Artemis Fowl : le film évènement sur Disney+

Prévu à l’origine pour une sortie dans les salles de cinéma le 27 mai 2020, le nouveau film Disney « Artemis Fowl » sort en exclusivité aujourd’hui sur la plateforme de streaming Disney+.

Si les fans de Disney attendaient la venue d’un nouveau héros à chérir, ils ne vont pas être déçus. Le nouveau film Artemis Fowl sort aujourd’hui en streaming sur la plateforme Disney +. Tout droit sortie d’un roman du célèbre écrivain irlandais Eoin Colfer, l’histoire nous emmène dans un monde d’aventure entremêlé de fantaisie comme Disney sait si bien le faire.

Après les remakes de plusieurs dessins animés Disney, tels que Le Roi Lion, Dumbo et Aladin en film, Disney nous offre aujourd’hui un tout nouveau film qui a des chances de faire fureur. Artemis Fowl s’inspire des deux premiers tomes déjà sortis en 2001 et 2002 d’une saga qui en comporte huit. Pour les lecteurs de ce best-seller, il y a de quoi se remémorer de bons souvenirs. 

Que raconte le film ? 

Le jeune richissime Artemis Fowl âgé de 12 ans, est le descendant d’une longue lignée de criminels. Si jeune et déjà doté d’une intelligence hors du commun, il s’apprête à combattre le peuple des Fées, des créatures mystérieuses et puissantes qui vivent dans un monde souterrain et qui pourraient être à l’origine de la disparition de son père deux ans plus tôt. Pour entreprendre et réussir ce combat, il va faire appel à sa force et à son ingéniosité diabolique. Il compte prendre en otage le capitaine Holly Short, une elfe réputée pour sa bravoure et l’échanger contre une rançon en or. Mais la commandante Root, chef du F.A.R.F.A.D.E.T (Forces Armées de Régulation et Fées Aériennes de Détection, le département de reconnaissance de la police des fées) veut venir en aide à Holly. La partie s’annonce plus compliquée que prévue. 

Contrairement aux héros qui veulent faire le bien, Artemis est cupide et manipulateur. Incarné par Ferdia Shaw pour la première fois à l’écran, c’est un petit génie du mal. Mais doté de beaucoup de qualité, il n’est pas si méchant qu’il en a l’air. 

Action, magie et aventure

La saga, en huit tomes, écrite par l’Irlandais Eoin Colfer a été un réel succès. Elle a été vendue à plus de 25 millions d’exemplaires dans le monde et traduite dans une quarantaine de langues. Ce roman est truffé de créatures légendaires, d’un peuple souterrain de fées, de nains et de gobelins, de gadgets technologiques de tous genres. Les romans de Colfer s’inspirent de l’univers folklore irlandais. La saga s’étend sur plusieurs années où l’on suit les aventures et mésaventures du jeune Artemis. 

C’est 19 ans plus tard que le réalisateur Kenneth Branagh, d’origine irlandaise, adapte le film Artemis Fowl. Mais il faut savoir qu’il a mis pas moins de quinze ans pour voir le jour. Ce film est un puits sans fin d’aventures, de terribles dangers, de défis, de magie et d’imagination. Le réalisateur a embauché des acteurs irlandais. Les sonorités de leur accent et leurs attitudes étaient essentielles pour être au plus proche du roman. Tourné en Irlande du Nord mais aussi au Royaume-Uni et au Vietnam, le film possède des décors et des effets visuels très impressionnants. 

Selon beaucoup de dires, Artemis Fowl pourrait faire de l’ombre au grand sorcier Harry Potter. En attendant, ce jeune intrépide peut bien devenir une star de l’écran. Pour la suite du film, le réalisateur Kenneth Branagh adorerait relever ce défi. Mais en attendant, les livres sont disponibles pour les plus curieux et les moins patients.  

Crédit : The Walt Disney Company / Nikon1803

Disneyland Paris, un flou total

Alors que l’été arrive peu à peu et les parcs d’attractions rouvrent à tour de rôle après le déconfinement, une question demeure… Quand est-ce que Disneyland Paris va rouvrir ses portes ?

La première destination touristique d’Europe avec plus de 15 millions de visiteurs en 2019, est fermée depuis le 13 mars dernier suite à la pandémie du Covid-19. La quasi-totalité des parcs de loisirs est autorisée à rouvrir depuis le 2 juin en zone verte. Ainsi, le Puy du Fou accueillera ses visiteurs le jeudi 11 juin 2020, à partir du samedi 13 juin 2020 ça sera le tour du Futuroscope, le 15 juin pour le parc d’Astérix, pour ne citer que ceux-là. Cependant, le complexe de loisirs situé en Seine-et-Marne est en zone orange. Le 28 juin dernier, Edouard Philippe, a précisé que les parcs de loisirs dans les zones classées orange ne rouvriront pas avant le 22 juin. Malgré cette annonce du Premier ministre, Disneyland Paris n’a toujours pas confirmé une date de réouverture et aujourd’hui toutes les hypothèses restent possibles. 

« Aucune information officielle »

Deux Cast Members (le nom utilisé pour dire « employé » en langage Disney) du célèbre parc de loisirs, ont bien voulu témoigner. Quentin, qui travaille en restauration depuis de nombreuses années et une employée en boutique qui a souhaité rester anonyme. Pour cette dernière : « À l’heure où je vous parle, nous n’avons reçu aucune information officielle au sujet de la réouverture. Disney a déjà commencé depuis quelques temps à installer des plexus au niveau des caisses et des marquages au sol ». Cette Cast Member a bien vécu son confinement et a eu régulièrement des communiqués de la part de la direction sur le réseau social interne. Mais une difficulté s’ajoute : « Le seul point noir quant à la réouverture du parc est de forcer tous les Cast Members opérationnels à effectuer les horaires adaptés et de passer à une semaine fixe. »

Les employés de Disneyland Paris, ont deux semaines fixes en temps normal, c’est-à-dire deux semaines dans leurs agendas qui ne changent pas, pour mieux organiser la vie privée. La troisième semaine est dite optionnelle, les horaires de travail peuvent éventuellement changer : « Certains syndicats essayent de négocier cette décision que nous trouvons injuste ». Pour Quentin, même constat en terme de flou au niveau du futur de l’entreprise : « Les futures organisations ? On ne les connaît pas. Comme dit plus haut nous n’avons aucune mesure qui a était donné actuellement et on ne sait pas comment cela va se passer ». Les deux employés ne sont donc pas plus au courant que la plupart des futurs visiteurs qui attendent patiemment le retour à la normale pour le parc. 

L’ouverture de Shanghai Disneyland le 11 mai

Disneyland Paris est toujours fermé au public à l’heure actuelle, mais d’autres parcs Disney dans le monde ont ouvert leurs portes, c’est le cas de Shanghai Disney. Depuis le 11 mai dernier, les premiers visiteurs depuis le confinement, ont pu réintégrer les lieux magiques. Des changements stricts ont été opérés, pouvant laisser présager une éventuelle organisation similaire pour Disneyland Paris. À Shanghai Disneyland, la capacité d’accueil a été limitée drastiquement, le parc fonctionne à 30% de sa capacité, passant de 80 000 visiteurs à 24 000 par jour. Pour les futurs visiteurs, il faut réserver son jour de visite à l’avance, bien entendu le port du masque est obligatoire et la prise de température s’impose. Afin de respecter au mieux les distances de sécurité, des marquages au sol ont pris place dans les files d’attente. Les personnages aussi doivent éviter de trop s’approcher des visiteurs pour assurer la sécurité de chacun. 

Face à cette ouverture, on ne peut que s’attendre à une potentielle ouverture du parc Disneyland Paris cet été. Sur le site, les achats des billets sont possibles à partir du 15 juillet 2020, nous ignorons actuellement si cela signifie une piste quant à son ouverture. Une chose est sûre, Disneyland Paris est en plein travail pour rouvrir ses portes et sûrement dans les semaines à venir.

Image mise en avant : Pixabay

La Petite Sirène sort la tête de l’eau

La nouvelle plateforme de streaming Peacock a annoncé vendredi dernier, une série comique nommée Washed Up. Elle arrive 15 ans après l’histoire originale de La Petite Sirène.

La plateforme de streaming de NBC a annoncé vendredi une série originale inspirée du conte d’Hans Christian Andersen (auteur du roman qui a inspiré le film). Washed Up (qui signifie littéralement « échouée ») sera réalisée par les créateurs de Jane The Virgin. Quinze ans après, les réalisateurs s’appuient sur un ton comique pour adapter la nouvelle série. S’éloignant donc de la version classique et de celle de Disney, le synopsis, dévoilé sur le site internet américain Deadline, propose un scénario sur « une humaine de base ».

Une comédie à la Desperate Housewives

Avec une alternative au « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », la série racontera la désillusion de l’ex sirène, piégée dans son mariage raté. Oubliez donc les histoires fantastiques d’humaine à queue-de-poisson, au moins pour les premiers épisodes. Un scénario a l’allure un peu déprimante, qui virera à un scénario actif, par la suite. Après la mort de son père, l’héroïne se lancera à la poursuite de traîtres pour sauver le monde sous-marin, mais pourchassera aussi les humains. La série sera donc un mélange de comédie et d’action, assez éloignée de l’œuvre dont elle emprunte les personnages. Cependant, plusieurs internautes ont pointé du doigt le fait qu’il ne pouvait pas y avoir de « suite » au conte d’Andersen étant donné que la petite sirène mourrait à la fin du conte. Malgré leur volonté de se rapprocher de l’histoire originale, les producteurs et réalisateurs n’ont pas changé la fin du dessin animé.

Un casting encore à découvrir

Si on sait déjà que cette suite du conte sera réalisée par Gracie Glassmeyer, scénariste de la série comique Jane The Virgin, il est encore trop tôt pour annoncer un casting. D’autant plus que le choix de Disney pour incarner Ariel, Halle Bailey, avait créé la polémique à cause de sa couleur de peau. Les fans mécontents pourraient donc bien se tourner vers un casting plus « classique » de leur sirène. Aucune date de diffusion n’est prévue. La nouvelle plateforme Peacock, concurrente de Disney + dès le 15 juillet, a compris l’attrait des spectateurs pour les adaptations. Elle espère attirer les fans comme les déçus avec cette alternative comique à la fin heureuse classique.

Star Wars : The Mandalorian, un space western épique

Les aventures de Jango et Boba Fett racontaient les péripéties des deux chasseurs de primes les plus célèbres de la galaxie. Ils laissent aujourd’hui place au nouveau héros, un Mandalorien surnommé Mando. C’est un tueur à gages, plutôt solitaire et personnage culte. L’intrigue nous envoie après la chute de l’Empire et avant la naissance du Premier Ordre (5 ans après Le Retour du Jedi et 25 ans avant Le Réveil de la Force). La série suit le mercenaire, qui appartient à une confrérie (la Guilde) dans les confins de la galaxie loin de l’autorité de La Nouvelle République. Pas de nom ni de visage pour le héros précédé par sa réputation.

Dans ce monde, le métier de chasseurs de primes ne paye plus. Le Mandalorien accepte un contrat non officiel avec une prime conséquente à la clé. Son objectif : retrouver et ramener un être de 50 ans. Malgré cet âge, Mando découvre que l’être en question n’est autre qu’un enfant, de la même espèce que Yoda, pouvant vivre plusieurs siècles. Disney+ nous propose huit épisodes, au travers desquels la figure héroïque du personnage questionne le sens de la justice accordée par ses actes. L’équilibre et la paix, recherchés par Mando, brisent la linéarité manichéenne tant présente dans l’univers Star Wars.

The Mandalorian

Jon Favreau – qui réalise et scénarise l’oeuvre aux côtés de Dave Filoni, Kathleen Kennedy et Colin Wilson – a souhaité induire une ambiguïté à la moralité de la série en dépassant la frontière entre le bien et le mal. La personne se retrouve alors centrée dans cette séparation. Si le mercenaire cherche par ses missions, un intérêt purement lucratif, une quête initiatique semble se dégager au fur et à mesure des épisodes. L’empathie pour un personnage aussi énigmatique que familier, laisse perplexe le spectateur. Une part de mystère accordée aux codes du héros qui semble avoir son importance mais qui questionne également sur la direction que va prendre la série. Bien qu’elle soit une réussite sur de nombreux points, notamment esthétique, il est espéré que la saison 2 réponde à de nombreuses interrogations laissées en suspens. Même si le destin de l’enfant « Yoda » semble dessiné, on s’attend à une fin touchante et tout aussi jubilatoire que les épisodes de la première saison.

Du Star Wars sans être du Star Wars et loin des codes du cinéma actuel, The Mandolorian se concentre sur l’intrigue et sur les personnages dans un décor à couper le souffle produit grâce à la nouvelle technologie du « StageCraft ».

Une production ambitieuse au même niveau que son casting qui rassemble Pedro Pascal dans le rôle-titre, Gina Carano, Carl Weathers, Ming-Na Wen et Taika Waititi. La série est disponible depuis le 31 mars 2020, date du lancement de la plateforme en France. Difficile d’échapper à l’intrigue et aux personnages, partout sur les réseaux, alors pourquoi pas se lancer ?

En Avant : Disney fait un flop

En Avant est sorti le 4 mars dernier au cinéma. Malgré sa publicité désastreuse, voire inexistante, de la part de Disney, il évoque des thèmes très chers aux studios Pixar et omniprésents dans leurs précédentes réalisations.

La sortie d’un nouveau film Pixar est toujours présentée comme un événement par les studios Disney. Ils ne manquent pas de monopoliser l’espace publicitaire, que ce soit à la télévision, sur des affiches ou sur Internet pour promouvoir un nouveau « classique d’animation » avant même sa sortie. Mais ce ne fût pas le cas pour En Avant. Bien sûr, il est arrivé à certains fans de voir des publicités ciblées sur Internet ou quelques bandes-annonces avant une vidéo YouTube. Cela n’égale toujours pas le potentiel médiatique du premier film original des studios Pixar depuis Coco, il y a 3 ans.

Ce manque de communication énorme et peu compréhensible a fortement impacté le box-office. En Avant n’a pu être projeté que deux semaines avant que la pandémie de COVID-19 oblige les cinémas à fermer leurs portes. Cependant, sur la même période de temps, Coco avait attiré deux fois plus qu’En Avant (609 438 pour En Avant contre 1 635 348 pour Coco).

Un vrai bon Pixar

Comment expliquer cet échec médiatique répercuté sur le box-office ? Certainement pas, de mon point de vue, par la qualité du film. En Avant, est un très bon Pixar, qui suit la recette pour nous faire pleurer, rire et rêver dans le même film. Il nous raconte l’histoire de deux frères qui souhaitent revoir leur père décédé pendant un jour. Ils vont pour cela devoir apprendre à utiliser la magie dans un monde où elle a été remplacée par la technologie. La quête qu’ils vont entreprendre fait souvent référence à des classiques de l’heroic fantasy comme Donjons et Dragons ou même Le Seigneur des Anneaux. Ces petites références ne manqueront pas de ravir les connaisseurs, tout en restant assez discrètes pour un public non-initié.

Les thèmes abordés sont ceux que Pixar affectionne, c’est-à-dire la famille et le passage à l’âge adulte. Il a aussi un rapport à la mort et au deuil caractéristique du studio. L’amour des deux frères est réellement touchant et rappellera leur situation aux fratries. Si le film est très émouvant, notamment sur les passages liés au père, il arrive à être drôle. En plus de toutes ces qualités internes au film, deux noms de stars hollywoodiennes trônent sur l’affiche américaine : Tom Holland et Chris Pratt dans les rôles principaux. Des noms qui auraient dû attirer l’attention ou au moins la curiosité des spectateurs. De l’émotion, de l’amour, des personnages attachants et un univers unique et beau visuellement, pourquoi le film n’est-il pas le succès qu’on pouvait attendre ?

Les raisons du flop

Le film a quelques défauts.  L’aspect de la double lecture (enfants et adultes) n’est pas autant exploité que dans les autres Pixar, ce qui le rend un peu moins intéressant pour un public adulte. Les thèmes sont abordés de manière trop superficielle pour y voir de réelles comparaisons qui pourraient plaire à ce public plus mature, en plus des blagues souvent trop téléphonées et enfantines. L’aspect visuel du film est également en décalage avec ce qu’a l’habitude de présenter Pixar. Le design des personnages et de l’univers est inédit et peut rebuter. Cela peut être lié à la démission de John Lasseter, animateur légendaire du studio, avant le début du développement du film.

Malgré ces défauts, En Avant ne méritait pas le véritable désert médiatique dont il a été victime. Les raisons officielles de ce manque de publicité n’ont pas été évoquées par Disney mais plusieurs théories peuvent être mises en avant. Le film sort quelques mois seulement après l’énorme carton et incroyable box-office qu’ont fait les suites de La Reine des Neiges et Toy Story. Les spectateurs sont, malheureusement pour les nouvelles idées, plus attirés par une suite d’un film bien connue que par un univers inédit. Pixar devait aussi diffuser un autre film en juin 2020, Soul, qui a bénéficié d’un peu plus de publicité. Disney a laissé tomber En Avant comme un cheveu sur la soupe en début d’année.

En plus de cela, le film sort en pleine crise du covid-19. Cette crise a d’abord fait peur aux spectateurs, qui ne voulaient pas risquer de se contaminer en allant dans les salles obscures. Puis, suite à plusieurs décisions gouvernementales à travers le monde, les cinémas ont été fermés définitivement. En France, cela n’a laissé à En Avant, que deux semaines pour essayer de convaincre le public. Pour pallier cette fermeture, Disney a décidé de mettre le film sur sa plateforme de streaming Disney + seulement un mois après sa sortie en salle et a donné son accord à des plateformes d’achat digital (telles que YouTube ou Google Play Store) pour vendre ou louer le film. Étant donné que les salles de cinéma ne savent pas quand elles rouvriront leurs portes, En Avant ne sait pas s’il reviendra à l’affiche. Dans les deux cas, essayez de le voir pour ressentir l’émotion d’un vrai bon Pixar.