Ligue des champions : la préparation du PSG est-elle trop simple ?

Pour préparer au mieux le quart de finale face à l’Atalanta Bergame le 12 août prochain, le PSG a effectué une série de trois matchs amicaux largement en leur faveur. Les Parisiens ont trouvé le chemin des filets à 20 reprises pour 0 but concédé.

En conquête pour la Ligue des champions, les Parisiens ont fait leur retour sur les terrains avec 5 000 spectateurs lors de matchs amicaux sur tout le mois de juillet. L’occasion pour le coach Thomas Tuchel de faire tourner tout son effectif avec deux onze différents par mi-temps. Lors du premier match, le club de la capitale s’est largement imposé 9-0 sur la pelouse du Havre (club de Ligue 2) avec entre autres un doublé de l’Argentin Mauro Icardi et de la star brésilienne Neymar.

En première période pour le PSG : Navas – Kherer – Thiago Silva – Kimpembe – Bakker – Di Maria – Verratti – Marquinhos – Neymar – Mbappé – Icardi

En deuxième période : Rico – Dagba – Mbe Soh – Thiago Silva – Bakker – Verratti – Gueye – Sarabia – Draxler – Kalimuendo – Choupo-Moting

Pour leur deuxième et troisième match amical, les Parisiens ont retrouvé le Parc des Princes face aux Belges de Waasland-Beveren (7-0) et les Écossais du Celtic Glasgow (4-0). Pour finir sur cette série, le PSG va jouer un dernier match amical le 5 août prochain au Parc face à Sochaux (L2).

À moins de trois semaines de ce quart de finale tant attendu, des questions se posent sur la préparation du PSG et leur manque d’adversité. « Les matchs amicaux pour une équipe comme Paris, le Real Madrid, le Barça ou le Bayern Munich, ce n’est jamais difficile, mais c’est mieux d’enchaîner les matchs pour l’intensité physique et les automatismes », souligne Rahul, fervent supporteur du PSG depuis son enfance. « De toute façon cela est la seule solution, il n’y a pas d’autres équipes qu’ils peuvent affronter, mais après trois mois de confinement cela est difficile mentalement de rejouer directement face à une grosse équipe », insiste ce dernier. Thomas Tuchel a également insisté sur le fait que ses joueurs sont revenus en bonne forme et s’entraînent bien. Plusieurs points positifs sont à tirer de cette préparation. À défaut d’avoir suspendu la saison 2019/2020 de Ligue 1, les champions de France ont fait leur retour avec une meilleure cohésion de groupe.

Les Parisiens ont renforcé les liens et ont retrouvé des automatismes assez vite notamment entre Neymar et Mbappé qui se cherchent constamment. « Toute l’équipe est revenu en bonne forme, même notre deuxième équipe pourrait jouer en Europa League (C3) », rajoute ce supporteur optimiste, pour la suite.

Des lacunes qui persistent

Ces séries de matchs amicaux relativement simples pour les Parisiens révèlent néanmoins quelques failles dans le jeu et des inquiétudes qui résistent depuis le début de saison. « Les quatre de devant (Neymar, Mbappé, Icardi, Di Maria) sont trop collés et cela créer moins d’occasions, il faudrait exploiter la largeur à mon sens », développe Rahul. « Dans ces matchs amicaux cela suffit pour marquer au moins 5 buts, mais face à l’Atalanta cela ne suffira pas, c’est une équipe qui défend en avançant et qui compresse l’adversaire dans sa moitié de terrain ». On a également vu un PSG plus relâché par le manque d’adversité, avec un Neymar plus personnel : « le jeu repose trop sur Neymar et les quelques appels de Mbappé, il faudra jouer avec toute l’équipe en Ligue des champions (C1) ».

La préparation du PSG est assez longue dans son terme. Elle est suffisante pour reprendre le rythme et retrouver les automatismes. Cependant la vraie préparation est ce soir, vendredi 24 juillet face à Saint-Étienne, pour la finale de Coupe de France. Les Parisiens vont jouer à haute intensité dans un match à enjeu. De plus, le club de la capitale a un deuxième trophée à aller chercher. Pour la dernière édition de la Coupe de la Ligue, Paris se confrontera à l’Olympique Lyonnais vendredi 31 juillet, également en lice dans cette Ligue des champions.

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Final 8 : quel tirage serait le plus abordable pour le PSG ?

Le Paris Saint-Germain est de retour en quarts de finale de la Ligue des Champions. Les Parisiens tenteront de passer cette étape et arriver en demi-finale en un match. Comme l’Olympique Lyonnais, le club français n’aura pas repris la compétition avant ce Final 8 à Lisbonne. À cause de ce manque de préparation, le champion de France espèrera tomber face aux plus « petites » équipes du tournoi : le RB Leipzig et l’Atalanta Bergame. 

Leipzig, une équipe solide mais des faiblesses à exploiter

Le RB Leipzig s’est qualifié en mars à une équipe de Tottenham en reconstruction (4-0). Le club allemand a repris la Bundesliga le 16 mai. Dès la mi-juin, Chelsea a profité de l’ouverture anticipée de son mercato pour conclure le transfert de Timo Werner, buteur du RB Leipzig. Le club Londonien espère se qualifier face à une grosse équipe de Munich (match perdu 3-0 à l’aller) avec son nouveau buteur. 7 jours après l’ouverture de son mercato, le club de Red Bull est actif pour le remplacer. Il achète au RB Salzbourg l’une des révélations de la Ligue des Champions : Hee-Chan Wang. Le Coréen compte 6 buts et 3 passes décisives en Coupe d’Europe. Mais ce jeune devra s’adapter à sa nouvelle équipe avant de pouvoir refaire fureur. Benjamin Henrichs, latéral droit aux 13 matches cette saison à l’AS Monaco sera dans la même situation. Mais ce jeune de 23 ans ne sera probablement pas dans le 11 lors du début de ce Final 8.

Depuis la reprise, le bilan du jeune club allemand est mitigé : 4 victoires, 4 nuls, 1 défaite. Les joueurs de Nagelsman n’ont pas gagné à domicile et leurs 4 victoires sont à l’extérieur. Peut-être une bonne nouvelle quant au quart de finale à huis clos au Portugal. La Bundesliga est déjà finie et Leipzig sera dans une situation presque similaire au PSG s’ils se rencontrent début août. Les deux protagonistes devraient avoir des matchs amicaux pour finir leur préparation. 

L‘Atalanta, une attaque de feu mais une équipe inexpérimentée

L’Atalanta Bergame serait le deuxième club le plus facile à battre pour le champion de Ligue 1. Les Italiens se sont qualifiés avec une différence de 4 buts sur le CF Valence (8-4). Ils sont très bons offensivement dans leur championnat et ils l’ont notamment été lors de ce 8e de finale avec 8 buts en 2 matches. Mais lors de la phase de groupe, ils en avaient marqué autant en 6 matches. Les matches à l’extérieur n’avaient pas réussi aux noirs et bleus qui sont allés chercher le ballon au fond de leurs buts 9 fois en 2 matches, dont 5 fois face à Manchester City, club du calibre du PSG. Pour rappel, le club italien qui est né en 1907 affrontait le club anglais, le Dinamo Zagreb et le Chakhtar Donetsk. Depuis sa reprise en Série A le 21 juin, les joueurs de Gian Piero Gasperini ont gagné tous leurs matches. Parmi eux, des prétendants au titre : Naples (2-0) et la Lazio Rome (3-2). La défense du club parisien devra se méfier de Josep Illicić. L’attaquant Serbe de cette équipe d’Atalanta compte 5 buts en 7 matches de Coupe d’Europe. 

Le championnat italien se finit début août. Avantage ou inconvénient, l’Atalanta arrivera à Lisbonne soit avec des blessures ou soit avec des blessés actuels qui ont eu le temps de s’en remettre. L’arrêt tardif de leur championnat leur laissera le goût de la compétition jusqu’à leur premier match en quarts de finale de Ligue des Champions. Contrairement au RB Leipzig, l’Atalanta Bergame n’a ni vendu ni acheté de joueurs depuis le début du mercato, ouvert ce 1er juillet. En un match, tout est possible. La solide défense italienne pourrait tenir face aux attaques de Neymar et Mbappé. Pas encore qualifiés en quarts, les Lyonnais seraient aussi outsider contre le PSG. Les deux clubs s’affrontent au moins deux fois chaque saison et très souvent, le vainqueur est parisien. 

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Ligue des Champions : faut-il s’inquiéter du manque de compétition pour Lyon et le PSG ?

À un mois du retour de la Ligue des Champions, la préparation physique de Lyon et du PSG, toujours en lice, émet des inquiétudes pour la suite de la compétition. À l’instar des autres championnats européens, la Ligue 1 est définitivement suspendue depuis le mois d’avril.

En raison de la crise sanitaire mondiale de coronavirus, le monde du football a été stoppé net en mars dernier. Les championnats ainsi que les Coupes d’Europe de C1 et C3 ont été en grand danger pour arriver à leur terme. Forte heureusement l’UEFA a trouvé une solution pour conclure ses éditions 2019-2020 au mois d’août prochain. Les matchs s’enchaînent peu à peu. La reprise du championnat allemand s’est effectuée le 16 mai, elle a été suivie par celles du championnat portugais, espagnol, anglais et italien au cours du mois de juin. Seul bémol, la LFP (Ligue de Football Professionnel) a décidé de mettre fin à la saison de Ligue 1 le 30 avril dernier. Les joueurs de Lyon et du Paris Saint-Germain inquiètent les supporters pour la reprise de la C1 à très haute intensité.

Un huitième de final crucial pour les Lyonnais

L’Olympique Lyonnais, deuxième de son groupe derrière le RB Leipzig, s’est vu affronter la Juventus pour les huitièmes de finales de cette Ligue des Champions. Dans leur stade au Groupama Stadium le 26 février, l’OL s’est imposé 1-0. Cependant en raison du Covid-19, le match retour n’a toujours pas eu lieu à Turin.

Pour préparer au mieux ce huitième de finale retour, les Gones ont repris l’entraînement le 8 juin, qui sera « de plus en plus intensif ». Des matchs amicaux ont également été prévus pour ce mois de juillet. Les Lyonnais se sont imposés face à l’US Port Valais, club de 6ème division (12-0), puis l’OGC Nice (1-0), le 1er et 4 juillet. Pour donner un goût d’Europe, un tournoi amical est organisé du 16 au 18 juillet entre Lyon, Nice, Le Celtic Glasgow et les Rangers. Le club français s’opposera aux deux clubs écossais.

Lyon pourrait accueillir près de 5000 spectateurs au Parc OL. Dès le 11 juillet en France, les stades ou hippodromes pourront rouvrir avec un nombre de personnes limité. L’idée est de revivre l’ambiance de compétition.

S’ajoute à cela un match contre les Belges de La Gantoise le 22 juillet, puis une dernière rencontre amicale deux jours plus tard (adversaire non défini). Le Président du club Olympique, Jean Michel Aulas, qui a milité pour la reprise de la Ligue 1, se veut optimiste sur l’état de forme de son équipe. Lyon est en bonne position pour rejoindre le « Final 8 » au mois d’août prochain, nouveau concept mis en place par l’UEFA afin de finir la compétition. « On n’a jamais eu autant de chances qu’aujourd’hui de la perdre mais aussi de la gagner (C1) », a déclaré le Président Aulas à propos de ce format inédit.

Le PSG a son ticket pour Lisbonne

Le club de la capitale est quant-à lui déjà qualifié pour les quarts de finale en sortant le Borussia Dortmund. Le PSG va donc disputer le Final 8 sur terrain neutre à Lisbonne à partir du 12 août. Les Parisiens de retour à l’entraînement depuis le 22 juin, ont également programmé plusieurs sessions de matchs amicaux. Les champions de France ont rendez-vous au Havre (club de Ligue 2) dimanche prochain à 19 heures, devant 4000 spectateurs.

De plus, de la même manière que l’OL, afin de combler le manque de compétitivité européenne, les Parisiens s’opposeront aux Irlandais de Shemrock Rovers et les Ecossais du Celtic. Deux rencontres au Parc des Princes devant 5000 supporters, attendues le 17 et 21 juillet.

Les finales de Coupes maintenues

Malgré la suspension de la saison de Ligue 1, les finales de Coupe de la Ligue et Coupe de France ont été maintenues. Lyon est finaliste de la Coupe de la Ligue face au PSG, également finaliste de la Coupe de France contre Saint Etienne. La rencontre Lyon-PSG est prévue pour le 24 juillet tandis que PSG-ASSE est programmé pour le 31. Un bon exercice pour retrouver les matchs à enjeux de la Ligue des Champions.

Pendant que nos deux représentants français se préparent au mieux pour le retour de la C1, le tirage pour les quarts de finale a lieu demain à 12h au siège de l’UEFA en Suisse. Le PSG et Lyon (en cas de qualification), connaîtront leur futur adversaire. Il est bon de rappeler que les deux clubs ont la possibilité de se rencontrer…

Crédit photo : Ver en vivo En Directo

Ligue des Champions : place au « Final 8 »

C’est officiel, le « Final 8 » se tiendra bien à Lisbonne du 12 au 23 août et clôtura l’édition 2019-2020 d’une Ligue des champions très spéciale. L’UEFA a officialisé la nouvelle mercredi dernier lors d’une conférence de presse qui a décidé du sort des de la compétition européenne. Concernant l’Europa League, ce sera le 23 août, même format que la C1 mais cette fois-ci, c’est à Cologne, en Allemagne, que le tournoi aura lieu. 

La célèbre compétition européenne n’a toujours pas dévoilé tous les gagnants des 8èmes de finale de cette édition. Il faut attendre les résultats des matchs retours qui devraient se disputer le 7 et 8 août, comme par exemple la double confrontation entre Lyon et la Juventus (victoire 1-0 de Lyon a domicile). À cause de l’arrêt des compétitions dû à la pandémie de Covid-19, le nouveau format entrera en vigueur à partir des quarts de finale. Le successeur de Liverpool, vainqueur de la compétition l’année dernière, sera donc sacré au sein de la capitale portugaise après avoir enchainé une « super phase finale ».

Concernant le tirage au sort des quarts de finale, il aura lieu le 10 juillet. Les règles sont simples, cinq changements autorisés, prolongation et séance de tirs au but en cas de match nul. Le calendrier des finales a changé lui aussi, cette année, elle n’aura donc pas lieu à Istanbul. La capitale turque accueillera la finale lors de l’édition 2021.

Un retour progressif des supporters 

C’est un facteur à prendre en compte et pas des moindres, le « 12ème joueur » joue un rôle très important dans les matchs à enjeux comme ceux de la Ligue des Champions. Mais d’après l’UEFA, il n’y a pas eu d’avancées sur le sujet. L’institution européenne de football a juste informé qu’elle serait en relation avec les autorités locales et qu’ils travailleraient ensemble sur un retour progressif des supporters, mais les explications s’arrêtent là. Il y a peu d’espoir de voir les stades remplis cette saison.

(crédit photo mise en avant : Barcelone – Atlético Madrid/ FrodeCJ)

Julian Nagelsmann, itinéraire d’un surdoué

Plus jeune entraîneur de la Bundesliga, Julian Nagelsmann n’en reste pas moins l’un des plus reconnus, et ce, à seulement 32 ans. Retour sur le début de carrière de ce jeune prodige du banc.

De joueur amateur

Si Julian Nagelsmann est devenu entraîneur si tôt dans sa vie, ce n’est pas uniquement par passion. Joueur amateur au sein des réserves de Munich 1860 et du FC Augsbourg, Julian Nagelsmann n’ira jamais plus haut. Des blessures récurrentes aux genoux auront raison de son honnête carrière. C’est ainsi que sa deuxième vie commence. Suite à l’arrêt de sa carrière de joueur, Julian Nagelsmann prend en charge les moins de 19 ans du TSG Hoffenheim. Mais sa carrière prend un tout autre tournant lors de la saison 2016-2017. Huub Stevens, entraineur de l’équipe première démissionne, il est remplacé par Julian Nagelsmann qui devient à 28 ans seulement le plus jeune entraîneur de l’histoire de la Bundesliga. La suite n’en sera que meilleure…

À entraîneur reconnu

Bon nombre de spécialistes de la « Buli » comme elle est surnommée, restent sceptiques quant à la nomination d’un si jeune entraîneur à la tête d’une équipe première. Pourtant, Julian Nagelsmann va rapidement déjouer les pronostics. À la faveur d’une seconde partie de saison canon, le TSG Hoffenheim accède aux barrages de la Ligue des champions, une première dans l’histoire du club. Mais le jeune coach ne va pas s’arrêter là. Avec une philosophie basée essentiellement sur l’approche psychologique des joueurs, Nagelsmann va, lors de la saison 2017/2018 faire encore mieux en terminant troisième du championnat derrière le Bayern Munich et Schalke 04 mais devant des mastodontes du football allemand tels que le Borussia Dortmund ou le Bayer Leverkusen. Un exploit pour le club basé à Sinsheim, ville de seulement 35 000 habitants. Le club découvre ainsi sous la houlette de son jeune entraineur, la phase de poules de la Ligue des Champions. Hélas, l’aventure tournera court, puisqu’avec trois petits points dans la besace, le club finira bon dernier de son groupe. Le reste de la saison sera également en demi teinte puisque le TSG se classera à une honorable neuvième place. Mais si le club reste dans le ventre mou du classement cette année là, ce n’est pas le cas de Julian Nagelsmann. Le technicien rejoint pour la saison 2018/2019 le banc du très controversé mais néanmoins ambitieux RasenBallsport Leipzig.

Leipzig, pour grandir avec le club

Fondé en 2005, ce club n’est pas apprécié par les amoureux du championnat allemand car il est « nouveau » et ne respecte pas la tradition allemande de « club populaire ». Leipzig reste néanmoins une des équipes les plus régulières de Bundesliga sur ces quatre dernières années. Et pour justifier ces ambitions nationales et européennes, quoi de mieux qu’un entraîneur pétri de talent. Un coach à l’image du club, jeune, ambitieux et sans limites. À Leipzig, la mayonnaise ne tarde pas à prendre entre Nagelsmann et ses joueurs. Au sein d’un effectif riche et talentueux (Werner, Kampl, Poulsen ou encore Nkunku pour ne citer qu’eux) Julian Nagelsmann arrive à tirer le meilleur de son groupe. À la clé, une équipe ultra séduisante et diablement bien organisée. En témoignent quelques gros cartons infligés comme le 8-0 face à Mayence ou le 6-1 face à Schalke 04. Mais c’est aussi sur la scène européenne que Leipzig prend une tout autre envergure. Le club allemand a mis au tapis le finaliste de la précédente édition de la Ligue des champions, Tottenham, en huitièmes de finale. Grâce à cette double confrontation parfaitement maîtrisée, Julian Nagelsmann devient le plus jeune entraîneur de l’Histoire à se hisser en quarts de finale de la Ligue de Champions, et permet à son club d’atteindre ce stade pour la première fois également. Avec la pandémie de coronavirus qui a durement frappé l’Europe, il est pour l’instant impossible de savoir où le RB Leipzig et son jeune entraîneur iront. La Bundesliga a repris ses droits et la saison devrait arriver à son terme d’ici fin juin, avec pourquoi pas un titre de champion pour Nagelsmann à la clé, histoire de confirmer sa montée en puissance depuis trois ans maintenant ?

L’OM, Champion’s Project ou Reconstruction Project ?

À l’Olympique de Marseille, même quand tout va bien sur le plan sportif, les coulisses arrivent à animer le football français. Le départ d’Andoni Zubizarreta, directeur sportif du club, en a surpris plus d’un. Un départ qui pourrait bien précipiter une énorme tourmente au sein de la direction olympienne.

Le 14 mai sonne le glas pour le directeur sportif de Marseille, Andoni Zubizarreta. Dans la soirée, ce dernier apprend que la direction a décidé de rompre son contrat, qui courait jusqu’en 2021. Même si un « commun accord » a été trouvé pour ce départ, cette décision montre bien les tourmentes dans lesquelles les dirigeants de l’OM, dont Jacques-Henri Eyraud, doivent faire face. Car Marseille n’est pas un club comme les autres. Après une qualification en Champion’s League obtenue pour la saison prochaine, une première fois depuis 2013, la saison 2020/2021 de l’OM s’annonçait sous les meilleures hospices.

Un départ non sans conséquences

Ces derniers jours, les rumeurs concernant un rachat du club par le prince Saoudien Al-Walid Bin Talal faisaient miroiter aux supporters, l’idée que le club puisse se mettre à concurrencer son rival numéro 1, le Paris Saint-Germain. Finalement, ce rachat n’était qu’une simple rumeur et la réalité a vite rattrapé le rêve. Le départ d’Andoni Zubizarreta, unanimement reconnu comme un homme de talent, a fortement fragilisé le vestiaire, mais aussi décrédibilisé la direction. Suite à cette annonce, André Villas-Boas, l’entraîneur de l’OM a été très affecté et a d’ailleurs refusé la prolongation de son contrat. Le technicien portugais a toujours clamé que son avenir au club était « intimement lié » à celui d’Andoni Zubizarreta. Un départ qui pourrait en entraîner un autre ? L’hypothèse est plus que probable. Il faut dire que la direction instable de l’OM y est pour beaucoup. En effet, Andoni Zubizarreta qui, rappelons le, est quand même passé par l’Atletic Bilbao et le FC Barcelone, n’a jamais eu à Marseille, la liberté qui faisait autrefois de lui, ce directeur sportif si talentueux. Pour beaucoup, ce départ précipité est un immense gâchis, tant « Zubi », comme il était surnommé, était à l’origine de l’arrivée de « bonnes pioches » comme Luiz Gustavo Valentin Rongier ou encore André Villas-Boas. Aujourd’hui, le Basque ne fait plus partie de l’organigramme de l’OM. Et si André Villas-Boas empruntait le même chemin ?

Qui pour le(s) remplacer ?

Si la direction olympienne assure que le départ de Zubizarreta était dans l’air du temps depuis l’automne 2019, aucun travail pour trouver son remplacement n’a été commencé. Le président Jacques-Henri Eyraud pourrait bien voir sa charge de travail être doublée si André Villas-Boas venait à quitter le navire, ce qui semble être, malheureusement, plus que probable tant le technicien Portugais est déçu. Si peu de noms ont circulé pour remplacer Andoni Zubizarreta, plusieurs noms circulent déjà pour succéder à André Villas-Boas qui, lui, n’est pourtant pas encore parti. Ainsi, Christophe Galtier, entraineur du LOSC, a été sondé, de même que Leonardo Jardim actuellement libre de tout contrat, mais aussi… Bruno Génésio ! En effet, l’OM a pris des renseignements sur l’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais, sans toutefois entrer directement en contact avec celui qui exerce actuellement en Chine.

Quoi qu’il en soit, le départ d’Andoni Zubizarreta entraîne (déjà) des complications au sein du club, alors que la saison 2020/2021 s’inscrit pour l’instant en pointillés. Mais l’Olympique de Marseille reste fidèle à lui même… Même quand tout va bien, il existe une manière de se compliquer la vie !

C1 et C3 : l’UEFA dans le grand flou

Une tournure différente. C’est ce qu’envisage L’UEFA cette année. Pour s’adapter à la crise sanitaire actuelle, l’Union des associations européennes de football pense changer la formule des tours préliminaires de la Ligue des champions et de l’Europa League. Ces deux plus grosses compétitions européennes pourraient voir leurs tours préliminaires se dérouler de manière inédite…

Le football est en pleine reconstruction, les coupes européennes sont remaniées. Cette année, c’est peut-être sous un autre format que se joueront les rencontres des deux plus grosses compétitions européennes annuelles de football . Leurs tours préliminaires se disputeraient sur un seul match, en terrain neutre. Rappelez-vous, le 17 avril dernier, L’UEFA annonçait que la Champions League débuterait le mardi 20 octobre au lieu du 25 juin pour les tours préliminaires, pour cause de la crise sanitaire actuelle. Hier matin, le quotidien sportif français, L’Équipe, émettait l’hypothèse que les matchs des tours préliminaires se disputeraient sur une seule rencontre, sur terrain neutre. L’organisation de la C1 et la C3 pourraient faire basculer le destin de chaque équipe. Ce qui ne va s’en doute pas faire l’unanimité auprès des écuries européennes disputant cette compétition.

 

Bonne ou mauvaise solution ?

Même si les matchs se jouent à huis clos, les supporters ont déjà des avis bien forgés sur cette disposition inhabituelle. Encore plus les supporters du Stade Rennais, qui pourraient pour la première fois de leur histoire voir leur équipe rejoindre la plus prestigieuse des coupes européennes, la Ligue des champions. « On sait que les matchs seront jusqu’à nouvel ordre à huis clos, en tant que supporter, c’est regrettable de ne pas pouvoir soutenir son équipe dans ce moment crucial mais la situation nous y oblige. Nous devons la respecter. Pour ce qui est des joueurs, c’est différent selon moi, les rencontres aller-retour permettent aux joueurs d’aborder les rencontres différemment que sur une seule rencontre » déclarait Gwendal Blanchet, un supporter rennais.

 

Tours préliminaires ou plus…

Le huis clos concernerait uniquement les tours préliminaires. Mais cette décision impactera-t-elle les autres matchs de la compétition ? Et si toutes les compétitions se jouaient comme une finale, sur un seul match, sur terrain neutre ? La phase de groupes et la phase finale pourraient alors se dérouler sur une seule rencontre. Avec un tel retard accumulé, il n’est pas impossible que les Coupes Européennes 2020-2021 soient totalement différentes des éditions précédentes…

Lyon-Juventus : mission impossible pour les Lyonnais ?

Ligue des Champions. L’Olympique Lyonnais accueille mercredi la Juventus de Turin dans le cadre des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Une confrontation déséquilibrée sur le papier entre les leaders de la Série A et des Lyonnais en quête de confiance.

Une confrontation attendue avec impatience dans l’Hexagone. Le Groupama Stadium sera le théâtre du match aller entre Lyon et la Juventus mercredi soir à l’occasion des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Les coéquipiers de Cristiano Ronaldo sont largement favoris face aux hommes de Rudi Garcia, mais l’exploit est-il possible pour les Lyonnais? Difficile à envisager tant la différence de dynamique est importante entre les deux équipes.

Les Turinois sont pour le moment invaincus cette saison dans la compétition européenne en dominant l’Atlético Madrid, le Bayer Leverkusen et le Lokomotiv Moscou. Ils sont également en tête du championnat italien, qui fait preuve d’une grande concurrence cette saison avec un trio de tête séparé de seulement trois points au classement. Les hommes de Maurizio Sarri peuvent compter sur un Cristiano Ronaldo en forme, avec 21 buts marqués cette saison en Serie A pour autant de matchs disputés. Soit l’égal de son total à l’issue de la saison dernière où il avait été aligné dans trente-et-une confrontations.

Lyon ne doit pas s’avouer vaincu

Malgré cette nette différence sur le papier, l’Olympique Lyonnais peut toujours espérer un exploit et devra réaliser un match solide pour se défaire des Italiens. Tout proche de créer la surprise la saison passée avec un match nul à domicile contre le FC Barcelone, les Lyonnais ont des arguments à faire valoir. Blaise Matuidi, milieu de la Juventus, en a conscience et a fait part au Figaro de sa plus grosse crainte, qui concerne Houssem Aouar. Le Lyonnais est pour lui le joueur le plus dangereux des Olympiens : « Il est intéressant dans sa faculté à jouer pour les autres et à se montrer décisif en marquant des buts. C’est un joueur prometteur et très talentueux » a-t-il déclaré.

Les coéquipiers d’Anthony Lopes peuvent s’appuyer sur des joueurs talentueux en attaque avec Moussa Dembélé, Karl Toko-Ekambi ou encore Martin Terrier. Sans oublier la jeune pépite Rayan Cherki qui aura l’occasion de se révéler aux yeux de l’Europe mercredi soir. Malgré leur septième place en Ligue 1, Rudi Garcia reste lui confiant à l’approche de la rencontre et souhaite s’inspirer des matchs de la semaine dernière pour croire en l’exploit : « C’est un beau défi. Il faut en appeler à la fierté, à l’amour-propre des joueurs pour montrer que sur deux matchs, on peut rivaliser avec une telle équipe. » s’est-il exprimé au micro de RMC. Avant d’ajouter en conférence de presse : « L’Atalanta, ainsi que le Borussia Dortmund, qui a battu le PSG et l’Atletico Madrid, qui a battu Liverpool. Ils sont tous des exemples à suivre ».

Avec une équipe motivée et sérieuse, l’Olympique Lyonnais peut espérer créer la surprise face à l’ogre turinois qui viendra sans aucun doute au Groupama Stadium, avec l’envie d’en découdre.

Real-Madrid / PSG : une première place en jeu

Ligue des Champions. Le Paris Saint-Germain se déplace mardi 26 novembre à Madrid pour affronter les hommes de Zinédine Zidane. Si la qualification en huitième de finale est déjà validée pour les Parisiens, ils peuvent assurer leur première place en cas de victoire au Santiago Bernabeu demain soir.

La cinquième journée de Ligue des Champions sera le théâtre de l’une des plus grosses affiches européennes de ce début de saison. Le Real Madrid reçoit mardi soir le PSG dans un match sans enjeux majeurs, sachant que la qualification est déjà acquise pour les hommes de Thomas Tuchel. Si la pression est moindre pour les Parisiens, il faudra tout de même rester mobilisé pour assurer la première place du groupe A. Paris pointe actuellement à 12 points en tête du classement. Soit cinq points de plus que leur dauphin madrilène. Seule une défaite pourra donc empêcher le club français d’assurer cette place à une journée de la fin des phases de poules.

Si le Paris Saint-Germain est serein quant à sa qualification, l’atmosphère est plus tendue du côté de l’Espagne. Les Merengues doivent s’imposer s’ils veulent valider leur qualification pour les huitièmes de finale de la compétition. En cas de défaite et d’une victoire de Bruges face à Galatasaray, le Real jouera un match décisif à l’occasion de la dernière journée, pour conserver sa seconde place. Entraineur de la Maison Blanche, Zinédine Zidane l’a bien compris. Il a tenu à mettre la pression sur son équipe en conférence de presse : « Il faudra mettre de tout, de la tête, du coeur, de la concentration et, surtout, du foot. Le PSG fait partie des meilleures équipes au monde, cela ne fait aucun doute. Pour moi, c’est le match le plus important de l’année. Si nous sommes bien avec la balle, ça marchera. Je veux voir les miens à fond durant 90 minutes. » Ce match retour sera aussi l’occasion pour le Real Madrid de prendre sa revanche sur les Parisiens qui s’étaient imposés 3-0 au Parc des Princes en septembre.

Des choix importants en attaque pour Paris

Thomas Tuchel aura des choix difficiles à faire pour composer son équipe. Disposant de ses quatre attaquants vedettes pour la première fois de la saison, l’Allemand va devoir choisir trois joueurs pour former l’attaque parisienne. Car face au Real Madrid, le technicien allemand privilégierait un dispositif en 4-3-3 pour consolider son milieu de terrain. Sans compter Edinson Cavani qui ne semble plus quitter le banc de touche, il faudra choisir le joueur qui sortira du onze parmi Mauro Icardi, Angel Di Maria, Kylian Mbappé et Neymar.

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Mauro Icardi est le joueur parisien qui a marqué le plus de buts en Ligue des Champions cette année, avec quatre réalisations. (Twitter : @lnstantFoot)

Les deux Argentins semblent intouchables tant ils se sont montrés exemplaires et efficaces depuis le début de la saison. Se priver d’un Mbappé qui voudra faire la différence face à une équipe qui le convoite, paraît également très risqué. Le cas Neymar, qui revient de blessure, est lui toujours aussi compliqué à gérer. Le Brésilien s’est encore une fois fait remarquer ce week-end en rentrant directement aux vestiaires après son remplacement face à Lille, en Ligue 1. Mais ne pas mettre la superstar au début du match pourrait rendre sa situation encore plus critique à Paris. Thomas Tuchel aura donc fort à faire mardi soir s’il veut conserver une équipe soudée face à l’ogre madrilène.