Juventus de Turin : un titre et puis c’est tout ?

Ce dimanche, la Juventus de Turin a remporté son 36ème titre de Serie A. Elle a surtout glané un 9ème championnat de suite en battant la Sampdoria 2-0. Ce titre vient récompenser une pâle équipe de la Juve, qui n’a jamais séduit par son jeu. Mais il aura mis en évidence la domination d’un effectif surpuissant et d’une équipe pour qui une seule chose compte, c’est gagner. Que peut-on réellement retenir de ce titre ?

Autorisons-nous à modifier quelque peu l’adage : la Serie A est un championnat qui se joue à vingt équipes et à la fin c’est la Juventus qui gagne. Voilà un parfait résumé de cette saison 2019-2010 en Italie. Pourtant s’il y a bien une année où elle était prenable, c’était celle-ci. De ses neufs scudetti consécutifs, c’est sûrement la moins bonne équipe en terme de jeu. Ne nous y trompons pas, si la Juve est championne à la fin, c’est qu’elle le mérite. Après tout, cette équipe n’a jamais été réputée pour la beauté de son jeu mais pour son efficacité et son esprit de tueur.

« A la Juventus, gagner n’est pas important, c’est la seule chose qui compte ». On doit cette phrase à Giampero Boniperti, ancien président du club (1971-1990). Une phrase qui résume tellement bien la philosophie de ce club et tant pis pour la manière. Ce neuvième titre consécutif n’est plus un exploit, c’est une case à cocher, une étape supplémentaire dans l’histoire d’un club pas comme les autres. Cela en est devenu presque banal et c’est ça qui rend la chose encore plus belle mais en même temps plus inquiétante.

La Juve encore et toujours

Atteindre les sommets n’est pas chose évidente, y rester l’est encore moins. Avec la Juve, on a l’impression de réécrire cette même phrase année après année. C’est dire à quel point ils dominent ce championnat. Là où les autres équipes connaissent des cycles de gloire, la Juventus, elle, semble éternelle. Ce qui est effrayant, c’est de voir que cette équipe n’a même pas besoin d’être bonne pour marcher sur la Serie A. Rarement le collectif de la Juve n’aura produit un exercice aussi pauvre. Avec l’arrivée de Sarri pourtant, on pouvait croire que cette équipe, tant réputée pour sa défense, allait enfin exploser offensivement. Le principal intéressé lui-même n’y croyait pas vraiment : « Cette équipe-là ne jouera jamais comme mes équipes du passé » avait-il déclaré l’été dernier. Cette équipe s’est bâtie sur trois lettres, l’autre BBC. Non pas celle qui faisait trembler les défenses mais bien celle qui faisait trembler les attaques : Bonucci-Barzagli-Chiellini. Ces trois-là ont élevé la défense au rang d’art. Cette saison, la Vieille Dame n’a même pas pu baser son titre sur cette solidité défensive. Bonucci a sans doute réalisé sa pire saison et De Ligt a mis quelques mois à retrouver son niveau de la saison dernière.

Cette Juve, qui a toujours fait transparaître une force collective sans faille, aura cette année reposé sur des individualités qui l’ont sublimé. A défaut d’avoir pu compter sur sa défense, les turinois s’en sont remis à un excellent Szczesny. Le gardien polonais, jamais cité lorsqu’on parle des 10 meilleurs gardiens du monde, a réalisé une saison de haute volée. En 28 rencontres, il a réalisé 11 cleansheets et aura été irréprochable sur sa ligne. Devant, Dybala a été un élément clé. Ses statistiques sont très intéressantes (11 buts, 11 passes dé.). Globalement, l’impression qu’il a dégagée a été très bonne. Sa relation avec Ronaldo, qu’on a eu du mal à observer l’an dernier, a été bien meilleure cette saison. Bien sûr, le Portugais fait partie de ces individualités qui ont transcendé cette équipe. Avec 31 buts, il égale d’ailleurs le record de buts d’un juventino sur une saison de Serie A (Felice Borel en 1933-1934).

Une Serie A trop faible pour la Juve

C’est évident qu’on ne peut que saluer la Juventus pour sa régularité. On ne doit pas néanmoins minimiser le gouffre qui existe encore entre cette Juve et ses principaux rivaux. Ce titre, c’est un symbole de la domination d’une institution sur les autres. La concurrence s’est pourtant beaucoup rapprochée cette saison. La Lazio n’était qu’à un point de la Juve avant la reprise, l’ayant même battue deux fois cette saison (en championnat et en supercoupe d’Italie). L’équipe d’Inzaghi s’est ensuite écroulée, la faute à un effectif trop tendre. Ils n’ont pas su tenir le rythme imposée par le calendrier. La surprise aurait pu venir de l’Inter Milan, peut-être la seule équipe avec un effectif capable de concurrencer celui des Bianconeri. Ils auront longtemps été devant au classement avant de perdre des points importants dans les grandes affiches. On se souvient de la défaite 2-0 face à la Juve en février. Une victoire aurait sûrement changé beaucoup de choses pour Conte et les siens. Si la Saison avait commencé en Février, l’Atalanta aurait pu être championne. Aussi belle que cette équipe puisse être, elle n’est pas taillée pour jouer le titre.

Juventus-Inter : un tournant de cette saison

L’AS Rome, bien que finalement qualifiée pour la Ligue Europa, a traversé cette saison comme un fantôme, ne faisant jamais parler d’elle et en n’inquiétant jamais les autres cadors du championnat. De son côté Naples a vécu une année compliquée, notamment entaché par cette grève des joueurs en Décembre dernier. Ils ont sauvé leur saison en remportant la coupe d’Italie. Après avoir été les principaux concurrents de la Juve pendant plusieurs saisons, ils sont désormais quelques peu rentrés dans le rang. On les voit mal jouer les premiers rôles l’an prochain. Enfin il y a l’AC Milan, qui a réalisé une belle fin de saison, mais qui reste à des années lumières de le Juventus.

Une saison à terminer

A l’instar du PSG en Ligue 1, peut-on dire que la Serie A n’est plus assez compétitive pour la Juventus de Turin ? Si la Serie A n’est plus qu’une case à remplir, la Ligue des Champions est elle un objectif beaucoup plus palpitant pour les Bianconeri. Ils joueront leur qualification en quart de finale de Ligue des Champions face à Lyon dans 10 jours (1-0 pour Lyon à l’aller). Avec cet effectif, la Juve est taillée pour cette compétition, pas pour la Serie A. Néanmoins, on ne peut que s’inquiéter quant à leur niveau de jeu. On a du mal à voir un club italien enfin remporter la Ligue des champions. Le dernier sacre d’une équipe transalpine remonte maintenant à dix ans, avec l’Inter de José Mourinho.

Quand on regarde les résultats des équipes italiennes sur ces dix dernières saisons, hors Juventus, on voit le néant ou presque. On n’a guère que la demi-finale de l’AS Rome en 2018 à se mettre sous la dent. Dans le même temps, l’Espagne a glané six Ligues des champions, l’Angleterre deux et l’Allemagne une. Aujourd’hui il n’est pas insensé de parler d’un problème Serie A. La Juve ne peut plus se contenter d’une victoire en championnat face à une concurrence trop faible pour elle. Elle ne peut plus se contenter d’un jeu minimaliste qui lui suffit à être champion. On peut dire que le fossé entre la Juve et les autres est énorme mais c’est surtout le fossé entre la Serie A et les autres championnats qui est devenu trop important.

crédit photo : twitter Juventus

Ligue des champions : la préparation du PSG est-elle trop simple ?

Pour préparer au mieux le quart de finale face à l’Atalanta Bergame le 12 août prochain, le PSG a effectué une série de trois matchs amicaux largement en leur faveur. Les Parisiens ont trouvé le chemin des filets à 20 reprises pour 0 but concédé.

En conquête pour la Ligue des champions, les Parisiens ont fait leur retour sur les terrains avec 5 000 spectateurs lors de matchs amicaux sur tout le mois de juillet. L’occasion pour le coach Thomas Tuchel de faire tourner tout son effectif avec deux onze différents par mi-temps. Lors du premier match, le club de la capitale s’est largement imposé 9-0 sur la pelouse du Havre (club de Ligue 2) avec entre autres un doublé de l’Argentin Mauro Icardi et de la star brésilienne Neymar.

En première période pour le PSG : Navas – Kherer – Thiago Silva – Kimpembe – Bakker – Di Maria – Verratti – Marquinhos – Neymar – Mbappé – Icardi

En deuxième période : Rico – Dagba – Mbe Soh – Thiago Silva – Bakker – Verratti – Gueye – Sarabia – Draxler – Kalimuendo – Choupo-Moting

Pour leur deuxième et troisième match amical, les Parisiens ont retrouvé le Parc des Princes face aux Belges de Waasland-Beveren (7-0) et les Écossais du Celtic Glasgow (4-0). Pour finir sur cette série, le PSG va jouer un dernier match amical le 5 août prochain au Parc face à Sochaux (L2).

À moins de trois semaines de ce quart de finale tant attendu, des questions se posent sur la préparation du PSG et leur manque d’adversité. « Les matchs amicaux pour une équipe comme Paris, le Real Madrid, le Barça ou le Bayern Munich, ce n’est jamais difficile, mais c’est mieux d’enchaîner les matchs pour l’intensité physique et les automatismes », souligne Rahul, fervent supporteur du PSG depuis son enfance. « De toute façon cela est la seule solution, il n’y a pas d’autres équipes qu’ils peuvent affronter, mais après trois mois de confinement cela est difficile mentalement de rejouer directement face à une grosse équipe », insiste ce dernier. Thomas Tuchel a également insisté sur le fait que ses joueurs sont revenus en bonne forme et s’entraînent bien. Plusieurs points positifs sont à tirer de cette préparation. À défaut d’avoir suspendu la saison 2019/2020 de Ligue 1, les champions de France ont fait leur retour avec une meilleure cohésion de groupe.

Les Parisiens ont renforcé les liens et ont retrouvé des automatismes assez vite notamment entre Neymar et Mbappé qui se cherchent constamment. « Toute l’équipe est revenu en bonne forme, même notre deuxième équipe pourrait jouer en Europa League (C3) », rajoute ce supporteur optimiste, pour la suite.

Des lacunes qui persistent

Ces séries de matchs amicaux relativement simples pour les Parisiens révèlent néanmoins quelques failles dans le jeu et des inquiétudes qui résistent depuis le début de saison. « Les quatre de devant (Neymar, Mbappé, Icardi, Di Maria) sont trop collés et cela créer moins d’occasions, il faudrait exploiter la largeur à mon sens », développe Rahul. « Dans ces matchs amicaux cela suffit pour marquer au moins 5 buts, mais face à l’Atalanta cela ne suffira pas, c’est une équipe qui défend en avançant et qui compresse l’adversaire dans sa moitié de terrain ». On a également vu un PSG plus relâché par le manque d’adversité, avec un Neymar plus personnel : « le jeu repose trop sur Neymar et les quelques appels de Mbappé, il faudra jouer avec toute l’équipe en Ligue des champions (C1) ».

La préparation du PSG est assez longue dans son terme. Elle est suffisante pour reprendre le rythme et retrouver les automatismes. Cependant la vraie préparation est ce soir, vendredi 24 juillet face à Saint-Étienne, pour la finale de Coupe de France. Les Parisiens vont jouer à haute intensité dans un match à enjeu. De plus, le club de la capitale a un deuxième trophée à aller chercher. Pour la dernière édition de la Coupe de la Ligue, Paris se confrontera à l’Olympique Lyonnais vendredi 31 juillet, également en lice dans cette Ligue des champions.

Crédit photo : pxfuel

Premier League : une couronne pour trois

Jordan Henderson, Sadio Mané, Kevin De Bruyne : trois noms pour un titre, celui de meilleur joueur de Premier League. Ces trois noms, révélés par le PFA (Association de footballeurs professionnels), ont reçu le plus de votes de la part des joueurs du meilleur championnat au monde. Alors qui du génie belge, du poumon de Liverpool ou du chouchou de Klopp se verra couronné cette saison ?

Cette saison, le trophée du meilleur joueur de Premier League oppose la force du collectif d’un côté et la performance individuelle de l’autre. Jordan Henderson et Sadio Mané, récents champions d’Angleterre, ont brillé à l’image de leur équipe tout au long de la saison, à tel point que tous les joueurs de Liverpool ou presque auraient pu faire partie des trois finalistes. Il n’aurait pas été injuste de voir trois joueurs des Reds se disputer ce titre tant les pensionnaires d’Anfield ont marché sur ce championnat.

Mais c’est sans compter sur celui qui est sans doute actuellement le meilleur milieu de terrain au monde : Kevin De Bruyne. Si Manchester City a déçu cette année, perdant rapidement toute illusion d’être champion, le Belge sort du lot en ayant réalisé encore une grande saison. Alors que le lauréat sera annoncé demain, analysons les saisons de ces trois joueurs.

Jordan Henderson : capitaine infatigable

Celui qui porte le brassard de Liverpool depuis le départ de Steven Gerrard, a pu cette année soulever le trophée que les supporters attendaient depuis 30 ans : la Premier League. Jordan Henderson, 30 ans, vient de réaliser sa meilleure saison en tant que footballeur. Le capitaine des Reds aura été l’âme de cette équipe et un leader exemplaire tout au long de la saison. Pourtant il endosse déjà ce rôle depuis plusieurs saisons, alors pourquoi l’envisager seulement cette année pour le titre ? Qu’est-ce qui a changé ?

Cette saison, Jordan Henderson aura dépassé l’image du capitaine bagarreur pour devenir un joueur plus complet, notamment offensivement. Avec quatre buts et cinq passes décisives, il réalise sa saison la plus prolifique chez les Reds. Grâce à un Fabinho très solide défensivement, Henderson a pu réaliser des dépassements de fonction qu’il n’effectuait que très peu les précédentes saisons. On pense notamment au match aller face à Chelsea où il a débordé et dribblé sur l’aile droite avant de donner un magnifique centre à Mané. Cette saison, c’est aussi 20 centres de plus que l’an dernier, plus de tirs, de ballons touchés, de passes longues et neuf grosses occasions créées contre seulement deux l’an dernier. Plus généralement, c’est son attitude balle au pied qui a changé. Ces derniers mois l’auront certainement fait entrer dans une autre dimension.

Sadio Mané toujours au top

C’est curieux de voir comment Liverpool a été encore meilleur cette saison alors que ses joueurs offensifs ont moins marqué que la saison dernière. C’est précisément comme cela qu’on pourrait décrire la saison de Sadio Mané : moins de buts, 17 contre 22 l’an dernier, mais pourtant une saison encore plus aboutie. Comment expliquer ce phénomène ? Sans doute parce que c’est toute l’équipe qui a progressé, mais aussi parce que le Sénégalais a su évoluer dans son jeu et devenir plus collectif.

Cela s’observe d’abord par une statistique évidente : sept passes décisives, contre une seule l’an dernier. Il avait déjà atteint ce total lors de la saison 2017-2018 mais sans être aussi décisif face au but (seulement 10 buts). Cette année il aura aussi créé plus de grosses occasions (10 contre 7) et réalisé davantage de centres (49 contre 39). On peut tout de même lui reprocher une chose cette saison : son inefficacité devant le but puisqu’il a raté 18 grosses occasions. Cela reste minime tant l’impression générale dégagée par Mané cette saison est remarquable : rapide balle au pied, appels tranchants en contre-attaque, meilleure qualité de centre, de passe et beaucoup d’efforts défensifs. Encore une fois, Sadio Mané prouve qu’il fait partie des meilleurs ailiers du monde.

Kevin De Bruyne, pour vous servir

Il part favori pour devenir le meilleur joueur de Premier League 2019-2020 et c’est tout sauf une surprise. Cette saison encore, le génie belge aura éclaboussé le championnat de sa classe. Avec Manchester City, il aura été l’un des seuls à évoluer à son meilleur niveau (avec Mahrez et Sterling) tout au long du championnat, avec à la clé 11 buts mais surtout 19 passes décisives. Il lui reste d’ailleurs un match pour égaler ou battre le record de Thierry Henry de 20 passes décisives lors de la même saison. C’est la troisième fois qu’il finit meilleur passeur du championnat après 2016-2017 et 2017-2018.

Plus qu’un simple passeur, De Bruyne est la plaque tournante de cette équipe. Quand il est dans un grand jour, ce qui arrive souvent, City est imbattable. En Premier League il est le joueur qui crée le plus de grosses occasions (32) et qui distribue le plus de passes clés (30). A City, c’est le joueur qui effectue le plus de centres (295) avec un pourcentage de réussite de 24% (en comparaison, Trent Alexander-Arnold est à 21%). Il est aussi capable de débloquer des situations avec des frappes de loin ou des coups-francs. C’est le joueur complet par excellence et sûrement le meilleur à son poste aujourd’hui.

On saura demain qui de Jordan Henderson, Sadio Mané ou Kevin De Bruyne succédera à Virgil Van Dijk et sera élu meilleur joueur PFA de Premier League.

crédit photo : Twitter Sky Sports

L’ascension fulgurante de l’Istanbul Basaksehir

Depuis dimanche, l’Istanbul Basaksehir est officiellement champion grâce à sa victoire 1-0. C’est le premier titre de champion de Turquie pour ce jeune club fondé en 1990. Ce titre est le résultat d’une ascension spectaculaire, notamment dans les années 2010. Retour sur la saison et l’histoire un peu particulière de ce club pas comme les autres.

Nous sommes à la dix-huitième minute de jeu, Gaël Clichy réalise un une-deux avec Eljero Elia au milieu du terrain qui élimine trois joueurs. Le Français remise ensuite sur Demba Ba qui va fixer la défense centrale avant de lui remettre sur la gauche de la surface. Le latéral gauche préfère jouer intelligemment en retrait pour son milieu de terrain Mahmut Tekdemir. D’un plat du pied au premier poteau, le numéro 21 ouvre le score. Ce seul but permettra à l’Istanbul Basaksehir d’être sacré champion de Turquie 72 minutes plus tard, pour la première fois de son histoire, 30 ans seulement après sa création.

Ce titre vient récompenser une équipe qui, sans être flamboyante, aura été la plus régulière de ce championnat turc édition 2019-2020. Toutefois on ne peut pas vraiment dire que c’est une surprise de voir le club stambouliote remporter le championnat cette année, tant le club a évolué ces dernières années. Depuis quelques saisons, l’Istanbul Basaksehir s’est imposé comme un des meilleurs clubs du pays. Comment expliquer ce phénomène ?

Le petit poucet d’Istanbul

Dans un championnat turc plus connu pour ses ambiances folles que pour son niveau de jeu, l’Istanbul Basaksehir fait figure d’exception. Le club doit ses apparences modestes à ses origines : en 1990, c’est la ville d’Istanbul qui crée le club d’Istanbul Büyükşehir Belediyesi Spor Kulübü, Belediyesi signifiant mairie en Turc. En 1993, le club accède pour la première fois à la seconde division turque, qu’il va occuper pendant 14 saisons avant d’accéder pour la première fois à la Super Lig en 2007. Entre 2007 et 2012, le club occupe le milieu de tableau, sans faire beaucoup de bruit. Puis en 2013, le club redescend en deuxième division, où il finira champion et remontera en première. C’est à ce moment, à l’été 2014 que le club change de dimension.

La mairie décide de se séparer du club afin d’enclencher le processus de rachat. Un rachat qui va faire entrer le club dans une nouvelle ère très fructueuse en matière de résultat, mais aussi très contestée. La raison ? le club est racheté par des proches du parti de l’AKP, celui du président Recep Tayip Erdogan. Le club, parfois nommé Erdogan Football Club, change de logo, se voit construire un nouveau stade par Kayon Grup (constructions d’infrastructures étatiques) et est sponsorisé par Medipol (groupe hospitalier privé dirigé par le médecin d’Erdogan).

Ce statut de nouveau riche du championnat turc l’oppose aux trois grands clubs historiques d’Istanbul : Le Besiktas, créé en 1903, le Galatasaray, créé en 1905 et Fenerbahce, créé en 1907. depuis 2000, ces trois clubs avaient raflé presque tous les championnats turcs (seul Burzaspor a réussi à décrocher un titre en 2010). C’est une opposition qu’on remarque en premier lieu dans les stades. Là où les trois grands clubs ont des grands stades (respectivement, 41 000, 52 000 et 50 000 places) et un public fervent (parfois trop), l’Istanbul Basaksehir se contente d’un petit stade (17800 places) et d’un public « recyclé », c’est-à-dire des supporters qui ont fui les ambiances parfois trop violentes des autres clubs stambouliotes. Une image qui colle à la peau du club mais qui ne l’empêche pas de grandir.

Un projet ambitieux mais pas révolutionnaire

Ce titre de 2020 ne sort pas de nulle part. Dès le rachat en 2014, l’Istanbul Basaksehir affiche ses ambitions en recrutant Abdullah Avci, ancien sélectionneur de la Turquie. Depuis, le club est devenu une place forte du championnat : quatrième lors des saisons 2014-2015 et 2015-2016, puis deuxième en 2016-2017, troisième en 2017-2018, à nouveau second en 2018-2019 et enfin champion cette année. Pourtant sa stratégie sportive n’a rien de vraiment extraordinaire.

À l’image du championnat turc, et grâce à l’argent du rachat, Basaksehir va se calquer sur ce qui se fait de mieux en Super Lig : aller chercher des joueurs du top 5 européens en manque de temps de jeu. Signent donc des anciennes stars comme Robinho ou Adebayor et d’autres noms bien connus comme Inler, Clichy, Demba Ba ou Martin Skrtel. Dans les joueurs ayant disputé au moins 20 rencontres toute compétition confondue, seuls trois joueurs avaient moins de 27 ans, dont Enzo Crivelli, l’ancien Caennais (11 buts en championnat). L’âge moyen de l’effectif est de 31,22 ans. Cette manière de faire s’adapte parfaitement à un championnat qui compte beaucoup sur les stars étrangères pour avoir de la visibilité et de la même manière que ça a marché pour les autres clubs stambouliotes, Basaksehir a su en profiter pour tirer son épingle du jeu.

A l’image d’autres grands clubs turcs, Basaksehir se tourne vers d’anciennes stars pour se donner de la visibilité

saison 2019-2020 : l’aboutissement d’un projet

Une stratégie payante donc pour l’Istanbul Basaksehir puisqu’ils sont désormais champions de Turquie. Rien n’aura été facile dans cette saison si particulière, mais en y regardant, ça n’aura pas été si difficile. C’était mal parti avec deux défaites lors des deux premiers matchs, contre Malatyaspor mais surtout contre un concurrent, Fernebahce. L’équipe désormais entraînée par Buruk Okan doit attendre la troisième journée pour enfin décrocher un succès. Après cinq journées, le club est seulement 12ème, à sept points du leader. Mais ils vont bien réagir, avec une série de 16 matchs sans défaites entre la 3ème et la 18ème journée, dont 10 victoires. À mi-championnat, ils sont deuxièmes à quatre points du leader.

Après une deuxième défaite face à Fenerbahce, ils ne perdront plus un match jusqu’à l’interruption du championnat lors de la 26ème journée. Ils sont au coude à coude avec Trabzonspor en tête et comptent trois points d’avance sur Galatasaray. Après la pause due au Covid-19, Basaksehir revient en forme et fait la différence sur ses concurrents qui lâchent du lest. Avec cinq victoires en sept matchs, l’autre club d’Istanbul s’offre le titre lors de l’avant-dernière journée.

Si on ne peut pas parler d’exploit pour décrire ce titre, c’est surtout au vu de la concurrence des autres cadors de ce championnat. Notamment les trois géants stambouliotes qui ont grandement déçu cette saison. Besiktas est quatrième, à 10 points, Galatasaray cinquième à 14 points et Fenerbahce, qui aura pourtant battu deux fois Basaksehir cette saison, n’est que septième à 19 points, un fossé par rapport aux standards du club.

Ce titre, presque logique, vient confirmer les ambitions et les bons résultats du club sur ces dernières saisons. Leur année n’est toutefois pas terminée puisqu’il y a un huitième de finale retour à jouer contre Copenhague en Ligue Europa. Ils s’étaient imposés 1-0 à l’aller. Les quarts de finale se profilent et pourquoi pas plus pour un club qui jouera pour la première fois la Ligue des Champions l’an prochain.

crédit photo : twitter Istanbul Basaksehir

Episode 3 – Quels sont les clubs ayant profité de l’interruption des championnats ?

Après trois mois d’interruption à cause de la crise du coronavirus, les équipes de Liga, de Premier League et de Serie A ont pu reprendre la direction des terrains, respectivement les 11, 17 et 20 juin. Environ un mois plus tard, peut-on dire que la pause due au Covid-19 a changé les dynamiques de ces championnats ? Quels clubs ont profité de ce break et au contraire, quelles équipes ont souffert de cette coupure ? Pour ce dernier épisode, direction l’Italie avec la Serie A.

En mars, l’Italie est le pays le plus sévèrement touché par le coronavirus. C’est donc sans surprise que son championnat de football doit se mettre en pause le 9 mars. On reste donc sur un Sassuolo – Brescia qui se termine sur le score de 3-0. A ce moment, rien n’est encore joué en Serie A et il y a du suspens à tous les étages. En tête on retrouve la Juventus évidemment, mais le championnat est loin d’être acquis tant le niveau de jeu de la Vieille Dame inquiète sous Sarri. Ils restent tout de même sur une victoire très importante contre l’Inter de Milan (2-0). Derrière, ça pousse avec notamment la Lazio, à seulement un point, avec une meilleure attaque et une meilleure défense. L’Inter, qui a longtemps occupé la tête du championnat est à neuf points mais avec un match en moins (la 25ème journée avait été interrompue). Enfin la flamboyante Atalanta (meilleure attaque du championnat) qui reste sur quatre victoires consécutives a encore son mot à dire, sachant qu’elle compte elle aussi un match en moins. Elle semble quand même trop loin pour espérer le titre.

Derrière ce quatuor, l’AS Rome peut encore espérer la Ligue des Champions, mais l’équipe de Paulo Fonseca a beaucoup de mal à enchaîner les bonnes performances cette saison. Ils restent sur 3 défaites et 2 victoires lors des cinq derniers matchs. Derrière, l’AC Milan voir même l’Hellas Verone, qui fait une bonne saison, se battront jusqu’à la fin pour obtenir leur billet pour la Ligue Europa. Naples, vainqueur de la coupe d’Italie, est d’ores et déjà qualifiée pour la Ligue Europa. Pour la Ligue des champions, ce sera plus compliqué voire mission impossible. Pour le maintien, ça se jouera sans doute entre Lecce et les deux clubs de Gênes (Genoa et Sampdoria). Pour Brescia et la SPAL en revanche, ça sent bon (ou plutôt mauvais) la Serie B.

La Juve encore et toujours

Le premier grand gagnant de cette reprise, c’est la Juventus de Turin. C’est paradoxal quand on regarde ses derniers résultats : défaite 4-2 contre le Milan, match nul face à l’Atalanta et Sassuolo. Pourtant, les Bianconeri comptent aujourd’hui six points d’avance sur son dauphin, l’Inter de Milan. Attention tout de même, parce qu’avec cinq matchs encore à jouer, la Juventus n’est pas à l’abri, surtout qu’elle affronte la Lazio lors de la prochaine journée, ainsi que l’AS Rome lors de la dernière. Elle pourra compter sur un Cristiano Ronaldo en forme, avec sept buts en autant de matchs depuis la reprise. Le portugais vise d’ailleurs le prix de capocanoniere (meilleur buteur), il compte un but de moins que Ciro Immobile de la Lazio.

Si la Juventus ressort autant gagnante de cette reprise du championnat, c’est peut-être finalement grâce à ses concurrents directs. Surtout la Lazio, qui avant la pause, était à un point de la Juve et semblait en mesure d’aller chercher le titre. Cette saison, ils avaient d’ailleurs battu deux fois la Vieille dame (en championnat et en supercoupe), à chaque fois sur le score de 3-1. Mais depuis la reprise cette équipe n’est que l’ombre d’elle même : seulement deux victoires pour quatre défaites et un match nul. Les voilà relégués à la quatrième place avec huit points de retard sur la Juve.

Cette méforme de la Lazio a profité à l’Inter, qui connaissait un petit coup de mou avant l’interruption (deux défaites sur les cinq derniers matchs). Les Nerazzuri en ont profité pour reprendre la deuxième place. Mais depuis la reprise on ne peut pas dire qu’ils aient totalement profité de la petite méforme de la Juve. Avec deux défaites, dont une largement évitable face à Bologne, ils restent à distance du leader avec un calendrier très compliqué. Sur les cinq derniers matchs, ils affronteront l’AS Rome, Naples et l’Atalanta Bergame.

Le club de Bergame est l’équipe la plus en forme du championnat, avec 28 points pris sur 30 possibles lors des dix derniers matchs. Alors qu’ils comptaient 15 points de retard sur la Juve avant la reprise, ils ne sont plus qu’à sept points. Ils auraient même pu faire mieux après leur grand match face aux Bianconeri, qui s’est finalement soldé par un match nul 2-2. Encore une victoire et la meilleure attaque du championnat (93 buts) sera sûre de disputer à nouveau la Ligue des Champions l’an prochain.

QUI ira directement en ligue europa ?

Sauf énorme surprise, ce sont donc la Juve, l’Inter, l’Atalanta et la Lazio qui iront en Ligue des Champions. Il reste donc deux place pour la Ligue Europa à aller chercher : la cinquième place qualifie directement et la sixième (ou septième, cela dépendra du classement de Naples) enverra l’équipe aux tours préliminaires. deux clubs vont batailler jusqu’à la fin pour sauver leurs saisons en demi-teinte : L’AS Rome et l’AC Milan. Pour la Louve, c’est une déception, puisqu’elle pouvait encore espérer accrocher le wagon pour la Ligue des Champions, mais même après la reprise, elle s’est montrée trop irrégulière avec quatre victoires et trois défaites. Alors qu’elle comptait six points d’avance sur Naples et neuf sur Milan avant la pause, elle n’a plus quatre points d’avance sur ses deux concurrents.

Les Rossoneri sont les plus en forme des trois avec cinq victoires et deux nuls en sept matchs, dont trois très importantes contre la Roma justement, mais aussi la Lazio et la Juve sur des gros scores (3-0 et 4-2). Il leur reste un gros choc face à l’Atalanta mais à part cela, le calendrier est plutôt abordable pour l’AC Milan. Attention tout de même à Sassuolo qui est en bonne forme. De son côté, Naples n’a pas réussi un retour flamboyant, avec quatre victoires, deux nuls (dont un face au Milan) et une défaite, mais l’équipe de Gattuso, en remportant la coupe d’Italie aux dépens de la Juve, s’est assurée de disputer la Ligue Europa l’an prochain. En Décembre dernier l’équipe était en crise après que les joueurs aient refusé une mise au vert imposée par leur président. La Ligue Europa sera une maigre consolation pour une équipe qui a pris l’habitude de jouer la Ligue des Champions tous les ans. L’Hellas Vérone et Parme, qui pouvaient encore faire partie de cette bataille pour l’Europe, se sont complètement effondrés.

les Rossoneri sont revenus en grande forme depuis la reprise.

Lecce peut encore espérer le maintien

En bas du classement, on note tout d’abord l’excellent retour de la Sampdoria, qui flirtait avant la zone rouge et qui compte désormais neuf point d’avance sur le premier relégable Lecce. Torino et l’Udinese, également en mauvaise posture ont également pris leur distance. Cela donne donc un match entre le Genoa, 30 points et Lecce, 29 points. Depuis la reprise, le Genoa compte un match nul de plus que son concurrent direct, mais tout reste à faire. Les deux clubs s’affronteront dimanche pour le compte de la 34ème journée. Un match décisif donc pour les deux équipes, mais pas encore une « finale » puisqu’il restera encore quatre matchs ensuite. Lecce a le calendrier le plus favorable puisqu’ils n’affronteront aucune équipe au-dessus de la 10ème place, tandis que le Genoa affrontera l’Inter, Sassuolo et L’Hellas lors des trois derniers matchs. Ils auront aussi à affronter la Sampdoria dans le derby de Gênes. A ce niveau-là donc avantage Lecce. Mais rien n’est joué pour autant.

Ce n’est pas encore officiel mais on connaît déjà sûrement les deux premiers relégués en Serie B, à savoir Brescia et la SPAL. Depuis la reprise, c’est cinq points pris pour les premiers et seulement un seul pour le second. C’est trop peu pour espérer se maintenir. Seul un miracle pourrait les sauver.

la claque reçue face à l’Atalanta condamne presque le club lombard

L’interruption due au coronavirus aura donc largement influencé cette saison de Serie A. Rien n’est encore joué pour le titre même si la Juventus a désormais une avance importante. La Lazio s’est écroulée dans cette course, au contraire de l’Atalanta qui est revenue encore plus forte. Le suspens reste entier pour le maintien. Voilà donc la fin de notre série sur comment la pause covid-19 a relancé les championnats européens, faisant évolué en bien ou en mal le destin de certains clubs.

crédit photo : Roman Mirtain

Épisode 2 – Quels sont les clubs ayant profité de l’interruption des championnats ?

Après trois mois d’interruption à cause de la crise du coronavirus, les équipes de Liga, de Premier League et de Serie A ont pu reprendre la direction des terrains, respectivement les 11, 17 et 20 juin. Environ un mois plus tard, peut-on dire que la pause due au Covid-19 a changé les dynamiques de ces championnats ? Quels clubs ont profité de ce break et au contraire, quelles équipes ont souffert de cette coupure ? Pour ce deuxième épisode, direction Outre-Manche avec la Premier League.

On avait quitté la Premier League le 9 mars avec un Leicester-Aston Villa largement à l’avantage des Foxes (4-0). À cet instant Liverpool plane sur le championnat avec 22 points d’avance sur Manchester City. Puis le coronavirus est arrivé et avec lui beaucoup d’incertitudes : Liverpool se verra-t-il refuser un titre qui lui tend les bras, après 30 ans de disette ? Finalement la Premier League peut reprendre. Les Reds sont évidemment intouchables mais cette fin de saison n’est pas dénuée de suspens. Avec encore neuf matchs à jouer, la bataille pour les places européennes s’annonce rude. Si Manchester City et Leicester ont déjà un peu d’avance sur leurs concurrents, six équipes se tiennent encore en huit points (voir classement ci-dessous). On le sait bien en Premier League, tout peut aller très vite.

L’autre gros enjeu de cette fin de saison, c’est évidemment la lutte pour le maintien. Au soir de la 29ème journée, Brighton, 15ème, n’a que deux points d’avance sur Bournemouth, 18ème, et trois sur Aston Villa, 19ème. En revanche pour la lanterne rouge Norwich, le maintien semble inaccessible et un an après leur montée, ils retourneront probablement en Championship l’an prochain, même si ce sport peut nous réserver bien des surprises. Alors un mois après la reprise, où en est-on ? Réponse tout de suite.

Liverpool 30 ans après

30 ans qu’Anfield attendait ça, et il devra attendre encore un peu pour le célébrer réellement, mais enfin Liverpool est champion d’Angleterre. Après les échecs de 2002, 2009, 2014 et 2019, les Reds ont enfin décroché le graal, et ce dès la 31ème journée. Un titre amplement mérité tant ils ont marché sur la premier league (30 victoires en 36 matchs). Depuis la reprise, Liverpool a eu du mal à être la machine de guerre qu’il était avant l’interruption mais peu importe. Cette fin de saison ressemble plus à un jubilé pour l’équipe de Jurgen Klopp, qui a tant donné pour enfin accrocher ce titre.

Et si Liverpool a tant marché sur l’eau cette année, c’est aussi parce que son plus grand concurrent, Manchester City, a vite lâché l’affaire. Un coup de moins bien pour les Skyblues après deux saisons phénoménales (100 puis 98 points), on peut le comprendre. C’est d’ailleurs leurs défaites contre Chelsea (2-1) lors de la 31ème journée qui a offert le titre aux Reds. Avant la reprise, Man City comptait sept points d’avance sur Leicester. Il s’agissait donc pour eux d’assurer cette deuxième place, ce qu’ils ont fait assez facilement, malgré déjà deux défaites contre Chelsea et Southampton. Le réel enjeu pour City, c’était le rendez-vous lundi dernier devant le TAS pour savoir s’ils pourront oui ou non jouer la Ligue des Champions. La réponse est donc oui puisque la décision de l’UEFA a été invalidée. Conséquence : la cinquième place n’est donc pas qualificative pour la Ligue des Champions, ce qui a une grande importance pour les autres équipes en course.

Qui pour rejoindre Liverpool et Man City en Ligue des Champions ?

Derrière le duo Liverpool – Man City, il reste encore deux places à aller chercher. Au moment de la reprise, Leicester et Chelsea étaient en bonne posture mais Manchester United revenait peu à peu dans la course, avec un Bruno Fernandes en feu. Suivent les deux bonnes surprises de la saison, Sheffield et Wolverhampton. Un peu plus loin mais à ne pas oublier, Tottenham et Arsenal peuvent finir fort. Alors à trois journées de la fin où en est-on ?

Deux équipes sortent gagnantes depuis le reprise du championnat. Le premier est Chelsea. Même si les blues étaient déjà quatrième avant la pause, et donc en bonne position pour la Ligue des Champions, ils sont revenus en bonne forme et occupent désormais la troisième place, avec certes un match en plus que Manchester United et Leicester, mais avec quatre points d’avance sur ses deux poursuivants. Avec cinq victoires en sept matchs, dont une belle victoire face à Man City, Chelsea est la deuxième meilleure équipe depuis la reprise derrière MU. Justement l’équipe de Paul Pogba a réussi à surfer sur sa bonne forme malgré la pause, voire mieux, et le retour du Français y est pour quelque chose. Son association avec Bruno Fernandes a tenu ses promesses.

le duo Pogba-Fernandes est essentiel pour la fin de saison de MU

En revanche pour Leicester l’interruption n’a pas été bénéfique. Les Foxes, qui réalisaient une excellente saison, avaient déjà perdu de leur superbe depuis 2020. Mais la reprise a accentué cette tendance puisque les Foxes n’ont pris que six points en six matchs. Ils sont désormais quatrième à égalité avec MU cinquième. Le programme est chargé puisqu’ils affronteront Sheffield, Tottenham et … Manchester United lors de la dernière journée. Ce match aura des allures de finale pour la Ligue des Champions. Pour Arsenal et Tottenham en revanche, la Ligue des Champions ne sera sans surprise pas au rendez-vous la saison prochaine. Les deux clubs du Nord de Londres n’ont pas su enchaîner les bons résultats pour espérer revenir sur les autres membres du big six. Leurs victoires hier face à Liverpool et Newcastle leur permet toutefois encore d’espérer.

Pire encore, ils pourraient ne même pas accrocher la Ligue Europa pusique Sheffield et Wolverhampton, les deux bonnes surprises de cette saison sont en bonne posture même s’il leur reste un gros match chacun : Leicester pour Sheffield lors de la 36ème journée et Chelsea pour les Wolves lors de la 38ème.

Qui rejoindra Norwich en Championship ?

Brighton, qui avait seulement deux points d’avance sur la zone rouge avant la reprise, a réussi à se mettre à l’abri grâce à deux victoires importantes, dont une contre Arsenal. West Ham et Watford sont toujours 16ème et 17ème, mais ont maintenant trois points d’avance sur Bournemouth avec un match en moins. Les cherries ont peut-être abandonné toute chance de maintien hier après la défaite 2-1 face à Manchester City. Autant dire que c’est mal engagé pour les cherries, même si Watford, qui doit aussi affronter Man City mais aussi Arsenal devra assurer s’il ne veut pas les voir revenir. Pour Aston Villa, qui compte quatre points de retard, la reprise n’a pas changé beaucoup de choses. Avec une seule victoire sur les six derniers matchs, la tâche s’annonce très compliquée. Alors, qui pour accompagner Norwich en deuxième division l’an prochain ?

C’est moins visible qu’en Liga, mais la pause due au covid-19 a changé certaines choses en Premier League. Plusieurs questions sont encore en suspend alors qu’il reste trois journées à venir. Demain, ce sera notre dernier épisode avec la Serie A.

crédit photo : Roman Mirtain

Final 8 : quel tirage serait le plus abordable pour le PSG ?

Le Paris Saint-Germain est de retour en quarts de finale de la Ligue des Champions. Les Parisiens tenteront de passer cette étape et arriver en demi-finale en un match. Comme l’Olympique Lyonnais, le club français n’aura pas repris la compétition avant ce Final 8 à Lisbonne. À cause de ce manque de préparation, le champion de France espèrera tomber face aux plus « petites » équipes du tournoi : le RB Leipzig et l’Atalanta Bergame. 

Leipzig, une équipe solide mais des faiblesses à exploiter

Le RB Leipzig s’est qualifié en mars à une équipe de Tottenham en reconstruction (4-0). Le club allemand a repris la Bundesliga le 16 mai. Dès la mi-juin, Chelsea a profité de l’ouverture anticipée de son mercato pour conclure le transfert de Timo Werner, buteur du RB Leipzig. Le club Londonien espère se qualifier face à une grosse équipe de Munich (match perdu 3-0 à l’aller) avec son nouveau buteur. 7 jours après l’ouverture de son mercato, le club de Red Bull est actif pour le remplacer. Il achète au RB Salzbourg l’une des révélations de la Ligue des Champions : Hee-Chan Wang. Le Coréen compte 6 buts et 3 passes décisives en Coupe d’Europe. Mais ce jeune devra s’adapter à sa nouvelle équipe avant de pouvoir refaire fureur. Benjamin Henrichs, latéral droit aux 13 matches cette saison à l’AS Monaco sera dans la même situation. Mais ce jeune de 23 ans ne sera probablement pas dans le 11 lors du début de ce Final 8.

Depuis la reprise, le bilan du jeune club allemand est mitigé : 4 victoires, 4 nuls, 1 défaite. Les joueurs de Nagelsman n’ont pas gagné à domicile et leurs 4 victoires sont à l’extérieur. Peut-être une bonne nouvelle quant au quart de finale à huis clos au Portugal. La Bundesliga est déjà finie et Leipzig sera dans une situation presque similaire au PSG s’ils se rencontrent début août. Les deux protagonistes devraient avoir des matchs amicaux pour finir leur préparation. 

L‘Atalanta, une attaque de feu mais une équipe inexpérimentée

L’Atalanta Bergame serait le deuxième club le plus facile à battre pour le champion de Ligue 1. Les Italiens se sont qualifiés avec une différence de 4 buts sur le CF Valence (8-4). Ils sont très bons offensivement dans leur championnat et ils l’ont notamment été lors de ce 8e de finale avec 8 buts en 2 matches. Mais lors de la phase de groupe, ils en avaient marqué autant en 6 matches. Les matches à l’extérieur n’avaient pas réussi aux noirs et bleus qui sont allés chercher le ballon au fond de leurs buts 9 fois en 2 matches, dont 5 fois face à Manchester City, club du calibre du PSG. Pour rappel, le club italien qui est né en 1907 affrontait le club anglais, le Dinamo Zagreb et le Chakhtar Donetsk. Depuis sa reprise en Série A le 21 juin, les joueurs de Gian Piero Gasperini ont gagné tous leurs matches. Parmi eux, des prétendants au titre : Naples (2-0) et la Lazio Rome (3-2). La défense du club parisien devra se méfier de Josep Illicić. L’attaquant Serbe de cette équipe d’Atalanta compte 5 buts en 7 matches de Coupe d’Europe. 

Le championnat italien se finit début août. Avantage ou inconvénient, l’Atalanta arrivera à Lisbonne soit avec des blessures ou soit avec des blessés actuels qui ont eu le temps de s’en remettre. L’arrêt tardif de leur championnat leur laissera le goût de la compétition jusqu’à leur premier match en quarts de finale de Ligue des Champions. Contrairement au RB Leipzig, l’Atalanta Bergame n’a ni vendu ni acheté de joueurs depuis le début du mercato, ouvert ce 1er juillet. En un match, tout est possible. La solide défense italienne pourrait tenir face aux attaques de Neymar et Mbappé. Pas encore qualifiés en quarts, les Lyonnais seraient aussi outsider contre le PSG. Les deux clubs s’affrontent au moins deux fois chaque saison et très souvent, le vainqueur est parisien. 

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Ligue des Champions : faut-il s’inquiéter du manque de compétition pour Lyon et le PSG ?

À un mois du retour de la Ligue des Champions, la préparation physique de Lyon et du PSG, toujours en lice, émet des inquiétudes pour la suite de la compétition. À l’instar des autres championnats européens, la Ligue 1 est définitivement suspendue depuis le mois d’avril.

En raison de la crise sanitaire mondiale de coronavirus, le monde du football a été stoppé net en mars dernier. Les championnats ainsi que les Coupes d’Europe de C1 et C3 ont été en grand danger pour arriver à leur terme. Forte heureusement l’UEFA a trouvé une solution pour conclure ses éditions 2019-2020 au mois d’août prochain. Les matchs s’enchaînent peu à peu. La reprise du championnat allemand s’est effectuée le 16 mai, elle a été suivie par celles du championnat portugais, espagnol, anglais et italien au cours du mois de juin. Seul bémol, la LFP (Ligue de Football Professionnel) a décidé de mettre fin à la saison de Ligue 1 le 30 avril dernier. Les joueurs de Lyon et du Paris Saint-Germain inquiètent les supporters pour la reprise de la C1 à très haute intensité.

Un huitième de final crucial pour les Lyonnais

L’Olympique Lyonnais, deuxième de son groupe derrière le RB Leipzig, s’est vu affronter la Juventus pour les huitièmes de finales de cette Ligue des Champions. Dans leur stade au Groupama Stadium le 26 février, l’OL s’est imposé 1-0. Cependant en raison du Covid-19, le match retour n’a toujours pas eu lieu à Turin.

Pour préparer au mieux ce huitième de finale retour, les Gones ont repris l’entraînement le 8 juin, qui sera « de plus en plus intensif ». Des matchs amicaux ont également été prévus pour ce mois de juillet. Les Lyonnais se sont imposés face à l’US Port Valais, club de 6ème division (12-0), puis l’OGC Nice (1-0), le 1er et 4 juillet. Pour donner un goût d’Europe, un tournoi amical est organisé du 16 au 18 juillet entre Lyon, Nice, Le Celtic Glasgow et les Rangers. Le club français s’opposera aux deux clubs écossais.

Lyon pourrait accueillir près de 5000 spectateurs au Parc OL. Dès le 11 juillet en France, les stades ou hippodromes pourront rouvrir avec un nombre de personnes limité. L’idée est de revivre l’ambiance de compétition.

S’ajoute à cela un match contre les Belges de La Gantoise le 22 juillet, puis une dernière rencontre amicale deux jours plus tard (adversaire non défini). Le Président du club Olympique, Jean Michel Aulas, qui a milité pour la reprise de la Ligue 1, se veut optimiste sur l’état de forme de son équipe. Lyon est en bonne position pour rejoindre le « Final 8 » au mois d’août prochain, nouveau concept mis en place par l’UEFA afin de finir la compétition. « On n’a jamais eu autant de chances qu’aujourd’hui de la perdre mais aussi de la gagner (C1) », a déclaré le Président Aulas à propos de ce format inédit.

Le PSG a son ticket pour Lisbonne

Le club de la capitale est quant-à lui déjà qualifié pour les quarts de finale en sortant le Borussia Dortmund. Le PSG va donc disputer le Final 8 sur terrain neutre à Lisbonne à partir du 12 août. Les Parisiens de retour à l’entraînement depuis le 22 juin, ont également programmé plusieurs sessions de matchs amicaux. Les champions de France ont rendez-vous au Havre (club de Ligue 2) dimanche prochain à 19 heures, devant 4000 spectateurs.

De plus, de la même manière que l’OL, afin de combler le manque de compétitivité européenne, les Parisiens s’opposeront aux Irlandais de Shemrock Rovers et les Ecossais du Celtic. Deux rencontres au Parc des Princes devant 5000 supporters, attendues le 17 et 21 juillet.

Les finales de Coupes maintenues

Malgré la suspension de la saison de Ligue 1, les finales de Coupe de la Ligue et Coupe de France ont été maintenues. Lyon est finaliste de la Coupe de la Ligue face au PSG, également finaliste de la Coupe de France contre Saint Etienne. La rencontre Lyon-PSG est prévue pour le 24 juillet tandis que PSG-ASSE est programmé pour le 31. Un bon exercice pour retrouver les matchs à enjeux de la Ligue des Champions.

Pendant que nos deux représentants français se préparent au mieux pour le retour de la C1, le tirage pour les quarts de finale a lieu demain à 12h au siège de l’UEFA en Suisse. Le PSG et Lyon (en cas de qualification), connaîtront leur futur adversaire. Il est bon de rappeler que les deux clubs ont la possibilité de se rencontrer…

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Football : le Barça peut-il déjà dire au revoir à la Liga ?

À cinq journées de la fin du championnat espagnol, le titre s’éloigne de plus en plus pour le club catalan. Un FC Barcelone en crise, qui se retrouve à 4 points derrière le leader actuel.

Victorieux (1-0) jeudi soir face à Getafe, sur un penalty du capitaine Sergio Ramos à la 79ème minute, Le Real Madrid prend le large dans la course au titre. Avec ses 4 points d’avance sur son dauphin catalan, le Real de Zinédine Zidane est en bonne position pour aller chercher sa troisième Liga sur ces dix dernières années. A l’instar du club madrilène, le FC Barcelone est en méforme et a lâché des points cruciaux lors de ses dernières rencontres. La possibilité de les voir conserver leur titre de champion d’Espagne pour la troisième année consécutive semble compliqué.

Un prochain déplacement difficile

A l’occasion de la 34ème journée de championnat, les Barcelonais se déplaceront sur la pelouse de Villarreal, actuel 5ème. Seule la victoire est autorisée pour le club de la Catalogne pour continuer à rêver du titre. Néanmoins cette rencontre sera très difficile car Villarreal reste sur six matchs sans défaites et espère jouer la Ligue des Champions la saison prochaine.

Les Madrilènes plus confiant, avec six victoires consécutives depuis la reprise de la Liga, ont eux aussi un déplacement compliqué face à l’Athletic Bilbao. Les Basques, actuel 8ème, viennent d’enchaîner deux victoires et ont mis à mal Barcelone au Camp Nou le 23 juin dernier, malgré la défaite (1-0). Le prochain match du FC Barcelone est une étape décisive pour sortir la tête de l’eau.

Un Barça désorganisé

En plus des mauvais résultats avec deux matchs nuls consécutifs, le Barça traverse une phase difficile. Le cas Antoine Griezmann divise à nouveau le vestiaire et le coach Quique Setién. Le champion du monde 2018 a été sur le banc lors des deux dernières rencontres et n’est rentré qu’à la 90ème minute contre son ancien club, l’Atlético Madrid mardi dernier. Une situation qui dérange le joueur et son entourage.

Quique Setién, ancien entraîneur du Bétis Séville, arrivé au cours de la saison suite au licenciement d’Ernesto Valverde en janvier dernier, n’a pas toute la confiance de ses joueurs et de la direction. Malgré son contrat de deux ans et demi, ce dernier pourrait quitter la Catalogne à la fin de cette saison 2019-2020.

Pour couronner le tout, l’homme à tout faire du Barça depuis des années, Léo Messi, menace également de quitter le club à la fin de son contrat en 2021, d’après des sources espagnoles. L’Argentin de 33 ans se dit en avoir marre d’être tenu responsable de tous les problèmes du club.

Après le fameux « Barça Gate », le club catalan n’est toujours pas débarrassé de ses problèmes internes, qui ne favorisent pas son succès. Les prochaines journées vont être importantes. Néanmoins, il est difficile d’imaginer les Barcelonais remporter le championnat, à moins que les Madrilènes qui sont dans une excellente forme, fassent quelques faux pas. Le FC Barcelone a donc du soucis à se faire pour le reste de la saison 2019-2020.

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Serie A : ces trois joueurs à suivre pour la fin de saison

Pour le dernier épisode de notre série sur les joueurs à suivre, nous parlons de la Serie A. Dans un championnat où Ronaldo, Dybala et bien d’autres se disputent le titre de meilleur joueur du championnat, certains jeunes joueurs se démarquent. Voici la sélection de ces joueurs à suivre.

1) Sandro Tonali

Le joyau de Brescia est né le 8 mai 2000, à Lodi au nord de l’Italie. Il va faire toute sa formation à Brescia, avant de réaliser ses débuts professionnels à 17 ans. Dès les premières minutes, la comparaison avec Pirlo est flagrante. De la coupe de cheveux, à la manière de jouer, au club, tous voient en lui la légende italienne. Tonali se fait un nom à l’Euro U19 avec la Squadra Azzura. Pendant les qualifications, le milieu de terrain était remplaçant contre la Grèce et la Pologne. En neuf matchs, il devient titulaire indiscutable et son influence sur le jeu de l’Italie augmente. Le match contre la France en demi-finale de cette compétition arrive et le jeune de Brescia est dans le onze. Les Bleus, emmenés par Amine Gouiri et Mickaël Cuisance, dominent la première mi-temps. L’Italie réussit à marquer grâce à un mouvement initié par Tonali, sur un extérieur du pied, l’Italien trouve Moise Kean dans la profondeur qui va réussir son face à face. La Squadra Azzura perd en finale contre le Portugal mais Sandro Tonali est l’un des meilleurs joueurs de ce tournoi. L’année suivante, l’Italien devient la sensation de Série B et permet à Brescia de remonter pour la première fois en Série A depuis 2015. Cette saison, Tonali enchaîne les prestations de classe mondiale dans une équipe qui se morfond à la 20ème place. Ses performances contre la Juventus ou contre le Napoli ne sont pas passées inaperçues. Roberto Mancini, le sélectionneur de l’Italie, l’appelle en octobre dernier. Des clubs sont venus aux renseignements pour le milieu de terrain en vue du prochain mercato. Tonali voudrait rester en Italie et c’est l’Inter qui tient la corde pour le joueur. Les supporters des Nerazzurri pourront peut-être admirer ce milieu de poche qui se considère lui-même comme un Gattuso plus technique. Il adore aller au duel pour récupérer des ballons. Sa qualité principale reste son toucher de balle et ses passes. Il serait un atout de plus dans le milieu déjà très fourni de l’Inter.

2) Nicolò Barella

Nicolò Barella est né le 7 février 1997, à Cagliari. L’Italien va commencer le football dans le club de sa ville. Il rentre dans le groupe professionnel lors de la saison 2013-2014. Lancé en Série A en mai 2015, alors qu’il n’a que 18 ans, Barella est prêté en Série B, dans le club de Calcio Come. Il y dispute 16 matchs, avant de revenir à Cagliari, qui est entre-temps descendu en Série B. L’Italien dispute l’Euro U19 en 2016 et termine deuxième de la compétition, la Squadra Azzura perd contre la France de Jean Kevin Augustin en finale 4-0. Dans son club formateur, Barella s’installe en tant que titulaire et permet à Cagliari de remonter dans l’élite italienne en 2016. Année après année, le milieu de terrain se transforme et devient plus complet, améliorant même son efficacité devant le but. Transféré pour 36M d’euros lors du dernier mercato estival, cette saison, Barella bénéficie de la confiance de son entraineur, Antonio Conte. Sa saison n’est pas parfaite, car il s’est blessé au genou en octobre. Il est resté loin des terrains pendant un mois et demi, avant de revenir petit à petit et de reprendre sa place de titulaire. Valentin Pauluzzi, le correspondant Italien pour l’Équipe à Milan, le compare à Marco Verratti : « C’est un joueur évoluant à la fois numéro 6 et numéro 8. Il n’a pas son aisance technique (à Marco Verratti) dans le jeu court mais je trouve qu’il a un meilleur jeu long. Il montre aussi beaucoup de personnalité dans la gestion du ballon et il va au charbon. Il est assez complet.« 

3) Ismaël Bennacer

Ismaël Bennacer est né le 1er décembre 1997, à Arles Avignon. Il débute le football dans le club de sa ville, et fait toute sa formation là-bas. À 17 ans, il fait ses débuts professionnels avec son club. Le Fennec va taper dans l’œil du scout français d’Arsenal, Gilles Grimandi. Pendant plusieurs mois, les Gunners vont surveiller le milieu de terrain. Manchester City est également sur le coup, mais Bennacer décide d’aller jouer sous les ordres d’Arsène Wenger. Il fait une seule apparition pour Arsenal, en 2015, en coupe de la ligue, contre Sheffield United. Il s’illustre dans les catégories de jeunes d’Arsenal, mais va partir pour pouvoir avoir plus de temps de jeu. Le Tours FC le récupère pour une demi-saison avant de partir en Italie, à Empoli. En Série B, il s’affirme en tant qu’un des meilleurs milieux du championnat, et permet à son équipe de remonter à l’échelon supérieur. La saison suivante, Bennacer est une des seules satisfactions d’un Empoli qui ne montre pas grand-chose. Au mercato d’été, Lyon et l’AC Milan se battent pour avoir l’Algérien. Le club milanais l’achète pour 16 millions d’euros. Il est l’un des meilleurs joueurs de la compétition. Cette saison, le milieu est un des éléments les plus importants d’un AC Milan qui enchaine le bon et le moins bon. Très souvent aligné au poste de numéro 6, Bennacer brille notamment grâce à sa qualité de passe, de vision de jeu ainsi que sa technique balle au pied. De nombreux clubs s’intéressent à l’international algérien, le PSG et Manchester City feraient partie de ces clubs. Milan ne veut pas se séparer de sa pépite, il faudra donc payer sa clause libératoire, qui s’élève à 50 millions d’euros, pour obtenir l’Algérien.

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