SEGA : la nouvelle console contrarie les fans

Pour son 60e anniversaire, l’entreprise japonaise de jeux vidéo lance une toute nouvelle invention. Une console miniaturisée retraçant les versions des années 90. Mais pour beaucoup cette nouvelle est désillusionnée.

On attendait tous depuis des jours voire des semaines cette grande annonce proposée par SEGA : un scoop révolutionnaire du même niveau que l’annonce de la PS5 pour le 4 juin. Mais au final rien de ce qui était promis ne s’est concrétisé. La société Playstation a finie par reporter son rendez-vous tandis que SEGA nous fait part d’un projet pour le moins convaincant.

La Game Gear Micro

Une annonce qui pour l’instant ne fait pas fureur. La Game Gear Micro sort le 6 octobre au Japon pour 4 980 yens ce qui vaudrait en Europe l’équivalent de 41 euros. Elle est proposée en 4 couleurs différentes (noir, jaune, bleu, rouge), chacune ayant 4 jeux distincts qui lui sont propres. Parmis eux, nous retrouvons le jeu Sonic, un grand classique ayant mérité une adaptation cinématographie, Megami Tensei Last Bible, Shining Force Gaiden et Sylvan Tale.

Un produit qui serait sans doute mieux convoité par les collectionneurs de figurines que les geeks, ambitieux de tester la qualité du jeu. Quoiqu’il en soit, la nouvelle sera commercialisée et cela ne fait pas le bonheur de tous, malgré une annonce du média jeux-vidéo.fr déclarant que cette nouvelle n’est pas l’annonce faite par le magazine Famitsu.

« Une bonne grosse blague qui coûte cher »

Quelques internautes n’ont pas hésité à exprimer leur déception. Sur Twitter, de nombreuses moqueries et tweets partagés pointent du doigt la « supercherie » du développeur de jeux.

D’autres ne voient pas trop l’intérêt d’une telle offre. Payer 4 consoles pour avoir les 16 jeux peut sembler inapproprié.

Et le meilleur pour la fin, l’achat de l’édition collector vous donnera le droit à une loupe pour mieux voir l’écran : la Big Window. Un objet conçu pour contrecarrer la petite taille de la console. Cette annonce serait sans doute le moyen de faire patienter les fans en attendant le retour au calme (Affaire George Floyd).

Image mise en avant : Ben Griffiths

DOOM Eternal : Nouveau succès pour une saga culte

Après avoir relancé sa franchise emblématique en 2016, le studio ID software transforme l’essai avec un nouvel opus qui se pose en digne suite de son prédécesseur qui avait déjà fait l’unanimité. Près de 30 ans après, DOOM parvient encore à créer la surprise.

Il aura fallu quatre ans pour pouvoir arpenter les niveaux d’un nouvel épisode de DOOM. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’attente aura été à la hauteur. Véritable héritier de l’opus précédent qui avait été acclamé par la critique. Vous tournez au ralenti en cette période de confinement ? L’expérience proposée pourrait bien vous sortir de votre torpeur. Pour les néophytes, DOOM vous propose de jouer un soldat surhumain ayant pour but de se frayer un chemin à travers des niveaux infestés de créatures démoniaques. La violence y est crue, souvent exagérée, avis aux amateurs donc. Les actions s’enchaînent de manière fluide et quasi ininterrompue, et la réactivité du joueur sera souvent sollicitée afin de venir à bout des phases les plus retorses. La recette en termes de mécaniques de jeu est globalement la même qu’en 2016 mais elle est toujours aussi efficace. Ajout notable néanmoins, des phases de plateformes ont été ajoutées. Escalade, distances de saut, pièges enflammés, sont autant d’éléments qui varient du déchaînement du flot de brutalité habituel. Mais qu’il s’agisse de l’inlassable carnage ou des phases d’explorations, les deux savent se rendre appréciable grâce à la dimension esthétique du jeu.

Carnage et voyage

Outre le traditionnel détail apporté à l’anatomie de vos ennemis, la direction artistique du jeu mérite que l’on s’attarde dessus. Qu’il s’agisse de l’apparence de votre personnage, qu’il est désormais possible de changer ou encore des designs des différents ennemis. Mention spéciale pour l’identité graphique des niveaux qui est une des différences majeures par rapport au DOOM de 2016 dont l’environnement de surface martienne constituait une grande partie du décor. Cette fois-ci, à vous les joies du milieu urbain post apocalyptique, des palais et temples abandonnés en plus des sacro-saintes bases scientifiques futuristes, emblématiques de la franchise. Le tout servi par une bande-son conçue pour coller au mieux à la brutalité ambiante, alternant sonorités lugubres et titres Metal puissants qui ajoute les dernières touches à ce tableau brutal à parcourir seul.

Violence entre amis ?

À côté de cette campagne qui se taille une place de choix dans la scène des jeux de tir (plus connu sous le nom de FPS en anglais) solo de ce début d’année, son pendant multijoueur, baptisé Battlemode, fait figure de nouveau venu. Doom nous avait jusqu’alors habitué à une expérience multijoueur qui a fait le succès de ID software. Un genre de FPS nerveux qui a connu un succès retentissant dans les années 90 et 2000. Sur ce plan-là, Doom Eternal tente d’innover. Fini les matchs par équipe de taille égale ou le chacun pour soi. Ici c’est du 1 contre 2, l’un joue le héros, les autres 2 démons parmi 5 disponibles. Seul l’avenir nous dira si cette expérience atypique réussira à égaler le prestige du mode solo.