(ÉDITO) Djihadisme : les enfants innocents

Dix enfants résidant en Syrie ont été expatriés en France hier. Depuis la chute de l’État islamique seulement 28 enfants franco-syriens ont été rapatriés, alors qu’on en recense 250. La France tente de se racheter une conscience politique et humaine en « sauvant » des enfants syriens d’origine française.

Aimeriez-vous qu’on vous définisse constamment aux paroles et aux actes de vos parents en vous rappelant sans cesse « tu es l’enfant de… » ? Pourquoi le faire avec ces enfants syriens ? Je n’emploierai pas l’expression « enfants de djihadiste », ce serait les condamner à de la haine, à du mépris et à de la méfiance. Ils n’ont pas eu cette chance de naître au bon endroit, ni au bon moment. La famille n’est pas choisie, mais subie. Alors pourquoi leur faire porter le chapeau ?

Ces enfants à part entière ne sont pas des terroristes, ni même des bombes à retardement, comme certains se cantonnent à l’exprimer. Caractériser des enfants qui s’endorment sous la menace des bombes, sous le bruit assourdissant provoqué par le fracas de la destruction est immoral et condamnable dans les instances du bon sens. 

Envie de devenir

En France, malgré les tourments quotidiens de chacun, nous avons le choix de nos vies et surtout, le plus important, de notre devenir. Si nous ramenons ces futurs adultes sans arrêt à cette étiquette, on les stigmatise à tel point que leur identité ne leur appartient plus, elle est sous l’emprise de ceux qui les rejettent, les jugent. L’entité humaine ignore l’envie de devenir de ses enfants. Nous ne connaissons ni leurs passions, ni leurs envies, ni leurs peurs, ni leurs rêves. Donnons leur une chance de sortir du carcan de leurs parents endoctrinés par une croyance morbide. 

Accueillir ou non ?

Le 16 janvier 2020, le rapatriement de ces enfants en Syrie est demandé par l’ONU.  Une commission d’enquête indépendante a été créée en 2001 par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU pour alerter que ces enfants sont dans une grande précarité et ne possèdent pas de document d’identité. La commission priorise les enfants orphelins.  «Les États ont des obligations bien définies de protéger les enfants, y compris contre l’apatridie. Ne pas respecter ces principes fondamentaux constituerait une dérogation claire à cette obligation», a déclaré Hanny Megally, membre de la Commission. Ce rapport annonce aussi que «les mères devraient être rapatriées avec leurs enfants pour garantir le respect du principe de l’intérêt supérieur de l’enfant». 

Le droit fondamental de l’enfant dit : « Les enfants qui ont dû fuir leur pays, à cause de la guerre ou d’une catastrophe naturelle, ont le droit d’être protégés par le droit International, qu’il soient seuls ou accompagnés. Les États doivent subvenir à leurs besoins alimentaires et sanitaires, les protéger et les aider à retrouver leur famille ».

Ces enfants sont pris en charge par les services sociaux afin d’établir un suivi psychologique conséquent, dû aux nombreux traumatismes de guerre. Un endoctrinement est établi chez ces enfants, mais en fonction de l’âge, les conséquences sont diverses. Un enfant de 3 ans n’aura pas la même prise en charge qu’un enfant de 13 ans sur le plan psychologique.

La France, pays des droits de l’homme, est obligée d’accueillir ces enfants. Ils ont vécu la guerre, la souffrance, la peur, la violence. La France fraternelle doit abriter ces enfants traumatisés. Ils n’y sont pour rien dans la bêtise humaine.

Aucun enfant ne devrait subir de violences, morales ou physiques. Le monde politicard ne sait ce que ses enfants endurent. Aucun ne tente de les sauver, de leur donner une vie meilleure en les accueillant. Voilà la complicité du monde. Ne pas les secourir, c’est les condamner à suivre le chemin de leurs parents. Les politicards ne font pas de différenciation. Ils rendent coupables les enfants, innocents, des actes haineux de leurs parents.

En 2017, suite à la crise migratoire, le monde entier était face à Aylan, 3 ans, mort échoué sur la plage. Les Hommes criaient « plus jamais ça ». L’innocence noyée par l’absurdité des « grands hommes » avides de pouvoir. Où en est-on de cette conscience humaine aujourd’hui, quand les politiques voudront instaurer un quota de rapatriement ? Certaines vies valent plus que d’autres.

George Floyd : le passé douloureux du pays resurgit dans l’Amérique de Trump

George Floyd est mort la semaine dernière à cause de violences policières. Ce destin tragique, c’est l’illustration d’un pays vivant avec les fantômes de son passé. 

George Floyd : mort pour un faux billet 

« I can’t breathe ». C’est avec ces quelques mots sortis sur son dernier souffle que George Floyd a tenté de manifester sa détresse au policier qui faisait pression sur lui. Pourtant au sol et ne montrant aucun signe de protestation, la charge du policier n’a pas cessé.

Interpellé par un policier à cause d’une simple suspicion de payer avec un faux billet de 20 dollars dans une épicerie, le policier s’est permis de le plaquer au sol, de le mettre sur le ventre et d’appuyer son genou sur son cou jusqu’à ce qu’il perde connaissance. 

Cet événement a réveillé le démon américain. Dans le Minnesota, la colère d’un peuple gronde. La communauté afro-américaine montre sa solidarité depuis plusieurs jours dans les rues à George Floyd. Cet événement tragique, c’est aussi celui qui fait ressurgir le passé douloureux des États-Unis. 

Les discriminations d’aujourd’hui, conséquences de l’esclavage d’hier

Au XVIIème siècle, pour cultiver les terres et notamment le tabac, les anglais font venir dans leurs colonies américaines des africains. C’est le début du commerce dit « triangulaire ». Les européens font venir en Amérique des africains pour les faire travailler. Ce commerce s’intensifie pour atteindre 300.000 arrivées d’esclaves à la fin du XVIIIème siècle.

Les afro-américains montrent leur importance dans les pays colonisés dès la guerre d’indépendance des États-Unis entre 1775 et 1783. Des soldats noirs se battent pour l’indépendance du pays. Ces engagements libèreront certains d’entre eux de leur maître. 5.000 esclaves seront affranchis après la guerre. 

Parrallèlement, des états comme le Vermont et la Virginie vont abolir l’esclavage (1777-1778). Le président américain de l’époque Thomas Jefferson ignore la question de la traite de l’esclavage dans son traité de la Déclaration d’Indépendance Américaine. En 1787, dans la constitution américaine, le président ne prend pas position. Chaque état sera libre de décider ou non de continuer l’esclavage. Seule certitude, les noirs (et les amérindiens) n’auront pas le droit de vote. 

XIXème siècle : Abraham Lincoln, guerre de sécession et Ku Klux Klan

 

L’esclavage est officiellement abolie en 1808. Mais le pays se divise. Des courants abolitionnistes se développent, les églises se divisent. Abraham Lincoln promet l’abolition réelle de l’esclavage s’il est élu. Dès son arrivée à la Maison Blanche en 1861, les états du sud, partisans de l’esclavage, demande sécession. Le refus de Washington entraîna la guerre de sécession (1861-1865).

À la fin de la guerre, l’esclavage est aboli. Des milliers de noirs se retrouvent sans travail et des planteurs font faillite. Rejetés par les blancs, les noirs se regroupent dans des quartiers : Harlem à New York, Roxbury à Boston. Face à cette défaite, le Ku Klux Klan apparaît dans le sud du pays.

En 1883, le congrès donne le droit de vote aux noirs, une citoyenneté créant une égalité civique dans le pays à travers le Civil Rights Act. Mais la cour suprême fait reculer le combat de l’égalité. 2 ans plus tard, le Civil Rights Act est jugé inconstitutionnel. Les institutions ne peuvent interdire la pratique de la ségrégation par les états d’Amérique. Ils peuvent donc interdire l’accès de certains lieux aux noirs comme les transports en commun, les restaurants ou les théâtres. 

XXème siècle :  le nouvelle Amérique révoltée pour l’égalité 

Au début du XXème siècle, les tensions entre les populations se font sentir. En 1910, Booker T. Washington, Marcus Garvey et William Edward Burghardt Du Bois créent la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP). Le but majeur de cette association est de défendre les droits civiques. 

Après la première guerre mondiale a lieu le massacre de Tulsa, en 1921. 300 personnes parmi la population noire de la ville sont tuées au cours de 2 jours d’attaques et de mises à mort expéditives. Les émeutes font en outre 8.000 sans-abris en raison des incendies. Aucun des responsables de l’attaque n’est poursuivi. Mais plusieurs noirs accusés d’avoir provoqué les violences sont condamnés. La plupart des survivants doivent déménager.

Fin du XXème siècle : une lente amélioration de la traite des noirs américains 

Les guerres soudent les nations. 700.000 soldats noirs composent l’armée américaine pendant la seconde guerre mondiale. Après la guerre, des événements et des faits divers se succèdent. Rosa Parks refusant de céder sa place dans un bus pour un blanc en 1955. L’intervention de la police dans une école de l’Arkansas parce qu’on lance des tomates sur des jeunes noirs voulant entrer dans une école pour blancs en 1957. Le démantèlement du Ku Klux Klan en 1960.

Des visages incarnent désormais la lutte pour l’égalité. Martin Luther King, organisant la Marche sur Washington pour l’emploi et la liberté en 1963. Malcolm X, luttant pour un État noir indépendant. 

En 1965, le président Jonhson et le congrès américain mettent en place la discrimination positive dans les universités. Un nouveau Civil Rights Act sera (enfin) voté et cette fois, accepté par la cour suprême. Cet acte, contenant notamment l’accès au droit de vote pour les noirs, met définitivement fin à la ségrégation. 

Pourtant, depuis 50 ans, les inégalités n’ont pourtant pas disparu aux États-Unis. Des minorités comme les afro américains ou les hispaniques sont plus vulnérables lors de crises économiques ou d’épidémies. Certains groupes de population se montrent toujours aussi hostiles envers les noirs. Les violences policières à leur encontre ont eu lieu des dizaines de fois depuis le Civil Rights Act. Il faudra attendre 2008 pour qu’un noir devienne président (Barack Obama). Mais depuis 2016, le président Trump ne cache pas son hostilité envers les afro-américains. Élu par un socle d’électeurs en parti d’extrême droite, le président américain n’a pas tenté empêché les tensions entre certains blancs et la communauté afro-américaine qui restent aujourd’hui très vives.

Le Snyder Cut, le vrai Justice League ?

Hier, le service de streaming HBO Max a annoncé qu’il diffusera le « Snyder Cut » de Justice League en 2021. Ce film, réalisé par Zack Snyder puis Joss Whedon, est sorti dans les salles de cinéma le 15 novembre 2017. Il avait eu un succès plus que mitigé auprès des fans.

Le Snyder Cut, c’est la version longue de presque 4 heures que prévoyait le réalisateur Zack Snyder avant de devoir abandonner le projet pour des raisons familiales. Beaucoup de fans attendaient cette version, qu’ils pensent forcément meilleure. Ils blâment les nombreuses scènes coupées au montage et les rajouts du réalisateur Joss Whedon. Ils avaient même lancé un #ReleaseTheSnyderCut sur les réseaux sociaux pour amener les studios Warner à diffuser le montage du premier réalisateur. HBO Max l’a réutilisé dans son tweet assez laconique pour annoncer cette nouvelle sortie.

Un coup de buzz

Une nouvelle sortie qui ravit les fans de DC comics, qui voyaient en Justice League un moyen de tenir tête à Marvel. Le réalisateur Zack Snyder avait d’ailleurs grandement participé à la rumeur selon laquelle cette version du film existait. Et il se trouve que c’était vrai. Il ne s’est pas privé de le rappeler sur Twitter.

Ce qui n’a pas manqué de faire hurler les fans sur les réseaux sociaux, à la fois surpris et heureux de pouvoir enfin avoir accès à cette « meilleure » version. Parmi ces fans, on retrouve même des youtubeurs tels que InThePanda, qui se réjouit de le voir, ou le Joueur du Grenier, qui utilise de l’humour pour montrer son scepticisme face à cette idée.

Une réhabilitation ?

Alors que certains sautent de joie en entendant 2021, d’autres se questionnent : est-ce seulement la faute du montage de Joss Whedon si le film a été un tel échec (seulement 650 000 000$ au box-office) ? Est-ce que ce fameux Snyder Cut pourra réhabiliter le film autour des fans et des autres spectateurs ? Les blagues lourdes, l’histoire en elle-même et les personnages peu développés n’ont, pour eux, aucun lien avec le montage. Pour certains, il ne faut pas placer trop d’espoir dans cette nouvelle sortie, qui pourrait nous décevoir tout autant que la première. Cette sortie pourrait également ouvrir la porte à beaucoup de problèmes, si les fans pensent que les studios de production vont leur accorder toutes les versions de films qu’ils veulent, par exemple un Star Wars « sans femmes »…

Haaland et Havertz … Les deux nouvelles pépites de la Bundesliga

Du haut de leur 19 ans et 20 ans, Erling Haaland et Kai Havertz ont déjà conquis le football allemand. Ces deux jeunes prodiges, aux statistiques qui font parler d’eux, sont désormais des éléments indispensables dans leurs clubs et sont destinés à un brillant avenir.

Le football allemand est connu pour être un championnat formateur. Erling Haaland et Kai Havertz n’ont pas dérogé à la règle. Nul ne sait comment se déroulera le mercato estival. Cependant, une chose est sûre. Ces deux prodiges feront partie des joueurs les plus courtisés. PSG, Real Madrid, Bayern ou encore Barcelone… Quelle seront leurs prochaines destinations ? En attendant, on vous propose un récapitulatif de leurs débuts en professionnel jusqu’à aujourd’hui. Vous allez rapidement comprendre pourquoi avons-nous à faire à deux monstres.

Erling Haaland, le prince norvégien

Erling Haaland fait ses débuts en 2015, sur les terrains de la 4ème division norvégienne en équipe réserve, avec le club de Bryne Fotballklubb en Norvège. À seulement 16 ans, il fait déjà forte impression en inscrivant 18 buts en 14 rencontres. En février 2017, il rejoint le Molde FK qui joue en D1 norvégienne. En 26 matchs, il inscrit 13 buts : un but tous les deux matchs en moyenne, lors de la première moitié de la saison. Cette année-là, il découvre l’Europa League avec le Molde FK et marque 4 buts lors des phases qualificatives.

Le passage au Red bull Salzbourg

C’est au RB Salzbourg que le joueur va poursuivre sa carrière et se faire ensuite remarquer par les grandes écuries européennes. Recruté par le club autrichien en janvier 2019, contre 10 millions d’euros, Haaland ne dispute que cinq matchs lors de la deuxième partie de la saison 2018/2019. Il gagne progressivement ses galons de titulaire, à l’aube de la saison 2019/2020. L’ascension est fulgurante, et là encore, les chiffres donnent le tournis.

Il démarre la saison par un triplé inscrit en coupe contre Parndorf. Lors des sept premières rencontres en championnat, il inscrit onze buts. Jusque-là, il fait totalement exploser les conteurs de son équipe. Pour ses débuts en Ligue des Champions lors de la phase de poule, il inscrit un triplé contre le KRC Genk (Belgique) en 45min. Suite à cette rencontre, il devient le troisième joueur le plus jeune de l’histoire à marquer trois buts dans un match en C1, à 19 ans et 58 jours, derrière Wayne Rooney (18 ans et 340 jours), et Raul (18 ans et 113 jours).

En décembre 2019, il est élu meilleur joueur de l’année en Autriche. Le prodige n’a pas tardé à confirmer les attentes placées en lui et affiche déjà des statistiques affolantes, dignes des plus grands.

Sa confirmation au Borussia Dortmund 

En décembre 2019, le Borussia Dortmund officialise l’arrivée pour quatre saisons d’Erling Haaland, meilleur buteur de la coupe du monde des U20 de 2019 avec la Norvège (17 buts et 4 passes décisives en 9 matchs avec un nonuplé symbolique contre le Honduras).

Lors de sa première rencontre sous le maillot du BVB, il rentre à la 56e minute. Trois minutes de jeu de jeu et il inscrit déjà un but. En vingt minutes il inscrit un triplé permettant à son club remporter la rencontre (5-3). Il est le huitième joueur (tout âge confondu) à inscrire un triplé lors de sa première apparition et le seul de toute l’histoire du tournoi à l’avoir fait en première période. Un vrai renard des surfaces, chirurgicale devant les cages. Il enchaine ensuite avec deux doublés, face à Cologne FC et l’Union Berlin. Il est alors à sept buts en trois matchs, à seulement 19 ans. C’est le premier joueur dans l’histoire du BVB à marquer sept buts en trois rencontres.

Des statistiques affolantes

Le 4 février; il fait monter ses statistiques à 8 buts avec le club en quatre matchs. Six jours après, il marque de nouveau un but contre le FC Francfort en championnat. Lors de la huitième finale aller de la ligue des champions, il brille en inscrivant un doublé face au Paris-Saint-Germain, permettant à son club de remporter le match 2-1 à domicile. À la fin de cette rencontre, il est élu homme du match, puis joueur de la semaine en LDC. À la fin du mois, il sera élu pour la deuxième fois en Allemagne, rookie of the month.

Le joueur enregistre 13 buts en 12 rencontres sous le maillot du Borussia Dortmund, avec 10 réalisations en neuf matchs de championnat, une en coupe d’Allemagne et deux en Ligue des Champions. Il est le deuxième plus jeune joueur à atteindre 10 buts en LDC, après Kylian Mbappé.

Kai Havertz, le prince allemand

Courtisé par tous les grands clubs européens (Real Madrid, Barcelone, Bayern Munich…), Kai Havertz est l’une des plus grandes promesses du championnat allemand. Le milieu offensif du Bayer Leverkusen est le plus jeune joueur de l’histoire à atteindre le cap des 100 matches en Bundesliga.

Des débuts prometteurs

Née à Aix-la-Chapelle le 11 juin 1999, Kai Havertz joue pour Alemannia Mariadof jusqu’en 2009, avant de signer à Alemannia Aachen puis de rejoindre le Bayer 04 Leverkusen, l’année suivante. En équipes de jeunes, il confirme tous les espoirs placés en lui. En B-Juniors-Bundesliga, lors de la saison 2015-2016, l’allemand réalise une saison pleine, ce qui lui vaudra une prolongation de son contrat jeune. A l’époque, il devient le plus jeune joueur du club à faire son apparition en championnat. Lors de la saison 2016-2017, Kai Havertz est très sollicité par l’entraîneur du groupe professionnel, il dispute 24 matchs pour un total de 4 buts et de 6 passes décisives. Il marque son premier but en professionnel le 2 avril 2017 et remplace un certain Julian Brandt en tant que plus jeune joueur de l’histoire du club. Il est même désigné par les membres du club comme le joueur de la saison.

Un véritable magicien

Dans la continuité, il signe son premier contrat pro avec le Bayer 04 Leverkusen le 3 juillet 2017, jusqu’en 2022. En sélection nationale, il joue avec les jeunes depuis 2014. Etincelant en club, Kai Havertz voit ses performances lui ouvrir les portes de l’équipe A, le 9 septembre 2018. Il n’est pas sélectionné pour la Coupe du monde mais ne quittera plus l’équipe après. Joachim Löw voit en lui le futur de l’Allemagne. Depuis, le milieu offensif allemand, apprécié pour sa polyvalence et sa palette technique impressionnante s’affirme comme la pierre angulaire du système de Peter Bosz. 10, 9, 8 ou ailier, peu importe sa position sur le terrain, l’allemand d’1m89 sait se montrer décisif. La saison dernière, Kai Havertz s’est révélé aux yeux du monde entier, avec 17 buts et 4 passes décisives en 34 matchs. Il a d’ailleurs enregistré un record révélateur de sa précocité.

Il n’a cessé d’épater. Cette saison, il confirme encore. Son doublé lundi dernier contre le Werder Brême en est la preuve. Mais le prodige allemand aurait décidé de passer un cap en rejoignant un des géants européens dès la saison prochaine. Affaire à suivre, donc.  

Le Brésil frappé par le covid-19 : « et alors ? »

Avec un total de 18 900 décès et plus de 293 000 cas confirmés, le Brésil est en passe de devenir le nouveau foyer du covid-19. Mais la situation du pays ne semble pas inquiéter davantage son président, Jair Bolsonaro, qui continue de minimiser la gravité du virus.

Le Brésil a franchi un nouveau pas dans le rouge. L’État le plus grand d’Amérique du Sud est devenu le troisième territoire où le nombre de contaminations est le plus important, derrière les États-Unis et la Russie. Le pays de 209 millions d’habitants compte désormais plus de 293 000 cas confirmés et 18 900 décès. Mardi, le ministère de la Santé a annoncé que plus de 1 000 personnes étaient décédées du covid-19 au cours des dernières 24 heures. Une première.

Selon plusieurs experts, ces chiffres sont encore loin de refléter la réalité. Le Brésil manque de tests et le pic de contaminations ne serait pas encore passé.

« Une petite grippe »

Pour le président brésilien, le virus n’est rien d’autre qu’« une petite grippe », dont les médias exagéreraient la gravité. Des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter ont même dû supprimer certaines de leurs publications contenant des fausses informations sur le covid-19 car elles violaient les règles de contenu « nocif ».

Aucune mesure sanitaire n’est prise à l’échelle nationale. Jair Bolsonaro, lui-même, ne tient pas compte des recommandations sanitaires telles que la distanciation sociale. Des confinements plus ou moins stricts sont de rigueur dans certains États, sur décision de leur gouverneur. De quoi agacer le leader d’extrême droite, en conflit ouvert avec la majorité des 27 gouverneurs, qui appelle à ne pas cesser le travail. « Le virus est arrivé et nous lui faisons face et il va bientôt passer. Notre vie doit continuer. Les emplois doivent être maintenus, les moyens de subsistance des familles doivent être préservés. Nous devons revenir à la vie normale » a-t-il déclaré.

Quelques semaines plus tôt, le président brésilien avait déjà fait la polémique lors d’un entretien avec une journaliste. Lorsqu’elle l’interrogeait sur le nombre de victimes du covid-19 plus important au Brésil qu’en Chine, il avait répondu : « Et alors ? Je regrette. Mais que voulez-vous que j’y fasse ? ».

Des opinions divergentes

Même si le président brésilien compte toujours de nombreux adeptes, les opinions commencent à diverger. Dans un sondage réalisé par l’institut Datafolha, 59 % de la population brésilienne pense que Jair Bolsonaro ne devrait pas démissionner, contre 37 % pour.

Sur Twitter, des hashtags contre le leader d’extrême droite naissent comme #BolsonaroTraidor (Bolsonaro traître) ou #BolsonaroGenocida (Bolsonaro génocide). Les personnes y dénoncent l’incompétence du président.

1179 morts, 1 mort toutes les 73 secondes. Et le président de la République ? Faisant quoi ? Porter un maillot en demandant le retour du football, pour faire mourir encore plus de gens.

La semaine dernière, Lula, ancien président brésilien de 2003 à 2011, avait déclaré à l’AFP : « je prie pour que le Brésil soit sauvé d’un génocide causé par Bolsonaro ».

Le ministère de la Santé chamboulé

En l’espace d’un mois, deux ministres de la Santé ont quitté leur poste, à la suite de désaccords avec le président brésilien. En place depuis l’accession au pouvoir de Jair Bolsonaro le 1er janvier 2019, Luiz Henrique Mandetta, a été poussé vers la porte de sortie par le leader d’extrême droite. La raison : l’ancien ministre avait prôné la distanciation sociale et le confinement.

Le 17 avril, il est remplacé par Nelson Teich. Mais ce dernier ne reste pas longtemps à ce poste et démissionne au bout de quatre semaines, sous les pressions de Jair Bolsonaro. Les deux hommes n’étaient pas d’accord sur l’usage de l’hydroxychloroquine face à la pandémie du coronavirus. La molécule, qui n’a pourtant pas été certifiée « efficace » par les scientifiques et qui peut s’avérer dangereuse, est le cheval de bataille du président brésilien.

Depuis vendredi, le poste est vacant alors que le virus du covid-19 continue de se propager massivement sur le territoire brésilien. Le général Eduardo Pazuello exerce actuellement cette fonction par intérim depuis le 15 mai. Dans un document publié ce mercredi, le ministère de la Santé recommande l’usage de la chloroquine pour les cas légers de covid-19. Une victoire pour les convictions de Jair Bolsonaro.

Yémen: l’accord de Ryad rompu par les séparatistes du Sud en déclarant leur autonomie

Ce lundi Ryad, capitale de l’Arabie saoudite, a refusé l’autonomie du sud du pays dirigé par les séparatistes. Ils avaient proclamé l’autonomie de la zone dimanche 26 avril, ce qui rompt l’accord de paix de novembre et la coalition gouvernementale.

Un accord visant à arrêter l’escalade des violences est signé depuis novembre 2019, entre l’Arabie Saoudite et les séparatistes du Sud du Yémen, afin de se concentrer sur la crise sanitaire et humanitaire du pays. Or, ce dimanche les séparatistes ont proclamé leur autonomie ce qui rompt l’accord de Ryad et de la coalition gouvernementale.

Les séparatistes du sud et le Conseil de transition du Sud (STC) soutenus par les Émirats arabes unis, sont pour l’autonomie du Sud du Yémen. L’Arabie saoudite s’oppose à cette indépendance, qui propose l’accord de Ryad pour stopper le conflit militaire, qui cause des centaines de milliers de morts et qui plonge le pays dans une véritable guerre civile depuis le début du conflit.

Ce lundi, l’Arabie Saoudite refuse d’accorder l’autonomie au séparatiste du sud du pays. Elle exige «  la fin de toute action entraînant une escalade », malgré le refus de la demande des séparatistes. Le Conseil de transition du Sud (STC) a proclamé l’autonomie du sud du Yémen, ce qui va compliquer l’accord.

Pour la coalition menée par l’Arabie saoudite, il faut que l’accord de Ryad soit appliqué :  « nous insistons à nouveau sur la nécessité de mettre en oeuvre rapidement l’accord de Ryad », déclare la coalition saoudienne. Elle affirme prendre « des mesures pratiques et systématiques pour mettre en œuvre l’accord de Riyad entre les parties, afin d’unifier les rangs yéménites, de restaurer les institutions de l’État et de combattre le fléau du terrorisme ».

Des facteurs extérieurs qui accentuent la crise

Le Yémen doit faire face à une crise sanitaire et humanitaire grave, mais aussi lutter contre la menace terroriste (les rebelles Houthis, soutenu par l’Iran), principalement basée dans le nord du Yémen.

Ce dimanche, les Nations Unies ont déclaré plus de 100 000 personnes touchées par les pluies torrentielles qui ont fait d’énormes dégâts (endommagement des routes, des ponts, le réseau électrique impacté et contamination des réserves d’eau). Au moins 21 morts sont liés aux inondations que subit le pays depuis un mois. En plus de devoir faire face au Covid-19 cette année, le Yémen a lutté l’année dernière contre une pré-famine et contre « la pire épidémie de choléra de l’histoire moderne » d’après Lise Grande, coordinatrice humanitaire des Nations unies pour le Yémen. Une crise sanitaire qui s’accompagne d’une guerre civile entre les houthis, soutenus par l’Iran et les forces gouvernementales, soutenues par l’Arabie saoudite.

Yémen : La guerre oubliée, Mournetas Emma

L’histoire d’un prix Nobel reconnu comme gage de paix

Aujourd’hui, le Premier ministre Éthiopien Abiy Ahmed a reçu le prix Nobel de la Paix, après avoir fait la paix avec l’Érythrée. Ce prix est historique, beaucoup le veulent. Quelles sont les modalités ? Quelle est l’histoire de ce prix ?

©Prix Nobel de la Paix

Le Prix Nobel de la Paix est un des prix Nobel les plus jeunes de l’histoire. Il a été créé en 1901 par la Norvège après la mort du père des prix : Alfred Nobel. Avant géré par la Suède et la Norvège, en 1905, c’est réellement la Norvège qui prend la direction de la commission du prix Nobel de la Paix suite à la séparation de la couronne norvégienne suédoise.

Comme le voulait Alfred Nobel dans son testament, le prix ne récompense que les hommes qui ont agi dans le bien-fondé pour la paix, les droits de l’homme, l’aide humanitaire et la liberté. Selon les volontés testamentaires d’Alfred Nobel, le prix récompense « la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix ». Le prix lui-même peut être décerné à plusieurs personnes en même temps ou encore à une organisation qui lutte pour la paix. Cela fut le cas de nombreuses fois à partir de 1901.

L’origine des lauréats 

Les lauréats du prix Nobel étaient pour la plupart, entre 1901 et 1905, originaire du vieux continent. Mais au fil des années, le prix s’est élargi au monde entier et le dernier lauréat n’est entre autres que le Premier ministre de l’Éthiopie : Abiy Ahmed. Quelques fois, le prix permet d’attaquer certains gouvernements. En 1991, Aung San Suu Kyi reçoit le prix Nobel de la paix afin de récompenser le combat qu’elle mène en Birmanie contre son gouvernement et la politique ultraviolente contre le peuple Rohingya. C’est un véritable désaveu politique pour la Birmanie à ce moment-là, le jury international du prix le décernant à une opposante du régime.

Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la Paix en 1991 ©KHAM / AFP

Critiques et polémiques sur les lauréats

Pendant les 100 ans qui ont suivi la création du Prix Nobel de la Paix, beaucoup de critiques et polémiques ont pris racine. En 1906, beaucoup ont critiqué le choix de remettre le prix Nobel à Theodore Roosevelt, le 26ème président des États-Unis d’Amérique. Beaucoup le qualifiaient de militariste et peu voyaient ce qu’il semblait faire pour la paix. On peut aussi parler de la remise du prix au journaliste allemand Carl von Ossietzky qui se plaçait très largement contre le pouvoir en place en 1935 et qui était publiquement antinazi. Une nomination qui avait révolté beaucoup d’Allemands nazis.

Malgré les polémiques ou critiques, certains noms étaient largement acceptés comme Martin Luther King, Mère Thérésa ou encore Nelson Mandela. Un homme aurait dû recevoir le prix Nobel de la paix : Gandhi. Il est décédé avant sa remise. En hommage à sa mort en 1948, aucune remise du prix n’a été faite, ne pouvant pas décerner le prix à titre posthume.