FC Barcelone : Riqui Puig, l’éclosion

Après des années à laisser sa formation à l’abandon, le Barca est en train de retrouver l’ADN qui a fait tout son succès. Une jeune génération arrive, menée par 2 joueurs très importants pour le futur du club : Ansu Fati, mais surtout Riqui Puig. Retour sur son début de carrière.

Depuis tout petit, Riqui Puig a l’amour du football, mais surtout du FC Barcelone. Son père est l’un des plus grands supporters du géant Barcelonais. Il prend un abonnement à son fils et devient socios à l’âge de 4 ans. Riqui commence à jouer au football pour le club de Jàbac, comme Sergio Busquets, à l’âge de 7 ans. L’Espagnol va rapidement attirer les radars des plus grands clubs de sa ville : l’Espanyol et le FC Barcelone. Ses parents vont préférer le laisser faire ses gammes dans le club où joue son père, arrière gauche en équipe première. Été 2013, le Barca enregistre l’arrivée d’un joueur qui marquera les esprits pour les années à venir : Neymar JR.

C’est pendant ce mercato qu’arrive Riqui Puig, alors âgé de 13 ans, dans le club majeur de la capitale catalane. Dès son arrivée dans les rangs de la célèbre Masia, il est titulaire en tant que faux neuf. Il ne sort pas dans un premier temps au-dessus du lot : « ce n’était pas un des meilleurs joueurs de son équipe » selon Elton Mokolo, journaliste du Club des 5 et fan du Barca. Le Catalan passe 3 ans en tant qu’attaquant. Lorsqu’il va commencer à jouer avec l’équipe B des Juvenil (U19), Quique Alvarez, l’un de ses formateurs, le repositionne au milieu du terrain. Il est l’électron libre de son équipe. Puig commence à démontrer l’étendue de son talent. Il va exploser en Juvenil A avec Garcia Pimienta.

Il est déjà adoubé par Xavi, une des légendes du club : « Riqui Puig est très bon, il suffit de le voir jouer 20 minutes en Juvenil pour comprendre qu’il a le niveau ». Il emmène ses coéquipiers vers la victoire finale en Youth League contre le Chelsea d’Hudson-Odoi. Auteur de 3 buts et 3 passes décisives, il est le MVP de la compétition. Lors de ce match, il rayonne grâce à sa rapidité d’exécution et son intelligence dans le jeu. Son contrat se termine cette année-là. Même si de nombreux clubs cherchent à enrôler la pépite espagnole, le principal concurrent du Barca reste Tottenham. De leur côté, certains dirigeants du club espagnol ont quelques doutes sur sa capacité à évoluer au plus haut niveau, principalement à cause de sa taille : « Au Barca, ils ont douté de son physique. Certains ne voulaient pas qu’il reste » selon Gerard Lopez, ancien entraîneur de l’équipe B. Une décision fait pencher la balance. Garcia Pimienta, grand architecte de la victoire en Youth League est promu en tant qu’entraîneur de la réserve. Riqui prolonge avec le Barca, son contrat contenant une clause libératoire fixée à 100 millions d’euros.

Des débuts en équipe première remarqués

Lors de cet été, il va faire ses débuts avec l’équipe professionnelle, lors de l’International Champions Cup. Il débute face au Milan de Gattuso, qui est impressionné par son talent : « Riqui est un spectacle. Voir un joueur qui a encore un visage d’enfant et qui maîtrise le ballon comme ça, c’est quelque chose qui m’émerveille.» Malgré un talent assez évident, Riqui va rester en réserve jusqu’à l’arrivée de Quique Setien. Une situation qu’il avait du mal à avaler : « J’aimerais avoir plus de minutes en équipe première ». Depuis la reprise du football en mai, l’Espagnol joue bien plus en Liga et convainc. Contre Bilbao, Riqui a réjoui tous les fans du Barca grâce à une entrée plus que prometteuse. Il a transformé le milieu de son équipe et a impulsé le but de Rakitic à la 71ème minute.

Le profil du joueur

Beaucoup d’observateurs le comparent déjà à une légende du Barca : Iniesta. Pour Gerard Lopez , il a une « vision du jeu, capacité de dernière passe, changement de rythme, éliminer son adversaire direct sur un toucher de balle ou une feinte… Puig a tout ça », mais aussi Cesc Fabregas, « Riqui peut devenir comme Iniesta ». Une autre comparaison revient, celle avec Deco, le milieu offensif brésilien qui a passé 4 ans chez les blaugranas. Elton Mokolo considère qu’il se rapproche le plus de ce profil : « Les deux partagent cette faculté d’évoluer sur le terrain comme des meneurs de jeu quand bien même ils ne le sont pas dans le dispositif. Ils ont une capacité à porter le ballon, orienter le jeu à bon escient, activer leurs coéquipiers ».

Et pour la suite ?

Tous les fans du Barca et du monde du football veulent voir cette pépite jouer plus souvent. Puig va prolonger son contrat avec son club de cœur jusqu’en 2023, donc pour Elton Mokolo, « il va s’inscrire dans la durée avec son club formateur.» Avec la sortie du groupe d’Arthur, l’espagnol devrait avoir du temps de jeu lors des phases finales de Champions League. Il aura l’occasion de démontrer tout son talent, une nouvelle fois, sur la scène internationale. Le Barca tient une autre pépite dans leurs rangs.

Crédit photo : wikipédia

Antoine Griezmann et Neymar Jr au Barça

Peut-on comparer les débuts d’Antoine Griezmann et de Neymar au FC Barcelone ?

Ces dernières semaines, beaucoup d’encres ont coulé sur les débuts d’Antoine Griezmann au FC Barcelone et des rumeurs de départ ont même été évoquées. Une comparaison récurrente entre le Français et le Parisien Neymar est également venue alimenter les débats. Mais peut-on réellement comparer leurs débuts au Barça ?

Incompatible, pas au niveau, le vestiaire contre lui… Chaque jour, de nouvelles critiques surgissent sur la présence d’Antoine Griezmann au Barça. Même si le match face à Villarreal (victoire 4-1 – J34 ) a redoré l’image du champion du monde, c’est un bilan mitigé qui se dessine en cette fin de saison. Avec 9 buts et 4 passes décisives en Liga pour 35 rencontres, l’ex Colchonero n’a convaincu personne sur la réussite de son transfert. 

Le trio Messi-Suarez-Griezmann a du mal à fonctionner et fait regretter les années « MSN » où le Brésilien Neymar écrivait les beaux jours de la Catalogne. Si le FC Barcelone demeure encore en course pour la Ligue des Champions, il reste néanmoins difficile de parier que le toit de l’Europe sera blaugrana fin août.


Griezmann, statistiquement égal à Neymar

Si le trio Messi-Suarez-Neymar reste à jamais gravé dans la mémoire de tous les supporters barcelonais, il est cependant nécéssaire de se remémorer que le prodige auriverde avait réalisé une première saison en demi-teinte, loin de ses standards au Santos des saisons précédentes.

En effet, Ney était arrivé dans un contexte particulier après avoir remporté la Coupe des Confédérations, mais surtout lors d’un transfert suspect qui avait couté la démission du président catalan en place, Sandro Rosell. Lors de cette première saison, si le jeu du Brésilien fut louable, il n’en fut pas pour autant exceptionnel : 14 buts toutes compétitions confondues en 41 matches et 9 cartons jaunes. 

Griezmann réalise actuellement des statistiques équivalentes à celles de Neymar en 2013/2014 : 15 buts, 46 matches et 4 cartons jaunes. Même si Karim Benzema a affirmé dans France Football que « le football était en train de devenir une compilation de statistiques », ces dernières permettent néanmoins de nuancer les critiques.

Comme Griezmann, Neymar non épargné par la critique

Avant son éphémère réconciliation avec la presse espagnole lors de sa brillante rencontre face à Villarreal, Antoine Griezmann avait déjà subi les foudres de celle-ci. Lors du 2-2 contre le Celta Vigo le 27 juin, Sport a déclaré que le Français était « l’unique responsable de ses misères ». Mundo Deportivo, quant à lui, a pointé du doigt le fait que l’entraîneur Quique Setién n’offrait qu’un « rôle secondaire » au champion du monde. 

Lors de sa première saison avec le FC Barcelone, Neymar s’était également attiré bon nombre de critiques. Le regretté Johan Cruyff n’avait pas eu des mots tendres à l’égard de la jeune star brésilienne. En mars 2014, l’ancien entraîneur néerlandais déclarait « Le problème du Barça aujourd’hui, c’est Neymar. ». Avant de rajouter que « personne n’était Dieu à 21 ans (âge de Neymar à l’époque). Ils ont déjà le meilleur joueur du monde, et un joueur de 21 ans ne peut être la référence de l’équipe. ». Ambiance. La presse espagnole ne l’épargnait pas non plus en le qualifiant à maintes reprises de « plongeur ».

Neymar 2013/2014 /@MNcompsJR (YT)

Neymar, leader malgré lui

Si Griezmann a la chance d’évoluer avec des joueurs de rang mondial dès cette première saison, ce ne fut pas le cas pour Neymar puisque Luis Suarez n’est arrivé qu’à l’été 2014 en provenance de Liverpool. Le Brésilien jouait alors dans un effectif affaibli avec de nombreux blessés en défense (Gerard Piqué, Carles Puyol et Victor Valdés). 

Dès le début du mois de novembre 2013, Neymar était devenu le leader sur le terrain à la place de Messi, blessé et moins performant que lors de sa mythique saison 2012, en partie à cause du scandale de fraude fiscale qui planait au-dessus de l’Argentin. 

Neymar fut également blessé lors de sa première saison. En janvier 2014, il s’était fait une entorse de la cheville et n’avait rechaussé les crampons qu’un mois plus tard, chose qu’Antoine Griezmann n’a, heureusement, pas connu cette saison avec le FC Barcelone.

Ce n’est qu’à la fin du bal que l’on paye les musiciens et il faut admettre que la partition d’Antoine Griezmann cette année n’a pas été exceptionnelle. Mais statistiquement, il réalise une saison similaire à celle de Neymar lors de sa première saison avec le Barça. La suite pour le Brésilien avec Barcelone est connue de tous : Ligue des Champions, trio le plus prolifique d’Europe et un souvenir impérissable. Souhaitons le même avenir pour Griezmann, si ce dernier s’accroche jusqu’à l’année prochaine…

Crédit Photo : Flickr

Episode 1 – Quels sont les clubs ayant profité de l’interruption des championnats ?

Après trois mois d’interruption à cause de la crise du coronavirus, les équipes de Liga, de Premier League et de Serie A ont pu reprendre la direction des terrains, respectivement les 11, 17 et 20 juin. Environ un mois plus tard, peut-on dire que la pause due au covid a changé les dynamiques de ces championnats ? Quels clubs ont profité de ce break et au contraire, quelles équipes ont souffert de cette coupure ? On commence avec la Liga.

Le championnat espagnol se met en pause le 10 mars après un Eibar-Real Sociedad comptant pour un match en retard de la 24ème journée. Le week-end précédent on avait joué la 27ème. Le FC Barcelone en avait profité pour prendre la tête du championnat à la faveur d’une défaite du Real Madrid contre le Betis Séville. Deux points séparent alors les deux cadors du championnat, mais le niveau de jeu des madrilènes est loin d’être éblouissant. De son côté le Barça peut compter sur un Messi fidèle à lui-même pour le sortir de mauvais pas. Loin derrière, le FC Séville, Getafe, la Real Sociedad et l’Atletico Madrid se battent pour les places qualificatives en Ligue des Champions. Les quatre équipes se tiennent en deux points seulement.

En bas de tableau, Leganés et Majorque peuvent encore espérer revenir sur le Celta Vigo qui n’a qu’un point d’avance sur la zone de relégation. C’est plus dur en revanche pour l’Espanyol Barcelone, qui va devoir créer l’exploit s’il veut se maintenir. Quatre mois plus tard et alors qu’il ne reste plus que deux matchs à disputer, qu’est-ce qui a changé ?

La bataille pour le titre

On a quitté le Real Madrid sur une défaite contre le Betis mais surtout sur un nouveau match pauvre en matière de jeu offensif. Cette saison le Real aura eu le plus grand mal à enchaîner les bonnes prestations. Sur leurs cinq derniers matchs, c’est seulement deux victoires pour deux défaites et un nul. Aujourd’hui ? On peut dire sans trop de difficultés que l’interruption du championnat leur a fait un bien fou. C’est simple depuis la reprise c’est huit victoires en huit matchs, 15 buts marqués pour deux seuls encaissés. Le Real est en mode machine. Avec cinq buts, Sergio Ramos est le meilleur buteur du championnat depuis la reprise. Karim Benzema est en pleine forme et enchaîne les grandes prestations. Le jeu des Merengues n’est toujours pas flamboyant mais le résultat est là : quatre points d’avance avec deux matchs encore à jouer. Ça sent bon le titre pour la bande à Zidane.

La tendance n’est pas la même chez le rival barcelonais. Les Catalans avaient pourtant bien repris avec deux victoires contre Majorque et Leganès. Mais lors de la 30ème journée, ils n’ont pas pu faire mieux qu’un 0-0 face au FC Séville et ont laissé le Real Madrid reprendre la tête du championnat à la différence de buts particulière (0-0 puis 0-2 face au Real cette saison). Ce mauvais résultat sera suivi de deux autres matchs nuls contre le Celta Vigo et l’Atletico, laissant quatre points d’avance et un boulevard pour Madrid. En plus des mauvais résultats, c’est l’ambiance du club qui n’est pas au beau fixe. Les polémiques autour de Griezmann, qui manquera la fin de la saison à cause d’une blessure, et les rumeurs de départ de Messi pour l’été prochain n’ont pas arrangé les choses. On assiste sans doute au pire Barça depuis plus de quinze ans, une situation qui agace fortement les fans.

La bataille pour les places européennes

Derrière le duo Barça-Real intouchable, il reste deux places pour accrocher la Ligue des Champions et deux pour aller chercher la Ligue Europa (la septième place permet d’aller aux tours préliminaires de la Ligue Europa). Avant la pause, ces quatre places semblaient promises à Séville, l’Atletico, la Real Sociedad et Getafe, on ne savait juste pas encore dans quel ordre. Mais la reprise permet d’y voir plus clair. Le FC Séville a continué sur la lancée de sa très bonne saison et reste sur quatre victoires lors des cinq derniers matchs. Avec 66 points ils sont à égalité avec l’Atletico, à qui cette pause a fait beaucoup de bien. Avant cette pause, ils n’étaient que sixième, loin derrière le Real et le Barça avec qui il avait pris l’habitude de se battre pour le podium. Depuis ils se sont bien rattrapés avec cinq victoires en sept matchs dont une « manita » contre Osasuna et un jeu globalement bien meilleur. Avec Séville, ils sont désormais assurés de jouer la Ligue des Champions l’an prochain.

Derrière, la grosse déception s’appelle la Real Sociedad, qui réalisait une saison fantastique avec un jeu très plaisant à regarder et un Martin Odegaard qui montrait enfin pourquoi le Real avait cru en lui quand il n’avait que 15 ans. Mais depuis la reprise, Ils ont enchaîné les mauvais résultats en ne prenant que cinq points en sept matchs.Mais leur victoire sur un concurrent direct, Villareal, hier soir leur permet pour l’instant d’être européens avec une septième place, à égalité avec Getafe, sixième. À l’inverse, Villareal et l’Athletic Bilbao, respectivement à sept et huit points des places européennes avant la pause, sont revenus en très grande forme et occupent désormais la cinquième et la huitième place, à trois points de la Real. Quant au dernier prétendant, Getafe, ils sont actuellement sixième avec 54 points (seulement 7 points pris depuis la reprise). Une place en Ligue Europa viendrait récompenser la bonne saison de Getafe.

La bataille pour le maintien

Le 0-0 d’hier soir entre Getafe et Alavès ressemble à un bon résultat pour ces derniers puisqu’ils sont actuellement 17ème avec seulement quatre points d’avance sur Leganès et Majorque (alors qu’ils comptaient encore sept points d’avance avant la pause). Pour Leganès, la pause a été plutôt une bonne chose puisqu’ils ont réussi à prendre neuf points dans l’optique du maintien, mais leur calendrier à venir (déplacement à Bilbao et réception du Real Madrid) les condamne à un miracle. Majorque peut y croire un peu plus avec un calendrier plus clément (réception de Grenade et déplacement à Osasuna), mais une seule victoire d’Alavès sur les deux dernières journées les enverrait en deuxième division. Pour l’Espanyol Barcelone, la messe est dite depuis leur défaite contre … le rival du FC Barcelone. ils évolueront officiellement en deuxième division la saison prochaine.

La Liga, premier épisode de notre série, a montré que l’interruption due au coronavirus aura eu un impact important sur les championnats européens. Notre série continue demain avec la Premier League, où le suspens reste entier pour les places européennes.

crédit photo : Roman Mirtain

Football : le Barça peut-il déjà dire au revoir à la Liga ?

À cinq journées de la fin du championnat espagnol, le titre s’éloigne de plus en plus pour le club catalan. Un FC Barcelone en crise, qui se retrouve à 4 points derrière le leader actuel.

Victorieux (1-0) jeudi soir face à Getafe, sur un penalty du capitaine Sergio Ramos à la 79ème minute, Le Real Madrid prend le large dans la course au titre. Avec ses 4 points d’avance sur son dauphin catalan, le Real de Zinédine Zidane est en bonne position pour aller chercher sa troisième Liga sur ces dix dernières années. A l’instar du club madrilène, le FC Barcelone est en méforme et a lâché des points cruciaux lors de ses dernières rencontres. La possibilité de les voir conserver leur titre de champion d’Espagne pour la troisième année consécutive semble compliqué.

Un prochain déplacement difficile

A l’occasion de la 34ème journée de championnat, les Barcelonais se déplaceront sur la pelouse de Villarreal, actuel 5ème. Seule la victoire est autorisée pour le club de la Catalogne pour continuer à rêver du titre. Néanmoins cette rencontre sera très difficile car Villarreal reste sur six matchs sans défaites et espère jouer la Ligue des Champions la saison prochaine.

Les Madrilènes plus confiant, avec six victoires consécutives depuis la reprise de la Liga, ont eux aussi un déplacement compliqué face à l’Athletic Bilbao. Les Basques, actuel 8ème, viennent d’enchaîner deux victoires et ont mis à mal Barcelone au Camp Nou le 23 juin dernier, malgré la défaite (1-0). Le prochain match du FC Barcelone est une étape décisive pour sortir la tête de l’eau.

Un Barça désorganisé

En plus des mauvais résultats avec deux matchs nuls consécutifs, le Barça traverse une phase difficile. Le cas Antoine Griezmann divise à nouveau le vestiaire et le coach Quique Setién. Le champion du monde 2018 a été sur le banc lors des deux dernières rencontres et n’est rentré qu’à la 90ème minute contre son ancien club, l’Atlético Madrid mardi dernier. Une situation qui dérange le joueur et son entourage.

Quique Setién, ancien entraîneur du Bétis Séville, arrivé au cours de la saison suite au licenciement d’Ernesto Valverde en janvier dernier, n’a pas toute la confiance de ses joueurs et de la direction. Malgré son contrat de deux ans et demi, ce dernier pourrait quitter la Catalogne à la fin de cette saison 2019-2020.

Pour couronner le tout, l’homme à tout faire du Barça depuis des années, Léo Messi, menace également de quitter le club à la fin de son contrat en 2021, d’après des sources espagnoles. L’Argentin de 33 ans se dit en avoir marre d’être tenu responsable de tous les problèmes du club.

Après le fameux « Barça Gate », le club catalan n’est toujours pas débarrassé de ses problèmes internes, qui ne favorisent pas son succès. Les prochaines journées vont être importantes. Néanmoins, il est difficile d’imaginer les Barcelonais remporter le championnat, à moins que les Madrilènes qui sont dans une excellente forme, fassent quelques faux pas. Le FC Barcelone a donc du soucis à se faire pour le reste de la saison 2019-2020.

Crédit photo : Holakram

Sergio Ramos : un défenseur serial buteur

L’Espagnol a encore frappé ce jeudi, grâce à un but sur pénalty. Le Real Madrid s’est imposé 1-0 face à Getafe. Malgré la combativité de leur adversaire, le défenseur a délivré son équipe lors de cette 33ème journée de Liga et inscrit en même temps son 98ème but sous les couleurs madrilènes. Le Real compte maintenant quatre points d’avance sur le Barça.

Le joueur n’a raté aucun de ses 20 penalties qu’il a eu à tenter avec le Réal, il est un vrai poison pour les gardiens adverses. Après la victoire contre Getafe, Zinédine Zidane a tarit d’éloges l’espagnol : « Notre capitaine, c’est notre capitaine. Sergio Ramos c’est un leader sur le terrain et en dehors. C’est un joueur unique et nous savons ce qu’il transmet à tous ses coéquipiers. Je suis donc heureux pour lui, pour ses buts. Chaque fois qu’il doit tirer un pénalty, il le fait avec beaucoup de confiance. Il l’a fait à la 80e minute, après de gros efforts physiques, c’est incroyable » explique-t-il en conférence d’après-match.

De défenseur de luxe…

C’est en février 2004 qu’il effectue ses débuts en tant que footballeur professionnel à Séville.  Il entrera en jeu contre le Deportivo la Corogne. Très vite, de nombreux clubs s’intéressent à lui et après seulement deux saisons passées dans l’équipe première du Séville FC, il est transféré au Real Madrid à l’été 2005 pour un montant de 27 millions d’euros. Dès son arrivée, le défenseur espagnol se démarque par sa polyvalence qui lui permet d’évoluer à différents postes comme celui de défenseur central, latéral ou encore milieu défensif. Lors des saisons 2007 et 2008, il remporte ses premiers trophées, de titre de champions d’Espagne. Malgré les nombreux changements au sein du club, le joueur reste indispensable au jeu madrilène.

Des risques, c’est ce que José Mourinho va prendre lors la saison 2011-12. Contre toute attente, l’entraineur portugais décide de repositionner Ramos en défense central. Ce changement de tactique très discuté s’est avéré payant, le joueur remplissait son rôle de latéral à merveille malgré tout, ce sera un tournant dans sa carrière. Mais le numéro 4 sera plus performant que jamais à ce poste. Ses qualités athlétiques, techniques, et défensives vont faire de lui une référence mondiale à ce poste.

Des exploits décisifs 

À l’aube de ses 30 ans, il fait déjà partie des meilleurs joueurs de l’histoire à son poste, mais les nombreux échecs pour réaliser la « décima » placent le doute au sein du club. Au même moment au Barça, sous l’ère Guardiola, une équipe domine et personne ne peut les arrêter, pour l’instant. Revanchard, il n’abandonne pas, et en 2014, sa soif de trophées est enfin assouvie, il remporte avec le club madrilène la tant attendue « décima ».  Il était loin d’être le spectateur du match car c’est grâce à un coup de tête mémorable que le Réal s’impose à la 92ème minute de jeu. Les trophées s’enchainent, il soulèvera trois fois la Ligue des champions d’affilée en tant que capitaine.

…à meilleur buteur du réal post-confinement

À chaque moment décisif, l’espagnol sait marquer les matchs de son empreinte, c’est ce qui le rend indispensable au club. 5ème joueur le plus capé du club, 3ème joueur le plus titré avec plus de 100 buts en carrière, sa carrière est plus que réussie. Son leadership au sein de la « Maison blanche », son charisme, Ramos est indispensable à l’équipe de Zidane.

Outre son caractère de leader, ses statistiques sont impressionnantes cette saison et il est le meilleur buteur de la Liga depuis le retour de la compétition. Mais ce n’est pas tout, il égale en même temps le record d’Ezequiel Garay (saison 2006/07) comme défenseur le plus prolifique sur une saison de Liga avec 9 réalisations, une machine à but qui n’est pas prête de s’arrêter.

(crédit photo de mise en avant/ Sergio Ramos/ Dmitry Neymyrok)

La Liga : trois joueurs prometteurs à suivre en Espagne

La Liga reprend jeudi 11 août avec le derby sévillan entre le Betis et le FC Seville. Entre Lionel Messi, Eden Hazard ou Antoine Griezmann, cette ligue regorge de stars. Mais des jeunes pépites arrivent à sortir leurs épingles du jeu. Voici notre sélection.

1) Ferran Torres

Torres naît à Foios, près de Valence, le 29 février 2000. Il rejoint les rangs du Valence CF dès l’âge de six ans. Il progresse à travers les rangs de l’académie valencienne avant de rejoindre leur équipe B à 16 ans. Ferran Torres aide l’Espagne à atteindre la finale de l’Euro et de la coupe du Monde U17. Santi Denia, son ancien sélectionneur, est très élogieux : « Ferran Torres est un joueur spécial. Son potentiel est énorme, il peut aller jusqu’où il veut. Il a tout ce qu’il faut pour atteindre le top-niveau. C’est un joueur très complet et combatif, mais ce qu’il le démarque des autres, c’est sa vitesse et sa qualité dans les situations d’un contre un. Ce sont des qualités que tous les footballeurs modernes doivent avoir ». Grâce à son succès lors de ces compétitions, il va s’entrainer avec l’équipe première dès ces 17 ans. Sous les ordres de Marcelino, Torres va patienter avant d’obtenir ses premières minutes. Son entraîneur considère qu’il va apprendre autant sur le banc, au contact de joueur expérimenté comme Dani Parejo, qu’en jouant. Cette stratégie est payante. Ferran Torres devient bien plus à l’aise tactiquement pour évolué dans le 4-4-2 de Marcelino. Cela lui permet d’obtenir sa première titularisation, contre l’Athletic Bilbao. Il délivre une passe décisive pour Kondogbia et permet à son équipe d’accrocher le match nul. Lors des deux saisons suivantes, il devient titulaire, malgré la concurrence de Goncalo Guedes et de Carlos Soler. Il s’illustre lors de l’Euro U19 avec l’Espagne. La Rojita s’impose contre le Portugal en finale et Torres marque un doublé. Il obtient le titre de meilleur joueur lors de cette compétition. Cette saison, Ferran Torres impressionne sous les ordres de Celades. Titulaire sur le côté droit de l’attaque, il a déjà marqué six buts et délivré 7 passes décisives. José Gimenez, le directeur de l’académie de Valence, le décrit comme un joueur complet : « Il est puissant, rapide, il a un contrôle de balle parfaite et il est fort dans les airs. Il est imprévisible. Il est très à l’aise avec ces deux pieds. Il peut centrer, et marquer très facilement ».

2) Takefusa Kubo

Le « Messi Japonais » est né le 4 juin 2001 à Kawasaki. À 10 ans, il quitte son pays natal pour rejoindre les rangs de la Massia. Kubo impressionne les recruteurs et ses coéquipiers. Il va marquer 74 buts en 30 matchs chez les U11. Le Japonais domine toutes les catégories de jeunes. Son aventure s’arrête brutalement. Le Tribunal Arbitral du Sport sanctionne Barcelone pour des irrégularités lors de l’inscription de jeunes de moins de 18 ans. Take Kubo est obligé de retourner au Japon, au FC Tokyo. À 16 ans, le jeune prodige est promu en équipe première. Il va alors devenir le plus jeune joueur a joué en J League et le plus jeune buteur de l’histoire de cette compétition. C’est donc un modèle de précocité. Les deux saisons suivantes sont très réussis. Dans un profil très créatif, il dicte le jeu de ses coéquipiers. Au mercato d’hiver 2019, Takefusa Kubo est très demandé. Le PSG, le Real et Barcelone sont notamment sur les rangs de la pépite japonaise. Madrid réussit à l’obtenir pour près de 2 millions d’euros. « J’ai aimé la volonté du Real Madrid au niveau sportif, le plan qu’ils avaient pour moi dans les années à venir, ce qu’ils pensaient faire de moi dans le futur. » explique Kubo. Dès ces premiers entrainements, le Japonais impressionne par des gestes de grandes classes. Cette saison, il est prêté à Majorque. Il a eu des coups d’éclat, notamment lors du match face aux Betis, mais il n’a pas pu empêcher la 18ème place de son équipe en Liga. Son style de jeu se rapproche de celui de Lionel Messi. Gaucher, il tire très bien les coups francs. Il n’est pas spécialement rapide, mais sa technique, sa vivacité et son explosivité sont impressionnants.

3) Mohammed Salisu

Mohammed Salisu est né le 17 avril 1999 à Accra au Ghana. Il est formé par l’African Talent au Ghana avant d’arriver à 18 ans au centre de formation du Real Valladoid. Il passe très peu de temps avec la réserve du club avant d’intégrer l’équipe professionnel. Fran Castaño, l’entraîneur qui l’a découvert, explique :  « Je l’ai trouvé très élégant et il était également gaucher, ce qui est très rare en Afrique. » Salisu va devoir s’adapter au jeu pratiqué en Espagne, très différent de ce qu’il a l’habitude de pratiquer. Cela ne va pas être chose aisée :  « On a vu que tactiquement il lui manquait beaucoup de choses mais il l’a compris facilement et très rapidement, malgré la barrière de la langue. Dès son arrivée, avec deux de mes séances d’entraînement, j’ai vu que cela faisait une différence. » L’arrivée de Sergio Gonzalez à la tête du club va maximiser son potentiel. Cette saison est celle de la confirmation pour le jeune Ghanéen. Titulaire au côté de Kiko Oliveas, il réalise des prestations exemplaires tous les week-ends. Une prestation a impressionné Maxi Franco Sanchez, le correspondant à Madrid de Foot Mercato : « lors de la deuxième journée face au Real Madrid, on voyait qu’il était au-dessus du lot. » Ces prestations n’ont pas laissé indifférent l’Atletico Madrid, et le Real. En France, c’est Rennes qui s’est montré pressant pour le roc ghanéen. Salisu s’inspire d’un français pour son développement, Umtiti :  « Mon idole est Umtiti parce que j’aime la façon dont il joue et au Ghana mes amis m’ont appelé ainsi. Il est très bon avec et sans ballon ». Son avenir s’annonce radieux.

Crédit photo : deportevalenciano.com