Gareth Bale : la descente aux enfers

Sur le déclin depuis de nombreux mois, le joueur du Real Madrid serait, selon plusieurs rumeurs, sur les tablettes d’équipes en MLS et en ligue chinoise. Transféré pour environ 101 millions d’euros en 2013, son transfert était, à l’époque, le plus cher de l’histoire du foot. À l’heure actuelle, nombreuses sont les interrogations concernant son avenir.

Gareth Bale est très médiatisé ces derniers temps. Le joueur fait plus parler de lui hors terrain qu’autre chose. Cette saison, il a inscrit 3 buts en 18 rencontres. Ses résultats rendent sa situation plus que compromise. Etant donné des prestations salariales très élevées, les dirigeants madrilènes sont dans l’obligation de le conserver malgré une forte volonté de s’en séparer. En raison de la crise économique causée par la pandémie de Covid-19, le club ne poussera aucun joueur à quitter ses rangs, ce qui laisse le temps à Gareth Bale de souffler et de rester au club jusqu’à l’expiration de son contrat en juin 2022, comme souhaité par le Gallois.

« Il a un mode de vie très agréable » déclare son agent Jonathan Bennett à la BBC, « je ne vois pas pourquoi il ne terminerait pas sa carrière à Madrid. Revenir jouer en Premier League serait incroyable, une grande chose. Mais je ne pense pas qu’il veuille le faire pour le moment. Il est très heureux de jouer au Real ».

Là où tout a basculé

Le joueur gallois qui aura 31 ans le 16 juillet n’a pas été transféré dans l’un des meilleurs clubs au monde par hasard. Arrivé à Southampton en 2005, il dispute son premier match le 17 avril 2006 avec le club anglais, alors âgé de 16 ans et neuf mois, le défenseur gauche de formation devient le deuxième plus jeune joueur à évoluer en équipe première derrière Théo Walcott (16 ans et 143 jours). Très talentueux, les Spurs de Tottenham font des pieds et des mains pour s’arracher le jeune de Southampton. En 2007, il rejoint le club de Londres pour un transfert évalué à 10 millions de livre.

« Je voulais réellement jouer en Premiership. C’était très important pour moi et c’est une fantastique opportunité. Je suis très excité de venir jouer dans un aussi grand club que les Spurs » explique l’intéressé.

Alors que l’équipe se trouve en deuxième division anglaise, il est titulaire dès le début de la saison mais les résultats décevants s’enchainent et une blessure au pied droit clôture un début de saison en dents de scie. Remis sur pied, ses performances lui permettront de figurer parmi les meilleurs joueurs de Premier League de la saison 2009-2010. C’est à partir de ses résultats que l’entraineur Harry Redknapp décide de lui donner un rôle plus offensif, le joueur change de poste et passe de latéral gauche et à ailier gauche, coaching gagnant car la saison suivante, il est l’un des principaux artisans de la qualification de son équipe pour la Ligue des Champions 2010. De 2007 à 2013, Gareth Bale aura reçu plusieurs récompenses, comme le titre de meilleur joueur de Premier League en 2011 et apparaît dans l’équipe de l’année de l’UEFA la même année. Seul, il poussera son équipe à réussir de très belle performance et terminera sa dernière saison avec 26 buts toutes compétitions confondues dont 21 en championnat. Les récompenses de meilleurs joueurs de la saison et meilleur jeune joueur de la saison 2012-2013 symboliseront un passage flamboyant de l’ailier chez les Spurs.

Transfert le plus cher de l’histoire

Le 1er septembre 2013, Gareth Bale signe un contrat de six ans avec le géant Real Madrid pour une somme astronomique de 101 millions d’euros, c’est le transfert le plus cher de l’histoire du football. Dès le premier match, il inscrit son tout premier but contre Villarreal et démontre des qualités physiques et techniques impressionnantes. En l’absence de Cristiano Ronaldo, il brille et pousse vers l’avant le club madrilène. Carlos Ancelotti annonce alors que son intégration est terminée, même si les fans l’avaient déjà remarqué par ses performances. En remportant la Copa Del Rey en 2013, il démontre des qualités athlétiques impressionnantes grâces à des sprints explosifs décourageant souvent les défenseurs, il deviendra d’ailleurs le joueur le plus rapide en atteignant 36,9 km/h en plein match en septembre 2017.

Avec de telles performances, la Ligue des champions est pour lui le moyen de prouver au monde entier que c’est un grand joueur. Et on peut dire qu’il apprécie les finales. En 2014, il inscrit un but contre l’Atlético Madrid. En 2016 contre le même adversaire, il délivre une passe décisive et inscrit son tir au but. La saison suivante, les choses se compliquent, Gareth Bale enchainent les blessures et sera éloigné des terrains pendant plusieurs mois. Les critiques commencent à peser sur le joueur qui subit la fine marge d’erreur que les supporteurs de la « Casa Blanca » laissent à ses joueurs. En 2018, il va faire taire les critiques en réalisant une des plus grosses finales de sa carrière. Lors de cette rencontre contre Liverpool, il rentre en cours de jeu peu après la mi-temps et inscrit un doublé qui scelle le destin du match. D’abord, avec un retourné acrobatique puis d’une frappe à longue distance mal réceptionnée par le gardien Loris Karius. Pour conclure cette soirée, il sera élu homme du match. Depuis, il n’a joué que très peu de matchs et ses prestations ne sont plus celles d’avant, on espère cependant qu’il aura l’occasion de montrer qu’il peut encore jouer au foot au plus haut niveau.

(Crédit photo mise en avant/ Gareth Bale/Anish Morarji) 

Lucas Ocampos : une ascension fulgurante

C’était la reprise de la ligue espagnole de football ce jeudi, ce que l’on peut déjà dire, c’est que Séville et Lucas Ocampos n’ont pas manqué au rendez-vous. Auteur d’un but et d’une passe décisive, il a été l’élément-clé de la victoire 2-0 de son équipe. L’Argentin brille et attire l’attention des grands clubs comme le FC Barcelone ou le Real Madrid qui s’y intéresseraient de près. C’est l’occasion de faire un tour sur l’ascension de l’ancien ailier de Marseille.

Avant l’interruption de la compétition due au Covid-19, le joueur argentin en était déjà à 10 buts et 2 passes décisives en championnat. La « trêve » ne l’a apparemment pas atteint sur ses performances et il montre qu’il est le joueur à suivre en cette fin de saison : « Revenir sur les terrains était une bonne chose, mais revenir de cette façon, je n’ai même pas les mots. La semaine a été difficile car j’ai été touché physiquement, mais je suis content d’avoir joué et marqué dans un derby, c’est vraiment unique (…) Trouver le chemin des filets dans un derby, c’est toujours quelque chose de spécial » explique le natif de Quilmes.

Les grands clubs aux aguets

Avec de telles performances, les grands clubs européens commencent à s’y intéresser de très près, le Real Madrid est l’un des clubs qui auraient le joueur dans le viseur. Dans un entretien donné à la radio Planeta 947, il explique qu’il aimerait bien sûr jouer dans l’une de ces grandes équipes : « l’autre jour, nous avons discuté avec ma femme. Nous avons ouvert le journal et avons vu que le Real Madrid me voulait (…) ce sont des choses qui me motivent beaucoup. Le plus grand souhait d’un joueur est de jouer dans ses clubs » déclare-t-il. Florentino Pérez, actuel président du club Merenge, serait prêt à inclure des joueurs dans l’opération pour faire baisser le coût du transfert. On peut penser au latéral gauche Sergio Réguilón, actuellement prêté à Séville ou encore à l’ancien Lyonnais Mariano Diaz.

Le club madrilène n’est évidemment pas le seul à vouloir le recruter, le Borussia Dortmund, le Bayern Munich ou encore Manchester United sont prêt à agir pour s’offrir les services de l’ancien Marseillais. Lié au club andalou jusqu’en 2024, il faudrait débourser les 70 millions de sa clause libératoire pour espérer un transfert du joueur de 25 ans.

Marseille, Monaco puis Séville

Lucas Ocampos revient de loin. Après avoir quitté le championnat argentin en 2012, il rejoint alors les rangs de l’AS Monaco. Prêté à plusieurs reprises à Marseille, au Milan ou encore à Genoa, il vient finalement se stabiliser du côté du club phocéen en juin 2017.  Il réalise alors une saison sensationnelle et permet à l’Olympique de Marseille de réaliser un parcours flamboyant en Europa League et d’atteindre la finale avant de s’incliner lourdement contre l’Atlético Madrid 3-0.

Apprécié par tous les Marseillais et considéré comme un guerrier sur le terrain, il quitte la 2ème plus grande ville de France et prend la direction de l’Espagne. Pour 15 millions d’euros, il rejoint le FC Séville  dirigé par Julen Lopetegui, ancien coach du Real Madrid le 3 juillet 2019. Il va très vite devenir un élément indispensable au sein de l’effectif andalou. Plus fort que jamais, son avenir ne peut qu’évoquer de bonnes prévisions en vue de ses bonnes performances et des belles offres proposées à son égard, reste à savoir qui va viser dans le mille pour s’offrir le « guerrier argentin ».

(crédit photo mise en avant / Monaco contre le Zénith / Kirill Venediktov)

Les 5 grandes dates du Barça de Valverde

Le FC Barcelone s’est séparé lundi soir de son entraineur, Ernesto Valverde, qui dirigeait l’équipe espagnole depuis 2017. Un limogeage attendu qui répond aux nombreux échecs du technicien espagnol sur le banc des Blaugranas. Entre titres et désillusions, retour sur les cinq grands moments du club catalan sous l’ère Valverde.

Après deux saisons et demi passées en Catalogne, l’ancien international espagnol fait ses valises et quitte le FC Barcelone. Avec quatre trophées remportés depuis 2017, Ernesto Valverde a montré qu’il savait faire gagner le Barça, mais le paradoxe de la Ligue des Champions et le début de saison mitigé des Barcelonais n’ont pas joué en sa faveur.

Première saison, première désillusion

À peine arrivé en Catalogne, Valverde doit déjà supporter la pression de la Ligue des Champions. Un grand chantier l’attend : redonner au FC Barcelone, sa grandeur dans la compétition européenne, après deux années de règne du Real Madrid. Pour son entrée en lice, les Blaugranas s’imposent 3-0 contre la Juventus de Turin. Au terme de la phase de poules, les coéquipiers de Lionel Messi terminent en tête de leur groupe avec quatre victoires et deux matchs nuls.

Après une première phase parfaitement maitrisée, le Barça inquiète en ne parvenant pas à s’imposer contre Chelsea durant les huitièmes de finale aller (1-1). Ils se rattrapent au match retour en surclassant les Anglais (3-0) au Camp Nou. Lors des quarts de finale aller, les Barcelonais s’imposent sans trembler 4-1 contre l’AS Rome, la qualification est alors quasiment acquise. Le 10 avril 2018, les Romains font sensation en éliminant les hommes de Valverde 3-0 grâce à d’excellents De Rossi et Manolas. Les Catalans échouent pour la troisième saison d’affilée aux portes du dernier carré, et laissent filer la victoire finale au Real Madrid de Zidane. Les premiers doutes se font ressentir sur le banc barcelonais.

L’entraineur espagnol durant la défaite face à l’AS Rome (Getty Images)

Un premier titre en Coupe d’Espagne

Pour sa première saison sur le banc blaugrana, Ernesto Valverde s’adjuge la première Coupe d’Espagne de sa carrière d’entraineur après avoir échoué en 2015 aux côtés de l’Athletic Bilbao. Suite aux victoires successives contre le Real Murcie, le Celta Vigo puis l’Espanyol Barcelone dans un double derby plein de suspens (2-1 sur les deux matchs confondus), les Barcelonais ne tremblent pas face à Valence (3-0 matchs cumulés) et se qualifient pour la finale face au FC Séville. Le 21 avril 2018, le Barça ne fait qu’une bouchée de ses adversaires (5-0) et conserve son titre dans la compétition. De quoi se consoler après la claque reçue en Ligue des Champions.

Le premier titre de Ernesto Valverde avec la Copa del Rey 2018 (AFP)

Le doublé Coupe-Championnat

Une semaine après son premier titre en Coupe d’Espagne, Ernesto Valverde mène ses joueurs vers un doublé Coupe-Championnat en cas de victoire face au Deportivo La Corogne. Deux jours avant, le capitaine Andrés Iniesta annonce son départ du club, après seize saisons passées en équipe première. Le FC Barcelone veut lui rendre hommage et s’impose 4-2 dans cette 35ème journée de Liga. Ils deviennent officiellement champions d’Espagne pour la 25ème fois. Valverde réalise seulement le huitième doublé Coupe-Championnat de l’histoire après 1952, 1953, 1959, 1998, 2009, 2015 et 2016. Le technicien espagnol remporte son premier titre en Liga, lui qui n’avait jamais fait mieux que quatrième (2014 avec Bilbao).

Valverde posant avec les deux trophées remportés durant la saison 2017-2018 (Twitter FC Barcelona)

Un dernier titre en Liga

Après une saison 2017-2018 maîtrisée dans le championnat espagnol, le FC Barcelone compte bien conserver son titre une deuxième année consécutive. Les Barcelonais ne se font que rarement peur durant la compétition et s’adjugent un nouveau titre national le 27 avril 2019, après une victoire contre Levante (1-0). Le Barça réalise un record en terminant la saison avec dix-neuf points d’avance sur leur éternel rival, le Real Madrid (3ème du classement). Avec deux classicos remportés, vingt-six victoires, neuf matchs nuls et seulement trois défaites, Ernesto Valverde agrandit son palmarès d’entraineur d’un deuxième trophée en Liga. Un sans-faute dans le championnat espagnol jusqu’ici.

Ernesto Valverde avec le trophée de la Liga 2018/2019

L’histoire se répète en Ligue des Champions

La saison 2018-2019 doit permettre à Ernesto Valverde et ses joueurs d’oublier la déroute subie à Rome la saison précédente en Ligue des Champions. Lors du premier match de la phase de poules, le Barça s’impose 4-0 face au PSV Eindhoven grâce à un triplé de Léo Messi. L’Argentin brille une nouvelle fois lors du match suivant contre Tottenham (4-2). Comme l’année passée, les Barcelonais terminent premiers de leur groupe avec quatre victoires et deux matchs nuls.

En huitièmes de finale de la compétition, les Catalans sont opposés aux Français de l’Olympique Lyonnais. Bis repetita lors du match aller où les joueurs de Valverde concèdent le match nul (0-0) à Lyon. Lors du match retour, aucun exploit n’est possible pour Lyon. Le FC Barcelone étrille l’OL (5-1) après une rencontre parfaitement maîtrisée. En quarts de finale, le Barça oublie ses fantômes du passé et s’impose 1-0 lors du match aller contre Manchester United, puis 3-0 durant le match retour au Camp Nou. Le natif de Viandar de la Vera qualifie son équipe en demi-finale de la Ligue des Champions, pour la première fois depuis quatre saisons.

Une demi-finale compliqué pour Ernesto Valverde sur le banc du Barça (AFP)

Les Blaugranas sont opposés dans le dernier carré aux finalistes de l’édition précédente, Liverpool. Tout en maîtrise, Gérard Piqué et ses coéquipiers battent les Reds 3-0 lors du match aller à Barcelone. Une fois de plus la qualification semble acquise pour les hommes d’Ernesto Valverde, mais le match retour à Anfield réserve quelques surprises. Grâce à de surprenants Divock Origi et Georginio Wijnaldum, les joueurs de Jürgen Klopp reviennent à trois buts partout sur les deux matchs cumulés. À la 79ème minute de jeu, alors qu’un corner est concédé par les Barcelonais, le jeune latéral des Reds, Trent Alexander-Arnold, réalise un coup d’éclat en jouant rapidement le coup de pied arrêté. Permettant à Origi de placer une frappe au fond des filets d’une défense barcelonaise désorganisée et abasourdie. Score final 4-0. Barcelone est éliminé et Valverde subit une seconde remontada en seulement deux saisons. La crise s’intensifie en Catalogne. Le début de la fin pour l’entraineur espagnol.