Municicaqs : les résultats dans le Grand Est

Le second tour des élections municipales 2020 s’est tenu hier dans des conditions particulières, trois mois après le premier tour du 15 mars. Après une campagne à rallonge, voici les résultats du second tour dans les principales villes du Grand Est.

Strasbourg

Les Strasbourgeois avaient le choix entre trois listes ce dimanche : celle de Jeanne Barseghian (EELV), celle de Catherine Trautmann (PS) et celle menée par le tandem Alain Fontanel – Jean-Philippe Vetter (LREM-LR). C’est finalement Jeanne Barseghian qui est élue avec 41,71% (21 592 voix). Derrière elle, la liste d’Alain Fontanel récolte 34,96 % (18 099 voix) et celle de Catherine Trautmann en dernière position avec 23,33% des suffrages (12 080 voix).

Colmar

À Colmar, les jeux étaient presque déjà faits, surtout après le retrait de Gilbert Meyer, le maire sortant, entre les deux tours. C’est donc Eric Straumann qui sera le nouveau maire, avec 63,89 % des suffrages (8061 voix). Son concurrent, Frédéric Hilbert (EELV), a lui recueilli 36,11 % des voix (4 556 voix).

Mulhouse

Quatre listes se sont opposées pour le second tour des municipales à Mulhouse. Celle de Michèle Lutz, maire sortante arrivée en tête au premier tour, celle de Loïc Minery (EELV), celle de Lara Million et enfin celle de Christelle Ritz pour le Rassemblement national. Ce sera Michèle Lutz qui dirigera à nouveau la ville de Mulhouse pour les six prochaines années après avoir recueilli 33,66 % des voix (4189 voix). Derrière elle, Loïc Minery, Lara Million et Christelle Ritz avec respectivement 21,96 % (2733 voix), 20,14 % (2506 voix), et 12,08 % des suffrages (1503 voix).

Metz

À Metz, les habitants avaient le choix entre trois listes conduites respectivement par François Grosdidier (LR), Xavier Bouvet (EELV) et Françoise Grolet (RN). Ce sera finalement François Grosdidier qui sera le nouveau maire de Metz après avoir recueilli 45,13 % des voix (10001 voix). Xavier Bouvet est arrivé en deuxième position avec 44,24 % des suffrages (9804 voix). À la dernière place, Françoise Grolet avec 10,63 % (2355 voix).

Nancy

Pour le second tour, seules deux listes concourraient à la mairie de Nancy. Celle de Laurent Hénart, le maire sortant, et celle de Mathieu Klein, arrivé en tête au premier tour. Mathieu Klein sort vainqueur de ce second scrutin, avec 54,54 % des voix (11435 voix). Derrière lui, Laurent Hénart avec 45,46 % de suffrages en sa faveur (9533 voix).

ÉPINAL

Trois listes se sont opposées pour le second tour des municipales à Epinal. Celle de Patrick Nardin (DVD), celle de Fabrice Pisias (DVG) et celle de Benoît Jourdain (DVD). Ce sera Patrick Nardin qui dirigera la ville d’Épinal pour les six prochaines années après avoir recueilli 48,14 % des voix (3923 voix). Derrière lui, Benoît Jourdain et Fabrice Pisias avec respectivement 39,12 % (3188 voix) et 12,74 % des suffrages (1038 voix).

Bar-le-duc

À Bar-le-Duc, trois listes étaient encore en lice pour le second tour. Celle de Martine Joly (DVD), maire sortante, celle de Benoît Dejaiffe (DVG) et celle de Pierre-Etienne Pichon (DVC). Martine Joly sera maire de Bar-le-Duc pour les six prochaines années, après avoir recueilli 38,45 % (1298 voix) des suffrages. Derrière elle, Benoît Dejaiffe et Pierre-Etienne Pichon avec respectivement 34 % (1148 voix) et 27,55 % (930 voix).

Châlons-en-Champagne

Les Châlonnais avaient le choix entre quatre listes ce dimanche : celle de Benoist Apparu (DVD), maire sortant, celle d’Alan Pierrejean (SE), celle de Dominique Vatel (DVG) et celle de Rudy Namur (DVG). C’est finalement Benoist Apparu qui est réélu avec 53,17 % des voix (3166 voix), cependant, le maire a récolté deux fois moins de voix qu’en 2014. Derrière lui, Rudy Namur, Alan Pierrejean et Dominique Vatel avec respectivement 26,41 % (1573 voix), 10,81 % (644 voix) et 9,61 % (572 voix) des suffrages.

Grève du 5 décembre : Résumé dans le Grand-Est

Plusieurs millions de salariés du public et du privé ont fait grève, ce jeudi, contre la réforme des retraites. Transports, Éducation nationale, hôpitaux, pompiers, policiers, avocats, éboueurs, énergie… La France a tourné au ralenti. Résumé de la journée dans la région Grand-Est.

GRAND-EST

Strasbourg

Manifestants : 9 000 selon la préfecture, 10 000 selon la CGT.

Dans la matinée, plusieurs centaines de cheminots ont voté la reconduction de la grève pour vendredi 6. La manifestation débute aux alentours de 13h30, la place de Lattre (place de la Bourse) est remplie.

Des avocats, des animateurs de centres sociaux culturels, des policiers, des salariés du secteur de la métallurgie, des enseignants, des fonctionnaires, lycéens, des archéologues, des agriculteurs, des cheminots, des pompiers, des jeunes, des Gilets jaunes, des infirmières… Valérie est une infirmière de 52 ans, elle a posé un congé maladie pour venir ce jeudi. Elle témoigne à France 3 : « Cela fait des années qu’on n’obtient rien. et on se fait entuber ! C’est pas facile, ce travail : on a des heures conséquentes, on a de moins en moins d’effectifs, on travaille de nuit… »

Photos DNA / Laurent REA

Nancy

Entre 7 000 et 10 000 manifestants se sont rassemblés jeudi après-midi dans le centre-ville.

La CGT, FO, UNSA, FSU, UNEF se sont retrouvés sur la place de la République devant la gare. Les manifestants étaient mélangés : des cheminots, des policiers, des fonctionnaires, des pompiers, des militants pour le climat, des jeunes, des enseignants ou encore des Gilets jaunes.

La manifestation s’est bien déroulée. La préfecture indique tout de même, que « quelques tensions ont émaillé la manifestation, notamment au niveau de la partie piétonne de la rue Stanislas ». La situation a été rapidement calmée avec l’intervention de la police.

(© Nicolas Zaugra/ Lorraine Actu)

Metz

De nombreux cars déposent des dizaines de manifestants de la CGT ou Gilets jaunes. Tout le monde se regroupe sur le parvis de la gare. Le départ des manifestants était prévu à 14h30 depuis la gare SNCF afin de rejoindre la Préfecture. Il s’élance finalement à 14h50. Il y a très peu de gilets jaunes dans le cortège.

Environ 8000 manifestants selon la Police.

16 h30, la manifestation s’est déroulée dans le calme et se termine.

Photo RL / Maury Golini

Reims

Dans la foule présente, des étudiants, des gilets jaunes (très peu), des retraités. Environ 5 000 personnes défilent. Enseignants, pompiers, personnels hospitaliers… Ils étaient tous dans la marche. Comme dans beaucoup de villes, il n’y a jamais eu autant de monde depuis 2010, avec la réforme des retraites de l’ère Sarkozy. Ce sont les pompiers qui ont ouvert la marche. Ils étaient une centaine à manifester. Le cortège a débuté vers 10 h de la maison des syndicats. Environ 10 % des manifestants étaient cheminots.

Marthe est jeune professeure. Mère de trois enfants, elle ne passe pas inaperçue avec sa pancarte : « Je suis tombée par terre, c’est la faute à Blanquer. Avec ça plus un rond, c’est la faute à Macron ». Elle explique à l’Union, qu’elle devrait perdre 600 €, si la réforme est adoptée : «  à 67 ans, je toucherai 1 700 €. C’est un manque de considération pour ceux qui ont travaillé et une pression sur l’avenir de nos enfants ».