La Liga : trois joueurs prometteurs à suivre en Espagne

La Liga reprend jeudi 11 août avec le derby sévillan entre le Betis et le FC Seville. Entre Lionel Messi, Eden Hazard ou Antoine Griezmann, cette ligue regorge de stars. Mais des jeunes pépites arrivent à sortir leurs épingles du jeu. Voici notre sélection.

1) Ferran Torres

Torres naît à Foios, près de Valence, le 29 février 2000. Il rejoint les rangs du Valence CF dès l’âge de six ans. Il progresse à travers les rangs de l’académie valencienne avant de rejoindre leur équipe B à 16 ans. Ferran Torres aide l’Espagne à atteindre la finale de l’Euro et de la coupe du Monde U17. Santi Denia, son ancien sélectionneur, est très élogieux : « Ferran Torres est un joueur spécial. Son potentiel est énorme, il peut aller jusqu’où il veut. Il a tout ce qu’il faut pour atteindre le top-niveau. C’est un joueur très complet et combatif, mais ce qu’il le démarque des autres, c’est sa vitesse et sa qualité dans les situations d’un contre un. Ce sont des qualités que tous les footballeurs modernes doivent avoir ». Grâce à son succès lors de ces compétitions, il va s’entrainer avec l’équipe première dès ces 17 ans. Sous les ordres de Marcelino, Torres va patienter avant d’obtenir ses premières minutes. Son entraîneur considère qu’il va apprendre autant sur le banc, au contact de joueur expérimenté comme Dani Parejo, qu’en jouant. Cette stratégie est payante. Ferran Torres devient bien plus à l’aise tactiquement pour évolué dans le 4-4-2 de Marcelino. Cela lui permet d’obtenir sa première titularisation, contre l’Athletic Bilbao. Il délivre une passe décisive pour Kondogbia et permet à son équipe d’accrocher le match nul. Lors des deux saisons suivantes, il devient titulaire, malgré la concurrence de Goncalo Guedes et de Carlos Soler. Il s’illustre lors de l’Euro U19 avec l’Espagne. La Rojita s’impose contre le Portugal en finale et Torres marque un doublé. Il obtient le titre de meilleur joueur lors de cette compétition. Cette saison, Ferran Torres impressionne sous les ordres de Celades. Titulaire sur le côté droit de l’attaque, il a déjà marqué six buts et délivré 7 passes décisives. José Gimenez, le directeur de l’académie de Valence, le décrit comme un joueur complet : « Il est puissant, rapide, il a un contrôle de balle parfaite et il est fort dans les airs. Il est imprévisible. Il est très à l’aise avec ces deux pieds. Il peut centrer, et marquer très facilement ».

2) Takefusa Kubo

Le « Messi Japonais » est né le 4 juin 2001 à Kawasaki. À 10 ans, il quitte son pays natal pour rejoindre les rangs de la Massia. Kubo impressionne les recruteurs et ses coéquipiers. Il va marquer 74 buts en 30 matchs chez les U11. Le Japonais domine toutes les catégories de jeunes. Son aventure s’arrête brutalement. Le Tribunal Arbitral du Sport sanctionne Barcelone pour des irrégularités lors de l’inscription de jeunes de moins de 18 ans. Take Kubo est obligé de retourner au Japon, au FC Tokyo. À 16 ans, le jeune prodige est promu en équipe première. Il va alors devenir le plus jeune joueur a joué en J League et le plus jeune buteur de l’histoire de cette compétition. C’est donc un modèle de précocité. Les deux saisons suivantes sont très réussis. Dans un profil très créatif, il dicte le jeu de ses coéquipiers. Au mercato d’hiver 2019, Takefusa Kubo est très demandé. Le PSG, le Real et Barcelone sont notamment sur les rangs de la pépite japonaise. Madrid réussit à l’obtenir pour près de 2 millions d’euros. « J’ai aimé la volonté du Real Madrid au niveau sportif, le plan qu’ils avaient pour moi dans les années à venir, ce qu’ils pensaient faire de moi dans le futur. » explique Kubo. Dès ces premiers entrainements, le Japonais impressionne par des gestes de grandes classes. Cette saison, il est prêté à Majorque. Il a eu des coups d’éclat, notamment lors du match face aux Betis, mais il n’a pas pu empêcher la 18ème place de son équipe en Liga. Son style de jeu se rapproche de celui de Lionel Messi. Gaucher, il tire très bien les coups francs. Il n’est pas spécialement rapide, mais sa technique, sa vivacité et son explosivité sont impressionnants.

3) Mohammed Salisu

Mohammed Salisu est né le 17 avril 1999 à Accra au Ghana. Il est formé par l’African Talent au Ghana avant d’arriver à 18 ans au centre de formation du Real Valladoid. Il passe très peu de temps avec la réserve du club avant d’intégrer l’équipe professionnel. Fran Castaño, l’entraîneur qui l’a découvert, explique :  « Je l’ai trouvé très élégant et il était également gaucher, ce qui est très rare en Afrique. » Salisu va devoir s’adapter au jeu pratiqué en Espagne, très différent de ce qu’il a l’habitude de pratiquer. Cela ne va pas être chose aisée :  « On a vu que tactiquement il lui manquait beaucoup de choses mais il l’a compris facilement et très rapidement, malgré la barrière de la langue. Dès son arrivée, avec deux de mes séances d’entraînement, j’ai vu que cela faisait une différence. » L’arrivée de Sergio Gonzalez à la tête du club va maximiser son potentiel. Cette saison est celle de la confirmation pour le jeune Ghanéen. Titulaire au côté de Kiko Oliveas, il réalise des prestations exemplaires tous les week-ends. Une prestation a impressionné Maxi Franco Sanchez, le correspondant à Madrid de Foot Mercato : « lors de la deuxième journée face au Real Madrid, on voyait qu’il était au-dessus du lot. » Ces prestations n’ont pas laissé indifférent l’Atletico Madrid, et le Real. En France, c’est Rennes qui s’est montré pressant pour le roc ghanéen. Salisu s’inspire d’un français pour son développement, Umtiti :  « Mon idole est Umtiti parce que j’aime la façon dont il joue et au Ghana mes amis m’ont appelé ainsi. Il est très bon avec et sans ballon ». Son avenir s’annonce radieux.

Crédit photo : deportevalenciano.com

Mercato : pas de date mais déjà des contacts

Alors que le mercato entre club français s’est ouvert hier, le mercato international n’a quant à lui pas encore de date.  En attente d’officialisation, les contacts se multiplient. Retour sur les dossiers chauds du moment, en France et partout ailleurs.

Ça y est, le mercato français est ouvert, les clubs français peuvent donc s’activer et se lancer à la recherche de talents aux six coins de l’hexagone, car seuls les transferts dans le pays sont autorisés. Commençons tout d’abord sur les dossiers intéressants et les officialisations du moment en Ligue 1.

Metz, le PSG et Lyon ouvre la marche

Parlons d’abord du plus gros coup de ce marché des transferts pour le moment en Ligue 1 et c’est Metz qui le réalise, le club Lorrain s’attache définitivement les services de Kevin N’Doram, milieu de terrain de l’AS Monaco prêtée pendant la saison 2019/2020.  Il a fallu débourser pas moins de 4,5 millions d’euros pour lui faire rejoindre les rangs du club messin jusqu’en 2024. D’autres ont profité des options d’achat pour transférer définitivement leurs joueurs, on pense notamment à l’Argentin Mauro Icardi pour le Paris-Saint-Germain, ansi que Karl Toko-Ekambi avec l’Olympique Lyonnais.

Parmi les dossiers chauds français on retrouve celui de l’actuel attaquant du Stade Rennais, M’baye Niang. L’attaquant français souhaiterait rejoindre l’OM, des discussions auraient déjà débuté selon Pierre Menez. Pour s’attacher les services du joueur il faudrait débourser pas moins de 20 millions d’euros. Les premières informations ont été données dimanche dernier sur le plateau du Canal Football Club où le journaliste Dominique Amand Braud a annoncé q’un accord aurait été trouvé pour le transfert du joueur. RMC avait ensuite démenti l’information affirmant qu’aucune discussion aurait commencé.

Des milieux de terrain dont les clubs raffolent

Sans doute la révélation de Ligue 1 cette saison, à 17 ans, Eduardo Camavinga pourrait bien donner le feu aux poudres durant ce mercato. Très convoité par le Real Madrid, le PSG est prêt à agir si la situation évolue. D’après certaines sources, le club de Zinedine Zidane serait prêt à débourser environ 60 millions d’euros pour faire venir la pépite du club breton. Malgré l’intérêt porté au joueur, le club de la capitale privilégierait le cas d’Ismaël Bennacer.


L’actuel milieu de terrain de l’AC Milan serait en pleine discussion avec des représentants du club parisien en vue d’un futur transfert, d’après la Gazzetta dello Sport, il serait même prêt à débourser 50 millions d’euros pour pouvoir faire venir le joueur milanais. Et une fois de plus, le club madrilène est prêt à devancer le PSG, Manchester City aussi surveillerait de près le dossier. En vue des nombreuses offres proposées aux joueurs, les Rossoneri pourraient faire monter les enchères pour éventuellement laisser partir son milieu de terrain, mais à prix coutant.

Un autre joueur a tapé dans l’œil du club de la capitale, il s’agit du joueur de la Lazio Rome, Milinkovic-Savic, le Serbe aurait un très grand intérêt aux yeux du Brésilien Leonardo, actuel directeur sportif du PSG. Puissance, grand de taille, efficacité, les qualités du milieu de terrain ne sont plus à prouver, mais il reste une difficulté à surmonter l’obstacle, son prix. Le Paris Saint-Germain aurait déjà proposé 60 millions d’euros, trop peu pour intéresser le club romain. Leonardo, désireux de s’acheter les services du milieu de terrain, négocie le prix demandé par la Lazio, 100 millions d’euros.

D’autres dossiers plus alléchants ont fait parler dans le monde du foot tel que Pjanic au FC Barcelone ou encore Verrati à la Juventus, mais ils sont à prendre avec des pincettes car aux stades de rumeurs pour le moment.

Manchester United sur Van de Beek

C’est encore un milieu de terrain qui fait parler et cette fois-ci, c’est celui de l’Ajax. Sous contrat jusqu’en juin 2022, le Néerlandais de 22 ans attise les convoitises, selon The Times, Manchester United aurait proposé 40 millions d’euros pour son transfert.
L’actuel directeur général du club d’Amsterdam et légendaire gardien du club en son temps Edwin Van der Sar confirme l’intérêt de plusieurs clubs qui suivent son évolution : « Il est clair que des clubs comme le Real Madrid et Manchester United ont manifesté leur intérêt pour Danny Van de Beek » explique-t-il à la chaîne néerlandaise NOS.

Pas à vendre

Selon le journal catalan, le FC Barcelone aurait refusé catégoriquement une offre de 100 millions d’euros de la part de Manchester united. C’est un non ferme du club catalan qui explique que le jeune formé à la Masia ne bougera pas même si les grands clubs européens font le forcing.

(Crédit photo mise en avant/ goal / Ella_87)

Les 5 grandes dates du Barça de Valverde

Le FC Barcelone s’est séparé lundi soir de son entraineur, Ernesto Valverde, qui dirigeait l’équipe espagnole depuis 2017. Un limogeage attendu qui répond aux nombreux échecs du technicien espagnol sur le banc des Blaugranas. Entre titres et désillusions, retour sur les cinq grands moments du club catalan sous l’ère Valverde.

Après deux saisons et demi passées en Catalogne, l’ancien international espagnol fait ses valises et quitte le FC Barcelone. Avec quatre trophées remportés depuis 2017, Ernesto Valverde a montré qu’il savait faire gagner le Barça, mais le paradoxe de la Ligue des Champions et le début de saison mitigé des Barcelonais n’ont pas joué en sa faveur.

Première saison, première désillusion

À peine arrivé en Catalogne, Valverde doit déjà supporter la pression de la Ligue des Champions. Un grand chantier l’attend : redonner au FC Barcelone, sa grandeur dans la compétition européenne, après deux années de règne du Real Madrid. Pour son entrée en lice, les Blaugranas s’imposent 3-0 contre la Juventus de Turin. Au terme de la phase de poules, les coéquipiers de Lionel Messi terminent en tête de leur groupe avec quatre victoires et deux matchs nuls.

Après une première phase parfaitement maitrisée, le Barça inquiète en ne parvenant pas à s’imposer contre Chelsea durant les huitièmes de finale aller (1-1). Ils se rattrapent au match retour en surclassant les Anglais (3-0) au Camp Nou. Lors des quarts de finale aller, les Barcelonais s’imposent sans trembler 4-1 contre l’AS Rome, la qualification est alors quasiment acquise. Le 10 avril 2018, les Romains font sensation en éliminant les hommes de Valverde 3-0 grâce à d’excellents De Rossi et Manolas. Les Catalans échouent pour la troisième saison d’affilée aux portes du dernier carré, et laissent filer la victoire finale au Real Madrid de Zidane. Les premiers doutes se font ressentir sur le banc barcelonais.

L’entraineur espagnol durant la défaite face à l’AS Rome (Getty Images)

Un premier titre en Coupe d’Espagne

Pour sa première saison sur le banc blaugrana, Ernesto Valverde s’adjuge la première Coupe d’Espagne de sa carrière d’entraineur après avoir échoué en 2015 aux côtés de l’Athletic Bilbao. Suite aux victoires successives contre le Real Murcie, le Celta Vigo puis l’Espanyol Barcelone dans un double derby plein de suspens (2-1 sur les deux matchs confondus), les Barcelonais ne tremblent pas face à Valence (3-0 matchs cumulés) et se qualifient pour la finale face au FC Séville. Le 21 avril 2018, le Barça ne fait qu’une bouchée de ses adversaires (5-0) et conserve son titre dans la compétition. De quoi se consoler après la claque reçue en Ligue des Champions.

Le premier titre de Ernesto Valverde avec la Copa del Rey 2018 (AFP)

Le doublé Coupe-Championnat

Une semaine après son premier titre en Coupe d’Espagne, Ernesto Valverde mène ses joueurs vers un doublé Coupe-Championnat en cas de victoire face au Deportivo La Corogne. Deux jours avant, le capitaine Andrés Iniesta annonce son départ du club, après seize saisons passées en équipe première. Le FC Barcelone veut lui rendre hommage et s’impose 4-2 dans cette 35ème journée de Liga. Ils deviennent officiellement champions d’Espagne pour la 25ème fois. Valverde réalise seulement le huitième doublé Coupe-Championnat de l’histoire après 1952, 1953, 1959, 1998, 2009, 2015 et 2016. Le technicien espagnol remporte son premier titre en Liga, lui qui n’avait jamais fait mieux que quatrième (2014 avec Bilbao).

Valverde posant avec les deux trophées remportés durant la saison 2017-2018 (Twitter FC Barcelona)

Un dernier titre en Liga

Après une saison 2017-2018 maîtrisée dans le championnat espagnol, le FC Barcelone compte bien conserver son titre une deuxième année consécutive. Les Barcelonais ne se font que rarement peur durant la compétition et s’adjugent un nouveau titre national le 27 avril 2019, après une victoire contre Levante (1-0). Le Barça réalise un record en terminant la saison avec dix-neuf points d’avance sur leur éternel rival, le Real Madrid (3ème du classement). Avec deux classicos remportés, vingt-six victoires, neuf matchs nuls et seulement trois défaites, Ernesto Valverde agrandit son palmarès d’entraineur d’un deuxième trophée en Liga. Un sans-faute dans le championnat espagnol jusqu’ici.

Ernesto Valverde avec le trophée de la Liga 2018/2019

L’histoire se répète en Ligue des Champions

La saison 2018-2019 doit permettre à Ernesto Valverde et ses joueurs d’oublier la déroute subie à Rome la saison précédente en Ligue des Champions. Lors du premier match de la phase de poules, le Barça s’impose 4-0 face au PSV Eindhoven grâce à un triplé de Léo Messi. L’Argentin brille une nouvelle fois lors du match suivant contre Tottenham (4-2). Comme l’année passée, les Barcelonais terminent premiers de leur groupe avec quatre victoires et deux matchs nuls.

En huitièmes de finale de la compétition, les Catalans sont opposés aux Français de l’Olympique Lyonnais. Bis repetita lors du match aller où les joueurs de Valverde concèdent le match nul (0-0) à Lyon. Lors du match retour, aucun exploit n’est possible pour Lyon. Le FC Barcelone étrille l’OL (5-1) après une rencontre parfaitement maîtrisée. En quarts de finale, le Barça oublie ses fantômes du passé et s’impose 1-0 lors du match aller contre Manchester United, puis 3-0 durant le match retour au Camp Nou. Le natif de Viandar de la Vera qualifie son équipe en demi-finale de la Ligue des Champions, pour la première fois depuis quatre saisons.

Une demi-finale compliqué pour Ernesto Valverde sur le banc du Barça (AFP)

Les Blaugranas sont opposés dans le dernier carré aux finalistes de l’édition précédente, Liverpool. Tout en maîtrise, Gérard Piqué et ses coéquipiers battent les Reds 3-0 lors du match aller à Barcelone. Une fois de plus la qualification semble acquise pour les hommes d’Ernesto Valverde, mais le match retour à Anfield réserve quelques surprises. Grâce à de surprenants Divock Origi et Georginio Wijnaldum, les joueurs de Jürgen Klopp reviennent à trois buts partout sur les deux matchs cumulés. À la 79ème minute de jeu, alors qu’un corner est concédé par les Barcelonais, le jeune latéral des Reds, Trent Alexander-Arnold, réalise un coup d’éclat en jouant rapidement le coup de pied arrêté. Permettant à Origi de placer une frappe au fond des filets d’une défense barcelonaise désorganisée et abasourdie. Score final 4-0. Barcelone est éliminé et Valverde subit une seconde remontada en seulement deux saisons. La crise s’intensifie en Catalogne. Le début de la fin pour l’entraineur espagnol.