Décès de Christophe : une vie riche d’échecs et de succès

Hospitalisé depuis jeudi 26 mars dans un hôpital parisien, le chanteur Christophe est décédé ce jeudi 16 avril d’une maladie pulmonaire. Retour sur une carrière, riche d’échecs et de succès.

L’auteur des « Mots Bleus » ou « Aline » devait reprendre sa tournée. Ce jeudi 26 mars, il avait du mal à respirer. Les pompiers l’ont emmené à l’hôpital Cochin à Paris. Il a été ensuite transféré à Brest. Il est décédé jeudi soir. Sa fille Lucie à ses côtés. Le chanteur avait 74 ans.

Souffrant d’une insuffisance respiratoire, Daniel Bevilacqua, de son vrai nom, avait été hospitalisé dans un hôpital parisien depuis jeudi 26 mars pour le Covid-19. Son producteur de spectacles, Laurent Castanié, avait précisé à l’AFP, que « son état » était « stable » et qu’il était pourtant « très bien encadré et suivi par le personnel médical ».

Alain Bashung l’avait surnommé « le Gitan blond ». Né d’une mère couturière et d’un père entrepreneur de profession et séducteur invétéré, son enfance fut difficile. « La vie, chez moi, était difficilement supportable. Mon père était un séducteur, un tourne-coeur, toujours avec ses maîtresses. Ma mère souffrait horriblement. J’ai toujours eu du mal à en parler, mais elle a fait une tentative de suicide, son calvaire a duré longtemps, elle a bien dû faire toutes les maisons de repos de la région parisienne« , a-t-il expliqué à Télérama.

« J’étais un enfant à cran. Je fuguais beaucoup d’ailleurs. Mon père me déposait à la pension, j’attendais qu’il tourne les talons et je disparaissais pendant plusieurs jours. À 10 ans, j’étais marqué, je passais des nuits sans dormir à cause des cris de mes parents. Et j’étais repéré. À l’école, on me narguait, on m’appelait le Rital et on me parlait de ma mère. En banlieue, tout le monde sait ce qui se passe chez les autres. Et les gens ne sont pas très bienveillants« , s’est-il remémoré.

Une fois son service militaire passé, il entame une carrière de chanteur. En 1963, il enregistre son premier 45 tours, « Reviens Sophie », un échec. 2 ans après, il connaît son premier succès avec « Aline », au moins 400 000 ventes en France. En 1974, son cinquième album, « Les Mots bleus » concrétise son apogée.

Le dernier album du chanteur est sorti l’an dernier. « Christophe Etc. », volumes 1 et 2, deux albums de reprises de ses standards avec de nombreux artistes : Eddy Mitchell, Etienne Daho, Julien Doré, Pascal Obispo…

Pierre Bénichou, un journaliste qui avait la « Grosse Tête »

Acteur, journaliste, Pierre Bénichou portait plusieurs casquettes dans sa vie. L’annonce de sa mort a plongé le monde du journalisme dans une profonde tristesse.

Ce matin, RTL a annoncé la triste nouvelle : Pierre Bénichou est décédé cette nuit à l’âge de 82 ans. Celui qui faisait partie des « Grosses Têtes » sur RTL, s’est éteint dans son sommeil. « Il est mort à son domicile et son décès n’est en aucun cas lié au coronavirus », a précisé Antoine Bénichou, le fils du journaliste.

Pierre Bénichou est né le 1er mars 1938 à Oran, en Algérie. Il passera son enfance dans l’ancienne colonie française entourée de sa famille juive. Il immigrera en France en 1949, à l’âge de 11 ans. Après avoir fait sa scolarité au lycée Condorcet à Paris, le jeune Pierre s’inscrit à l’université de La Sorbonne qu’il délaisse plus tard pour entrer dans le monde du journalisme.

En 2012, Pierre Bénichou se marie avec Alix Dufaure, journaliste à « Marie-Claire ». Ils ont ensemble Antoine Bénichou. Pierre Bénichou devient aussi le beau-père de Vincent Lindon.

Ses débuts dans la presse écrite

Après avoir laissé tomber ses études à La Sorbonne, Pierre Bénichou rentre comme rédacteur à « Paris Jour » en 1959. Après deux ans dans la rédaction parisienne, il bascule à « Jours de France ».

C’est en 1978 qu’il est promu comme Rédacteur en chef du journal « Le Nouvel Obs ». Il sera directeur délégué de 1996 à 2005 avant de se retirer du journal.

Ses années de radio et de télé

En radio, il fait ses débuts avec Philippe Bouvard et l’émission « Les Grosses Têtes » sur RTL.

En 2000, il devient chroniqueur sur Europe 1 avec Laurent Ruquier. Il participe à plusieurs émissions télé et radio avec l’animateur, notamment l’émission « On va pas s’gêner ! ». Sa manière de parler avec son grain de voix inimitable séduit les auditeurs comme les téléspectateurs.

Il réintègre « Les grosses Têtes » avec Laurent Ruquier quand celui-ci intègre RTL. Il devient alors un pilier de l’émission. Toujours avec son franc-parler, Pierre Bénichou aimait rappeler ses surnoms durant les émissions : « Beau Pedro Roi du Tango » ou encore « Bob du Grand Huit ».

Les réactions d’hommage à Pierre Bénichou

Depuis ce matin, de nombreuses personnalités et journalistes postent des messages de soutien à la famille de Pierre. Des messages d’hommages, notamment sur Twitter. Françoise Laborde, Thomas Hervé, Régis Ravanna, Laurent Ruquier… tous rendent hommage à l’homme et au journaliste qu’il était.