Covid-19 : les salariés en détresse poussent la CGT à l’action

Le chômage partiel touche environ 7 millions de salariés. De nombreux magasins et boutiques ont fermé. Face à cela, le PIB chute et les patrons décident de faire baisser leur propre salaire. Certains magasins sont néanmoins ouverts mais le manque de garanties et la propagation de l’épidémie déstabilisent les salariés. La CGT appelle une nouvelle fois à la grève.

Une réforme de chômage partiel a été mis en place. Les entreprises doivent verser une indemnité d’au moins 70% du revenu brut à leurs salariés. Elles seront entièrement remboursées par l’État, du moins pour les salaires jusqu’à 4,5 fois le SMIC. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud affirme « qu’aucun salarié ne perdra un centime ». Le but est de « sauver des millions d’emplois, éviter le chômage à des millions de Français et permettre aux entreprises de repartir plus vite », rappelle la ministre. Les entreprises, quant à elles, ont déjà montré le début de la facture. On compte depuis début avril, 628 000 entreprises ayant eu recours au chômage partiel et quasiment 3 milliards d’heures chômées demandées. Ces données sont très « évaluatives » toujours selon la ministre, qui se base sur une probabilité du confinement.

Salariés. Photo Crédit : La voix du Nord

« L’ambiance reste très anxiogène »

Les entreprises font de leur côté, tout le nécessaire pour maintenir l’emploi et les salaires. Les conditions restent tendues pour les employés en période épidémique. Toutefois, des consignes très claires ont été données après l’état d’urgence déclaré par Emmanuel Macron. Pour les PME, le matériel sanitaire reste abondant malgré un risque de contagion parmi les salariés. Sylvain Macé, délégué national de la CFDT Carrefour pense que la situation pourrait s’améliorer : « depuis le 31 mars, l’arrivée des masques a rassuré, mais l’ambiance reste très anxiogène ». La direction a refusé de communiquer le nombre de malades parmi les salariés ainsi que la prime de 1 000 euros promise par le gouvernement.

Les dettes s’accumulent et les prêts deviennent de plus en plus importants. Pour Ismaël Muller, gérant d’une boulangerie en région parisienne, « le personnel a été réduit mais cela concerne que les mamans en période de congés, on s’adapte. Récemment, on a reçu des conseils via la chambre des métiers et des artisans sur la procédure d’hygiène mais sinon on ne nous a rien donné ».

Pas tous concernés ?

Mais le manque de soutien financier n’est pas une crise majeure pour ces entreprises. Pour Thomas Ducomte, chef de service chez Zone Nordique, la situation semble pour l’instant stable au sein de l’entreprise de commerce. Le nombre de salariés n’a pas beaucoup diminué. Ce qui l’effraie, c’est le recrutement d’employés : « c’est difficile d’embaucher dans notre secteur. On a très peu de malades. Les mesures d’hygiène ont été renforcés, donc dès qu’il y a un malade, on suit la procédure de 15 jours d’arrêt avec test de dépistage ».

La CGT en action

« L’absentéisme au sein des entreprises est à considérer », selon la CGT. Les dirigeants du prolétariat ont appelé le secteur de la grande distribution et du commerce à faire grève à partir de mercredi 8 avril. Ils dénoncent le manque de mesures de protection face au covid-19, la condition des travailleurs et l’exigence du droit de retrait. « Les employés travaillent dans la peur comme 95% des gens qui travaillent dehors. On exige que des SAS soient mis à leurs dispositions et la fermeture de tous les secteurs qui ne sont pas essentiels », évoque Amar Lagha, secrétaire général du bureau fédéral de la CGT Commerce et Services. Selon lui, la priorité reste le droit de retrait même si « toutes les mesures sont prises en compte ».

La CGT appelle à la grève tout le mois d’avril

La fédération CGT-Services publics a déposé un préavis de grève pour tout le mois d’avril afin de protester contre le manque de moyens pour lutter contre le Covid-19.

Du 1er au 30 avril. La fédération CGT-Services publics a publié un courrier destiné à Muriel Pénicaud (ministre du Travail), Gérald Darmanin (ministre de l’Action et des Comptes publics) et Olivier Dussopt (secrétaire d’État chargé de la Fonction publique). Le syndicat s’élève contre « des mesures antisociales » prise dans le cadre de la récente loi d’urgence et proteste contre un manque de protection face au Covid-19.

La CGT, qui a déposé 30 préavis consécutifs de 24 heures, dénonce « les choix du gouvernement qui font que ce sont les masques de protection, gel hydroalcoolique et tests médicaux qui manquent alors que jamais les armes de guerre militaire ou anti-manifestants (LBD, gaz…) ne sont en rupture de stock ». La fédération réclame aussi « l’arrêt de tous les services non essentiels à la continuité de la Nation ».

« un préavis inopportun »

Sur BFM Business, le secrétaire d’État, Olivier Dussopt, a exprimé ses « regrets » face à l’appel de la CGT : « Nous prenons acte du préavis, même si nous avons dit à cette fédération notre surprise et notre sentiment que c’était un préavis inopportun ». En plein état d’urgence sanitaire, le gouvernement a adopté des ordonnances qui modifient le droit du travail. Ces mesures pourront s’appliquer jusqu’au 31 décembre 2020. Les employeurs pourront imposer la prise de congés payés ou la prise de RTT. Ils pourront aussi ramener la durée de repos entre deux journées de travail de 11 à 9 heures.

Réforme du bac : le fiasco des E3C ?

Les nouvelles épreuves du contrôle continu du baccalauréat ont commencé ce lundi. Dans plusieurs lycées de France, la situation s’est tendue avec des manifestations ou des blocages.

Comme un nom de code incompréhensible, E3C. En 2017, le candidat Macron a proposé une transformation du baccalauréat en se focalisant sur quatre épreuves et en instaurant une partie de contrôle continu. Les E3C sont des épreuves communes. Pour les élèves de 1ère, la première session se déroule du lundi 20 janvier au vendredi 28 février. Les épreuves au programme sont : histoire-géographie, langue vivante A, langue vivante B (et maths pour la filière technologique).

Les épreuves ont donc commencé lundi, mais les examens ne se sont pas passé comme prévu. Dans de nombreux lycées, des blocages ont été organisés. Professeurs et élèves étaient mobilisés. Dans toute la France, les épreuves ont été largement perturbées. À Bagnols-sur-Cèze, le lycée Albert Einstein a vécu une situation tendue. Alice est étudiante en première générale, elle a passé l’épreuve d’histoire-géographie : « On a dû rester toute la première heure dehors car il y avait des manifestants qui bloquaient l’entrée au lycée. On a commencé avec une demi heure de retard, mais on a eu le temps de passer les épreuves ». Elle s’étonne du manque d’organisation de l’établissement, « les surveillants sont arrivés avec ce qui ressemblait à des parents d’élèves pour nous surveiller, 1 personne pour 35 élèves ».

« Pendant l’examen, des bruits incessants et des personnes qui entraient et sortaient toutes les 5 minutes. »

Les élèves ne sont pas espacés, ils passent l’épreuve d’histoire-géographie – Lycée Albert Einstein – Bagnols-sur-Cèze. Twitter : @Minnyni

Nous avons contacté le ministère de l’Éducation nationale, aucune réaction, ni d’éventuelles déclarations. L’académie de Montpellier n’est pas joignable.

Clément Poullet est le secrétaire général de la Fédération nationale de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle Force Ouvrière. Il trouve la situation de Bagnols-sur-Cèze, « totalement scandaleuse ». Il ajoute : « le ministre de l’Éducation nationale est responsable de la pagaille actuelle, il était conscient de la catastrophe industrielle par rapport au manque de surveillants ».

Le représentant FO insiste, « on est très engagé dans le cadre de la bataille pour l’abandon de la réforme des retraites, c’est notre priorité numéro 1. La réforme du bac et la réforme des retraites, c’est la même logique, une individualisation des droits car il n’y aura plus de droits collectifs ».

Carte à retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous.

À Talence, en Gironde, le lycée Kastler représentait l’image du bras de fer. Plus d’une centaine de personnes se sont réunies devant le lycée et chantaient « Jean-Michel Blanquer, ministre autoritaire, on ne bossera pas pour toi ». La FNME CGT revendique aussi la coupure électrique du lycée survenue le matin même. L’épreuve continue pour des milliers d’élèves dans les prochains jours, elle continue aussi pour le gouvernement. La note est, pour le moment, proche de 0.

La CFDT, le syndicat pivot de la retraite

Depuis plusieurs années, la CFDT est un allié de taille du gouvernement dans la refonte du régime des retraites, mais fragilisé par des tensions internes majeures. Retour sur l’implication du syndicat lors des différentes réformes des retraites.

La Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT) est depuis quelques jours au cœur des débats médiatiques. Après quarante-trois jours de grève nationale, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger a salué le retrait provisoire de l’âge pivot de 64 ans du projet de réforme des retraites. Il a déclaré dans le Journal du Dimanche que ce retrait était « une victoire pour tous les salariés ». Cette mesure était la ligne rouge du patron de la CFDT. En effet, après une entrevue vendredi dernier avec l’intersyndicale à Matignon, Édouard Philippe a annoncé dans une lettre aux partenaires sociaux être « disposé à retirer », sous conditions l’âge pivot de 64 ans du projet de loi sur la réforme des retraites. Le Premier ministre souhaite toutefois conserver le principe d’un âge d’équilibre dans le futur système. 

Seule contre tous

Après s’être félicitée de cette avancée dans le conflit, la CGDT fait face à de vives critiques de la part des autres syndicats. Depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, le syndicat est au cœur d’une intox. La fille de Brigitte Macron, Tiphaine Auzière serait avocate à la CFDT. Cette fausse information, qui selon la CFDT, aurait été orchestrée par les opposants de la réforme, mais sans toutefois déstabiliser le premier syndicat de France depuis 2017, qui revendique à ce jour 623 802 syndiqués. 

La CFDT est un partenaire historique du gouvernement. Créée en 1919 sous le nom de Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC), le syndicat a depuis mis de côté la religion. Les différents présidents de la CFDT ont soutenu de nombreuses réformes mises en place par l’État. Lors des grèves de décembre 1995, c’est un interlocuteur privilégié du projet de réforme de la Sécurité Sociale engagé par Alain Juppé alors Premier ministre. La CFDT obtiendra dans ce contexte la gestion de la Caisse nationale d’assurance-maladie des travailleurs salariés (CNAM) et de l’Unédic. Cet accord passe mal auprès d’une minorité de syndiqués. La CFDT, s’isole peu à peu des autres syndicats et les opposants internes rejoignent la CGT ou Sud.

2003 et 2010 : l’impasse

Rebelote en 2003, la CFDT continue de négocier aux côtés des autres organisations syndicales la réforme des retraites souhaitée par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Mais l’unité syndicale ne tient pas, et la coalition CFDT- CFE-CGC, est la seule à soutenir le projet. Les autres organisations la considèrent comme une régression sociale. Cette prise de position a des conséquences internes pour la CFDT qui perd près de 10 % de ses adhérents en trois ans. Passant de 889 000, fin 2002 à 807 000 en 2005. Cette baisse des effectifs est due à un non-renouvellement d’adhésions individuelles au profit de nouvelles organisations syndicales. 

Lors de son mandat, Nicolas Sarkozy avait, à l’image d’Emmanuel Macron, tenté de reformer les retraites. La CFDT faisait partie des huit syndicats organisateurs des huit grandes manifestations lors des grèves contre la réforme française des retraites de 2010. L’objectif de cette réforme était de remettre sur pied les finances publiques, alors déficitaires. Cette mobilisation a mis en échec cette nouvelle tentative de réforme. 

Dix ans plus tard, la problématique des retraites reste entière. Après de nombreux compromis sur les différents paramètres intervenant dans le calcul de la retraite, c’est désormais le financement de la réforme qui est au centre des débats. Les syndicats qui le souhaitent ont jusqu’à fin avril faire part au gouvernement de leurs propositions garantissant la pérennité financière de ce nouveau régime. Un concept soufflé le 5 janvier par Laurent Berger.

Manifestation à Versailles contre la réforme de retraites

En cette troisième journée de grève nationale, la mobilisation des syndicats et des collectifs était une nouvelle fois au rendez-vous. Ce mardi 17 décembre, 200 personnes ont manifesté dans les rues de Versailles pour demander le retrait de la réforme des retraites.

Les Yvelinois et Yvelinoises sont en colère et le font savoir. Une vingtaine de syndicats et collectifs du département tel que Solidaires 78, la CGT 78 – Confédération Générale du Travail-, la CFDT78– Confédération française démocratique du travail-  se sont réunis à dix heures ce matin pour une grande assemblée générale à la porte de Buc à Versailles. Ils ont voté à l’unanimité la reconduction de la grève et une nouvelle journée de mobilisations prévue demain dans tout le département. La centaine de manifestants est ensuite partis de la porte de Buc vers onze heures pour rejoindre la préfecture des Yvelines. 

Des manifestants confiants et déterminés

En début de cortège, on retrouve la CGT avec les cheminots de Trappes, Rambouillet et Versailles. Même si une partie du syndicat est déjà en route pour Paris, ils sont une quarantaine à s’être déplacé pour manifester contre la réforme de retraites. Pour Mathieu Bolle-Reddat conducteur de train sur la ligne C du RER et secrétaire général de la CGT Cheminot de Versailles la motivation est toujours là. « Je préfère perdre mille euros en me mettant en grève qu’une fois à la retraite. Tant que Macron n’aura pas compris que sa réforme est bonne pour la poubelle, on sera dans la rue ». Quand on lui demande ce qu’il pense de l’obtention d’un régime exceptionnel pour les policiers, les gardiens de prison, les routiers, les soldats.. il a une certaine amertume. « Au début, on nous présentait une réforme, soi-disant universel et chaque jour il y a une nouvelle catégorie de personnel qui est finalement exemptée. On n’est pas jaloux, tant mieux pour eux, mais si on manifeste, c’est pour les retraites de tout le monde » ajoute Mathieu.

Une vingtaine d’électriciens et de gaziers manifestent à Versailles ©CanardLudivine

Juste derrière, la CGT Énergie. Ils sont une vingtaine à avoir fait le déplacement depuis le local de Maurepas. Cédric Cousin, responsable syndical de la CGT Énergie 78 revendique bien évidemment le retrait de la réforme qui devrait supprimer le régime spécial de l’énergie en place depuis 1946. « C’est le monde du travail qui est attaqué, qu’on soit dans le public ou le privé, on va tous être touché. Nous ne sommes est pas reconnu comme profession pénible pourtant on travaille dehors peu importe le temps, à n’importe quelle heure, parfois loin du local, la retraite à 64 ans pour nous c’est n’est pas possible ».

Même agacement plus loin, Marie travaille dans l’administration de l’Éducation Nationale, syndiquée à l’UNSA-Union nationale des syndicats autonomes. « On en a marre de ce gouvernement qui ne nous écoute pas. Pour venir manifester, j’ai perdu 1/30 ème de mon salaire brut soit plus de 100 euros ». Elle souhaiterait la revalorisation des salaires dans la fonction publique avec une application immédiate du PPCR- Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations– qui prévoit la revalorisation des grilles salariales.

Une réforme sur le grill

Les organisateurs se réjouissent de cette mobilisation, qu’ils estiment à plus de 200 manifestants. Ces derniers ont campé et organisé un barbecue devant la préfecture en attendant les bus. Les syndicats se mélangent et débattent entre eux sur fond de musiques rythmées et des slogans scandés au mégaphone. Bonne humeur et convivialité sont au rendez-vous.  

La CGT Énergie s’occupe du Barbecue ©LudivineCanard 

Cette manifestation est un « échauffement » avant celle de Paris en début de matinée. Ils partiront de la Place de la République à treize heures trente pour rejoindre la Place de la Nation. Midi trente, les dix bus affrétés pour aller à Paris arrivent un par un et se remplissent très rapidement. Il reste cinq places, qui vont vite trouver preneur. Tous les syndicats n’ont pas pu prendre leur place par manque de moyens. « C’est trop cher de louer un bus » s’indigne Laurence Picouleau, secrétaire de la section Sud Culture Versailles . « On préfère rester ici, pour interpeller les personnes directement. Aller sur Paris ne sert à rien » relativise-t -elle. Les collectifs ne pouvant pas se rendre sur Paris, ont manifesté devant le château de Versailles jusqu’en fin d’après-midi.  

Plus de 300 manifestants devant le château de Versailles cet après-midi ©GCTEnergie

Le Premier ministre, Édouard Philippe rencontrera demain les organisations syndicales et patronales à Matignon afin de trouver une issue au conflit qui dure déjà depuis treize jours.

Les étudiants manifestent le 17 décembre contre la réforme des retraites

Ils étaient déjà dans la rue contre la précarité étudiante fin novembre et ont décidé de rejoindre le mouvement de contestation contre la réforme des retraites. Les étudiants sont bien évidemment aux côtés des cheminots, infirmiers, pompiers pour faire entendre leurs revendications. 

« Relevons la tête face à la réforme des retraites ». C’est le slogan des jeunes communistes des Yvelines -JC 78- lors de la manifestation cet après-midi à Paris. Ils partiront à treize heures trente de la Place de la République et rejoindront la Place de la Nation vers 18 heures. Les jeunes communistes n’ont pas hésité à sécher les cours pour être présent à cette troisième journée de mobilisation nationale. Vers dix heures, une trentaine de jeunes travailleurs, étudiants et lycéens se réuniront avec les organisations syndicales du département tel que la CGT 78 – Confédération générale du travail- ou FO 78 – Force Ouvrière- pour une grande assemblée générale. Suite à cette réunion, ils manifesteront de la gare de Versailles Chantiers jusqu’à la préfecture de Versailles dans le but d’interpeller le préfet des Yvelines : Jean-Jacques BROT. Ils rejoindront ensuite la manifestation de Paris en début d’après-midi. Des bus ont été affrétés pour l’occasion. 

Afin de mobiliser un maximum de monde pour la manifestation, les Jeunes Communistes des Yvelines ont multiplié les actions ces derniers jours. Hier matin, ils étaient présents au blocage du dépôt SQYBUS dès quatre heures trente à Trappes aux côtés des grévistes de la CGT. Ils ont brûlé des palettes devant la porte empêchant toute sortie ou entrée du dépôt. Le blocage a eu lieu entre cinq et huit heures du matin entrainant de fortes perturbations sur le trafic jusqu’en fin de matinée.

Les jeunes Communistes des Yvelines bloquent le dépôt de bus à Trappes avec la CGT. ©Facebook/ JeunesCommunistesYvelines 

Hier après-midi, ils étaient devant la Bibliothèque de l’Université à Saint-Quentin-en-Yvelines pour distribuer des tracts. Matthieu Bolzinger membre du groupe UVSQ contre la précarité et jeune communiste des Yvelines compte bien élargir le cortège.  « On essaye d’expliquer aux jeunes nos combats, nos actions, nos revendications et surtout pourquoi il est important de nous rejoindre et de venir manifester avec nous mardi ». « On demande le retrait pur et simple de la réforme qui est pour nous totalement inacceptable, c’est l’une des attaques les plus violentes contre le système solidaire de la retraite par répartition » s’indigne Arnault, membre du collectif. « On souhaiterait une amélioration du système actuelle de retraite avec un départ à la retraite à 60 ans avec une augmentation générale des pensions de retraite. On veut juste une retraite décente ».

Les jeunes communistes des Yvelines distribuant des tracts devant la Bibliothèque Universitaire de Saint-Quentin en Yvelines. Matthieu à droite et Arnault au centre. / ©CanardLudivine
Les jeunes communistes des Yvelines distribuant des tracts devant la Bibliothèque Universitaire de Saint-Quentin en Yvelines. Matthieu à droite et Arnault au centre. / © Canard Ludivine

Le groupe de 150 adhérents, ne s’est pas arrêté là. Dans la soirée, les jeunes communistes se sont réunis avec d’autres collectifs étudiants du groupe UVSQ contre la précarité comme Les Jeunes Génération.s-78, un groupe étudiants du parti Générations de Benoit Hamon. Ils se sont organisés en vue de la manifestation du 17 décembre. À l’ordre de la réunion : préparation des banderoles, impression des tracts, point sur la situation, préparation du trajet… Ils sont plus que prêt, et déterminés à faire valoir haut et fort leurs revendications.

Grèves : le grand bilan avant Mardi 17 décembre

Les Français opposés à la réforme des retraites étaient dans la rue ce mardi 10 décembre. Après l’épreuve de force du jeudi 5 décembre, les manifestants prévoient de ressortir dans les rues, mardi 17 décembre. Bilan des mobilisations depuis le 5 décembre.

2 semaines de blocages, 2 semaines de colères. Depuis le jeudi 5 décembre, une dizaine de secteurs tournent au ralenti. Transports, énergie ou santé, tous s’inquiètent pour leur futur et celui de leurs enfants.

Les secteurs concernés

  • Transports

Ferroviaires : Côté SNCF, la CGT-Cheminots, SUD-Rail et l’UNSA ferroviaire ont appelé à un mouvement illimité dès le jeudi 5 décembre. La CFDT ne suivait pas cette décision, mais menaçait de s’y mettre si le gouvernement ne répondait pas à leurs attentes. À la suite des mesures annoncées par Édouard Philippe, la Confédération française démocratique du travail a décidé de s’inclure dans le mouvement dès le 11 décembre, avec cette phrase anecdotique de Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT : « la ligne rouge a été franchie ».

Wladimir est conducteur de trains, il fait grève depuis le 5 décembre. Il défend les régimes spéciaux, et dénonce les suppressions de postes.

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La RATP est aussi en grève. Depuis le début du mouvement de protestation, une dizaine de lignes de métro sont fermées, les lignes du RER fonctionnent au ralenti. Les non-grévistes qui assurent le service depuis le début de la grève, travaillent dans des conditions assez compliquée. Entre menaces et tensions, Mouss* est inquiet. « Tous les matins, je passe devant mes collègues qui manifestent au dépôt. C’est tendu, mais j’ai une famille à nourrir, je ne peux pas me permettre de manifester tous les jours ».

*Prénom changé.

Routiers : La CGT, Force ouvrière et Solidaires ont appelé à une grève illimitée dès le jeudi 5 décembre dans le transport urbain et routier de voyageurs, de marchandises et de fonds. L’appel concernait aussi les ambulanciers, les taxis ou les déménageurs. Pour ce lundi 16 décembre, FO, la CFCT, la CGC et l’UFR-CFDT, appellent à la grève. Les routiers s’inquiètent pour leur retraite, ils dénoncent la pénibilité de leur métier, pas assez rémunéré et fortement concurrencé.

Aériens : Trois syndicats d’Air France ont déposé un préavis de grève pour le 5 décembre. Depuis le 1er jour de grève, c’est ,en moyenne, 1 vol sur 4 qui a été annulé. 1 moyen-courrier sur 10 a été supprimé. Les syndicats du secteur aérien veulent dénoncer leur mécontentement face à la réforme des retraites.

  • Éducation

Éducation nationale : la plupart des syndicats enseignants ont appelé les 900.000 enseignants du premier et second degrés à effectuer la grève du 5 décembre. Selon le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, 51 % des enseignants du 1er degré, écoles maternelles et primaires, ont fait grève. 65 %, selon les syndicats. Dans les collèges et les lycées (2nd degré), plus de 40 % des enseignants ont fait grève, selon le ministère de l’Éducation. 75 %, selon le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré.

Les syndicats enseignants ont été rendre visite au Ministre de l’Éducation, vendredi 13 décembre : « les promesses ont été réaffirmées, notamment une sanctuarisation du niveau des pensions et une enveloppe conséquente qui sera consacrée aux revalorisations salariales à partir de 2021 ».

Étudiants et lycéens : Alors que le ministère de l’Éducation nationale a estimé à 19,41%, le taux de grévistes dans le secondaire le mardi 10 décembre, les étudiants étaient aussi de sortie. Les syndicats : FSE, UNL, UNEF, MNL, FIDL, Solidaire étudiant⋅es, L’Alternative, FAGE ont appelé à descendre dans la rue. Les revendications sont simples, lutter contre la précarité et contre la réforme des retraites.

  • Énergie

EDF, Enedis, RTE et Engie : : Trois des quatre syndicats (CGT, FO et l’alliance CFE-CGC-Unsa) ont appellé à la grève le 5 décembre, alors que les 140.000 électriciens et gaziers ont leur propre système. Ils ne veulent pas transformer leur régime, « nous avons un régime spécial de retraite à défendre » a déclaré Laurent Heredia, ​cadre chez RTE et secrétaire fédéral en charge de la démarche revendicative à la CGT sur Europe 1. Intensité électrique.

Bordeaux, Versailles, Béziers, Tulle, Limoges, ou encore Perpignan… Toutes ces villes ont été touché par des coupures d’électricité. C’est le nouveau moyen pour les grévistes de se faire entendre, et non voir… Ce sont des actions illégales, mais qui ne font pas peur aux agents.

Les tempêtes du sud-ouest « perturbent » la grève.

La fédération nationale des mines et de l’énergie (FNME) de la CGT, informe que les agents grévistes suspendent la grève : « depuis le 5 décembre, les électriciens et gaziers participent fortement au conflit social lié à la réforme des retraites voulue par le président Macron. Dans ce contexte, le syndicat CGT décide de suspendre temporairement le mouvement afin que les agents répondent présents pour assurer leur mission de service public. Temporairement… car pour la CGT, il est tout à fait légitime que les agents des Industries Electriques et Gazières se battent pour conserver leur droit et celle des générations futures au départ anticipé. Dans ces conditions plus que difficiles, peut-on imaginer faire ce genre d’interventions à 64 ans ».

  • Carburant

Raffineries : alors que les professionnels du BTP bloquaient, depuis le jeudi 28 novembre, des dépôts pétroliers dans l’espoir de conserver leur avantage fiscal sur le gazole, Mercredi, sept des huit raffineries françaises étaient bloquées. C’est ce qu’affirme le secrétaire fédéral de la CGT-Chimie, Emmanuel Lepine. « Il s’agit de raffineries Esso et Total, donc de salariés du privé ».

Si certaines stations sont en rupture de stock, il n’y a pas de pénuries de carburant. Mercredi, l’UFIP (l’Union française des industries pétrolières) nuançait les annonces de blocage de la CGT : « toutes les raffineries produisent normalement et la distribution est assurée par les stocks de réserves des deux cents dépôts répartis sur le territoire », assurait Francis Duseux, président de l’UFIP.

  • Propreté

Agents de propreté urbaine (Éboueurs) : à Brest, les tournées de ramassage des ordures ménagères ne reprendront pas ce lundi matin. En grève depuis le 4 décembre 2019, les 130 éboueurs qui réclament 200 € nets d’augmentation mensuelle, une reconnaissance de la pénibilité de leur travail et des vêtements réellement adaptés à leurs conditions de travail, continuent le bras de fer avec la collectivité. Le dernier rendez-vous n’a pas permis de reprise concrète.

Montpellier : les éboueurs de la société Urbaser sont en grève / © Alexis Delacour / Facebook : France 3 Languedoc-Roussillon

À Montpellier, depuis le 5 décembre, les poubelles implosent, les cartons s’entassent sur les trottoirs. Autour, des sacs plastiques remplis de déchets qui s’accumulent. Cette société est affectée, par la métropole, au ramassage des ordures ménagères du nord de la collectivité. Les salariés dénoncent un manque d’effectifs et des conditions de travail dégradées. Ils réclament des embauches pour être à deux sur les plateformes.

  • Santé

Hôpitaux : dans un contexte de grève des urgences qui dure depuis 8 mois, CGT, FO, SUD et le collectif Inter-Urgences ont relayé l’appel à la grève du 5. Les internes ont rejoint la grève à partir du 10 décembre. Une journée d’action spécifique est cependant programmée ce 17 décembre. « Nous nous sommes organisés collectivement pour assurer la continuité des soins dans les hôpitaux et les Ehpad », a assuré la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Depuis le lancement du mouvement de grève en mars, tous s’accordent à poser un même diagnostic. L’hôpital public étouffe, accompagné d’une hémorragie du personnel infirmier.

  • Justice

Avocats et magistrats : Conseil national des barreaux, Syndicat des Avocats de France (SAF), Syndicat de la Magistrature, SNEC PJJ, Snepap FSU, Solidaires Justice, CGT. Ils appelaient tous à la grève le 5 décembre.

70 avocats du barreau de La Rochelle-Rochefort étaient réunis, jeudi, dans les locaux de l’Ordre, rue Gargoulleau, en centre-ville de la Rochelle. / AUGÉ ROMUALD

Aujourd’hui, les avocats payent 14% de cotisations sur leurs revenus. Avec la réforme, le taux devrait doubler, passant à 28%, car en tant qu’indépendants, les avocats payeront à la fois la part patronale et salariale. En additionnant les autres charges, près de deux tiers de leurs revenus seraient alors ponctionnés. Plus de 95% des barreaux en grève vont manifester ce lundi 16 décembre. Un seul régime de retraite pour tous signifierait pour les avocats la fin de leur propre système.

Les avocats et les magistrats défileront ensemble mardi 17 décembre.

  • Forces de l’ordre

Police : les organisations ont annoncé jeudi 12, avoir obtenu le maintien pour tous les policiers, de leurs avantages pour des départs anticipés à la retraite, après un rendez-vous avec Christophe Castaner. Ce système permet notamment de partir à la retraite dès 57 ans. Ils attendent un courrier du ministère de l’Intérieur pour mettre fin définitivement à la suspension du mouvement de protestation.

Une initiative originale

@lestreamreconductible

Des joueurs de jeux vidéo, qui soutiennent la grève contre la réforme des retraites, ont débuté, jeudi 5 décembre à 10 heures du matin, un live sur Twitch, en diffusant des parties de jeux vidéo, tout en sollicitant des dons au bénéfice de l’intersyndicale. À cette heure, près de 80 000 euros ont été récoltés. Les streameurs ne lâcheront pas : « Nous allons tenir un live sur Twitch en relayant les actualités de luttes et en récoltant des fonds pour alimenter une caisse de grève intersyndicale. Tant que la grève continuera, nous continuerons d’occuper l’antenne, sur la chaîne « Le Stream Reconductible » créée pour l’occasion, et sur nos chaînes respectives ». Parmi les streameurs, MisterJDay ou encore Jean Massiet font partie de l’aventure.

Le secteur des jeux vidéo est aussi en grève , le STJV, Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo, a appelé l’ensemble des salariés de l’industrie du jeu vidéo et les étudiants, à faire grève le jeudi 5 décembre. Il proteste contre le projet de réforme des retraites et souhaite une amélioration du système actuel.

Qui Profite de la grève ?

Les cars « Macron » opérés par FlixBus et BlaBlaBus font partie de ceux qui profitent de la grève. Leurs réservations ont respectivement augmenté de 70% et 90% aux alentours du 5 décembre, début du mouvement de protestation. Dans les applications de covoiturage, Blablacar sort gagnante, Klaxit a augmenté de plus de 20 000 clients durant la semaine précédant le 5 décembre. C’était peut-être la meilleure solution pour les campagnards, et banlieusards, puisque la préfecture de police a annoncé mercredi dernier, « la reconduction des mesures autorisant la circulation des véhicules en covoiturage dans les voies réservées et dédiées aux bus et taxis ». Le Vélib offrait 1 mois d’abonnement jusqu’à ce dimanche 15 décembre, la fréquentation a d’ailleurs fortement augmenté lors des premiers jours.

Grève à la SNCF : « Pas de trêve pour Noël » ?

Le Premier ministre Édouard Philippe a détaillé mercredi son projet de réforme des retraites, qui n’a pas convaincu les syndicats. La CGT Cheminots accentue la pression sur le gouvernement et annonce de nouvelles journées de mobilisation.

Dans les transports, alors que la grève est entrée dans sa deuxième semaine, les perturbations continuent. « La grève continue parce que le gouvernement est droit dans ses bottes » s’est exaspéré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots, au micro de France Info jeudi 12 décembre. « Pas de trêve pour Noël, sauf si le gouvernement revient à la raison avant ça » a-t-il poursuivi. Mais cette volonté de poursuivre la grève n’est pas partagée par tous les syndicats.

Un avis contesté

« Il faut laisser la possibilité aux gens de rejoindre leur famille » pendant la période des fêtes, a estimé Laurent Berger, numéro un de la CFDT. Autre syndicat régulièrement classé par les “réformateurs”, l’Unsa refuse également la maintenance des blocages. Laurent Escure espère que « les Français ne seront pas ennuyés pour Noël ». Mais « cela dépend des organisations syndicales et de leur volonté de rester dans un mouvement qu’aujourd’hui, je ne pense pas utile. Il faut être autour de la table et discuter » a expliqué de son côté Olivier Dussop, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics.

Les conducteurs SNCF oubliés par la réforme ?

La demande de la CGT Cheminots de maintenir les mobilisations peut s’expliquer par rapport à l’impact que peut avoir la réforme des retraites à la SNCF. Selon une source interne au groupe ferroviaire, « 75% des conducteurs ne sont pas concernés par la réforme ». Un chiffre alarmant, d’autant plus que « 58% des agents sédentaires au statut » et « 44% des agents contractuels » (salariés hors statut) ne seraient pas concernés par la réforme, toujours selon cette source.

D’après un document interne obtenu par l’AFP, la direction et les syndicats de la SNCF étudieront « les modalités de transition vers le système de retraite universel » pour les salariés au statut de cheminot concernés, à savoir les conducteurs « nés après le 1er janvier 1985 ». Pour La CGT Cheminot, la démarche est donc claire : inciter le gouvernement à retirer ses modifications sur la réforme des retraites, sous peine de continuer à bloquer les transports. « La grève continue jusqu’à ce qu’on nous garantisse que le système actuel est maintenu, le système pour tous les salariés et qu’on entame des négociations pour l’amélioration de ce système » a annoncé Lauren Brun.

Des manifestations et rassemblements locaux sont prévus ce jeudi de Marseille à Paris, où un défilé doit partir de Nation.

Grève du 5 décembre : Résumé dans les Hauts-De-France

Plusieurs millions de salariés du public et du privé ont fait grève, ce jeudi, contre la réforme des retraites. Transports, Éducation nationale, hôpitaux, pompiers, policiers, avocats, éboueurs, énergie… La France a tourné au ralenti. Résumé de la journée dans les Hauts-De-France.

HAUTS-DE-FRANCE

Lille

15 000 à 20 000 manifestants dans le cortège selon les syndicats, la police en dénombre 14 000. La manifestation a débuté vers 14 h 45 au départ de la Porte de Paris. Syndicats et Gilets jaunes marchent ensemble. Plus de 2 km de cortège dans le centre-ville. En début de manifestation, des gaz lacrymogènes sont lancés dans le cortège, alors que les pompiers essayent d’aller sur le périphérique.

Un autre cortège part de la gare, rassemblant étudiants, pompiers et Gilets jaunes. La manifestation se déroule sous les fumigènes, départs de feu et gaz lacrymogènes. À 18 h 00, le mouvement se termine, puisque la police a éclaté le cortège de manifestants au rond-point de la Porte des Postes.

Dunkerque

Selon La Voix du Nord, 4 000 personnes, d’âges divers, du secteur public et du privé, ont manifesté.

Parmi eux, Sylvie, enseignante depuis 35 ans, témoigne à La Voix du Nord : « dans deux, trois ans (je prends ma retraite). Je ne risque pas grand-chose. Mais je suis là pour les générations suivantes. On ne sait pas ce qu’ils auront ».

La Voix Du Nord

Amiens

Réunie en intersyndicale ce jeudi matin, l’assemblée générale des cheminots a voté à l’unanimité la reconduction de la grève pour ce vendredi contre la réforme des retraites.

Les manifestants se sont rassemblés à la Maison de la culture en attendant le départ du cortège qui commence à 14h.

Vers 17 heures, la manifestation se termine, dans le calme . Aucun incident à déplorer sur l’ensemble du cortège.

La CGT compte 8000 personnes.

Alice Meunier
Alice Meunier

Saint-Quentin

L’intersyndicale appelait à une manifestation à 15 heures, Le départ du cortège : Place du 8 octobre. La manifestation s’est déroulée dans le calme. L’habituelle bataille des chiffres, les syndicats, FO et CGT, annonçaient 3000 participants à midi, la police environ 2000 personnes. Sur place, les journalistes de la rédaction d’Aisne Nouvelle estiment une participation de 6000 personnes.

Beauvais

4500 Isariens s’étaient rassemblés à Beauvais, selon la CGT. Les forces de l’ordre n’ont pas communiqué de chiffre exact pour la mobilisation à Beauvais. CGT, FSU, SUD sont les principaux syndicats représentés. Une manifestation assez calme.

Une partie de la foule a hué la députée de la 2e circonscription de l’Oise, Agnès Thill, en passant devant sa permanence.

Actu Oise

Pierre Ripart, le secrétaire départemental du SNUipp-FSU Isarien, a confirmé que la grève est reconduite ce vendredi.

Actu Oise

Grève du 5 décembre : Résumé en Bourgogne-Franche-Comté

Plusieurs millions de salariés du public et du privé ont fait grève, ce jeudi, contre la réforme des retraites. Transports, Éducation nationale, hôpitaux, pompiers, policiers, avocats, éboueurs, énergie… La France a tourné au ralenti. Résumé de la journée en Bourgogne-Franche-Comté.

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ

Dijon

À 14 h 50, le cortège s’est élancé de la place de la Libération. Selon la CGT, 9 000 manifestants étaient sur la place Wilson. 8 000 selon la Police. Les Gilets jaunes se sont mélangés dans la foule. Enfin la convergence des luttes tant attendue ?

Après un défilé calme, des violences ont éclaté aux alentours de 16h-17h avec les forces de l’ordre, place Wilson, dernière étape du cortège. La place est vite sous les nuages des gaz lacrymogènes.

Auxerre

Des centaines de personnes ont manifesté à partir de 14 heures. Le carrefour du boulevard Vaulabelle était bloqué. 4 700 personnes ont manifesté selon les syndicats et 2 700 selon la police. Camille était parmi eux, elle a exprimé son ressenti à l’Yonne Républicaine : « J’ai peur pour tout le monde. Je suis là pour défendre un pacte social fondé sur la solidarité. Et il faut conserver les acquis de 1945 qui font que le modèle social français est connu dans le monde entier. »

L’assemblée générale des enseignants du premier et second degré, a voté à une majorité de mains s’est levée, une poursuite du mouvement de grève, vendredi 6 décembre. 4 personnes n’ont pas voté en faveur d’une reconduction de la grève.

Twitter : @BenjBtk

Besançon

Plusieurs milliers de personnes se sont mobilisées ce jeudi. 5 500 selon la Préfecture, 6 000 selon les organisateurs. Un cortège est parti à 10h30 de la Place de la Révolution. Les entreprises de nettoyage, de métallurgie, d’horlogerie… étaient en grève.

Pour, José Aviles, secrétaire général de l’union locale et départementale de la CGT, la mobilisation du secteur privé est « révélatrice de l’impact de la retraite universelle par point »: « Le salarié a désormais une vie en pointillés. Il va vivre toute une vie de galère pour une retraite de misère« , explique le secrétaire CGT à Ma Commune.

Selon l’académie de Besançon, 49 % des enseignants sont en grève, dont 56,35 % du 1er degré et 43,41 % du 2nd degré.

Twitter : @nath_sourisseau