Grèves : le grand bilan avant Mardi 17 décembre

Les Français opposés à la réforme des retraites étaient dans la rue ce mardi 10 décembre. Après l’épreuve de force du jeudi 5 décembre, les manifestants prévoient de ressortir dans les rues, mardi 17 décembre. Bilan des mobilisations depuis le 5 décembre.

2 semaines de blocages, 2 semaines de colères. Depuis le jeudi 5 décembre, une dizaine de secteurs tournent au ralenti. Transports, énergie ou santé, tous s’inquiètent pour leur futur et celui de leurs enfants.

Les secteurs concernés

  • Transports

Ferroviaires : Côté SNCF, la CGT-Cheminots, SUD-Rail et l’UNSA ferroviaire ont appelé à un mouvement illimité dès le jeudi 5 décembre. La CFDT ne suivait pas cette décision, mais menaçait de s’y mettre si le gouvernement ne répondait pas à leurs attentes. À la suite des mesures annoncées par Édouard Philippe, la Confédération française démocratique du travail a décidé de s’inclure dans le mouvement dès le 11 décembre, avec cette phrase anecdotique de Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT : « la ligne rouge a été franchie ».

Wladimir est conducteur de trains, il fait grève depuis le 5 décembre. Il défend les régimes spéciaux, et dénonce les suppressions de postes.

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La RATP est aussi en grève. Depuis le début du mouvement de protestation, une dizaine de lignes de métro sont fermées, les lignes du RER fonctionnent au ralenti. Les non-grévistes qui assurent le service depuis le début de la grève, travaillent dans des conditions assez compliquée. Entre menaces et tensions, Mouss* est inquiet. « Tous les matins, je passe devant mes collègues qui manifestent au dépôt. C’est tendu, mais j’ai une famille à nourrir, je ne peux pas me permettre de manifester tous les jours ».

*Prénom changé.

Routiers : La CGT, Force ouvrière et Solidaires ont appelé à une grève illimitée dès le jeudi 5 décembre dans le transport urbain et routier de voyageurs, de marchandises et de fonds. L’appel concernait aussi les ambulanciers, les taxis ou les déménageurs. Pour ce lundi 16 décembre, FO, la CFCT, la CGC et l’UFR-CFDT, appellent à la grève. Les routiers s’inquiètent pour leur retraite, ils dénoncent la pénibilité de leur métier, pas assez rémunéré et fortement concurrencé.

Aériens : Trois syndicats d’Air France ont déposé un préavis de grève pour le 5 décembre. Depuis le 1er jour de grève, c’est ,en moyenne, 1 vol sur 4 qui a été annulé. 1 moyen-courrier sur 10 a été supprimé. Les syndicats du secteur aérien veulent dénoncer leur mécontentement face à la réforme des retraites.

  • Éducation

Éducation nationale : la plupart des syndicats enseignants ont appelé les 900.000 enseignants du premier et second degrés à effectuer la grève du 5 décembre. Selon le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, 51 % des enseignants du 1er degré, écoles maternelles et primaires, ont fait grève. 65 %, selon les syndicats. Dans les collèges et les lycées (2nd degré), plus de 40 % des enseignants ont fait grève, selon le ministère de l’Éducation. 75 %, selon le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré.

Les syndicats enseignants ont été rendre visite au Ministre de l’Éducation, vendredi 13 décembre : « les promesses ont été réaffirmées, notamment une sanctuarisation du niveau des pensions et une enveloppe conséquente qui sera consacrée aux revalorisations salariales à partir de 2021 ».

Étudiants et lycéens : Alors que le ministère de l’Éducation nationale a estimé à 19,41%, le taux de grévistes dans le secondaire le mardi 10 décembre, les étudiants étaient aussi de sortie. Les syndicats : FSE, UNL, UNEF, MNL, FIDL, Solidaire étudiant⋅es, L’Alternative, FAGE ont appelé à descendre dans la rue. Les revendications sont simples, lutter contre la précarité et contre la réforme des retraites.

  • Énergie

EDF, Enedis, RTE et Engie : : Trois des quatre syndicats (CGT, FO et l’alliance CFE-CGC-Unsa) ont appellé à la grève le 5 décembre, alors que les 140.000 électriciens et gaziers ont leur propre système. Ils ne veulent pas transformer leur régime, « nous avons un régime spécial de retraite à défendre » a déclaré Laurent Heredia, ​cadre chez RTE et secrétaire fédéral en charge de la démarche revendicative à la CGT sur Europe 1. Intensité électrique.

Bordeaux, Versailles, Béziers, Tulle, Limoges, ou encore Perpignan… Toutes ces villes ont été touché par des coupures d’électricité. C’est le nouveau moyen pour les grévistes de se faire entendre, et non voir… Ce sont des actions illégales, mais qui ne font pas peur aux agents.

Les tempêtes du sud-ouest « perturbent » la grève.

La fédération nationale des mines et de l’énergie (FNME) de la CGT, informe que les agents grévistes suspendent la grève : « depuis le 5 décembre, les électriciens et gaziers participent fortement au conflit social lié à la réforme des retraites voulue par le président Macron. Dans ce contexte, le syndicat CGT décide de suspendre temporairement le mouvement afin que les agents répondent présents pour assurer leur mission de service public. Temporairement… car pour la CGT, il est tout à fait légitime que les agents des Industries Electriques et Gazières se battent pour conserver leur droit et celle des générations futures au départ anticipé. Dans ces conditions plus que difficiles, peut-on imaginer faire ce genre d’interventions à 64 ans ».

  • Carburant

Raffineries : alors que les professionnels du BTP bloquaient, depuis le jeudi 28 novembre, des dépôts pétroliers dans l’espoir de conserver leur avantage fiscal sur le gazole, Mercredi, sept des huit raffineries françaises étaient bloquées. C’est ce qu’affirme le secrétaire fédéral de la CGT-Chimie, Emmanuel Lepine. « Il s’agit de raffineries Esso et Total, donc de salariés du privé ».

Si certaines stations sont en rupture de stock, il n’y a pas de pénuries de carburant. Mercredi, l’UFIP (l’Union française des industries pétrolières) nuançait les annonces de blocage de la CGT : « toutes les raffineries produisent normalement et la distribution est assurée par les stocks de réserves des deux cents dépôts répartis sur le territoire », assurait Francis Duseux, président de l’UFIP.

  • Propreté

Agents de propreté urbaine (Éboueurs) : à Brest, les tournées de ramassage des ordures ménagères ne reprendront pas ce lundi matin. En grève depuis le 4 décembre 2019, les 130 éboueurs qui réclament 200 € nets d’augmentation mensuelle, une reconnaissance de la pénibilité de leur travail et des vêtements réellement adaptés à leurs conditions de travail, continuent le bras de fer avec la collectivité. Le dernier rendez-vous n’a pas permis de reprise concrète.

Montpellier : les éboueurs de la société Urbaser sont en grève / © Alexis Delacour / Facebook : France 3 Languedoc-Roussillon

À Montpellier, depuis le 5 décembre, les poubelles implosent, les cartons s’entassent sur les trottoirs. Autour, des sacs plastiques remplis de déchets qui s’accumulent. Cette société est affectée, par la métropole, au ramassage des ordures ménagères du nord de la collectivité. Les salariés dénoncent un manque d’effectifs et des conditions de travail dégradées. Ils réclament des embauches pour être à deux sur les plateformes.

  • Santé

Hôpitaux : dans un contexte de grève des urgences qui dure depuis 8 mois, CGT, FO, SUD et le collectif Inter-Urgences ont relayé l’appel à la grève du 5. Les internes ont rejoint la grève à partir du 10 décembre. Une journée d’action spécifique est cependant programmée ce 17 décembre. « Nous nous sommes organisés collectivement pour assurer la continuité des soins dans les hôpitaux et les Ehpad », a assuré la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Depuis le lancement du mouvement de grève en mars, tous s’accordent à poser un même diagnostic. L’hôpital public étouffe, accompagné d’une hémorragie du personnel infirmier.

  • Justice

Avocats et magistrats : Conseil national des barreaux, Syndicat des Avocats de France (SAF), Syndicat de la Magistrature, SNEC PJJ, Snepap FSU, Solidaires Justice, CGT. Ils appelaient tous à la grève le 5 décembre.

70 avocats du barreau de La Rochelle-Rochefort étaient réunis, jeudi, dans les locaux de l’Ordre, rue Gargoulleau, en centre-ville de la Rochelle. / AUGÉ ROMUALD

Aujourd’hui, les avocats payent 14% de cotisations sur leurs revenus. Avec la réforme, le taux devrait doubler, passant à 28%, car en tant qu’indépendants, les avocats payeront à la fois la part patronale et salariale. En additionnant les autres charges, près de deux tiers de leurs revenus seraient alors ponctionnés. Plus de 95% des barreaux en grève vont manifester ce lundi 16 décembre. Un seul régime de retraite pour tous signifierait pour les avocats la fin de leur propre système.

Les avocats et les magistrats défileront ensemble mardi 17 décembre.

  • Forces de l’ordre

Police : les organisations ont annoncé jeudi 12, avoir obtenu le maintien pour tous les policiers, de leurs avantages pour des départs anticipés à la retraite, après un rendez-vous avec Christophe Castaner. Ce système permet notamment de partir à la retraite dès 57 ans. Ils attendent un courrier du ministère de l’Intérieur pour mettre fin définitivement à la suspension du mouvement de protestation.

Une initiative originale

@lestreamreconductible

Des joueurs de jeux vidéo, qui soutiennent la grève contre la réforme des retraites, ont débuté, jeudi 5 décembre à 10 heures du matin, un live sur Twitch, en diffusant des parties de jeux vidéo, tout en sollicitant des dons au bénéfice de l’intersyndicale. À cette heure, près de 80 000 euros ont été récoltés. Les streameurs ne lâcheront pas : « Nous allons tenir un live sur Twitch en relayant les actualités de luttes et en récoltant des fonds pour alimenter une caisse de grève intersyndicale. Tant que la grève continuera, nous continuerons d’occuper l’antenne, sur la chaîne « Le Stream Reconductible » créée pour l’occasion, et sur nos chaînes respectives ». Parmi les streameurs, MisterJDay ou encore Jean Massiet font partie de l’aventure.

Le secteur des jeux vidéo est aussi en grève , le STJV, Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo, a appelé l’ensemble des salariés de l’industrie du jeu vidéo et les étudiants, à faire grève le jeudi 5 décembre. Il proteste contre le projet de réforme des retraites et souhaite une amélioration du système actuel.

Qui Profite de la grève ?

Les cars « Macron » opérés par FlixBus et BlaBlaBus font partie de ceux qui profitent de la grève. Leurs réservations ont respectivement augmenté de 70% et 90% aux alentours du 5 décembre, début du mouvement de protestation. Dans les applications de covoiturage, Blablacar sort gagnante, Klaxit a augmenté de plus de 20 000 clients durant la semaine précédant le 5 décembre. C’était peut-être la meilleure solution pour les campagnards, et banlieusards, puisque la préfecture de police a annoncé mercredi dernier, « la reconduction des mesures autorisant la circulation des véhicules en covoiturage dans les voies réservées et dédiées aux bus et taxis ». Le Vélib offrait 1 mois d’abonnement jusqu’à ce dimanche 15 décembre, la fréquentation a d’ailleurs fortement augmenté lors des premiers jours.

Grève du 5 décembre : Résumé dans les Hauts-De-France

Plusieurs millions de salariés du public et du privé ont fait grève, ce jeudi, contre la réforme des retraites. Transports, Éducation nationale, hôpitaux, pompiers, policiers, avocats, éboueurs, énergie… La France a tourné au ralenti. Résumé de la journée dans les Hauts-De-France.

HAUTS-DE-FRANCE

Lille

15 000 à 20 000 manifestants dans le cortège selon les syndicats, la police en dénombre 14 000. La manifestation a débuté vers 14 h 45 au départ de la Porte de Paris. Syndicats et Gilets jaunes marchent ensemble. Plus de 2 km de cortège dans le centre-ville. En début de manifestation, des gaz lacrymogènes sont lancés dans le cortège, alors que les pompiers essayent d’aller sur le périphérique.

Un autre cortège part de la gare, rassemblant étudiants, pompiers et Gilets jaunes. La manifestation se déroule sous les fumigènes, départs de feu et gaz lacrymogènes. À 18 h 00, le mouvement se termine, puisque la police a éclaté le cortège de manifestants au rond-point de la Porte des Postes.

Dunkerque

Selon La Voix du Nord, 4 000 personnes, d’âges divers, du secteur public et du privé, ont manifesté.

Parmi eux, Sylvie, enseignante depuis 35 ans, témoigne à La Voix du Nord : « dans deux, trois ans (je prends ma retraite). Je ne risque pas grand-chose. Mais je suis là pour les générations suivantes. On ne sait pas ce qu’ils auront ».

La Voix Du Nord

Amiens

Réunie en intersyndicale ce jeudi matin, l’assemblée générale des cheminots a voté à l’unanimité la reconduction de la grève pour ce vendredi contre la réforme des retraites.

Les manifestants se sont rassemblés à la Maison de la culture en attendant le départ du cortège qui commence à 14h.

Vers 17 heures, la manifestation se termine, dans le calme . Aucun incident à déplorer sur l’ensemble du cortège.

La CGT compte 8000 personnes.

Alice Meunier
Alice Meunier

Saint-Quentin

L’intersyndicale appelait à une manifestation à 15 heures, Le départ du cortège : Place du 8 octobre. La manifestation s’est déroulée dans le calme. L’habituelle bataille des chiffres, les syndicats, FO et CGT, annonçaient 3000 participants à midi, la police environ 2000 personnes. Sur place, les journalistes de la rédaction d’Aisne Nouvelle estiment une participation de 6000 personnes.

Beauvais

4500 Isariens s’étaient rassemblés à Beauvais, selon la CGT. Les forces de l’ordre n’ont pas communiqué de chiffre exact pour la mobilisation à Beauvais. CGT, FSU, SUD sont les principaux syndicats représentés. Une manifestation assez calme.

Une partie de la foule a hué la députée de la 2e circonscription de l’Oise, Agnès Thill, en passant devant sa permanence.

Actu Oise

Pierre Ripart, le secrétaire départemental du SNUipp-FSU Isarien, a confirmé que la grève est reconduite ce vendredi.

Actu Oise

Grève du 5 décembre : Résumé en Bourgogne-Franche-Comté

Plusieurs millions de salariés du public et du privé ont fait grève, ce jeudi, contre la réforme des retraites. Transports, Éducation nationale, hôpitaux, pompiers, policiers, avocats, éboueurs, énergie… La France a tourné au ralenti. Résumé de la journée en Bourgogne-Franche-Comté.

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ

Dijon

À 14 h 50, le cortège s’est élancé de la place de la Libération. Selon la CGT, 9 000 manifestants étaient sur la place Wilson. 8 000 selon la Police. Les Gilets jaunes se sont mélangés dans la foule. Enfin la convergence des luttes tant attendue ?

Après un défilé calme, des violences ont éclaté aux alentours de 16h-17h avec les forces de l’ordre, place Wilson, dernière étape du cortège. La place est vite sous les nuages des gaz lacrymogènes.

Auxerre

Des centaines de personnes ont manifesté à partir de 14 heures. Le carrefour du boulevard Vaulabelle était bloqué. 4 700 personnes ont manifesté selon les syndicats et 2 700 selon la police. Camille était parmi eux, elle a exprimé son ressenti à l’Yonne Républicaine : « J’ai peur pour tout le monde. Je suis là pour défendre un pacte social fondé sur la solidarité. Et il faut conserver les acquis de 1945 qui font que le modèle social français est connu dans le monde entier. »

L’assemblée générale des enseignants du premier et second degré, a voté à une majorité de mains s’est levée, une poursuite du mouvement de grève, vendredi 6 décembre. 4 personnes n’ont pas voté en faveur d’une reconduction de la grève.

Twitter : @BenjBtk

Besançon

Plusieurs milliers de personnes se sont mobilisées ce jeudi. 5 500 selon la Préfecture, 6 000 selon les organisateurs. Un cortège est parti à 10h30 de la Place de la Révolution. Les entreprises de nettoyage, de métallurgie, d’horlogerie… étaient en grève.

Pour, José Aviles, secrétaire général de l’union locale et départementale de la CGT, la mobilisation du secteur privé est « révélatrice de l’impact de la retraite universelle par point »: « Le salarié a désormais une vie en pointillés. Il va vivre toute une vie de galère pour une retraite de misère« , explique le secrétaire CGT à Ma Commune.

Selon l’académie de Besançon, 49 % des enseignants sont en grève, dont 56,35 % du 1er degré et 43,41 % du 2nd degré.

Twitter : @nath_sourisseau

Grève du 5 décembre : Résumé dans le Grand-Est

Plusieurs millions de salariés du public et du privé ont fait grève, ce jeudi, contre la réforme des retraites. Transports, Éducation nationale, hôpitaux, pompiers, policiers, avocats, éboueurs, énergie… La France a tourné au ralenti. Résumé de la journée dans la région Grand-Est.

GRAND-EST

Strasbourg

Manifestants : 9 000 selon la préfecture, 10 000 selon la CGT.

Dans la matinée, plusieurs centaines de cheminots ont voté la reconduction de la grève pour vendredi 6. La manifestation débute aux alentours de 13h30, la place de Lattre (place de la Bourse) est remplie.

Des avocats, des animateurs de centres sociaux culturels, des policiers, des salariés du secteur de la métallurgie, des enseignants, des fonctionnaires, lycéens, des archéologues, des agriculteurs, des cheminots, des pompiers, des jeunes, des Gilets jaunes, des infirmières… Valérie est une infirmière de 52 ans, elle a posé un congé maladie pour venir ce jeudi. Elle témoigne à France 3 : « Cela fait des années qu’on n’obtient rien. et on se fait entuber ! C’est pas facile, ce travail : on a des heures conséquentes, on a de moins en moins d’effectifs, on travaille de nuit… »

Photos DNA / Laurent REA

Nancy

Entre 7 000 et 10 000 manifestants se sont rassemblés jeudi après-midi dans le centre-ville.

La CGT, FO, UNSA, FSU, UNEF se sont retrouvés sur la place de la République devant la gare. Les manifestants étaient mélangés : des cheminots, des policiers, des fonctionnaires, des pompiers, des militants pour le climat, des jeunes, des enseignants ou encore des Gilets jaunes.

La manifestation s’est bien déroulée. La préfecture indique tout de même, que « quelques tensions ont émaillé la manifestation, notamment au niveau de la partie piétonne de la rue Stanislas ». La situation a été rapidement calmée avec l’intervention de la police.

(© Nicolas Zaugra/ Lorraine Actu)

Metz

De nombreux cars déposent des dizaines de manifestants de la CGT ou Gilets jaunes. Tout le monde se regroupe sur le parvis de la gare. Le départ des manifestants était prévu à 14h30 depuis la gare SNCF afin de rejoindre la Préfecture. Il s’élance finalement à 14h50. Il y a très peu de gilets jaunes dans le cortège.

Environ 8000 manifestants selon la Police.

16 h30, la manifestation s’est déroulée dans le calme et se termine.

Photo RL / Maury Golini

Reims

Dans la foule présente, des étudiants, des gilets jaunes (très peu), des retraités. Environ 5 000 personnes défilent. Enseignants, pompiers, personnels hospitaliers… Ils étaient tous dans la marche. Comme dans beaucoup de villes, il n’y a jamais eu autant de monde depuis 2010, avec la réforme des retraites de l’ère Sarkozy. Ce sont les pompiers qui ont ouvert la marche. Ils étaient une centaine à manifester. Le cortège a débuté vers 10 h de la maison des syndicats. Environ 10 % des manifestants étaient cheminots.

Marthe est jeune professeure. Mère de trois enfants, elle ne passe pas inaperçue avec sa pancarte : « Je suis tombée par terre, c’est la faute à Blanquer. Avec ça plus un rond, c’est la faute à Macron ». Elle explique à l’Union, qu’elle devrait perdre 600 €, si la réforme est adoptée : «  à 67 ans, je toucherai 1 700 €. C’est un manque de considération pour ceux qui ont travaillé et une pression sur l’avenir de nos enfants ».

Grève du 5 décembre : Résumé en Centre-Val-De-Loire

Plusieurs millions de salariés du public et du privé ont fait grève, ce jeudi, contre la réforme des retraites. Transports, Éducation nationale, hôpitaux, pompiers, policiers, avocats, éboueurs, énergie… La France a tourné au ralenti. Résumé de la journée en Centre-Val-De-Loire.

CENTRE-VAL-DE-LOIRE

Orléans

À 10h, l’intersyndicale Femmes du Loiret, Solidaires, UNEF, CGT, FSU se sont rassemblés sur le parvis de la cathédrale pour une « offensive féminine ». C’est donc en pleine matinée que le cortège s’élance. Un succès pour Orléans puisqu’environ 10 000 personnes ont défilé dans les rues d’Orléans ce jeudi. Ils étaient 15 000 selon les syndicats.

Tours

Les deux cortèges prévus sont partis à vers 10h. L’un de la Place Jean Jaurès et l’autre de la Place Liberté . 10 500 personnes se sont rassemblées ce jeudi 5 décembre contre la réforme des retraites du gouvernement, selon les forces de l’ordre. 12 000 pour les syndicats. C’est deux fois plus que la loi travail de 2016. 6000 personnes s’étaient rassemblées. 3 interpellés, ils avaientdes boules de pétanque et des masses.

info-tours.fr

Bourges

Plus de 6 500 manifestants ont été comptabilisés dans le département du Cher, près de 4 000 à Bourges.

Face à face est tendu entre les CRS et les manifestants. Quelques dizaines de manifestants ont essayé de rejoindre la préfecture du Cher, ils ont été empêchés par les forces de l’ordre. Les gaz lacrymogènes sont utilisés pour éloigner les manifestants.

Châteauroux

Plus de 8 000 personnes selon les syndicats, 5 500 selon la police. Gilets jaunes, syndicalistes, manifestants « sans étiquette »… La manifestation s’est déroulée sans heurts.

À 12h30, une assemblée générale est organisée. À la salle Roger-Dion, envisage-t-on la suite du mouvement ? Et demain ? Et ce week-end ? La réponse est : reconduite à demain.

Grève du 5 décembre : Résumé en Corse

Plusieurs millions de salariés du public et du privé ont fait grève, ce jeudi, contre la réforme des retraites. Transports, Éducation nationale, hôpitaux, pompiers, policiers, avocats, éboueurs, énergie… La France a tourné au ralenti. Résumé de la journée en Corse.

CORSE

Ajaccio

Dès 5 h du matin, plus d’une dizaine de syndicalistes de la CGT, ont bloqué le dépôt pétrolier de la Corse, route du Vazzio. Le motif ? La hausse des prix du carburant en Corse. 15 h, rassemblement à la Place de la gare, direction Préfecture, pour ensuite revenir Place de la gare. Les politiques étaient nombreux, Gilles Simeoni, Paul-Antoine Luciani, Christophe Mondoloni, Paul-Antoine Luciani, Étienne Bastelica, François Filoni, Jean-François Casalta, Dominique Bucchini…

Les Ajacciens étaient nombreux en ce jeudi après-midi. Près de 2 000 personnes ont défilé dans les rues corses. Ils étaient tous réunis : agents des transports en commun, professeurs, retraités, personnel hospitalier, syndicalistes.

Les manifestants se sont rassemblés devant la préfecture d’Ajaccio. © Radio France – Lauriane Havard

Bastia

3 500 personnes selon la police, 5 000 selon les syndicats présents. La manifestation devait débuter à 10 heures du Palais de justice. Elle n’a démarré qu’aux alentours de 10h30, avec une demi-heure de retard.

Les syndicats et les Gilets jaunes défilent main dans la main. CGT, FO, FSU, STC et UNSA, ensemble contre la réforme. La CFDT ne participe ni niveau local, ni niveau national.

Anita Caron fait partie de ces Gilets jaunes. Elle s’exprime au micro d’Alta Frequenza. « On a des messages pour la retraite, pour le changement de république avec une nouvelle constitution. Les Gilets jaunes ont travaillé depuis 1 an sur le vrai débat avec des propositions de constitutions où tout est pris en compte, y compris, le système des retraites. »

Alta Frequenza / Corse Net Infos

Grève du 5 décembre : Résumé en Bretagne

Plusieurs millions de salariés du public et du privé ont fait grève, ce jeudi, contre la réforme des retraites. Transports, Éducation nationale, hôpitaux, pompiers, policiers, avocats, éboueurs, énergie… La France a tourné au ralenti. Résumé de la journée en Bretagne.

BRETAGNE

Rennes

La manifestation a débuté à 10 h 30 de l’esplanade Charles-de-Gaulle. Les pompiers accompagnent les manifestants et sont devant la préfecture. Ils affichent leur inquiétude vis-à-vis des retraites, alors qu’ils ont établi une grève depuis plus de 6 mois. Selon les syndicats, environ 15 000 personnes ont défilé dans les rues bretonnes.

Plusieurs centaines de manifestants ont fait face aux forces de l’ordre près du centre commercial Colombia ou derrière la gare. La préfecture a recensé « un groupe de plus de 500 individus au profil de « casseurs » (qui a) pris la tête du cortège » dès le début du rassemblement.

La maire de Rennes, Nathalie Appéré, condamne les violences et les dégradations : « le parcours, le dispositif de sécurité de la Préfecture et l’important service d’ordre mis en place par les organisations syndicales ont permis aux très nombreux manifestants de défiler dans le calme, tenant à l’écart les individus violents. Malheureusement, plusieurs centaines de casseurs cagoulés commettent de lourdes dégradations dans notre ville depuis la fin de matinée »

Saint-Brieuc

70 à 80 policiers ont manifesté et cadenassé le commissariat quelques heures avant la manifestation prévue.

Pompiers, étudiants, syndicats, ils se sont tous réunis pour manifester calmement vers 13h45. Parmi les syndicats, sont présents, FSU, CGT, FO ou encore Solidaires. Au bout de 1h30 de marche, « l’international » résonne devant la préfecture. Les manifestants sont arrivés. Les autorités dénombrent 5 700 personnes. L’intersyndical en recense plus de 7000. La grève est reconduite ce vendredi, dès 9h30.

La manifestation s’est terminée devant la préfecture des Côtes-d’Armor. (©Le Penthièvre)

Brest

15 000 selon les syndicats, 10 500 selon la police. La manifestation débutant à la place de la Liberté, s’est déroulée dans le calme.

Laure, formatrice depuis 16 ans : « Je fais partie des personnes qui ont commencé à travailler tard. Je suis rentrée dans l’emploi j’avais 23 ans. Je suis titulaire d’une maîtrise de Lettres. Je suis rémunérée 1500 euros. J’ai démarré à 1200. Cela fait 16 ans que je suis dans la même entreprise. Si je veux avoir une retraite à taux plein, il faudrait que je travaille jusqu’à l’âge de 72 ans, d’après mes derniers calculs » a-t-elle confié à nos confrères de France 3.

À 17 h, quelques manifestants, qui avaient participé à la manifestation, ont tenté d’installer un barrage filtrant devant un rond-point du centre-ville. Rapidement, la police est intervenue afin d’éviter un fort ralentissement.

Lorient

10 ans après. Entre 8 000 et 10 000 personnes ont manifesté dans les rues de Lorient. Le cortège a débuté sur le pont Saint-Christophe. La journée s’est déroulé dans le calme. À partir de 15 heures, des nuages de gaz lacrymogène cachent le rond-point. Les forces de l’ordre ont repoussé la centaine de manifestants qui occupaient la place.

Jeudi après-midi, des feux éclatent sur différents ronds-points. Circulation bloquée. La police intervient. OUEST-FRANCE