« Into the Night », la première série belge de Netflix, vaut-elle le détour ?

La plateforme de streaming a lancé vendredi 1er mai, sa première série belge originale. L’histoire ? Un soleil qui tue, les passagers d’un avion qui le fuit… Mesdames et messieurs, veuillez attacher vos ceintures, le décollage pour « Into the Night » est imminent.

Cette fiction façon blockbuster international et au pitch accrocheur raconte la fuite effrénée d’une dizaine de personnages à bord d’un avion, qui tentent d’éviter les rayons d’un soleil devenu mortel. Un thriller dont le contre-la-montre apocalyptique dans les airs maintient le spectateur en haleine, mais qui fait également preuve de facilités scénaristiques…

« Tin tin tintin tiiiiiiiin », du suspens, en veux-tu ? En voilà !

Tou-doum ! La série démarre. Premier épisode, un inconnu déambule dans l’aéroport de Bruxelles, cherchant désespérément à prendre un vol vers l’ouest, peu importe la destination. Paniqué, il pénètre de force à bord d’un avion qui s’apprête à décoller pour Moscou. Selon lui, les rayons du soleil sont devenus mortels. Il ordonne aux passagers d’obéir en pointant une arme. Il veut que l’appareil s’en aille immédiatement, direction l’ouest, pour rester dans la zone terrestre nocturne. Into the Night vous attrape et ne vous lâche plus grâce à son rythme effréné, sa mise en scène redoutable d’efficacité et ses rebondissements dignes d’un film hollywoodien.

Que va-t-il se passer pour ces passagers pris au piège dans un Airbus, et visiblement coursés par un soleil sulfureux ? Cette série déjoue les pronostics en jouant la carte de la modestie et du divertissement à tout prix. Elle aurait sans aucun doute eu sa place sur une grande chaîne en prime-time. Mais justement, peut-elle prétendre à une autre fonction que celle de simplement divertir ?

Objectif divertissement

À première vue, « Into the Night » vaut le détour pour son suspens maitrisé et son scénario apocalyptique. On peut aussi se dire qu’une fois les enjeux posés, cette série manque de personnalité et ressemble à d’autres séries-thrillers à bord d’un avion comme Flight Plan avec Jodie Foster ou Non-Stop avec Liam Neeson. En choisissant un format de 6 épisodes de 40 minutes, c’est de toute évidence l’efficacité qui a été privilégiée, quitte à faire l’impasse sur la vraisemblance et l’écriture des personnages.

Alors oui, une introspection de chaque personnage est faite à chaque début d’épisode mais cela n’est peut-être pas suffisant. Le réalisme de la série peut aussi être remis en question. Évitez de trop vous casser la tête à chercher un sous-texte philosophique, politique, une étude sociologique et encore moins une vérité scientifique. La série s’impose en divertissement captivant où tout va à 100 à l’heure. Difficile d’en dire plus.

Les 5 séries de la semaine à regarder

Ennui, indécision ou ne pas savoir quoi faire, c’est le quotidien des francophones depuis le début du confinement. Un confinement qui dure, pour cela on vous conseille 5 séries pour cette semaine, classées par audiences.

1. The Witcher

Audience : 76 millions de téléspectateurs
Saison : 1
Diffuseur : Netflix
Résumé : Inspiré de la saga fantastique à succès, The Witcher est un conte épique portant sur le destin et la famille. C’est l’histoire du destin entrelacé de trois individus dans le vaste monde du Continent où humains, elfes, sorciers, gnomes et monstres se battent pour survivre et prospérer, et où le bien et le mal peinent à se différencier. (©AlloCiné)
Avis de la rédaction : Une série sympa à regarder. Pour un néophyte, n’ayant pas lu les livres et joué aux jeux vidéos, il manquerait des notions pour comprendre toute la série. C’est pourtant une bonne série fantaisie qui attire tous les yeux sur Netflix.

affiche de The Witcher ©Netflix

Note : 2.5 sur 5.

2. La Casa de Papel

Audience de la saison 3 (en 1 semaine) : 34,4 millions
Saisons : 4
Diffuseur : Netflix
Résumé de la saison 4 : Le Professeur pense que Lisbonne a été exécutée, Rio et Tokyo ont fait sauter un char d’assaut et Nairobi est entre la vie et la mort. La bande traverse l’une de ses périodes les plus difficiles, et la découverte d’un ennemi au sein de ses rangs mettra le casse en péril. (©AlloCiné)
Avis de la rédaction : La série à succès de Netflix entame sa quatrième saison depuis vendredi 3 avril 2020. La saison a fait carton plein sur le site américain. Beaucoup de rebondissements à chaque scène ! À voir absolument.

Affiche de la Casa de Papel pour la saison 4 ©Netflix

Note : 4.5 sur 5.

3. Grey’s Anatomy

Audience moyenne : 3,75 millions de téléspectateurs
Saisons : 16
Diffuseur : TF1/RTL-TVI/RTS
Résumé : Meredith Grey, fille d’une chirurgienne de renommée mondiale, débute son internat en médecine au sein du Seattle Grace Hospital sous le tutorat du docteur Miranda Bailey. Dans cet hôpital, la jeune femme fait la rencontre de Cristina Yang, George O’Malley, Izzie Stevens et Alex Karev, d’autres médecins internes avec lesquels elle nouera rapidement des liens. Pour devenir de grands médecins, ils devront résister à sept années de travail acharné et de stress intense. Toutefois, la vie de nos internes ne s’arrête pas à la médecine, et ils devront faire face quotidiennement à de nombreux défis personnels, dont certains pourraient bien avoir des conséquences sur leur vie professionnelle. Meredith en fait d’ailleurs très vite l’amère expérience lorsqu’elle s’aperçoit que l’homme avec qui elle a passé la nuit n’est autre que son supérieur hiérarchique, le docteur Derek Sheperd. (©AlloCiné)
Avis de la rédaction : C’est la première série médicale qui dépasse la série « Urgences ». 16 saisons au total qui montrent la réalité du personnel hospitalier. Une série qui nous plonge dans un quotidien haletant, triste ou joyeux. C’est l’une de nos séries préférées à la rédaction.

Grey’s Anatomy – http://www.flickr.com

Note : 4 sur 5.

4. Code Black

Audience : 2,1 millions de téléspectateurs
Saisons : 3
Diffuseur : M6/RTL-TVI/RTS Un
Résumé : Christa, Mario, Malaya et Angus commencent leur internat aux urgences de l’hôpital d’état de Los Angeles, où l’afflux de patients dépasse souvent les ressources à disposition, créant alors une situation connue sous le nom de « code noir ». Accueillis par Jesse Sallander, l’infirmier en chef surnommé « Maman », ils seront sous la supervision de la responsable en chef des internes, le Dr Leanne Rorish, dite « papa ». (©AlloCiné)
Avis de la rédaction : Une série qui montre la réalité des urgences de Los Angeles. C’est le centre d’urgence le plus souvent en tension aux États-Unis. Les spectateurs ressentent la pression des internes et des résidents. Même en étant pas médecin, on s’attache aux personnages et on peut s’amuser du fait que le personnage appelé « papa » est une femme et que celui appelé « maman » est un homme. Un inversement des rôles qui rend les urgences plus sympathiques à nos yeux.

Affiche de Code Black ©M6

Note : 3.5 sur 5.

5. Le Bureau des Légendes

Audience : 457 000 téléspectateurs
Saisons : 5
Diffuseur : Canal +
Résumé : JJA, le directeur de la sécurité interne, a repris la direction du Bureau des légendes pour y mettre de l’ordre tandis que Marie-Jeanne a préféré s’éloigner de Mortier et tester sa résistance au stress sur le terrain en Égypte.La DGSE va être secouée par les révélations dans la presse de l’exécution de Paul Lefebvre et du rôle qu’y ont joué la DGSE et la CIA. Ces fuites réveillent chez JJA de vieux démons qui décuplent sa paranoïa et inquiètent ses collaborateurs les plus proches, Sisteron et Ellenstein. Ses obsessions rejoignent celle d’un nouvel agent clandestin, Mille Sabords, qui tente d’approcher les services secrets saoudiens tout en enquêtant sur cette victime expiatoire qu’a été Paul Lefebvre. Autre victime collatérale de la disparition de Malotru : César, le geek de génie, infiltré auprès des meilleurs cyber-combattants du FSB qui préparent une opération de grande envergure. Au final, Malotru, mort ou vivant, ne cessera de confronter chacun à ses propres impasses, dans le Sinaï, à Jeddah, Phnom Penh, Moscou, Le Caire et… Paris, boulevard Mortier. (©AlloCiné)
Avis de la rédaction : Être au coeur des services d’espionnage, c’est ce que nous propose Le Bureau des Légendes. Scénario lent, cela peut être compliqué pour s’investir avec les personnages.

Note : 2 sur 5.

Legacies : le nouveau spin-off de Vampire Diaries

Après The Original, le premier Spin-Off de Vampire Diaries. Julie Plec et Kevin Williamson réalisent Legacies, un deuxième spin-off hérité en suite de Vampire Diaries. Ce nouveau spin-off est-il à la hauteur ?

Legacies raconte l’histoire de Hope Mikaelson, une « sorcière-vampire-loup-garou ». Elle serait la fille de Klaus Mikaelson, un des vampires originales présenté dans Vampire Diaries et dans The Original.

Hope va vivre des aventures qu’elle n’aurait pas pensé vivre dans sa vie. Elle, Lizzie et Josie Saltzman, les filles d’Alaric Saltzman, partiront à la recherche de Landon, un jeune humain qui semble coïncidé avec la venue de créatures, intéressées par un poignard très particulier. Les élèves de l’institut « Salvatore Boarding School for the Young & Gifted », vont devoir apprendre à utiliser leur pouvoir pour se défendre.

Une série Spin-off qui réjouit la critique. Julie Plec, qui est à l’origine de ce spin-off, a pris quelque liberté sur certains personnages. Certes, Klaus Mikaelson reste le vampire original cruel que l’on connait dans Vampire Diaries, mais Alarick Saltzman, directeur de l’institut, est à la base un chasseur de vampire et non pas un sorcier. De plus, Hope, n’aurait jamais pu exister dans Vampire Diaries puisque les hybrides étaient rares, mais un tribride était impossible.

Une prise de liberté qui plait au public

La saison 2 est déjà en cours aux États-Unis et au Canada alors que la France débute tout juste la saison 1. Une bonne idée pour les mordus de science fiction afin de passer les jours du confinement. Regardez les Vampire Diaries et Legacies en tant que suite de la série principale.

Le scepticisme peut être présent, mais la réalisation de cette série reste à la hauteur des deux autres. Julie Plec prouve encore une fois que son imagination et sa technique s’harmonisent à la perfection pour créer de nouvelles séries.