Le capital au XXI ème siècle : le documentaire sur l’histoire des inégalités

Ce documentaire est tiré de l’ouvrage de Thomas Piketty, le célèbre économiste de gauche, qui propose un format plus accessible de sa pensée. Le documentaire est réalisé par Justin Pemberton et il est encore visible dans votre salle de cinéma !

Un historique de la répartition de la richesse

XVIII, XIX, XX et XXI ème siècles… Le documentaire brasse des siècles d’histoire avec un prisme : le capital. Qui détient le capital à telle époque et pourquoi ? Est-ce la bourgeoisie ? Le peuple ?

Vous aurez à faire avec ce documentaire à une chronologie palpitante qui nous dévoile les mécanismes de la captation de richesse. C’est également l’évolution des mentalités qui est frappante, bien que l’idéal d’égalité soit désiré depuis la nuit des temps.

Écoutons l’auteur, car c’est lui qui en parle le mieux

Un retour au XVIII ème siècle ?

Liberté, égalité, fraternité : des mots bien vides dès lors que l’on sait que seulement un dixième de la population détient les trois quarts des richesses. Nos mentalités ont certes évolué vers un désir d’égalité entre les hommes : « tous les hommes naissent libres et égaux en droit« . Il semble cependant, et d’après T. Piketty, que nous assistions de nouveau à une polarisation de la société. La classe moyenne, constituée après la Seconde guerre mondiale ( moyennisation de la société ), s’effrite. Le schéma qui se dessine est celui de deux camps, d’un côté les super riches, de l’autre, les super pauvres.

Thomas Piketty propose néanmoins des solutions pour échapper à cette situation, qui selon lui, serait dramatique. Bien que vous vous en doutiez certainement, nous vous laissons les découvrir, soit en lisant le livre, soit en visionnant le documentaire, qui rappelons, est disponible dans votre cinéma le plus proche !

Découvrez juste ici la bande annonce :

Crédit photo : Pixabay

Homemade : Netflix passe les commandes à 17 réalisateurs

Netflix nous présente “Homemade” (“Fait à la maison”), réalisé avec les moyens du bord, suite à la paralysie du Covid-19. Ce projet est composé de 17 courts-métrages de réalisateurs du monde entier et sert la cause des artistes marginalisés. 

“Chaque réalisateur a fait une chose complètement différente. […] Certains étaient très clairement des histoires personnelles et certains étaient plus narratifs, fantastiques ou drôles.” a expliqué Teresa Moneo, directrice des films originaux Netflix.  

Avec les moyens du bord, 17 réalisateurs du monde entier se sont mis au travail pour réaliser un court-métrage qui pourrait raconter leur quotidien confiné ou partir sur un sujet plus loin de la réalité.  

Une affiche hors du commun 

L’affiche présentée par la plateforme, en même temps que la bande-annonce du projet, est hors du commun. 

Kristen Stewart, Pablo Larrain, Maggie Gyllenhaal, Ana Lily Amirpour, Antonio Campos, David Mackenzie, Gurinderr Chadha, Johnny Ma, Nadine Labaki et Khaled Mouzanar, Naomi Kawase, Rachel Morrison, Paolo Sorrentino, Natalia Berestain, Sebastian Lelio, Rungana Nyoni, Sebastian Schipper et Ladj Ly ont, tous, participé à ce scénario plus qu’original au moment du confinement planétaire.  

Chacun a tourné dans un endroit différent du monde : Kristen Stewart est restée à Los Angeles, Paolo Sorrentino à Rome et Ladj Ly à Clichy et Montfermeil, en banlieue parisienne, les mêmes endroits où il avait réalisé Les Misérables, nommé dans la catégorie du « Meilleur film étranger » à la dernière cérémonie des Oscars. 

Ce projet peut inspirer les jeunes réalisateurs en herbe qui sont parfois découragés face à leur manque de moyens. Ces réalisateurs ont travaillé depuis chez eux, sans matériel, sans équipe.  

Des artistes solidaires

Homemade vise aussi à recueillir des fonds. Le 20 mars dernier, Netflix a créé un fond de soutien d’urgence afin de venir en aide aux artistes et techniciens de l’industrie à travers le monde, qui se sont retrouvés en difficulté financière pendant la pandémie de COVID-19. L’argent recueilli par ce projet aux 17 facettes sera donc utilisé pour aider ces artistes en difficulté.

La plateforme de streaming promet “Des histoires personnelles et émouvantes qui illustrent notre expérience individuelle et collective du confinement” à travers Homemade. À voir, dès le 30 juin, sur Netflix. 

Réouverture des cinémas : quelle organisation ?

Les salles de cinéma françaises ont rouvert leurs portes, ce lundi 22 juin. Quelles sont les conditions requises ? Quelle organisation est choisie ? Quels films à l’affiche pour la réouverture des salles noires ? On vous explique tout. 

Bonne nouvelle pour les fans du 7ème art, les cinémas rouvrent leurs portes. Suivant un protocole travaillé, mis en place par la Fédération nationale des Cinémas Français et le gouvernement, de nombreuses mesures sanitaires sont mises en place ou conseillées.  

Tenter le “0 contact” ! 

L’achat des billets et des confiseries en ligne est fortement conseillé afin de tenter le “0 contact” au maximum entre le personnel et les spectateurs.  

La distanciation physique est obligatoire dans les halls, toilettes et autres lieux publics. Dans la salle de cinéma, le siège d’écart n’est pas toujours nécessaire. Le ministre de la Culture, Franck Riester, s’est exprimé sur Europe 1 : “On peut s’asseoir ensemble quand on est dans le même groupe social”. Autrement dit, gardez un siège d’écart entre vous et des inconnus.  

Certains cinémas ont décidé de prendre 30 minutes entre chaque séance pour aérer la salle. Une désinfection régulière des endroits publics, comme les toilettes, et des endroits à contact, comme les poignées de porte, sera également effectuée.  

Les messages de prévention sanitaire qui font notre quotidien depuis quelques mois maintenant seront aussi rappelés avant chaque projection. Du gel hydroalcoolique sera mis à disposition, et distribué.  

Le port du masque de protection n’est pas obligatoire lors de la projection mais fortement conseillé dans les endroits publics du cinéma. Le personnel est obligé d’en porter.  

Mathilde, qui travaille au cinéma LUX de Caen, nous a parlé de ce premier jour de réouverture : « La fréquentation n’est pas énorme mais les gens étaient très contents de revenir et ça, c’est important ! On n’a pas eu de difficultés particulières avec les mesures sanitaires non plus. Tout s’est bien passé. »

Car malgré toutes ces mesures, la réouverture des cinémas reste une bonne nouvelle ! Les films à l’affiche sont partagés entre nouveaux venus, et ceux qui sont sortis au mauvais moment et n’ont pas pu être visionnés.  

Voici 5 films à voir au cinéma dès aujourd’hui   

RADIOACTIVE 

Radioactive : Affiche
© Amazon Studios / StudioCanal

Sortie initiale : le 11 mars 2020. 

Un biopic sur la vie de l’incroyable Marie Curie et ses recherches. Signé Marjane Satrapi et avec Rosamund Pike dans le rôle principal, ce film a déjà charmé la presse.  

VIVARIUM  

Vivarium : Affiche
© XYZ Films

Sortie initiale : le 11 mars 2020.

Un jeune couple emménage dans un nouveau quartier, et s’y retrouvent prisonniers. Avec Jesse Eisenberg et Imogen Poots, ce thriller de science-fiction revient au cinéma pour convaincre les spectateurs.  

De Gaulle 

De Gaulle : Affiche
© Vertigo Productions

Sortie initiale : le 4 mars 2020.

Un film historique sur le général De Gaulle qui décide, en mai 1940, de faire entendre sa voix et appeler à la résistance. En pleine période d’anniversaire des 80 ans de l’appel du général De Gaulle, ce biopic de Gabriel Le Bomin, avec Lambert Wilson, est le film français à voir en ce moment.  

L’ombre de Staline  

L'Ombre de Staline : Affiche
© Boy Jones Films/Film Produkcja/Kinorob

Sortie prévue : le 22 juin 2020.

Encore un film historique à l’affiche cette semaine ! Cette histoire vraie raconte le trajet d’un jeune reporter, Gareth Jones, qui vient d’obtenir une interview d’Hitler. Il veut aller plus loin et s’en va pour Moscou, afin d’en obtenir une de Staline. Mais ce n’est pas une tâche facile. L’ombre de Staline est un film polonais, par Agnieszka Holland. 

Be natural : l’histoire cachée d’Alice Guy-Bloché

Be natural, l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché : Affiche
© Be Natural Productions

Sortie prévue : le 22 juin 2020.

Ce documentaire, par Pamela B. Green, vise à faire connaître au monde entier la première femme réalisatrice, puis productrice de cinéma : Alice Guy-Bloché. 

Réouverture des cinémas : les films à l’affiche

Depuis plus de trois mois, les salles de cinéma sont restées closes à cause du covid-19. Elles pourront rouvrir à partir du 22 juin prochain, mais quel programme attend les spectateurs ?

Festival de Cannes annulé, arrêt des tournages, salles de cinéma fermées depuis mi-mars… Le 7ème Art a beaucoup souffert de la crise sanitaire à cause de la pandémie du covid-19. Le 28 mai 2020, Édouard Philippe a annoncé la réouverture de tous les cinémas à partir du 22 juin prochain. Quant aux mesures sanitaires, elles ont été précisées par la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français). En outre, le port du masque ne sera pas obligatoire mais fortement recommandé, la capacité des salles sera réduite de 50 %, des places vides entre chaque spectateur… Malgré ces changements d’habitudes, les cinéphiles et amateurs du cinéma pourront à nouveau se retrouver dans les salles obscures, mais quels films seront au programme à partir du 22 juin ?

Les films diffusés durant la semaine de confinement, et retirés des salles subitement après quelques jours de sortie, pourront être à nouveau projetés fin juin. Une seconde chance pour ces films malchanceux, c’est le cas du biopic de Marie Curie, Radioactive, de Marjane Satrapi, la comédie/drame La Bonne épouse de Martin Provost, le drame biographique De Gaulle de Gabriel Le Bomin ou encore Une sirène à Paris de Mathias Malzieu. Des nouveaux films encore inconnus du public seront aussi à l’affiche. Voici la liste des 22 films qui sortiront dans deux semaines :

Le programme du 22 juin :

Invisible Man, genre : Horreur/thriller de Leigh Whannell avec Elisabeth Moss et Oliver Jackson-Cohen.

Cécilia Kass, interprétée par l’actrice héroïne de la série la servante écarlate, joue une jeune femme en couple ne supportant plus son copain richissime. À cause de ses pulsions de violences, elle décide de prendre la fuite en pleine nuit. Mais lorsque son petit ami décide de mettre fin à ses jours, Cécilia vit d’étrange coïncidence et a la sensation qu’il est toujours présent malgré sa mort.

De Gaulle, genre : drame biographique de Gabriel Le Bomin avec Lambert Wilson et Isabelle Carré.

Cinquante ans après la mort de l’ancien président de la République, ce drame biographique retrace les événements marquants du dirigeant et le combat contre l’Allemagne nazie. Notamment en 1940 lorsque la guerre est à son apogée, De Gaulle rejoignant Londres lançant son fameux appel du 18 juin à la radio sur les ondes de la BBC.

Radioactive, genre : drame/romance, biopic de Marjane Satrapi avec Rosamund Pike et Sam Riley.

Ce film relate la biographie de la célèbre scientifique Marie Curie. Qui à la fin du XIX siècle a dû s’imposer dans un univers très majoritairement masculin. Avec son époux, Pierre Curie, ils mènent tous deux des recherches scientifiques et découvrent deux nouveaux éléments qui vont révolutionner la science et leur vaut le Prix Nobel : le radium et le polonium.

La Bonne Épouse de Martin Provost avec Juliette Binoche et Noémie Lvovsky.

Paulette Van Der Beck gère d’une main de maître une école de ménagère afin d’apprendre à de jeunes filles à devenir de parfaites épouses. Tout se bouscule lorsque cette dernière se retrouve veuve et sans un sou, son institution s’en trouve menacée de fermeture et mai 68 qui débarque, cela risque de créer un vent de liberté.

Nous les chiens, genre : animation de Oh Seong-Yun et Lee Choonbaek.

Cette animation a été présentée au Festival du film d’Annecy en 2019. Le meilleur ami de l’homme se voit régulièrement abandonner par leur maître. Cette meute de chiens chassés, doit apprendre à survivre seule, en étant solidaire les uns avec les autres et à chercher une place dans ce monde malgré l’abandon.

Mon nom est clitoris, genre : Documentaire de Lisa Billuart Monet et Daphné Leblond.

Un film documentaire où des jeunes femmes parlent de la sexualité, de leurs histoires, de la masturbation sans complexe à visage découvert. Film féministe qui met les femmes à extérioriser les tabous les plus intimes.

Sont également à l’affiche :

Les documentaires : L’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché de Pamela B. Green, Visions chamaniques : territoires oubliés de David Paquin, Kongo de Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav, The Great Green Wall de Jared P. Scott, Si c’était de l’amour de Patric Chiha.

Plusieurs drames : Filles de joie de Anne Paulicevich, Mosquito de João Nuno Pinto, Une Sirène à Paris de Mathias Malzieu, Benni de Nora Fingscheidt, Un Fils de Mehdi M. Barsaoui, La Communion de Jan Komasa, Canción sin nombre de Melina León.

Pour les amateurs d’horreur : The Hunt de Craig Zobel et The Demon Inside de Pearry Reginald Teo.

Pour les enfants il y aura La Petite Taupe aime la nature, film d’animation de Zdenek Miler.

En thriller, L’Ombre de Staline de Agnieszka Holland.

En comédie : 3 étés de Sandra Kogut et pour finir un film déjà sortie en 1971, mais qui a été restauré Les Lèvres rouges de Harry Kumel.

Image mise en avant : Lois Pettini

« L’histoire cessera-t-elle de se répéter ? » : le cri de rage de Spike Lee

Les réactions n’ont pas tardé à se faire sentir sur les réseaux sociaux : indignation, tristesse, soutien inconditionnelle précédé du hashtag #Blacklivesmatter. La mort de George Floyd le 25 mai dernier à Minneapolis inspire 3 Brothers – Radio Raheem, Eric Garner And George Floyd, un court-métrage signé Spike Lee aux parallèles glaçants.

Pendant 8 minutes 46, la scène reste insoutenable. Sous le poids du policier Derek Chauvin, qui risque aujourd’hui 40 ans de prison, l’Afro-américain George Floyd clame sa souffrance, peinant à respirer sous les yeux impuissants de nombreux témoins, avant de succomber. À travers tout le pays, s’élève une vague de colère au lendemain de sa mort, déclenchant plusieurs manifestations et émeutes dans les plus grandes villes. Les personnalités n’ont pas tardé à réagir à l’instar du réalisateur Spike Lee. 

 

« C’est la même histoire encore et encore et encore… L’attaque des corps noirs a toujours existé »

Conscient des maux de la société actuelle, la question « raciale » est récurrente dans les œuvres du réalisateur.  En 2018, sortait le biopic BlacKkKlansman :  J’ai infiltré le Ku Klux Klan, une adaptation de de l’histoire vraie de Ron Stallworth, le premier officier de police afro-américain de Colorado Springs à s’être infiltré dans l’organisation du Ku Klux Klan. Une dénonciation du racisme systémique à l’époque du suprémacisme blanc scénarisé intelligemment et se concluant par un parallèle effroyablement glaçant avec les évènements ayant eu lieu à Charlottesville en 2017. « L’histoire cessera-t-elle de se répéter ? » : La question se pose pour le réalisateur militant et le combat reste les même deux ans plus tard.

Conscient des maux de la société actuelle, la question « raciale » est récurrente dans les œuvres du réalisateur. L’année 1989 avec la sortie de Do The Right Thing. Un cinéma dramatique traçant les contours de ce que l’histoire ethnosociologique des États-Unis appelle le quotidien d’un racisme ordinaire. Les émeutes de quartier et la violence raciste d’un quartier noir de Brooklyn y sont racontées à travers la mort du personnage de Radio Raheem, incarné par l’acteur Bill Nunn. Reprenant des scènes du film, le parallèle est indéniable dans la vidéo qui dure 1minutes 35 postée le 1er juin sur son compte Twitter accompagnée du titre « 3 Brothers-Radio Raheem, Eric Garner And George Floyd. ». Un cri de rage et un soutien inconditionnel pour rallier la cause #blacklivesmatter et protester contre les violences policières.

Image à la une : Image d’ouverture de la vidéo « 3 Brothers-Radio Raheem, Eric Garner And George Floyd. ».

Lire aussi : Le meurtre de George Floyd et les manifestations de Minneapolis : visualisez la chronologie des faits

La « sélection officielle » du festival de Cannes 2020

Malgré l’annulation physique d’un des plus grands festivals de cinéma, celui-ci dévoile une liste de films sélectionnés.

Si les stars habituelles du tapis rouge de Cannes ne pourront pas le fouler cette année à cause de la pandémie mondiale, son célèbre festival ne se laisse pas abattre. Devant une salle vide, mais symbolique, de l’UGC Normandie de Paris, le président du festival Pierre Lescure et son délégué Thierry Frémaux ont présenté hier la « sélection officielle de 2020 ».

Même si beaucoup de réalisateurs ont repoussé la sortie de leurs films en raison de la pandémie de COVID-19, les cinéastes ont quand même proposé 2 067 films, un nombre record. Parmi ceux-ci, 56 ont été sélectionnés pour le prestigieux festival. Cette année, pas de catégories comme le « hors compétition » ou les « séances spéciales » mais plutôt des sections appelées « Les fidèles », « Les nouveaux venus » ou « Premiers films ».

Des « ténors » fidèles au poste

Bien sûr, on retrouve des habitués du festival. Wes Anderson, avec son très attendu The French Dispatch, prévu pour le 14 octobre, mêlant des stars telles que Bill Murray, Tilda Swinton et Timothée Chalamet. Steve McQueen est également au programme pour deux films : Lovers Rock et Mangrove. Ce dernier est malheureusement d’actualité car il parle du harcèlement de la police envers la communauté « black ».

La réalisatrice japonaise Naomi Kawase est retenue pour True Mothers, un film sur l’adoption. Le cinéaste danois Thomas Vinterberg parle de la crise de la cinquantaine dans son film Druk.

On retrouve aussi 21 films français, dont Été 85 de François Ozon, prévu pour le 15 juillet ou encore ADN de Maïwenn. La sélection de cette année comporte d’ailleurs plus de réalisatrices que celle de l’année dernière (16 contre 14).

De nouveaux réalisateurs

La sélection se tourne également vers 15 premiers films de réalisateurs, 5 de plus que l’année dernière. Parmi eux, certains sont réalisés par des acteurs, qui passent pour la première fois derrière la caméra. À l’image de Falling de Viggo Mortensen, Ibrahim de Samir Guesmi ou Garçon Chiffon de Nicolas Maury.

Des catégories plus inédites

Pour « prendre des risques ou tenter des choses » selon Thierry Frémaux, 5 comédies ont également été choisies dont Un triomphe d’Emmanuel Courcol, avec Kad Merad, en salle le 28 octobre.

Cette sélection comporte aussi des films d’animation, comme le dernier film des studios Pixar Soul, réalisé par Pete Docter, reporté de juin 2020 au 25 novembre 2020.

Il n’y aura cependant pas de palme d’or cette année, l’idée est de donner envie d’aller voir ces films en salles à leur réouverture. Avec cette sélection dématérialisée, le festival espère encourager et aider le secteur cinématographique, fortement touché par la crise mondiale.

Photo mise en avant : Hermann

Cinéma : un festival gratuit sur Youtube !

Pour la première fois de l’histoire du cinéma, le festival « We Are One : A Global Film Festival » créé pour l’occasion, va prendre place sur Youtube dès aujourd’hui jusqu’au 7 juin.

Alors qu’on nous scande de Covid-19 et de règles strictes durant ce déconfinement, le temps de s’évader est arrivé. Face à la pandémie qui a confiné la moitié de la population mondiale, les festivals se sont vus annulés à tour de rôle. L’incontournable festival de Cannes qui aurait dû fêter sa 73e cérémonie a dû apprendre à se réinventer. Pendant que les cinémas ne rouvriront pas avant le 22 juin, l’industrie cinématographique ne reste pas moins active. C’est ainsi que Global Film Festival, produit par Tribeca Enterprises et Youtube, voit le jour du 29 mai jusqu’au 7 juin inclus. Un festival mondial 100% virtuel et surtout 100% gratuit.

Un festival virtuel avec plus de 100 films

Cet événement exceptionnel, a été organisé avec l’aide d’une vingtaine de grands festivals internationaux tels qu’Annecy, Berlin, Tokyo, Cannes, Venise, BFI Londres, Toronto pour ne citer qu’eux. Ce festival propose plus de 100 films et avec un total de 5 heures de visionnage pour chaque organisateur. Au programme, ce sont 23 longs-métrages, 8 documentaires, 57 courts-métrages de fiction et 15 courts-métrages documentaires, des tables rondes. Ainsi que des vidéos de conférence archivées notamment avec l’actrice Francis Ford Coppola et l’acteur Steven Soderbergh ou encore une intervention de John Waters et même des œuvres de réalité virtuelle. Le festival mettra des avants-premières tels que le documentaire And She Could Be Next, parlant de femmes de couleur en politique.

Un événement du 7ème Art sous le signe de la philanthropie. Une partie du produit du festival sera versée à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et à diverses associations. Les spectateurs pourront aussi participer à cet élan de solidarité en faisant des dons. La chaîne Youtube de l’événement : YouTube.com/WeAreOne . Le programme est mélangé de vieux films et des nouveaux projets. Pour découvrir l’intégralité du programme sur ces 10 jours, voici le lien : http://www.weareoneglobalfestival.com/schedule

Quelques films en programmation

Le film “ Wake Up ” retrace «quatre histoires sur les services de prévention du suicide, dédiés aux vétérans américains, à la communauté LGBT, aux étudiants universitaires et aux propriétaires d’armes à feu» prévu le 4 juin.

« The One-Minutes Memoir » raconte l’histoire de « Onze réalisateurs primés transforment les mémoires en courts métrages animés exubérants, chacun dans leur propre style, avec des histoires allant du plus sincère au plus absurde » diffusé le 31 mai. Il est produit par Annecy International Animation Film Festival.

« Nasir » témoigne d’« Une journée ordinaire qui se déroule pour un vendeur de rue au cœur chaleureux dans le sud de l’Inde, alors qu’il tente de de créer un foyer aimant pour sa famille tout en évitant le sentiment anti-musulman de ses voisins » prévoit de sortir le 6 juin.

Leonardo DiCaprio: sous les projecteurs d’Apple

C’est décidé,  «Killers of the Flower Moon» serait le prochain long-métrage de Martin Scorsese. Avec Leonardo DiCaprio et Robert De Niro comme protagonistes, le film sera le premier essai produit par Apple +TV.

Au revoir Netflix… bonjour Apple. La GAFA gagne le gros lot. Pour faire face à ses difficultés financières, Martin Scorsese, réalisateur de «Silence» et «The Irishman» mise sur un tout nouveau film tiré d’une fiction nord-américaine.

Intitulé «Killers of the Flower Moon», le roman publié par David Grann en 2017, retrace l’histoire d’une affaire criminelle aux États-Unis dans les années 1920. Une enquête menée par le FBI sur l’assassinat d’un groupe autochtone amérindien ayant découvert du pétrole sur son territoire. De quoi réjouir les amateurs de polars et de westerns spaghettis. La sortie est prévue pour 2021.

Un budget monstrueux

Pour réaliser son projet, Martin Scorsese ne passe pas par quatre chemins, quoique ses ambitions semblent plonger toujours plus dans l’opulence. Il exige une somme de 225 millions de dollars, et deux grands acteurs de renommée mondiale pour réaliser son film.

La collaboration s’est faite avec la société Paramount, qui, effrayé par cette grosse somme ne mise que sur 180 millions de dollars, suivie d’Apple désireuse d’enchaîner les gros contrats. La société pourra le diffuser sur sa propre chaîne télé et avoir le prestige d’inscrire son nom dans les crédits. Encore faut-il que le succès de ce blockbuster soit large.

Un air de « déjà-vu » ?

Du coté des acteurs, Robert De Niro et Leonardo DiCaprio ont déjà un passé en commun. Récompensés aux oscars et Golden Globes, ils jouissent également de plusieurs rôles dans le même film. L’interprète de Jack Dawson dans «Titanic» a d’ailleurs mentionné son expérience sur son compte instagram et fait part de son admiration pour le réalisateur : «J’ai tellement appris de Martin Scorsese et de Robert de Niro. J’ai de la chance de les appeler des collaborateurs, Bob depuis «Blessures secrètes» (1993) et Marty depuis Gangs of New York (2002). Et trente ans après, travailler de nouveau auprès de Bob dans le prochain drame », confie-t-il lors des Sag Awards 2019.

Quant à Netflix, tout n’est pas perdu. Le droit de diffuser l’oeuvre de Martin Scorsese dépendra de son succès au box-office. Les films et séries de qualité ne manquent pas dans ce grand catalogue universel. Des occasions de présenter de nouvelles séries notamment la prochaine saison de «The Walking Dead» ou «Sentinelle» prévu pour juillet 2020, seront bientôt au rendez-vous.

Le Snyder Cut, le vrai Justice League ?

Hier, le service de streaming HBO Max a annoncé qu’il diffusera le « Snyder Cut » de Justice League en 2021. Ce film, réalisé par Zack Snyder puis Joss Whedon, est sorti dans les salles de cinéma le 15 novembre 2017. Il avait eu un succès plus que mitigé auprès des fans.

Le Snyder Cut, c’est la version longue de presque 4 heures que prévoyait le réalisateur Zack Snyder avant de devoir abandonner le projet pour des raisons familiales. Beaucoup de fans attendaient cette version, qu’ils pensent forcément meilleure. Ils blâment les nombreuses scènes coupées au montage et les rajouts du réalisateur Joss Whedon. Ils avaient même lancé un #ReleaseTheSnyderCut sur les réseaux sociaux pour amener les studios Warner à diffuser le montage du premier réalisateur. HBO Max l’a réutilisé dans son tweet assez laconique pour annoncer cette nouvelle sortie.

Un coup de buzz

Une nouvelle sortie qui ravit les fans de DC comics, qui voyaient en Justice League un moyen de tenir tête à Marvel. Le réalisateur Zack Snyder avait d’ailleurs grandement participé à la rumeur selon laquelle cette version du film existait. Et il se trouve que c’était vrai. Il ne s’est pas privé de le rappeler sur Twitter.

Ce qui n’a pas manqué de faire hurler les fans sur les réseaux sociaux, à la fois surpris et heureux de pouvoir enfin avoir accès à cette « meilleure » version. Parmi ces fans, on retrouve même des youtubeurs tels que InThePanda, qui se réjouit de le voir, ou le Joueur du Grenier, qui utilise de l’humour pour montrer son scepticisme face à cette idée.

Une réhabilitation ?

Alors que certains sautent de joie en entendant 2021, d’autres se questionnent : est-ce seulement la faute du montage de Joss Whedon si le film a été un tel échec (seulement 650 000 000$ au box-office) ? Est-ce que ce fameux Snyder Cut pourra réhabiliter le film autour des fans et des autres spectateurs ? Les blagues lourdes, l’histoire en elle-même et les personnages peu développés n’ont, pour eux, aucun lien avec le montage. Pour certains, il ne faut pas placer trop d’espoir dans cette nouvelle sortie, qui pourrait nous décevoir tout autant que la première. Cette sortie pourrait également ouvrir la porte à beaucoup de problèmes, si les fans pensent que les studios de production vont leur accorder toutes les versions de films qu’ils veulent, par exemple un Star Wars « sans femmes »…

Valhalla, le nouveau paradis des écrans

Barbares, explorateurs et religieux, les Vikings sont devenus ces dernières années, les nouvelles stars du petit et du grand écran. Les adaptations sur le peuple scandinave, qui a oeuvré au coeur de l’époque moyenâgeuse, attirent toutes les générations grâce à un univers mystérieux et un riche imaginaire.

Cheveux longs tressés, crânes rasés et barbes fournies, tatouages sur tout le corps et fourrures sur le dos, l’image que l’on se fait des Vikings est très précise, voire caricaturale. Souvent le teint pâle et la chevelure dorée, ces géants du Nord, ont envahi nos écrans depuis plusieurs années et sont détournés de toutes les façons. Dessins animés, films, séries ou documentaires : les guerriers normands sont passés sur le devant de la scène et affichent une grande popularité.

Les Vikings ont pourtant toujours été présents dans le cinéma. À l’image du célèbre long-métrage simplement nommé Les Vikings de Richard Fleischer, avec Kirk Douglas ou encore Tony Curtis, qui voit le jour en 1958. Un phénomène suivi par la suite par de nombreux réalisateurs dans les années 1960 avec les films Les Drakkars de Jack Cardiff, Le Seigneur de la guerre de Schaffner, La ruée des vikings de Mario Bava et bien d’autres.

Les années 2010 : une renaissance

Malgré un léger creux durant quelques décennies, l’univers scandinave connaît son âge d’or depuis le début des années 2010. Les thématiques de films ou séries autour des Vikings ont touché les plus jeunes il y a dix ans, avec la sortie du film d’animation Dragons. Si les disciples d’Odin, dieu des dieux, y sont représentés de manière plus enfantine et moins barbare, on peut déjà y percevoir les caractéristiques de ces guerriers épicuriens et caractériels.

Thor, dieu du tonnerre dans la mythologie nordique, représenté par Chris Hemsworth dans les films Marvel

La religion nordique – l’un des aspects très importants dans l’univers des Vikings – a aussi été propulsée sur le devant de la scène, certes de manière parodique, par la franchise Marvel en 2011. L’un de ses personnages phares étant Thor, dieu du tonnerre, de nombreux films lui ont été consacré avec la présence d’autres dieux nordiques comme Odin ou Loki. De quoi favoriser le retour en puissance du phénomène.

Les séries historiques comme tremplin

Tous ces éléments ont propulsé un univers très ancien, au cœur de nos écrans avec les séries à succès comme Vikings, The Last Kingdom ou encore Norsemen.
Dans les deux premières, les contextes sont assez similaires et des personnages de Vikings se retrouvent plus âgés dans The Last Kingdom avec comme principale intrigue : la conquête de territoires.

Photo prise durant le tournage de la série The Last Kingdom

Les deux séries utilisent globalement les mêmes procédés pour satisfaire leurs larges publics : paysages nordiques, des costumes travaillés, une religion très présente et des conflits inlassables.

Ce qui attire finalement dans ce genre de programmes n’est pas tant la période historique retracée ou leurs histoires, mais principalement leurs personnages aux styles atypiques, aux amours divers et à la fierté guerrière. Les stratégies de guerre, la découverte de nouvelles terres et l’apologie du gore (cinéma dérivé de l’horreur privilégiant les scènes sanglantes) composent ce que veut voir le public adepte de l’univers viking. Rien ne semble mettre en cause sa popularité, hormis, peut-être, si ces personnages passent à trépas pour se retrouver au paradis de la mythologie nordique, le Valhalla.