À Mulhouse, le RAID intervient pour un homme qui menace de se faire sauter

Rue de Tunis à Mulhouse, ce vendredi 1er mai. Les forces de l’ordre ont interpellé un homme qui avait menacé sur les réseaux sociaux, de se faire sauter dans la gare de Mulhouse. Le message a été pris au sérieux par les forces de l’ordre.

La police municipale, la gendarmerie, la sûreté ferroviaire, la sécurité publique et une trentaine d’hommes du RAID ont été déployés vers 14 heures pour arrêter un homme qui menaçait de commettre un attentat en se faisant exploser à la gare de Mulhouse.

L’individu aurait été identifié assez facilement puisque dans le message, posté sur les réseaux sociaux, donnait et son nom et son lieu de résidence. Il a été interpellé, sans opposer de résistance, ce vendredi après-midi, au domicile d’un proche, qui a été aussi placé en garde à vue.

Les investigations dans l’appartement du suspect n’ont rien donné. Des démineurs avec des chiens sont intervenus pour vérifier l’appartement et la gare de Mulhouse. Le suspect nie totalement être l’auteur de ce message. Il est connu des services de police mais pour des problèmes de droit commun et de violence. Il n’est pas fiché S. Sa garde à vue est toujours en cours.

Daesh : Al-Baghdadi mort, les USA menacés

Le groupe État islamique confirme la mort de son chef, Abou Bakr Al-Baghdadi. Dans un audio, Daesh menace les États-Unis de représailles.

Il est mort. C’est confirmé. Dans un communiqué, le groupe terroriste a officiellement annoncé ce jeudi 31 octobre, la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi. Le calife de Daesh a été tué dans une opération américaine, dimanche, dans le nord de la Syrie. L’EI a publié un message audio sur l’application cryptée Telegram : « Ô musulmans, ô moudjahidines, soldats de l’EI […], nous pleurons le commandeur des croyants Abou Bakr al-Baghdadi ».

L’Amérique en danger

Le groupe n’a pas attendu pour annoncer la nomination du successeur d’Al-Baghdadi. Il s’agit de Abou Ibrahim Al-Hachimi Al-Qourachi. L’audio, long de sept minutes, menace directement les États-Unis : « Ne te réjouis pas Amérique […] Il est venu celui qui te fera oublier les horreurs », mentionnant le nouveau chef proclamé.

La troupe de Donald Trump avait organisé une opération commando le week-end dernier. Al-Baghdadi avait alors déclenché sa veste, chargée d’explosifs.

Donald Trump n’a, pour le moment, pas réagi sur Twitter. Plus occupé par sa possible future destitution, que par le sort du peuple américain.

Attaque de Bayonne : L’auteur présumé des faits, un homme « très seul »

Claude Sinké est le présumé coupable de l’attentat de la mosquée de Bayonne, survenu lundi après-midi. L’homme âgé de 84 ans aurait tenté d’incendier la porte de la mosquée avant d’ouvrir le feu sur deux fidèles de 74 et 78 ans qui s’apprêtaient à prier. Le pronostic vital « est réservé pour l’un d’entre eux » d’après la préfecture.

L’homme de 84 ans est décrit par ses voisins comme peu fréquentable. Parler d’art avec ce passionné de sculpture pouvait être intéressant, si la conversation ne virait pas vers la politique. Sujet qui pouvait rendre l’homme assez violent. L’ancien militaire et partisan du Front National avait l’air « très seul » d’après ses voisins d’Anglet, près de Bayonne. D’autres voisins se disent très choqués par cet évènement. Ils le décrivent comme un homme âgé ayant du mal à marcher et qui « voyait mal ».  Ce dernier s’était déjà présenté sous l’étiquette du FN aux élections départementales de 2015. Connu aussi pour ses prises de positions xénophobes et homophobes, l’octogénaire avait déjà montré sur Facebook, son admiration pour le polémiste Éric Zemmour. 

Les avancées de l’enquête

Rapidement identifié, un témoin aurait relevé la plaque d’immatriculation de son véhicule. Il a été ensuite interpellé à son domicile de Saint-Martin-de-Seignanx. C’est Mike Bresson, adjoint à la mairie du village landais qui décrit l’assaillant comme « quelqu’un de psychologiquement perturbé (…) il n’aimait pas les gens de gauche, du centre et peu ceux de droit »

Le parquet national antiterroriste n’ayant pas encore saisi de l’affaire, cette dernière n’est donc toujours pas considéré officiellement comme un attentat. Même si s’en est bien un. 

L’octogénaire ayant reconnu les faits a été placé en garde à vue pour « tentative d’assassinat ».