz déclare que la « Chine cherche à faire taire les questions sur le manque de transparence »  mais que « les suspicions vont perdurer, notamment du fait de la nature opaque du système politique chinois » .

L’hypothèse d’une contamination scientifique

Mike Pompeo, secrétaire d’État des États-Unis, a affirmé lors d’une conférence de presse, mercredi 15 avril, qu’une enquête serait mise en place pour déterminer si le virus est sorti de manière involontaire d’un laboratoire en Chine. Le professeur et Prix Nobel de médecine, Luc Montagnier, a récemment affirmé que le coronavirus a été fabriqué en Chine avec de l’ADN de VIH. Pour le médecin Klin, basé à Lyon, la contamination des biologistes en laboratoire n’est pas une chose anodine. D’après ses propos : « une particule virale pourrait parfaitement se répliquer et muter, si par erreur, un chercheur se contamine la peau lors de la manipulation, et qu’il met du virus dans le yaourt par exemple » .

Des cas de contaminations peuvent se produire lors de recherches pour d’autres maladies. Véronique Kany, biologiste dans un laboratoire d’analyses médicales des Hauts-de-Seine, assure que « ça arrive fréquemment avec la variole qui est conservée dans les laboratoires P3 »  et que « c’est très connu dans la communauté médicale ».

Incendie à Tchernobyl : Une possible radioactivité jusqu’en France ?

Depuis le 4 avril, la zone d’exclusion de Tchernobyl, en Ukraine, brule. Plus de 400 pompiers se mobilisent depuis quelques jours pour stopper la propagation de l’incendie. Il est difficile pour les autorités de l’arrêter. Doit-on craindre une propagation des niveaux de radiation en France ? 

Cet incendie s’est déclenché, il y a dix jours à Prypiat, non loin de Tchernobyl, par un habitant de 27 ans ayant mis le feu à de l’herbe « pour s’amuser », d’après la police. Tchernobyl est, pour rappel, cette ville contaminée suite au « pire accident » nucléaire survenue en 1986. L’explosion aurait contaminé les trois quarts de l’Europe, d’après certaines estimations. Le feu se rapproche, avec le vent et la sécheresse, de la zone d’exclusion de la centrale nucléaire.

Sous estimé par les autorités ukrainiennes, le président Zelensky a pris la parole ce lundi soir, pour annoncer qu’il « suivait la situation de près ». Le service d’urgence a publié dans un communiqué, ce mardi matin : « Il n’y a plus de feu ouvert », mais des « foyers isolés » et des « feux couvants ». D’après le même rapport, « le taux de radiation à Kiev et dans sa région ne dépasse pas le niveau naturel ». Pour Volodymyr Demtchouk, haut responsable des services d’urgence ukrainiens : « la centrale nucléaire de Tchernobyl, les lieux de stockage de déchets radioactifs et les autres infrastructures cruciales de la zone d’exclusion ne sont pas menacés », poste sur son compte Facebook.

Les autorités ont affirmé qu’il n’y avait pas eu d’augmentation de taux de radioactivité mais Iegor Firsov, chef par intérim de l’inspection écologique gouvernementale, avait indiqué que dans l’épicentre de l’incendie les niveaux de radiation « dépassaient largement la norme », avant de revenir sur ses propos, quelques jours après. 

Les ONG s’inquiètent 

Pour Greenpeace, c’est le « pire incendie jamais observé dans la zone d’exclusion de Tchernobyl ». Il s’inquiète de l’arrivée du feu sur l’ancienne centrale, qui est à « environ 1,5 kilomètre » et qui forme un rayon de 30 kilomètres autour d’elle. Pour l’association Criirad, c’est le même ton alarmant : « les incendies peuvent remettre en suspension dans l’atmosphère du césium 137 accumulé dans la biomasse, (et probablement aussi du plutonium et du strontium 90) ». Si le feu venait à atteindre des réacteurs placés sous sarcophage, le risque de propagation de radioactivité pourrait se déployer un peu partout avec les vents.

Credit: Natalia Degtyarenko, une employée de Energoatom, compagnie nationale de production d’énergie nucléaire d’Ukraine.

Depuis le 7 avril, les autorités n’ont pas donné de récentes estimations sur la taille de l’incendie qui ravage les alentours de l’ancienne centrale nucléaire. Elles ne s’expriment pas non plus sur les conséquences que pourrait avoir la dangerosité de la propagation de l’incendie, sur la radioactivité en Europe. « En France, les doses reçues par la population en 1986 sont très faibles. C’est plus particulièrement la thyroïde qui est exposée, par ingestion d’iode 131, présent dans les aliments au cours des 3 mois qui suivent la date de l’accident », estime l’IRNS.

La méthode coréenne contre le COVID-19

Aujourd’hui, la Corée du Sud est le pays comptant le moins de morts liés au coronavirus. Leur méthode a convaincu le monde entier sur l’efficacité de ce dispositif.

La Corée du Sud était prête pour l’épidémie de COVID-19. Les autorités, se sachant proche géographiquement de la Chine, ont préparé plusieurs mesures en amont de l’arrivée du virus sur le territoire sud-coréen. Des mesures que les expatriés français comprennent, des expatriés qui se sentent plus en sécurité là-bas, que de rentrer en France.

La localisation des malades

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les autorités sud-coréennes localisent les personnes malades avec leur téléphone. Trois codes couleurs : vert, orange et rouge. Vert, pour ceux qui sont guéris ou non malades, orange pour ceux qui ont été en contact avec des malades et doivent rester chez eux. Rouge pour les malades confirmés et qui doivent rester impérativement chez eux.

Cette localisation est accessible à tout le monde. Les personnes ayant cet accès peuvent savoir si elles ont croisé une personne infectée ou pas. Plan de localisation choisi par la France avec les opérateurs de téléphone, il n’est pas encore mis en place et pourtant il est déjà décrié par certains.

Le port du masque obligatoire

Le port du masque est entré dans les moeurs de la Corée du Sud depuis longtemps. C’est un geste que les Coréens effectuent à partir du moment où ils sont malades. Ils les portent même l’hiver quand il fait froid.

Mais depuis le début de la pandémie, le port du masque est devenu obligatoire. L’avis mitigé de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) n’a pas empêché les 77 millions de Sud-coréens de porter le masque pour se protéger de l’extérieur.

« Maintenant je ne vois plus du tout le visage des Coréens, ou des gens dans la rue », explique Kara, une expatriée française à Séoul. « Mais ce n’est pas exceptionnel, durant l’hiver, il n’est pas rare de voir des Séouliens, porter des masques parce qu’ils sont malades. Ils ont une culture et un respect de l’autre qui est exceptionnel et que l’on n’a pas forcément en France ».

Des tests à foison

Les autorités ont organisé une campagne massive de tests. Suite au SRAS de 2003, le gouvernement a créé des tests et s’est préparé pour l’épidémie. Quand les premiers cas ont été diagnostiqués, toute la population a été invitée à se faire tester pour prévenir l’épidémie. Solution qui a prouvé que tester tout le monde pouvait freiner la maladie.

Covid-19 : où en est-on sur la chloroquine ?

En France, le professeur Didier Raoult a présenté sa nouvelle étude à Emmanuel Macron, le 9 Avril. Des résultats satisfaisants qui divisent le monde de la médecine.

Jeudi, le président de la République française s’est rendu à l’IHU de Marseille pour rencontrer le docteur Raoult. Depuis des mois, le professeur martèle l’efficacité de la chloroquine après de nombreux essais cliniques partout dans le monde notamment à Marseille et même à Wuhan, en Chine. Ce 9 Avril, Didier Raoult rencontre Emmanuel Macron. Par la suite, il réitère son appel sur les réseaux sociaux.

Au-delà des mots, le professeur Raoult a présenté les résultats de ses nouveaux essais cliniques au chef de l’État. Le lendemain, il les publie sur son site.

L’expérimentation du Professeur Raoult se base sur 1 061 patients avec un âge médian de 44 ans. Aucun patient ne présente de symptômes cardiaques, 46% sont des hommes. Les 1 061 patients ont reçu de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine. Au bout de 10 jours de traitement : 91,7% des malades ont guéri du virus, 5 patients âgés sont décédés, 10 ont été placés en soins intensifs et 31 ont été hospitalisés à 10 jours ou plus. Le taux de mortalité est donc de 0,5%.

Si cette étude semble montrer une efficacité exceptionnelle face au virus, la communauté scientifique est toujours divisée. Elle reproche au professeur Raoult de ne pas faire d’essais comparatifs. De nombreux épidémiologistes demandent des études avec des patients aux profils similaires qui reçoivent d’autres traitements en même temps, voire pas de traitement du tout. Cela permettrait de comparer et de connaître le traitement le plus efficace.

L’hydroxychloroquine fait partie des 4 traitements que l’essai clinique européen Discovery réalise actuellement. Le premier retour sur l’efficacité des 4 traitements sera connu ce week-end pour le comité indépendant. Cela permettra de prolonger, d’arrêter ou de faire évoluer les traitements en fonction des premiers résultats. Le grand public ne connaîtra pas les résultats « avant la fin du mois d’avril » selon la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal.