La méthode coréenne contre le COVID-19

Aujourd’hui, la Corée du Sud est le pays comptant le moins de morts liés au coronavirus. Leur méthode a convaincu le monde entier sur l’efficacité de ce dispositif.

La Corée du Sud était prête pour l’épidémie de COVID-19. Les autorités, se sachant proche géographiquement de la Chine, ont préparé plusieurs mesures en amont de l’arrivée du virus sur le territoire sud-coréen. Des mesures que les expatriés français comprennent, des expatriés qui se sentent plus en sécurité là-bas, que de rentrer en France.

La localisation des malades

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les autorités sud-coréennes localisent les personnes malades avec leur téléphone. Trois codes couleurs : vert, orange et rouge. Vert, pour ceux qui sont guéris ou non malades, orange pour ceux qui ont été en contact avec des malades et doivent rester chez eux. Rouge pour les malades confirmés et qui doivent rester impérativement chez eux.

Cette localisation est accessible à tout le monde. Les personnes ayant cet accès peuvent savoir si elles ont croisé une personne infectée ou pas. Plan de localisation choisi par la France avec les opérateurs de téléphone, il n’est pas encore mis en place et pourtant il est déjà décrié par certains.

Le port du masque obligatoire

Le port du masque est entré dans les moeurs de la Corée du Sud depuis longtemps. C’est un geste que les Coréens effectuent à partir du moment où ils sont malades. Ils les portent même l’hiver quand il fait froid.

Mais depuis le début de la pandémie, le port du masque est devenu obligatoire. L’avis mitigé de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) n’a pas empêché les 77 millions de Sud-coréens de porter le masque pour se protéger de l’extérieur.

« Maintenant je ne vois plus du tout le visage des Coréens, ou des gens dans la rue », explique Kara, une expatriée française à Séoul. « Mais ce n’est pas exceptionnel, durant l’hiver, il n’est pas rare de voir des Séouliens, porter des masques parce qu’ils sont malades. Ils ont une culture et un respect de l’autre qui est exceptionnel et que l’on n’a pas forcément en France ».

Des tests à foison

Les autorités ont organisé une campagne massive de tests. Suite au SRAS de 2003, le gouvernement a créé des tests et s’est préparé pour l’épidémie. Quand les premiers cas ont été diagnostiqués, toute la population a été invitée à se faire tester pour prévenir l’épidémie. Solution qui a prouvé que tester tout le monde pouvait freiner la maladie.

Le tatouage, une hostilité asiatique ?

Le tatouage est peu répandu en Asie. Aujourd’hui, dans les pays occidentaux, le tatouage est entré dans les moeurs, mais ce n’est pas encore le cas pour le Japon ou la Corée du Sud.

On parle beaucoup des tatouages de style japonais, c’est même l’un des styles les plus répandu et demandé aux tatoueurs avec ses démons, ses geishas et ses dragons. Pourtant, ces tatouages ont une signification au pays du soleil levant qui peut être surprenante pour les occidentaux.

La signification des tatouages au Japon

Ce n’est pas interdit, mais les tatouages mettent mal à l’aise les Japonais. Sachez que si vous allez dans des onsen vous serez prié de sortir, voire, vous vous verrez refuser l’accès. Si vous portez des habits dévoilant des tatouages, vous serez mal vu par le Japonais moyen. Très peu de Japonais se font tatouer à cause de la signification dans ce pays.

Précédemment, les seules personnes tatouées dans ce pays étaient les membres de la mafia japonaise : les yakuzas. Aujourd’hui, cela évolue, mais reste mal perçu par les anciens. 

Plus un yakuza était tatoué, plus il était haut dans la hiérarchie de la mafia, donc plus il était dangereux. Petit conseil : si vous avez des tatouages, ne les dévoilez pas au Japon. Même si ce n’est pas illégal, rares sont ceux qui apprécient les tatouages, encore plus quand ce sont des dragons, des yōkai ou des geishas.

Yōkai (démon japonais), avoir ce genre tatouage pour un yakuza pouvait signifier beaucoup de choses, notamment les tueurs à gages.
Dragon japonais, ce genre de dragon a pour signification, la protection, la sagesse et la force. Un yakuza se fait souvent tatouer ce genre de symbole pour montrer qu’il est monté dans la hiérarchie en même temps que montre le nombre de tatouages sur sa peau.
Geisha, est une femme d’amusement et qui est là pour divertir les clients. Avoir une geisha sur la peau peut vouloir dire que vous gérez le business du divertissement de la nuit pour les yakuzas ou que vous faites partie de ce monde.

Les tatouages en Corée du Sud

Dans le pays où la chirurgie esthétique est la plus répandue, se faire tatouer est illégal. Les tatoueurs de profession sont très peu et prennent beaucoup de précautions pour leur rendez-vous. Fait comique, pour avoir l’autorisation de tatouer, il faut avoir en sa possession un diplôme de santé notamment celui pour la dermatologie sinon, c’est illégal.

Sans diplôme, les salons de tatouages sont considérés comme clandestins. Autre fait intéressant, même si les coréens n’aiment pas beaucoup cela et préfèrent se teindre les cheveux de toutes les couleurs, de plus en plus de stars de K-Pop se font tatouer : Jay Park, Jimin (BTS), Jungkook (BTS), Ravi (VIXX), G-Dragon (BigBang), BaekHo (Nu’est), SuHo (Exo), Kai (Exo et SuperM), Taeyong (NCT) ou encore Hwasa (Mamamoo). Ce sont des tatouages discrets ou bien souvent cachés par les vêtements.

La popularité des groupes, en particulier, celle des BTS, changera peut-être le regard des coréens sur le tatouage.