(Reportage) Montpellier : On sort ce soir ?

Alors que chacun apprend à vivre avec le Covid-19, les mesures qui visent à lutter contre sa propagation changent la façon de sortir des étudiants. Reportage au coeur de la vie universitaire de Montpellier.

En cette soirée de fin septembre, le soleil se couche plus tôt que les habitants de la ville. Malgré la baisse des températures de ces derniers jours, les montpelliérains restent fidèles à leurs habitudes festives et les bars ne manquent pas de clients.

20h05

La soirée commence à peine. Les premiers groupes d’étudiants se sont disséminés dans le bar et profitent des bières à trois euros de l’Happy Hour. Ici, malgré l’ouverture dès 19 heures, il faut attendre 22 heures pour que les salles soient pleines et que les terrasses se remplissent.

« Alors à partir de la semaine prochaine vous fermez à 22 heures ? » demande une cliente adossée au comptoir. Le serveur confirme. Mercredi, lors du point hebdomadaire d’Olivier Véran sur la stratégie de lutte contre le Covid-19, Montpellier a été classé en zone « Alerte renforcée », ce qui signifie que les bars vont devoir limiter leur activité au début de la soirée.

A partir de lundi 28 septembre, date d’application des mesures, les habitués regarderont avec nostalgie les mois qui viennent de passer, durant lesquels les sorties dans les bars étaient redevenues « à peu près » normales. Une normalité différente de l’avant-Covid, puisqu’elle s’accompagnait de nombreuses règles et interdictions imposées pour des raisons de sécurité sanitaire. La distanciation sociale, le port du masque, l’obligation de consommer assis en extérieur et l’interdiction de danser n’ont pas toujours été des mesures simples à respecter et ont nécessité des aménagements.

Au Barberousse, un bar à rhum à l’ambiance pirate, le symbole du « No Dancing » côtoie celui du port du masque obligatoire sur les affiches. Des tables et des tabourets ont été installés sur l’ancienne piste de danse. Chacun reste autour de sa table, et les fêtards ne peuvent que se dandiner sur leurs chaises au rythme de la musique. Pour respecter cette mesure spécifique à la préfecture de l’Hérault, la stratégie a été la même dans de nombreux établissements : réaménager ou condamner l’accès aux pistes de danse. Les boites de nuit, elles, restent fermées.

Quant à l’interdiction de consommer debout en terrasse, l’Alhambra, un bar latino, a trouvé comme solution de rentrer ses tables extérieures. Désormais, les verres sont servis et bus à l’intérieur dans la salle, une mesure qui se révèle plus efficace que les premières tentatives de rappel à l’ordre verbal par le serveur.

Les bars ne sont pas les seuls à avoir procédé à quelques modifications de leur quotidien. Certains étudiants ont aussi changé leurs habitudes de sortie. Abdallah, en Sciences du langage à l’université de Paul Valéry, admet qu’il sort moins qu’avant, plus qu’« une à deux fois par semaine maximum ». Lou, qui est dans le même master, continue à sortir dans les bars mais seulement en terrasse. Les deux privilégient les soirées en appartement chez des amis. « Ça a l’air assez simple mais l’air de rien, ça change pas mal les habitudes, c’est un peu moins de spontanéité et d’insouciance » explique l’étudiante.

22h30

La soirée continue, le comptoir a disparu derrière une foule qui attend pour commander ses bières. La salle se transforme en condensé de chaleur humaine qui rivalise avec l’atmosphère relativement froide de la rue. Tout le monde est debout, faute de places assises. Les clients fendent la foule, sans masque et verre de bière à la main, pour rejoindre le sous-sol de l’établissement.

Nicolas, étudiant en première année de licence, résume bien l’évolution des mesures barrières dans l’avancée de la soirée : « Je ressens la différence post-Corona dans les restrictions comme le fait qu’on me place à un endroit du bar dont je ne suis pas censé bouger. Mais honnêtement, après une certaine heure, on oublie les restrictions : le masque devient moins systématique par exemple

Dans la rue, quelques groupes zonent, pour fumer ou retrouver des amis. Ceux qui sont sortis tard de chez eux font la queue pour rentrer dans les bars populaires de la ville. Puis, une fois quelques bières et cocktails sifflotés, les soirées se poursuivent sur les places du centre-ville ou dans l’appartement d’une connaissance.

Les nouvelles soirées étudiantes

Comme le fait remarquer Audrey, une étudiante originaire de Nice : « Je ne crois pas que les restrictions auront beaucoup d’effet sur les soirées étudiantes, les étudiants commenceront leur soirée dans les bars et les finiront dans un autre lieu, chez les gens par exemple. » Elle rappelle l’après-confinement durant lequel la fermeture des bars et des restaurants n’a pas empêché les Français de se retrouver pour faire la fête.

Interrogé sur la question de l’after, le barman de El Andalus, un des cinq bars très fréquentés par les étudiants de Montpellier estime que « les gens vont s’adapter : les étudiants qui arrivaient vers 22h vont maintenant venir profiter de 19h à 22h avant la fermeture ». Nicolas n’est pas si optimiste. « Certains disent qu’ils veulent y aller plus tôt mais avec les agendas respectifs de chacun c’est infaisable ». Alors plus de sorties ? Pas vraiment. « Je pense que les soirées en appartement vont se multiplier ».

Crédit photo de Une : Laurène Godefroy

Episode 3 – Quels sont les clubs ayant profité de l’interruption des championnats ?

Après trois mois d’interruption à cause de la crise du coronavirus, les équipes de Liga, de Premier League et de Serie A ont pu reprendre la direction des terrains, respectivement les 11, 17 et 20 juin. Environ un mois plus tard, peut-on dire que la pause due au Covid-19 a changé les dynamiques de ces championnats ? Quels clubs ont profité de ce break et au contraire, quelles équipes ont souffert de cette coupure ? Pour ce dernier épisode, direction l’Italie avec la Serie A.

En mars, l’Italie est le pays le plus sévèrement touché par le coronavirus. C’est donc sans surprise que son championnat de football doit se mettre en pause le 9 mars. On reste donc sur un Sassuolo – Brescia qui se termine sur le score de 3-0. A ce moment, rien n’est encore joué en Serie A et il y a du suspens à tous les étages. En tête on retrouve la Juventus évidemment, mais le championnat est loin d’être acquis tant le niveau de jeu de la Vieille Dame inquiète sous Sarri. Ils restent tout de même sur une victoire très importante contre l’Inter de Milan (2-0). Derrière, ça pousse avec notamment la Lazio, à seulement un point, avec une meilleure attaque et une meilleure défense. L’Inter, qui a longtemps occupé la tête du championnat est à neuf points mais avec un match en moins (la 25ème journée avait été interrompue). Enfin la flamboyante Atalanta (meilleure attaque du championnat) qui reste sur quatre victoires consécutives a encore son mot à dire, sachant qu’elle compte elle aussi un match en moins. Elle semble quand même trop loin pour espérer le titre.

Derrière ce quatuor, l’AS Rome peut encore espérer la Ligue des Champions, mais l’équipe de Paulo Fonseca a beaucoup de mal à enchaîner les bonnes performances cette saison. Ils restent sur 3 défaites et 2 victoires lors des cinq derniers matchs. Derrière, l’AC Milan voir même l’Hellas Verone, qui fait une bonne saison, se battront jusqu’à la fin pour obtenir leur billet pour la Ligue Europa. Naples, vainqueur de la coupe d’Italie, est d’ores et déjà qualifiée pour la Ligue Europa. Pour la Ligue des champions, ce sera plus compliqué voire mission impossible. Pour le maintien, ça se jouera sans doute entre Lecce et les deux clubs de Gênes (Genoa et Sampdoria). Pour Brescia et la SPAL en revanche, ça sent bon (ou plutôt mauvais) la Serie B.

La Juve encore et toujours

Le premier grand gagnant de cette reprise, c’est la Juventus de Turin. C’est paradoxal quand on regarde ses derniers résultats : défaite 4-2 contre le Milan, match nul face à l’Atalanta et Sassuolo. Pourtant, les Bianconeri comptent aujourd’hui six points d’avance sur son dauphin, l’Inter de Milan. Attention tout de même, parce qu’avec cinq matchs encore à jouer, la Juventus n’est pas à l’abri, surtout qu’elle affronte la Lazio lors de la prochaine journée, ainsi que l’AS Rome lors de la dernière. Elle pourra compter sur un Cristiano Ronaldo en forme, avec sept buts en autant de matchs depuis la reprise. Le portugais vise d’ailleurs le prix de capocanoniere (meilleur buteur), il compte un but de moins que Ciro Immobile de la Lazio.

Si la Juventus ressort autant gagnante de cette reprise du championnat, c’est peut-être finalement grâce à ses concurrents directs. Surtout la Lazio, qui avant la pause, était à un point de la Juve et semblait en mesure d’aller chercher le titre. Cette saison, ils avaient d’ailleurs battu deux fois la Vieille dame (en championnat et en supercoupe), à chaque fois sur le score de 3-1. Mais depuis la reprise cette équipe n’est que l’ombre d’elle même : seulement deux victoires pour quatre défaites et un match nul. Les voilà relégués à la quatrième place avec huit points de retard sur la Juve.

Cette méforme de la Lazio a profité à l’Inter, qui connaissait un petit coup de mou avant l’interruption (deux défaites sur les cinq derniers matchs). Les Nerazzuri en ont profité pour reprendre la deuxième place. Mais depuis la reprise on ne peut pas dire qu’ils aient totalement profité de la petite méforme de la Juve. Avec deux défaites, dont une largement évitable face à Bologne, ils restent à distance du leader avec un calendrier très compliqué. Sur les cinq derniers matchs, ils affronteront l’AS Rome, Naples et l’Atalanta Bergame.

Le club de Bergame est l’équipe la plus en forme du championnat, avec 28 points pris sur 30 possibles lors des dix derniers matchs. Alors qu’ils comptaient 15 points de retard sur la Juve avant la reprise, ils ne sont plus qu’à sept points. Ils auraient même pu faire mieux après leur grand match face aux Bianconeri, qui s’est finalement soldé par un match nul 2-2. Encore une victoire et la meilleure attaque du championnat (93 buts) sera sûre de disputer à nouveau la Ligue des Champions l’an prochain.

QUI ira directement en ligue europa ?

Sauf énorme surprise, ce sont donc la Juve, l’Inter, l’Atalanta et la Lazio qui iront en Ligue des Champions. Il reste donc deux place pour la Ligue Europa à aller chercher : la cinquième place qualifie directement et la sixième (ou septième, cela dépendra du classement de Naples) enverra l’équipe aux tours préliminaires. deux clubs vont batailler jusqu’à la fin pour sauver leurs saisons en demi-teinte : L’AS Rome et l’AC Milan. Pour la Louve, c’est une déception, puisqu’elle pouvait encore espérer accrocher le wagon pour la Ligue des Champions, mais même après la reprise, elle s’est montrée trop irrégulière avec quatre victoires et trois défaites. Alors qu’elle comptait six points d’avance sur Naples et neuf sur Milan avant la pause, elle n’a plus quatre points d’avance sur ses deux concurrents.

Les Rossoneri sont les plus en forme des trois avec cinq victoires et deux nuls en sept matchs, dont trois très importantes contre la Roma justement, mais aussi la Lazio et la Juve sur des gros scores (3-0 et 4-2). Il leur reste un gros choc face à l’Atalanta mais à part cela, le calendrier est plutôt abordable pour l’AC Milan. Attention tout de même à Sassuolo qui est en bonne forme. De son côté, Naples n’a pas réussi un retour flamboyant, avec quatre victoires, deux nuls (dont un face au Milan) et une défaite, mais l’équipe de Gattuso, en remportant la coupe d’Italie aux dépens de la Juve, s’est assurée de disputer la Ligue Europa l’an prochain. En Décembre dernier l’équipe était en crise après que les joueurs aient refusé une mise au vert imposée par leur président. La Ligue Europa sera une maigre consolation pour une équipe qui a pris l’habitude de jouer la Ligue des Champions tous les ans. L’Hellas Vérone et Parme, qui pouvaient encore faire partie de cette bataille pour l’Europe, se sont complètement effondrés.

les Rossoneri sont revenus en grande forme depuis la reprise.

Lecce peut encore espérer le maintien

En bas du classement, on note tout d’abord l’excellent retour de la Sampdoria, qui flirtait avant la zone rouge et qui compte désormais neuf point d’avance sur le premier relégable Lecce. Torino et l’Udinese, également en mauvaise posture ont également pris leur distance. Cela donne donc un match entre le Genoa, 30 points et Lecce, 29 points. Depuis la reprise, le Genoa compte un match nul de plus que son concurrent direct, mais tout reste à faire. Les deux clubs s’affronteront dimanche pour le compte de la 34ème journée. Un match décisif donc pour les deux équipes, mais pas encore une « finale » puisqu’il restera encore quatre matchs ensuite. Lecce a le calendrier le plus favorable puisqu’ils n’affronteront aucune équipe au-dessus de la 10ème place, tandis que le Genoa affrontera l’Inter, Sassuolo et L’Hellas lors des trois derniers matchs. Ils auront aussi à affronter la Sampdoria dans le derby de Gênes. A ce niveau-là donc avantage Lecce. Mais rien n’est joué pour autant.

Ce n’est pas encore officiel mais on connaît déjà sûrement les deux premiers relégués en Serie B, à savoir Brescia et la SPAL. Depuis la reprise, c’est cinq points pris pour les premiers et seulement un seul pour le second. C’est trop peu pour espérer se maintenir. Seul un miracle pourrait les sauver.

la claque reçue face à l’Atalanta condamne presque le club lombard

L’interruption due au coronavirus aura donc largement influencé cette saison de Serie A. Rien n’est encore joué pour le titre même si la Juventus a désormais une avance importante. La Lazio s’est écroulée dans cette course, au contraire de l’Atalanta qui est revenue encore plus forte. Le suspens reste entier pour le maintien. Voilà donc la fin de notre série sur comment la pause covid-19 a relancé les championnats européens, faisant évolué en bien ou en mal le destin de certains clubs.

crédit photo : Roman Mirtain

Épisode 2 – Quels sont les clubs ayant profité de l’interruption des championnats ?

Après trois mois d’interruption à cause de la crise du coronavirus, les équipes de Liga, de Premier League et de Serie A ont pu reprendre la direction des terrains, respectivement les 11, 17 et 20 juin. Environ un mois plus tard, peut-on dire que la pause due au Covid-19 a changé les dynamiques de ces championnats ? Quels clubs ont profité de ce break et au contraire, quelles équipes ont souffert de cette coupure ? Pour ce deuxième épisode, direction Outre-Manche avec la Premier League.

On avait quitté la Premier League le 9 mars avec un Leicester-Aston Villa largement à l’avantage des Foxes (4-0). À cet instant Liverpool plane sur le championnat avec 22 points d’avance sur Manchester City. Puis le coronavirus est arrivé et avec lui beaucoup d’incertitudes : Liverpool se verra-t-il refuser un titre qui lui tend les bras, après 30 ans de disette ? Finalement la Premier League peut reprendre. Les Reds sont évidemment intouchables mais cette fin de saison n’est pas dénuée de suspens. Avec encore neuf matchs à jouer, la bataille pour les places européennes s’annonce rude. Si Manchester City et Leicester ont déjà un peu d’avance sur leurs concurrents, six équipes se tiennent encore en huit points (voir classement ci-dessous). On le sait bien en Premier League, tout peut aller très vite.

L’autre gros enjeu de cette fin de saison, c’est évidemment la lutte pour le maintien. Au soir de la 29ème journée, Brighton, 15ème, n’a que deux points d’avance sur Bournemouth, 18ème, et trois sur Aston Villa, 19ème. En revanche pour la lanterne rouge Norwich, le maintien semble inaccessible et un an après leur montée, ils retourneront probablement en Championship l’an prochain, même si ce sport peut nous réserver bien des surprises. Alors un mois après la reprise, où en est-on ? Réponse tout de suite.

Liverpool 30 ans après

30 ans qu’Anfield attendait ça, et il devra attendre encore un peu pour le célébrer réellement, mais enfin Liverpool est champion d’Angleterre. Après les échecs de 2002, 2009, 2014 et 2019, les Reds ont enfin décroché le graal, et ce dès la 31ème journée. Un titre amplement mérité tant ils ont marché sur la premier league (30 victoires en 36 matchs). Depuis la reprise, Liverpool a eu du mal à être la machine de guerre qu’il était avant l’interruption mais peu importe. Cette fin de saison ressemble plus à un jubilé pour l’équipe de Jurgen Klopp, qui a tant donné pour enfin accrocher ce titre.

Et si Liverpool a tant marché sur l’eau cette année, c’est aussi parce que son plus grand concurrent, Manchester City, a vite lâché l’affaire. Un coup de moins bien pour les Skyblues après deux saisons phénoménales (100 puis 98 points), on peut le comprendre. C’est d’ailleurs leurs défaites contre Chelsea (2-1) lors de la 31ème journée qui a offert le titre aux Reds. Avant la reprise, Man City comptait sept points d’avance sur Leicester. Il s’agissait donc pour eux d’assurer cette deuxième place, ce qu’ils ont fait assez facilement, malgré déjà deux défaites contre Chelsea et Southampton. Le réel enjeu pour City, c’était le rendez-vous lundi dernier devant le TAS pour savoir s’ils pourront oui ou non jouer la Ligue des Champions. La réponse est donc oui puisque la décision de l’UEFA a été invalidée. Conséquence : la cinquième place n’est donc pas qualificative pour la Ligue des Champions, ce qui a une grande importance pour les autres équipes en course.

Qui pour rejoindre Liverpool et Man City en Ligue des Champions ?

Derrière le duo Liverpool – Man City, il reste encore deux places à aller chercher. Au moment de la reprise, Leicester et Chelsea étaient en bonne posture mais Manchester United revenait peu à peu dans la course, avec un Bruno Fernandes en feu. Suivent les deux bonnes surprises de la saison, Sheffield et Wolverhampton. Un peu plus loin mais à ne pas oublier, Tottenham et Arsenal peuvent finir fort. Alors à trois journées de la fin où en est-on ?

Deux équipes sortent gagnantes depuis le reprise du championnat. Le premier est Chelsea. Même si les blues étaient déjà quatrième avant la pause, et donc en bonne position pour la Ligue des Champions, ils sont revenus en bonne forme et occupent désormais la troisième place, avec certes un match en plus que Manchester United et Leicester, mais avec quatre points d’avance sur ses deux poursuivants. Avec cinq victoires en sept matchs, dont une belle victoire face à Man City, Chelsea est la deuxième meilleure équipe depuis la reprise derrière MU. Justement l’équipe de Paul Pogba a réussi à surfer sur sa bonne forme malgré la pause, voire mieux, et le retour du Français y est pour quelque chose. Son association avec Bruno Fernandes a tenu ses promesses.

le duo Pogba-Fernandes est essentiel pour la fin de saison de MU

En revanche pour Leicester l’interruption n’a pas été bénéfique. Les Foxes, qui réalisaient une excellente saison, avaient déjà perdu de leur superbe depuis 2020. Mais la reprise a accentué cette tendance puisque les Foxes n’ont pris que six points en six matchs. Ils sont désormais quatrième à égalité avec MU cinquième. Le programme est chargé puisqu’ils affronteront Sheffield, Tottenham et … Manchester United lors de la dernière journée. Ce match aura des allures de finale pour la Ligue des Champions. Pour Arsenal et Tottenham en revanche, la Ligue des Champions ne sera sans surprise pas au rendez-vous la saison prochaine. Les deux clubs du Nord de Londres n’ont pas su enchaîner les bons résultats pour espérer revenir sur les autres membres du big six. Leurs victoires hier face à Liverpool et Newcastle leur permet toutefois encore d’espérer.

Pire encore, ils pourraient ne même pas accrocher la Ligue Europa pusique Sheffield et Wolverhampton, les deux bonnes surprises de cette saison sont en bonne posture même s’il leur reste un gros match chacun : Leicester pour Sheffield lors de la 36ème journée et Chelsea pour les Wolves lors de la 38ème.

Qui rejoindra Norwich en Championship ?

Brighton, qui avait seulement deux points d’avance sur la zone rouge avant la reprise, a réussi à se mettre à l’abri grâce à deux victoires importantes, dont une contre Arsenal. West Ham et Watford sont toujours 16ème et 17ème, mais ont maintenant trois points d’avance sur Bournemouth avec un match en moins. Les cherries ont peut-être abandonné toute chance de maintien hier après la défaite 2-1 face à Manchester City. Autant dire que c’est mal engagé pour les cherries, même si Watford, qui doit aussi affronter Man City mais aussi Arsenal devra assurer s’il ne veut pas les voir revenir. Pour Aston Villa, qui compte quatre points de retard, la reprise n’a pas changé beaucoup de choses. Avec une seule victoire sur les six derniers matchs, la tâche s’annonce très compliquée. Alors, qui pour accompagner Norwich en deuxième division l’an prochain ?

C’est moins visible qu’en Liga, mais la pause due au covid-19 a changé certaines choses en Premier League. Plusieurs questions sont encore en suspend alors qu’il reste trois journées à venir. Demain, ce sera notre dernier épisode avec la Serie A.

crédit photo : Roman Mirtain

Union européenne : vers plus de solidarité ?

La Commission européenne propose un plan de relance de 750 milliards d’euros pour sortir de la crise post-covid19. C’est l’Allemagne, jusqu’alors peu convaincue dans ce genre de politique de relance qui est contre toute attente, à l’origine de cette proposition. Faut-il y voir un regain de solidarité en UE ?

Une UE généreuse et bienveillante

750 milliards d’euros dont 70%, c’est-à-dire 500 milliards d’euros, non remboursable ! C’est cadeau ! L’UE devient plus que généreuse en débloquant des fonds exceptionnels pour venir en aide aux plus fragiles de l’union. Cet argent sera remboursé par des taxes, évitant ainsi d’accabler ses membres avec de nouvelles dettes.

Parmi ces taxes, la commission propose par exemple une taxe carbone aux frontières de l’UE pour pénaliser les importations de produits issus d’usines polluantes. Mais également un impôt sur les grandes entreprises, peut-être même une taxe spécifique pour les sociétés numériques. Une UE qui mêle donc ses objectifs écologiques et économiques à ce plan de relance, qui n’est en aucun cas déconnecté de ses priorités.

C’est donc l’image d’une UE soucieuse de venir en aide à ses membres les plus accablés par la pandémie qui se dessine. Une UE qui se veut interventionniste après des années de politique d’austérité, une UE qui n’a pas peur de dépenser, une UE solidaire en somme.

Tous solidaires vraiment ?

Aider les plus démunis, certes c’est vertueux, mais qui va payer ? Les taxes ne séduisent pas les pays du nord ! Ceux qu’on appelle les « frugaux » ou encore les « radins ». Ceux qui se portent bien et qui en ont assez de cette union où ils payent plus qu’ils ne reçoivent. En somme, les riches de l’UE en ont assez de porter à bout de bras les plus démunis, qui ne se réforment pas assez vite et efficacement selon eux. Ce sont avec ces mêmes pays que Charles Michel, président du conseil européen doit composer.

Ce sont également des pays comme la France et l’Allemagne qui vont recevoir assez peu d’aide de ce plan de relance, et vont néanmoins devoir subvenir aux besoins des autres membres plus en détresse, tout en ayant pas les mêmes ressources que les pays nordiques.

Un carrefour pour l’UE

Alors que les Britanniques quittent l’UE, celle-ci fait face à une crise qui est à la fois destructrice mais également l’occasion de changer son fonctionnement. L’occasion de se reposer la question fondamentale, qu’attendons de l’UE ? Une UE économique, politique, social ? Un projet de paix qui suscite bien des tensions entre ses membres, c’est peut-être le moment de se mettre au clair, notamment sur notre capacité à former une véritable union.

Une union c’est un ensemble d’entités qui décident de se réunir et d’avancer main dans la main en se promettant une entraide mutuelle. Or, union signifie bien une agglomération de diverses entités. Et c’est bien cette diversité qui pose problème. En somme, ce sont toujours les plus riches qui vont aider les plus pauvres. Les plus privilégiés de l’union ne gagnent qu’une bonne conscience. Et cela ne semble pas suffire à ces pays qui critiquent une solidarité qui ne va que dans un sens. Les pays du nord de l’Europe viennent en aide aux pays de l’est et du sud de l’Europe, et l’on voit assez peu aujourd’hui comment la situation pourrait s’inverser.

C’est donc un moment important pour l’UE que ce plan de relance, qui incite à la solidarité dans une période difficile. Le 17 et le 18 juillet ce plan sera discuté par les membres de l’UE, pour savoir si l’on se serra les coudes pour sortir ensemble de la crise, et surtout si les pays du nord, accepteront, au nom de l’union, d’apporter leur précieuse aide.

Crédit photo : Claude Truong-Ngoc

Homemade : Netflix passe les commandes à 17 réalisateurs

Netflix nous présente “Homemade” (“Fait à la maison”), réalisé avec les moyens du bord, suite à la paralysie du Covid-19. Ce projet est composé de 17 courts-métrages de réalisateurs du monde entier et sert la cause des artistes marginalisés. 

“Chaque réalisateur a fait une chose complètement différente. […] Certains étaient très clairement des histoires personnelles et certains étaient plus narratifs, fantastiques ou drôles.” a expliqué Teresa Moneo, directrice des films originaux Netflix.  

Avec les moyens du bord, 17 réalisateurs du monde entier se sont mis au travail pour réaliser un court-métrage qui pourrait raconter leur quotidien confiné ou partir sur un sujet plus loin de la réalité.  

Une affiche hors du commun 

L’affiche présentée par la plateforme, en même temps que la bande-annonce du projet, est hors du commun. 

Kristen Stewart, Pablo Larrain, Maggie Gyllenhaal, Ana Lily Amirpour, Antonio Campos, David Mackenzie, Gurinderr Chadha, Johnny Ma, Nadine Labaki et Khaled Mouzanar, Naomi Kawase, Rachel Morrison, Paolo Sorrentino, Natalia Berestain, Sebastian Lelio, Rungana Nyoni, Sebastian Schipper et Ladj Ly ont, tous, participé à ce scénario plus qu’original au moment du confinement planétaire.  

Chacun a tourné dans un endroit différent du monde : Kristen Stewart est restée à Los Angeles, Paolo Sorrentino à Rome et Ladj Ly à Clichy et Montfermeil, en banlieue parisienne, les mêmes endroits où il avait réalisé Les Misérables, nommé dans la catégorie du « Meilleur film étranger » à la dernière cérémonie des Oscars. 

Ce projet peut inspirer les jeunes réalisateurs en herbe qui sont parfois découragés face à leur manque de moyens. Ces réalisateurs ont travaillé depuis chez eux, sans matériel, sans équipe.  

Des artistes solidaires

Homemade vise aussi à recueillir des fonds. Le 20 mars dernier, Netflix a créé un fond de soutien d’urgence afin de venir en aide aux artistes et techniciens de l’industrie à travers le monde, qui se sont retrouvés en difficulté financière pendant la pandémie de COVID-19. L’argent recueilli par ce projet aux 17 facettes sera donc utilisé pour aider ces artistes en difficulté.

La plateforme de streaming promet “Des histoires personnelles et émouvantes qui illustrent notre expérience individuelle et collective du confinement” à travers Homemade. À voir, dès le 30 juin, sur Netflix. 

StopCovid, le fiasco du gouvernement

Depuis son lancement, l’application de traçage de contacts qui a pour but de limiter la propagation du coronavirus montre une efficacité relative. Malgré un bilan mitigé, le gouvernement reste confiant sur son fonctionnement. 

Alors que l’épidémie de coronavirus refait surface dans certaines régions de France métropolitaine ainsi qu’en Guyane, le secrétaire d’État chargé du Numérique, Cédric O, a fait un point sur l’application StopCovid après 3 semaines de déploiement. Lancée le 2 juin dernier, StopCovid permet de prévenir les personnes qui ont été à proximité d’une personne testée positive au coronavirus, afin que celles-ci puissent être prises en charge le plus tôt possible. Mais voilà, tout n’est pas si rose. Moins d’un mois après son lancement, seulement 1,9 million de personnes ont téléchargé l’application sur iOS et Android, avec 1,8 million d’activations, soit plus de 2 % de la population.

Selon les chiffres du gouvernement, 460.000 personnes auraient également désinstallé l’application, soit près d’une personne sur quatre. Autre « déception », le nombre de notifications envoyées par StopCovid à des utilisateurs pour les alerter d’un contact prolongé avec un malade du Covid-19. Seulement 14 alertes ont ainsi été envoyées. 68 personnes se sont déclarées positives au coronavirus dans l’application qui ont permis de remonter un total de 205 autres utilisateurs. « On continue cette dernière semaine à avoir un rythme régulier d’enregistrements d’utilisateurs en hausse, avec près de 190.000 personnes. On constate aussi une évolution de la désinstallation, à hauteur de quelques dizaines de milliers par jour… Ce que nous expliquons probablement par la baisse de l’inquiétude relative à l’épidémie » a commenté Cédric O.

Afin de connaître la répartition sur le territoire et les méthodes d’utilisation, des enquêtes de terrain (sondages) seront réalisées dans toute la France dans les semaines à venir.

Cédric O, Secrétaire d’État en charge du numérique lors de la conférence de presse du 23 juin 2020 ©Rédaction CAQS

Un outil pour collecter des données ?

Ce faible taux de téléchargements et d’utilisations traduit la méfiance des français envers le partage de leurs données numériques. Dès le lancement de l’application, certains se sont dits retissants à l’idée d’informer l’État sur leur localisation et leurs contacts et ont donc boycotté StopCovid.

Il y a quelques jours, le chercheur en cybersécurité Gaëtan Leurent, de l’Inria, reprochait à l’application de collecter plus de données que prévues initialement. Dans les faits, l’application collecterait les identifiants de toutes les personnes rencontrées. Même si vous gardez une distance de plus d’un mètre et que vous restez pendant moins de 15 minutes à proximité. 

Lors de cette conférence, Cédric O s’est voulu rassurant. « L’application fonctionne de manière satisfaisante. Nous n’avons pas eu de problèmes de confidentialité et de vie privée. Toutes les craintes qui avaient pu se faire jour lors du développement de l’application : les craintes de fuites de données, de ré identification des personnes malades ou de leurs contacts n’ont pas été avérées à ce jour » a expliqué le ministre. Il a rappelé que l’application a obtenu de nombreuses validations dont celle de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) le 25 mai 2020. Des audits sont également en cours par la CNIL elle-même, qui devraient faire lumière sur cette histoire. 

À noter également que lors de conférence de presse, le secrétaire d’État chargé du Numérique a rappelé que « jusqu’au 2 juin l’État n’a pas déboursé un centime » pour Stop Covid contrairement à ses voisins européens. Le coût de l’application allemande Corona-Warn-App est estimé à 20 millions d’euros et 3,8 millions de livres sterlings pour la version britannique. Il a également abordé les coûts de fonctionnement de l’application pour les mois qui suivent. D’après les estimations du gouvernement, les dépenses d’hébergement, de maintenance et de développement s’élèvent à 100.000 euros par mois jusqu’en août 2020 puis 120.000 euros mensuels jusqu’en décembre 2020. Un montant qui « pourrait évoluer en cas de deuxième vague » précise Cédric O. 

Crédit photo à la une : Wikipedia

Le « monde d’après » chez les soignants

Burn-out, manque de personnel, manque de reconnaissance, faible salaire… Depuis des années, les soignants manifestent leur mécontentement pour faire améliorer leurs conditions de travail. Face au monde d’après (Post-Covid), les soignants seront-ils enfin entendus ?

Mardi 16 juin, les soignants ont manifesté pour la première fois depuis le déconfinement, toujours pour les mêmes raisons : leurs conditions de travail. Elles se sont vues détériorées au fur et à mesure du temps entraînant un mal-être généralisé pour les professionnels de santé. Des internes qui travaillent souvent entre 60 à 80 heures par semaine, des infirmiers et aides soignants en sous-effectifs qui courent dans les couloirs, qui n’ont parfois pas le temps d’aller aux toilettes ou de prendre leur pause repas, des ASH (Agent des services hospitaliers) avec toujours plus de responsabilités, mais sans aucune augmentation de salaire… L’hôpital public s’écroule, se transformant dangereusement en usine à soin et le monde de la santé s’essouffle.

Le Covid-19 a stoppé temporairement les manifestations des professionnels de la santé et du paramédical pour se concentrer sur l’urgence sanitaire. Au premier front, fidèles à leur poste, ils ont assuré les soins pendant le confinement. Le gouvernement a lancé le Ségur de la santé récemment, qu’en est-il de l’opinion des soignants sur leur propre avenir et le futur de la santé en France ? CAQS a pu interviewer différents soignants : Aude, aide-soignante, dans une clinique privée. Raphaëlle Jean Louis, infirmière, autrice de « diplôme délivré(e)» et réalisatrice. Claire, futur externe bientôt en 4ème année de médecine. Véronique, infirmière depuis 30 ans et Claire, infirmière depuis une dizaine d’années exerçant dans les DOM TOM. Nous leur avons demandé leurs avis sur le « monde d’après » Covid-19, pour les soignants, l’hôpital public et la santé. Entre espoirs et désillusions, voici leurs témoignages.

Des postes ont déjà été supprimés

Aude, aide-soignante, a d’abord été dans l’espoir avant d’être désabusée par la situation: « au début j’ai cru que le Covid-19 allait changer quelque chose, que ça allait changer la mentalité des gens, la mentalité du gouvernement, que ça allait bouger les choses.» En ajoutant que deux mois c’était trop court pour avoir un impact massif sur des changements au niveau gouvernemental, seul l’argent gouverne le monde. Cette aide-soignante a pu déjà s’apercevoir d’un retour en arrière depuis le déconfinement, des postes ont déjà été supprimés dans sa clinique privée : « l’équipe de jour s’est retrouvée avec des suppressions de poste. Les infirmières de jour se retrouvent maintenant à travailler une par étage ». Se retrouvant seules face à plus d’une dizaine voire une vingtaine de toilettes à enchaîner le matin.

Même constat pour Claire, infirmière dans les DOM TOM, pensant qu’il faut toujours continuer de se battre, mais ressent une certaine lassitude. En 12 ans de carrière, elle a vu les conditions de travail se détériorer : « déjà les hôpitaux sont manager, ce qui fait que le système de santé doit être absolument rentable, ce qui va à l’encontre d’une grande éthique, donc c’est très problématique ». Tout en précisant que cela va être compliqué pour les soignants d’obtenir quoi que ce soit. Selon elle, malgré la concertation qui a lieu dans la sphère médicale et paramédicale depuis presque un mois, la négociation reste complexe. Pour Aude, l’hôpital public pourrait peut-être évoluer, tout en restant sur le conditionnel, mais jamais le privé changera. La raison ? « L’argent».

« Bosse et tais-toi »

Le Segur de la santé a commencé le 25 mai, c’est une grande concertation, réunissant le monde de la santé et du médico-social afin de refonder le système de santé actuel. C’est à la mi-juillet que ce dernier prendra fin, des débats sur la revalorisation des rémunérations et des carrières sont en cours. De nombreux soignants sont sceptiques, méfiants de ce Segur de la santé. C’est le cas de Véronique, infirmière depuis plus de 30 ans : « je suis peu optimiste sur le fameux Ségur de la santé, car il n’y a pas vraiment de représentants de notre profession à ce dernier. Donc rien ne va sortir pour nous les infirmiers. Je suis en colère même sur ce manque de représentation. Mais je dis comme habitude, on pense à nous seulement quand on ne peut pas faire autrement, sinon c’est bosse et tais toi ».

Quand d’autres y voient une lueur d’espoir telle que Claire, bientôt en 4ème année de médecine : « Je pense et j’espère que suite à cette épidémie les conditions de travail seront meilleures. On a pu voir la détresse des soignants et du monde hospitalier actuel». Elle a espoir que le Segur aboutit à des changements positifs pour les professionnels de la santé et paramédical, bien qu’elle ne sera pas étonnée si rien ne se fait. Raphaëlle, infirmière engagée pour revaloriser les métiers des soignants et lutte pour améliorer les conditions de travail, ne se prononce pas sur le Segur de la santé, pour elle tout dépendra des décisions prises par le gouvernement, mais reste malgré tout optimiste et espère un changement de la part de l’État.

« On peut changer les choses »

Cependant, cette dernière demeure sceptique face à toutes les intentions liées aux soignants. Au départ, elle était touchée par les applaudissements à 20h, puis vain une incompréhension : « On n’est pas les seuls à avoir fait face à cette crise sanitaire, est-ce qu’on essaye de nous divertir, je me suis demandée si on essayait de nous duper à travers les applaudissements. Puis il est venu la fameuse prime de 1500 euros et cette médaille et là je me suis dit, applaudissements, médaille et maintenant les 1500 euros, c’est quoi au juste, désolée d’être familière, c’est une carotte, mais on n’est absolument pas dupe, ce n’est pas ça que l’on veut, donc on est encore aujourd’hui dans les rues et on continuera tant que ça n’avancera pas ». L’infirmière-réalisatrice insiste bien que les manifestations des soignants actuelles n’ont aucun rapport avec le Covid-19, car ces métiers là sont bouleversés depuis de nombreuses années avec des conditions de travail toujours plus difficiles, qui cause du tort autant pour les personnels soignants que pour les patients.

Depuis longtemps, les soignants n’ont cessé de manifester sans réel changement, leurs revendications restaient sous silence. Le Ségur de la santé sera-t-il à la hauteur de leur espérance ? En matière d’augmentation du personnel, de matériel, de revalorisation des carrières ou encore de revalorisation des salaires, à titre d’exemple, le salaire des infirmiers en France est en dessous de la moyenne européenne ainsi que les pays membres de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Mais pour Raphaëlle, il faut continuer à se battre et y croire : «par moments on se dit que ça va jamais changer, mais enfaîte non, il faut garder espoir et être positive, parce que je repense à d’autres combats qui ont eu lieu dans l’Histoire et je me dis qu’on a le pouvoir, donc on peut faire changer les choses ».

crédit de une : Raphaëlle Jean Louis

Premier League : un retour plus attendu que jamais

Arrêtée depuis environ 3 mois, la Premier League va pouvoir à son tour reprendre. Une longue pause dûe à la pandémie de Covid-19 qui a provoqué l’arrêt de tous les championnats de football. C’est une seconde partie de saison qui débute avec de gros enjeux sanitaire. Huis clos et tests réguliers seront de rigueur pour cette reprise en Angleterre.

C’est le 4ème grand championnat qui reprend ses droits après la Bundesliga en Allemagne, la Série A en Italie puis dernièrement la Liga en Espagne. Au programme demain pour le retour de la Premier League, Aston Villa – Sheffield United (19h) puis place aux poids lourds avec Manchester City – Arsenal (21h15), une grosse affiche qui promet du spectacle.

Nouveaux Enjeux

C’est une autre partie de saison qui commence avec de nouvelles règles à respecter et un protocole sanitaire très important à appliquer à la lettre. Comme dans les autres championnats, des tests réguliers seront effectués sur les joueurs pour vérifier leurs états de santé et éviter un quelconque problème. Un nouvel arrêt des compétitions ne serait sûrement pas une bonne chose pour l’économie du sport et pour l’organisme des joueurs.

Pas de masques pour les remplaçants et les réservistes, ils seront 9 sur le banc de touche et chaque équipe aura la possibilité d’effectuer 5 remplacements. Cette règle mise en place par le board, l’organe actuel qui fait évoluer les règles du jeu, a pour objectif de permettre aux organismes des joueurs d’être moins sollicité. C’est donc donner la possibilité aux joueurs de se remettre en jambes après trois mois hors des terrains. Ce dispositif est d’autant plus important car les 92 rencontres restantes devront être jouées en l’espace de 6 semaines. C’est un véritable marathon qui s’annonce pour les clubs anglais de première division.

Ce n’est pas tout, la distanciation sociale est toujours de rigueur. Lors de l’hymne national, par exemple, les joueurs devront être séparés d’une distance suffisante pour éviter une contamination. Cela signifie donc qu’il n’y aura pas de contact physique, et les bancs seront agrandis pour faire respecter les règles sanitaires. Dans le tunnel d’entrée comme sur le terrain, les joueurs devront aussi être séparés. L’utilisation du gel hydroalcoolique sera à utiliser avant et après les rencontres, de quoi éviter tout problème.

Le sacre de Liverpool ?

C’est difficile de penser que le titre échapperait aux mains des Reds cette saison. Ultra dominateur depuis le début de la saison avec 25 points d’avance sur son poursuivant et comptant qu’une seule défaite en championnat, le club de Jürgen Klopp pourrait remporter le 19ème titre de son histoire, une première depuis 30 ans. Ça pourrait arriver plus tôt que prévu, si Manchester City s’incline face à Arsenal ce mardi et si l’équipe de Sadio Mané gagne contre Everton dimanche. Le Graal leur appartiendrait alors pour de bon cette saison.

Mais derrière les 3 premiers du championnat, les places sont chères. En ce qui concerne la qualification pour la Ligue Des Champions et l’Europa League, la bataille est rude. Du 4ème au 8ème, on se bat. Chelsea (48 points), Manchester United (45 points), Wolverhampton (43 points), Sheffield United (43 points + 1 journée en moins), Tottenham (41 points) et pour finir Arsenal, peuvent encore prétendre à ces places. C’est une fin de championnat qui nous réserve encore de nombreuses surprises. Il faudra attendre le coup de sifflet final pour connaitre le dénouement de ses 38 journées disputées.

Crédit photo mise en avant : Stamford Bridge/ Paul Hudson

(Municicaqs #4) – Le Havre, Édouard Philippe en danger ?

Après Saint-Denis, Dijon et Nîmes, CAQS continue le tour des grandes villes françaises pour vous faire vivre les municipales ! Aujourd’hui, direction le premier port français de transport de conteneurs : Le Havre. Deux candidats s’affrontent au second tour : Edouard Philippe (LREM) et Jean-Paul Lecoq (gauche).

Obtenant 35, 88 % des voix au premier tour des élections municipales, le candidat de gauche Jean-Paul Lecoq confirme qu’il est bel et bien dans la course ! Face aux 43, 60% du premier ministre, pour certain la bataille est déjà jouée. Or, avec seulement 39,58 % de participation et donc une abstention record dû à l’épidémie du covid 19, le second tour pourrait bien rebattre les cartes …

Revenons ensemble sur les mesures phares de l’élection

Une troisième ligne de tramway ou les transports en commun gratuits ?

Jean-Paul Lecoq défend la gratuité des transports en communs : « ça change vraiment la vie dans une ville » explique t-il au débat avant le premier tour des élections. Il plaide une « gratuité dès le début [ du mandat ], le week-end, et aussi pour les classes, parce qu’on considère que les gamins dans les écoles ne doivent pas avoir la gratuité de transports que deux fois dans l’année, et, que vous soyez à l’école à Mont-Gaillard ou que vous soyez à l’école au centre-ville, vous devez pouvoir accéder à tous ce qu’offre la ville à travers le transport gratuit. »

La gratuité des transports en commun est une mesure séduisante. Elle faciliterait la mobilité pour les ménages les plus fragiles économiquement, donc un désenclavement de certain quartiers. Oui mais comment financer une telle mesure ?

Pour Edouard Philippe, « il y a fort à craindre que ça se traduise par des impôts ». La grande crainte de cette mesure est en effet une augmentation des impôts. Beaucoup n’y crois pas vraiment, comme par exemple Camille, étudiante havraise : « ça serait top des transports gratuits même si je pense que cela n’est pas vraiment possible mais ça pourrait être pas mal au vu des prix exorbitants qui peuvent en ressortir » .

Gaelle Caetano, deuxième sur la liste de Jean-Paul Lecoq, en interview pour nous, répond : « c’est la grande question ! Moi je ne peux pas vous dire on ne payera pas d’impôts complémentaires, je ne peux pas vous dire on ne touche pas aux impôts. Le but c’est que les impôts ne soient pas touchés concrètement, le but c’est que ce soit financé par des aides » […]  » on essaye de faire au mieux pour ne pas que les impôts soient augmentés mais on ne peut pas non plus savoir le financement de l’état ». Elle insiste sur le fait que les citoyens seront consultés, et qu’en cas de refus de payer plus d’impôts pour permettre la gratuité des transports en commun, la volonté des citoyens sera respectée. Est- ce qu’on peut penser que si les impôts augmentaient, le coût reviendrai à moins cher aux familles qui utilisent les transports en commun ? « Tout à fait. » nous répond madame Caetano.

Le premier ministre, en revanche, défend plutôt une tarification différente selon les revenus et les statuts des individus. Jeanne, étudiante havraise redoute ainsi un coup trop élevé des mesures de gratuité et préférerait une tarification différenciée: « Même si c’est souhaitable, il est difficile d’instaurer une gratuité totale, cela coûterait très cher à l’agglomération qui essaie déjà d’amortir le coût du tramway. Malgré tout, je pense qu’il est vraiment nécessaire d’instaurer une gratuité pour ceux qui en ont besoin et ont pour l’instant droit au demi-tarif ou à l’abonnement solidaire comme les ménages avec de faibles revenus, les étudiants… D’autant plus qu’ils vivent souvent dans les quartiers où le coût de la vie est le moins cher, les banlieues, donc ils sont plus reculés par rapport au centre de la ville, logiquement ils ont plus besoin de prendre les transports en communs. »

La rédaction du Monde propose un podcast intéressant pour se faire un avis sur le sujet :

Gratuité ou performance ? « Ce qui m’intéresse c’est de développer et d’améliorer la qualité du réseau » déclare le premier ministre. Selon lui, il est plus intéressant de construire une nouvelle ligne de tramway « parce que ça marche ». Il y a en effet, une hausse de la fréquentation du tramway et donc un désenclavement des quartiers désormais relié à la ville par le tramway. Pour Gaelle Caetano cette mesure doit être discutée avec les habitants. Et justement qu’en pense Camille et Jeanne ?

Le tramway havrais

Pour les deux étudiantes, c’est une dépense qui n’est pas nécessaire : « La troisième ligne de tram est une bonne idée, mais elle va coûter très cher alors que les deux lignes déjà existantes n’ont pas encore été rentabilisées et que cet argent pourrait être investi ailleurs, dans la gratuité des transports en commun par exemple. Le tram créerait une ligne plus directe, plus rapide, mais les bus et le TER relient déjà Montivilliers, l’hôpital Monod, les quartiers Sud et le stade Océane (qui sont les endroits par lesquels passeraient la troisième ligne) au centre de la ville. » déclare Jeanne. « Je pense que l’on peut se passer d’une troisième ligne de tram, on en a déjà deux qui font quand même pas mal d’arrêts » affirme Camille.

La santé

La pandémie du covid 19 met la question de la santé au premier plan. Qu’en penses nos deux candidats ?

Pour Jean-Paul Lecoq, il faut créer un centre de santé municipal avec médecins et professionnels de santé salariés par la ville, avec des antennes décentralisées ou mobiles sur les quartiers. Pourquoi des médecins salariés ? Parce qu’il considère qu’un grand nombre de jeunes médecins diplômés pourraient accepter d’exercer plus facilement s’ils étaient salariés, notamment des femmes qu’ils veulent faire de la médecine, gagner leur vie et avoir une vie à coté. Il faut défendre l’hôpital au près des autorités, selon lui. L’idée est également de palier au manque de médecins, non pas en demandant à des médecins retraités de revenir dans leur cabinet, mais bien en laissant la place à la jeunesse, rappelle Gaelle Caetano.

Edouard Philippe, insiste sur le formation de jeunes médecins au Havre et ce, dès la première année de médecine ! Plus des étudiants en médecine seront formés au Havre, plus il en restera pour exercer dans la ville selon lui. Autre mesure importante que le premier ministre souhaite mettre en place, la maison des aidants. Un lieu où les personnes qui aident un proche pourront trouver de l’aide et des solutions pour atténuer le poids de cette prise en charge.

L’écologie

Nos deux candidats reconnaissent qu’il y a urgence en matière écologique !

Le point noir par excellence de la ville : la décharge de Dollemard. Tandis que Jean-Paul Lecoq souhaite démanteler entièrement le tas de décombres de plus d’un kilomètre de long, Edouard Philippe est plus nuancé, en affirmant que sur cette verrue écologique se sont créés des écosystèmes .. et que la démanteler d’un coup risquerait non seulement de fragiliser la falaise ( non sans risques d’écroulement ), mais également de mettre en danger des espèces ayant trouvées refuge dans celle-ci. Néanmoins, les deux candidats estiment urgent d’agir sur ce point, pour éviter que les déchets soient, comme c’est le cas aujourd’hui, rejetés dans la mer. Pour ce qui est des mobilités douces et de la végétalisation, tous les deux proposent des mesures.

La décharge de Dollemard

Jean-Paul Lecoq et la proximité avec les citoyens :

La gauche entend bien rester à l’écoute des havrais et havraises. Toutes les mesures seront discutés, dans des conseils de quartiers, et via des référendums. Avec 60% de citoyens havrais sur sa liste, c’est une gauche qui prône la proximité avec l’habitant. Et ce n’est pas sans déplaire, car selon les deux étudiantes interrogées, la démocratie participative est encore bien faible au Havre : « Pour l’instant les conseils de quartier se réunissent une fois par an et partagent leurs demandes et remarques aux élus, mais ils n’ont pas de poids démocratique réel. La plupart des havrais ne savent sans doute pas qu’ils existent. Le fait d’instaurer des conseils plus actifs, plus représentatifs, et qui pourraient vraiment être impliqués démocratiquement dans les prises de décisions, permettrait sans doute que celles-ci soient plus en accord avec les attentes des havrais.» nous confie Jeanne.

Une large place semble être réservée à la parole des havrais dans le programme de monsieur Lecoq. Pourtant, une partie de la population ne risque-t-elle pas de ne pas participer à ces débats citoyens, aux prises de décision ? Gaelle Caetano nous répond que l’idée sera d’aller voir les gens, d’aller parler avec eux. Non pas les forcer à participer, mais leur faire connaitre la possibilité de participer à la mise en place de projets au Havre. Un Havre citoyen donc ! Des idées qui semblent d’autant plus séduisantes que la crise du coronavirus à mis en exergue le besoin de solidarité et d’écoute de la population.

Jean-Paul Lecoq à l’assemblée nationale en 2019 rappelle l’importance de la démocratie locale.

Edouard Philippe : un Havre plus attractif et plus dynamique !

Le Havre, une ville attractive ? « Le nombre d’étudiants est en hausse, mais il me semble qu’il s’agit surtout de havrais, ou de normands pour qui l’université du Havre est la fac la plus proche. Excepté l’ISEL et science po Asie, il n’y a pas de filière d’étude particulièrement attractive ou originale. On vient rarement de loin pour étudier au Havre. L’ambiance et le dynamisme étudiants de la ville ne sont donc pas très développés, il faut reconnaître que la ville n’a pas très bonne réputation, elle n’a pas une image attractive. » rapporte Jeanne. Pour Camille, Le Havre n’est pas une ville étudiante : « Je ne trouve pas spécialement [ que Le Havre soit une ville ] étudiante, enfin je ne pense pas directement à celle-ci quand je pense à une ville étudiante ! »

Pour palier à cela, Edouard Philippe et son équipe propose de faire passer le nombre d’étudiants de 13 000 à 15 000. Pour cela, ils souhaitent accueillir la future Université Régionale des Métiers et de l’Artisanat (URMA), achever la création du campus autour de la gare et des bassins, développer les formations en apprentissage, « qui sont souvent les meilleures façons d’accéder à l’emploi. »

Le premier port de conteneurs français ! Un port qui se situe sur l’Axe Seine et qui entend bien en profiter avec la fusion des établissements portuaire. Le développement de Port 2000. La filière éolienne en pleine expansion, où le premier ministre y prévoit la création d’une centaine d’emplois.

Le port du Havre et ses conteneurs

La crise sanitaire aura fortement marquée les esprits, y faisant apparaître de nouvelles craintes. La crise économique qui s’annonce pourrait pousser à voter plutôt pour le premier ministre. En revanche, les inquiétudes démocratiques et la volonté d’une plus grande proximité avec les autorités pourrait jouer en faveur du candidat du Havre citoyen. La mairie havraise n’est pas assurée pour Edouard Philippe malgré son avance au premier tour. Il s’est passé tant de choses entre le premier et le second tour que les résultats précédents sont susceptibles d’être profondément modifiés.

Pour revoir le débat avant le premier tour des élections municipales :

Crédit photo : ROLY0968 – Flickr.com

Réouverture des cinémas : les films à l’affiche

Depuis plus de trois mois, les salles de cinéma sont restées closes à cause du covid-19. Elles pourront rouvrir à partir du 22 juin prochain, mais quel programme attend les spectateurs ?

Festival de Cannes annulé, arrêt des tournages, salles de cinéma fermées depuis mi-mars… Le 7ème Art a beaucoup souffert de la crise sanitaire à cause de la pandémie du covid-19. Le 28 mai 2020, Édouard Philippe a annoncé la réouverture de tous les cinémas à partir du 22 juin prochain. Quant aux mesures sanitaires, elles ont été précisées par la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français). En outre, le port du masque ne sera pas obligatoire mais fortement recommandé, la capacité des salles sera réduite de 50 %, des places vides entre chaque spectateur… Malgré ces changements d’habitudes, les cinéphiles et amateurs du cinéma pourront à nouveau se retrouver dans les salles obscures, mais quels films seront au programme à partir du 22 juin ?

Les films diffusés durant la semaine de confinement, et retirés des salles subitement après quelques jours de sortie, pourront être à nouveau projetés fin juin. Une seconde chance pour ces films malchanceux, c’est le cas du biopic de Marie Curie, Radioactive, de Marjane Satrapi, la comédie/drame La Bonne épouse de Martin Provost, le drame biographique De Gaulle de Gabriel Le Bomin ou encore Une sirène à Paris de Mathias Malzieu. Des nouveaux films encore inconnus du public seront aussi à l’affiche. Voici la liste des 22 films qui sortiront dans deux semaines :

Le programme du 22 juin :

Invisible Man, genre : Horreur/thriller de Leigh Whannell avec Elisabeth Moss et Oliver Jackson-Cohen.

Cécilia Kass, interprétée par l’actrice héroïne de la série la servante écarlate, joue une jeune femme en couple ne supportant plus son copain richissime. À cause de ses pulsions de violences, elle décide de prendre la fuite en pleine nuit. Mais lorsque son petit ami décide de mettre fin à ses jours, Cécilia vit d’étrange coïncidence et a la sensation qu’il est toujours présent malgré sa mort.

De Gaulle, genre : drame biographique de Gabriel Le Bomin avec Lambert Wilson et Isabelle Carré.

Cinquante ans après la mort de l’ancien président de la République, ce drame biographique retrace les événements marquants du dirigeant et le combat contre l’Allemagne nazie. Notamment en 1940 lorsque la guerre est à son apogée, De Gaulle rejoignant Londres lançant son fameux appel du 18 juin à la radio sur les ondes de la BBC.

Radioactive, genre : drame/romance, biopic de Marjane Satrapi avec Rosamund Pike et Sam Riley.

Ce film relate la biographie de la célèbre scientifique Marie Curie. Qui à la fin du XIX siècle a dû s’imposer dans un univers très majoritairement masculin. Avec son époux, Pierre Curie, ils mènent tous deux des recherches scientifiques et découvrent deux nouveaux éléments qui vont révolutionner la science et leur vaut le Prix Nobel : le radium et le polonium.

La Bonne Épouse de Martin Provost avec Juliette Binoche et Noémie Lvovsky.

Paulette Van Der Beck gère d’une main de maître une école de ménagère afin d’apprendre à de jeunes filles à devenir de parfaites épouses. Tout se bouscule lorsque cette dernière se retrouve veuve et sans un sou, son institution s’en trouve menacée de fermeture et mai 68 qui débarque, cela risque de créer un vent de liberté.

Nous les chiens, genre : animation de Oh Seong-Yun et Lee Choonbaek.

Cette animation a été présentée au Festival du film d’Annecy en 2019. Le meilleur ami de l’homme se voit régulièrement abandonner par leur maître. Cette meute de chiens chassés, doit apprendre à survivre seule, en étant solidaire les uns avec les autres et à chercher une place dans ce monde malgré l’abandon.

Mon nom est clitoris, genre : Documentaire de Lisa Billuart Monet et Daphné Leblond.

Un film documentaire où des jeunes femmes parlent de la sexualité, de leurs histoires, de la masturbation sans complexe à visage découvert. Film féministe qui met les femmes à extérioriser les tabous les plus intimes.

Sont également à l’affiche :

Les documentaires : L’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché de Pamela B. Green, Visions chamaniques : territoires oubliés de David Paquin, Kongo de Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav, The Great Green Wall de Jared P. Scott, Si c’était de l’amour de Patric Chiha.

Plusieurs drames : Filles de joie de Anne Paulicevich, Mosquito de João Nuno Pinto, Une Sirène à Paris de Mathias Malzieu, Benni de Nora Fingscheidt, Un Fils de Mehdi M. Barsaoui, La Communion de Jan Komasa, Canción sin nombre de Melina León.

Pour les amateurs d’horreur : The Hunt de Craig Zobel et The Demon Inside de Pearry Reginald Teo.

Pour les enfants il y aura La Petite Taupe aime la nature, film d’animation de Zdenek Miler.

En thriller, L’Ombre de Staline de Agnieszka Holland.

En comédie : 3 étés de Sandra Kogut et pour finir un film déjà sortie en 1971, mais qui a été restauré Les Lèvres rouges de Harry Kumel.

Image mise en avant : Lois Pettini