Ligue des Champions : faut-il s’inquiéter du manque de compétition pour Lyon et le PSG ?

À un mois du retour de la Ligue des Champions, la préparation physique de Lyon et du PSG, toujours en lice, émet des inquiétudes pour la suite de la compétition. À l’instar des autres championnats européens, la Ligue 1 est définitivement suspendue depuis le mois d’avril.

En raison de la crise sanitaire mondiale de coronavirus, le monde du football a été stoppé net en mars dernier. Les championnats ainsi que les Coupes d’Europe de C1 et C3 ont été en grand danger pour arriver à leur terme. Forte heureusement l’UEFA a trouvé une solution pour conclure ses éditions 2019-2020 au mois d’août prochain. Les matchs s’enchaînent peu à peu. La reprise du championnat allemand s’est effectuée le 16 mai, elle a été suivie par celles du championnat portugais, espagnol, anglais et italien au cours du mois de juin. Seul bémol, la LFP (Ligue de Football Professionnel) a décidé de mettre fin à la saison de Ligue 1 le 30 avril dernier. Les joueurs de Lyon et du Paris Saint-Germain inquiètent les supporters pour la reprise de la C1 à très haute intensité.

Un huitième de final crucial pour les Lyonnais

L’Olympique Lyonnais, deuxième de son groupe derrière le RB Leipzig, s’est vu affronter la Juventus pour les huitièmes de finales de cette Ligue des Champions. Dans leur stade au Groupama Stadium le 26 février, l’OL s’est imposé 1-0. Cependant en raison du Covid-19, le match retour n’a toujours pas eu lieu à Turin.

Pour préparer au mieux ce huitième de finale retour, les Gones ont repris l’entraînement le 8 juin, qui sera « de plus en plus intensif ». Des matchs amicaux ont également été prévus pour ce mois de juillet. Les Lyonnais se sont imposés face à l’US Port Valais, club de 6ème division (12-0), puis l’OGC Nice (1-0), le 1er et 4 juillet. Pour donner un goût d’Europe, un tournoi amical est organisé du 16 au 18 juillet entre Lyon, Nice, Le Celtic Glasgow et les Rangers. Le club français s’opposera aux deux clubs écossais.

Lyon pourrait accueillir près de 5000 spectateurs au Parc OL. Dès le 11 juillet en France, les stades ou hippodromes pourront rouvrir avec un nombre de personnes limité. L’idée est de revivre l’ambiance de compétition.

S’ajoute à cela un match contre les Belges de La Gantoise le 22 juillet, puis une dernière rencontre amicale deux jours plus tard (adversaire non défini). Le Président du club Olympique, Jean Michel Aulas, qui a milité pour la reprise de la Ligue 1, se veut optimiste sur l’état de forme de son équipe. Lyon est en bonne position pour rejoindre le « Final 8 » au mois d’août prochain, nouveau concept mis en place par l’UEFA afin de finir la compétition. « On n’a jamais eu autant de chances qu’aujourd’hui de la perdre mais aussi de la gagner (C1) », a déclaré le Président Aulas à propos de ce format inédit.

Le PSG a son ticket pour Lisbonne

Le club de la capitale est quant-à lui déjà qualifié pour les quarts de finale en sortant le Borussia Dortmund. Le PSG va donc disputer le Final 8 sur terrain neutre à Lisbonne à partir du 12 août. Les Parisiens de retour à l’entraînement depuis le 22 juin, ont également programmé plusieurs sessions de matchs amicaux. Les champions de France ont rendez-vous au Havre (club de Ligue 2) dimanche prochain à 19 heures, devant 4000 spectateurs.

De plus, de la même manière que l’OL, afin de combler le manque de compétitivité européenne, les Parisiens s’opposeront aux Irlandais de Shemrock Rovers et les Ecossais du Celtic. Deux rencontres au Parc des Princes devant 5000 supporters, attendues le 17 et 21 juillet.

Les finales de Coupes maintenues

Malgré la suspension de la saison de Ligue 1, les finales de Coupe de la Ligue et Coupe de France ont été maintenues. Lyon est finaliste de la Coupe de la Ligue face au PSG, également finaliste de la Coupe de France contre Saint Etienne. La rencontre Lyon-PSG est prévue pour le 24 juillet tandis que PSG-ASSE est programmé pour le 31. Un bon exercice pour retrouver les matchs à enjeux de la Ligue des Champions.

Pendant que nos deux représentants français se préparent au mieux pour le retour de la C1, le tirage pour les quarts de finale a lieu demain à 12h au siège de l’UEFA en Suisse. Le PSG et Lyon (en cas de qualification), connaîtront leur futur adversaire. Il est bon de rappeler que les deux clubs ont la possibilité de se rencontrer…

Crédit photo : Ver en vivo En Directo

(Municicaqs #16) Lyon passe au vert ?

Après Toulouse, Montpellier ou Nantes, CAQS s’arrête, le temps d’un article, à Lyon, troisième plus grande ville de France. Gérard Collomb maire depuis 2001, n’a pas su convaincre pour ce premier tour des élections municipales. Alors qui prendra sa place à la mairie ?

Ce premier tour a recensé 61% taux d’abstention. À Lyon, le mouvement EELV se place largement en tête du premier tour. Grégory Doucet remporte 28,46% des voix, avec une avance de 11% sur le précédent candidat, Etienne Blanc, candidat LR avec 17% de voix. Dans la ville, on vote par arrondissement, seul un n’a pas voté EELV. Les verts sont favoris à Lyon.

Les trois têtes de listes

Grégory Doucet, 46 ans, aucun mandat, jamais élu. Liste écologiste en tête au premier tour et le favori de cette élection. Pour le second tour il décide de fusionner avec les deux listes de gauche, la France Insoumise et le Parti Communiste. Il est jugé « extrémiste » par ses adversaires du second tour, car il ne défend que l’écologie.

Yann Cucherat, 40 ans, est depuis 2014 l’adjoint aux sports, au tourisme et aux grands événements de Gérard Collomb qui souhaiteraient bien le voir à sa place. Il se présente sous l’étiquette politique de la République en marche. Eric Blanc, candidat des Républicains, deuxième avec 17% des voix, a décidé de se rallier avec le candidat marcheur, avec 14,92% des voix.

Yann Cucherat, candidat LREM crédit photo : DufournetY

Georges Képénékian, 70 ans, a été maire de Lyon quand Gérard Collomb était ministre de l’intérieur. À son retour il est devenu premier adjoint. Malgré les alliances de ses adversaires, il a décidé de continuer le second tour seul, mais avec 121 colistiers. Pour le candidat, Yann Cucherat, « Georges est trop centré sur un intérêt personnel pour pouvoir faire équipe pour la cause des Lyonnais. Selon lui la relation interpersonnelle de Georges et Gérard a joué « .

crédit photo : ctuaLitté, George Képénékian, candidat à la mairie de Lyon

Tourisme divisé

Les enjeux pour ses élections sont la relance économique, principalement, et le tourisme. Lyon a reçu 6,5 millions de touristes, 30% de la clientèle est étrangère, principalement américaine. Avec la crise et l’arrêt des activités professionnelles (restauration, culturelle), la perte est d’environ 2 milliards d’euros. Puis il y a la question culturelle et les grands événements. Cette ville à fort potentiel connait une chute du tourisme conséquente.

Pour le candidat EELV, il faut limiter les transports aériens car 75% des touristes viennent à Lyon sont des Français. « Nous devons aller vers un tourisme plus responsable. Investir dans les trains de nuit, développer le tourisme à vélo, d’abord pour le marché intérieur mais qui soit plus responsables.« 

Pour Yann Cucherat, la ville doit continuer et développer le tourisme en attirant la clientèle étrangère, « cela rendra la ville plus agréable« . Il n’est pas d’accord avec l’idée des trains de nuit, comme le propose Grégory Doucet.

« Il y a déjà longtemps, Lyon a choisi un tourisme qualitatif et non de masse. Il ne faut pas bouger trop vite, les petits commerces, la restauration, ont besoin d’être soutenue. Le tourisme c’est aussi des taxes qui viennent enrichir les caisses de la ville. » déclare Georges Képénékian. Il n’est pas pour une augmentation des taxes pour des projets plus grands : « Doucet augmenterait les taxes pour réaliser des projets aussi ambitieux. On ne peut pas passer d’un bord à l’autre aussi radicalement.« 

Lyon est la ville de province la plus chère, 4 979 euros le m2. Le prix du m² a augmenté de 10% en 2019. Le dossier AirbnB est rentré en jeu dans le débat. Il faut d’après G.Doucet : « faire appliquer la réglementation. Pas besoin dinterdire Airbnb mais seulement respecter la réglementation. » Georges Képénékian trouve une forme d’injustice :  » AirbnB enlève la location aux autres. »

Difficulté de se loger ?

La question a été posée très clairement aux candidats : comment faire aujourd’hui pour les gens qui n’ont plus les moyens de vivre à Lyon ? Construire et contrôler le foncier c’est les choix et engagements des trois candidats.

Yann Cucherat propose :

  • construire des logements supplémentaires pour répondre à la demande.
  • maitriser le foncier c’est contrôler le prix de sortie de la location ou de l’achat.
  • Ville pas très haute, on peut imaginer construire un petit peu plus haut.
  • Travailler sur la mixité sociale. Dans un même appartement on peut trouver des logements sociaux, intermédiaires et primo.
  • Propositions de 500 logements par an dans le mandat.

Le candidat écologiste favori, Grégory Doucet suggère :

  • Rééquilibrer entre la construction de bureau et de logements.
  • Limiter la construction de bureaux pour faire de ce quartier un quartier à vivre.
  • Rajouter des espaces de fraicheurs avec les canicules à venir, besoin d’enlever du bitume pour y planter des arbres.
  • Investir dans la qualité de vie.
  • Investir dans la rénovation des bâtiments pour faire baisser la facture de chauffage pour les propriétaires, pour les locataires.

Pour Georges Képénékian : « Il y a une concurrence entre la disponibilité du foncier et la demande des gens qui viennent. Construire pour avoir une part de logements sociaux, une part d’accès priorité et négocier en s’appropriant du foncier pour qu’on en retrouve sa maîtrise ».

Le Parti écologiste a fait l’unanimité dans les arrondissements de la troisième plus grande ville. La plupart des électeurs veulent plus de verdure dans leur ville.

Grève du 5 décembre : Résumé en Auvergne-Rhône-Alpes

Plusieurs millions de salariés du public et du privé ont fait grève, ce jeudi, contre la réforme des retraites. Transports, Éducation nationale, hôpitaux, pompiers, policiers, avocats, éboueurs, énergie… La France a tourné au ralenti. Résumé de la journée en Auvergne-Rhône-Alpes.

AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

Lyon

C’est peut-être la ville la moins touchée par la grève des transports. Les perturbations ont été très limitées à Lyon. Le réseau intra-urbain a été quasiment saturé aux heures de pointe.

Entre 20 000 (préfecture) et 35 000 (CGT) manifestants dans les rues. 50 % des enseignants sont grévistes, selon le rectorat lyonnais. Quasiment 50 % dans le second, 34,5 % dans les lycées et 17,54 % dans les collèges. Le cortège est composé de Gilets jaunes, d’étudiants, de syndicalistes et de black blocs. La place Jean-Macé a été bouclée par la police aux alentours de 15 heures. Les forces de l’ordre avaient pour objectif de disperser les groupes formés en utilisant beaucoup de gaz lacrymogènes.

Clermont-Ferrand

La manifestation devait débuter à 10 heures. Elle a démarré avec 30 minutes de retard. Le cortège est parti de la Place du 1er Mai et doit se terminer à la préfecture. 30 000 personnes ont défilé selon les syndicats. 15 000 manifestants selon les services de l’État. Dans le cortège, Frédéric Bouchard, secrétaire départemental de FO, est présent. Au micro de La Montagne, il exprime sa colère : « La population de ce pays ne veut plus de cette politique (…) qu’ils dégagent avec leur politique ! (…) Nous on est du côté du Conseil National de la Résistance, je ne me pose même plus de question pour savoir dans quel camp est Macron et toute sa clique ! ». Gilets jaunes, gilets rouges, défilent ensemble. De nombreuses pancartes. Nous avons retenu celle-ci : « Hé ! Manu ! Arrête de baiser les vieux, contentes-toi de la tienne… »

Aurillac

Pour les organisateurs, c’est un « succès ». La manifestation a débuté à 10 heures à partir de la place des Carmes. Entre 2000 et 3000 personnes ont défilé depuis ce matin. Cela fait presque 10 ans qu’Aurillac n’avait accueilli autant de monde. En 2010, quasiment 4.500 personnes s’étaient rassemblées pour grogner contre la réforme des retraites du gouvernement Sarkozy.

Saint-Étienne

Près de 10 000 personnes ont manifesté, selon la police. 22 000 selon les syndicats. Le cortège a rassemblé beaucoup de retraités comme Carlos, venu de Boën-sur-Lignon. Il témoigne au micro d’Activ Radio : « Je suis retraité, et on a subi de plein pot la mise en place de la CSG, qui fait que les retraités ont perdu plus de25% de leur pouvoir d’achat des dernières années. » La Police Nationale s’est rassemblée devant le commissariat de Saint-Étienne.

Grenoble

La police attendait 6000 manifestants. C’est un constat exceptionnel, puisque la CGT revendique 30 000 participants. Les forces de l’ordre ont compté 12 500 personnes, soit 2 fois plus que leur prévision. Le défilé a débuté à 10 heures. Il était composé de plusieurs grands boulevards pour terminer au parc Paul Mistral vers 13 heures. La manifestation s’est déroulé dans le calme. Après 13 heures, et durant l’après-midi, la situation a été tendue. Des heurts entre jeunes et CRS ont éclaté.