Homemade : Netflix passe les commandes à 17 réalisateurs

Netflix nous présente “Homemade” (“Fait à la maison”), réalisé avec les moyens du bord, suite à la paralysie du Covid-19. Ce projet est composé de 17 courts-métrages de réalisateurs du monde entier et sert la cause des artistes marginalisés. 

“Chaque réalisateur a fait une chose complètement différente. […] Certains étaient très clairement des histoires personnelles et certains étaient plus narratifs, fantastiques ou drôles.” a expliqué Teresa Moneo, directrice des films originaux Netflix.  

Avec les moyens du bord, 17 réalisateurs du monde entier se sont mis au travail pour réaliser un court-métrage qui pourrait raconter leur quotidien confiné ou partir sur un sujet plus loin de la réalité.  

Une affiche hors du commun 

L’affiche présentée par la plateforme, en même temps que la bande-annonce du projet, est hors du commun. 

Kristen Stewart, Pablo Larrain, Maggie Gyllenhaal, Ana Lily Amirpour, Antonio Campos, David Mackenzie, Gurinderr Chadha, Johnny Ma, Nadine Labaki et Khaled Mouzanar, Naomi Kawase, Rachel Morrison, Paolo Sorrentino, Natalia Berestain, Sebastian Lelio, Rungana Nyoni, Sebastian Schipper et Ladj Ly ont, tous, participé à ce scénario plus qu’original au moment du confinement planétaire.  

Chacun a tourné dans un endroit différent du monde : Kristen Stewart est restée à Los Angeles, Paolo Sorrentino à Rome et Ladj Ly à Clichy et Montfermeil, en banlieue parisienne, les mêmes endroits où il avait réalisé Les Misérables, nommé dans la catégorie du « Meilleur film étranger » à la dernière cérémonie des Oscars. 

Ce projet peut inspirer les jeunes réalisateurs en herbe qui sont parfois découragés face à leur manque de moyens. Ces réalisateurs ont travaillé depuis chez eux, sans matériel, sans équipe.  

Des artistes solidaires

Homemade vise aussi à recueillir des fonds. Le 20 mars dernier, Netflix a créé un fond de soutien d’urgence afin de venir en aide aux artistes et techniciens de l’industrie à travers le monde, qui se sont retrouvés en difficulté financière pendant la pandémie de COVID-19. L’argent recueilli par ce projet aux 17 facettes sera donc utilisé pour aider ces artistes en difficulté.

La plateforme de streaming promet “Des histoires personnelles et émouvantes qui illustrent notre expérience individuelle et collective du confinement” à travers Homemade. À voir, dès le 30 juin, sur Netflix. 

Dans les bois : l’adaptation Netflix du best-seller d’Harlan Coben

Dans les bois est la nouvelle série Netflix, sortie le 12 juin. C’est l’adaptation d’un des nombreux romans policiers à succès, de l’auteur américain Harlan Coben. 

Dans les bois est deuxième dans la liste des quatorze adaptations de romans conclues entre Harlan Coben et Netflix, après Intimidation. La série est une production polonaise et occupe déjà la cinquième place du Top 10 France de la plateforme américaine. 

De quoi ça parle ?  

En 2019, Pawel, procureur, rouvre l’enquête concernant la disparition de sa sœur, 25 ans plus tôt après la découverte d’un cadavre. La croyant toujours en vie, il va renouer les liens avec cette tragédie du passé. L’intrigue bascule sans cesse entre l’enquête rouverte en 2019, et le moment de la disparition de la sœur de Pawel durant l’été 1994.  

Une colonie de vacances qui tourne au drame, un cadavre trouvé 25 ans plus tard et des retours dans le passé : tout est mis en place pour que cette série fasse un carton auprès des fans du genre thriller policier. Mais certains aspects peinent à la faire sortir du lot. 

Une difficulté à se démarquer

Si l’angoisse et le suspens sont bien au rendez-vous, la série reste tout de même assez lente. Le format de six épisodes est trop large pour l’histoire proposée qui aurait pu tenir dans un format plus court. Une mini-série ou même un long film auraient pu suffire.  Avec une intrigue connue avec une disparition et une enquête des années plus tard, la série n’a pas su se démarquer de tant d’autres. Et ceci, même si l’enquête reste intéressante à suivre et est bien équilibrée entre 1994 et 2019, à l’image d’Élite qui propose également une enquête et des réponses avec flashbacks.  La performance des acteurs constitue un des éléments forts de la série. Les adultes comme les plus jeunes, pour la version de 1994, sont tous à la hauteur et proposent des performances touchantes.

Notamment Grzegorz Damięcki et Hubert Miłkowski qui interprètent respectivement Pawel version adulte et ado. La cinématographie est également réussie. Les gros plans sont très souvent privilégiés quand il s’agit de capturer les émotions d’un personnage. Les plans dans les bois sont angoissants et nous rappellent parfois l’ambiance nuit d’hiver froide présente dans Dark ou même Stranger Things

Même si d’après les fans du livre original, l’adaptation ne respecte pas totalement l’original, l’auteur Harlan Coben était bel et bien en charge du scénario. La relation entre Pawel et Laura, par exemple, a bien plus été présente et approfondie dans la production Netflix que dans le livre. La prochaine adaptation d’Harlan Coben conclue dans le contrat passé avec Netflix devrait être celle du roman Stay Close. Un thriller encore une fois qui suit les vies de trois personnages qui tentent d’oublier un passé douloureux. La production devrait être prise en charge par la société britannique Red Production Company et la date de sortie n’est pas encore disponible. 

En attendant, Dans les bois est toujours disponible, sur Netflix. 


Crédit photo de une : © Krzysztof Wiktor/Netflix : Dans les bois, série créée par Leszek Dawid et Bartosz Konopka, d’après Harlan Coben

Leonardo DiCaprio: sous les projecteurs d’Apple

C’est décidé,  «Killers of the Flower Moon» serait le prochain long-métrage de Martin Scorsese. Avec Leonardo DiCaprio et Robert De Niro comme protagonistes, le film sera le premier essai produit par Apple +TV.

Au revoir Netflix… bonjour Apple. La GAFA gagne le gros lot. Pour faire face à ses difficultés financières, Martin Scorsese, réalisateur de «Silence» et «The Irishman» mise sur un tout nouveau film tiré d’une fiction nord-américaine.

Intitulé «Killers of the Flower Moon», le roman publié par David Grann en 2017, retrace l’histoire d’une affaire criminelle aux États-Unis dans les années 1920. Une enquête menée par le FBI sur l’assassinat d’un groupe autochtone amérindien ayant découvert du pétrole sur son territoire. De quoi réjouir les amateurs de polars et de westerns spaghettis. La sortie est prévue pour 2021.

Un budget monstrueux

Pour réaliser son projet, Martin Scorsese ne passe pas par quatre chemins, quoique ses ambitions semblent plonger toujours plus dans l’opulence. Il exige une somme de 225 millions de dollars, et deux grands acteurs de renommée mondiale pour réaliser son film.

La collaboration s’est faite avec la société Paramount, qui, effrayé par cette grosse somme ne mise que sur 180 millions de dollars, suivie d’Apple désireuse d’enchaîner les gros contrats. La société pourra le diffuser sur sa propre chaîne télé et avoir le prestige d’inscrire son nom dans les crédits. Encore faut-il que le succès de ce blockbuster soit large.

Un air de « déjà-vu » ?

Du coté des acteurs, Robert De Niro et Leonardo DiCaprio ont déjà un passé en commun. Récompensés aux oscars et Golden Globes, ils jouissent également de plusieurs rôles dans le même film. L’interprète de Jack Dawson dans «Titanic» a d’ailleurs mentionné son expérience sur son compte instagram et fait part de son admiration pour le réalisateur : «J’ai tellement appris de Martin Scorsese et de Robert de Niro. J’ai de la chance de les appeler des collaborateurs, Bob depuis «Blessures secrètes» (1993) et Marty depuis Gangs of New York (2002). Et trente ans après, travailler de nouveau auprès de Bob dans le prochain drame », confie-t-il lors des Sag Awards 2019.

Quant à Netflix, tout n’est pas perdu. Le droit de diffuser l’oeuvre de Martin Scorsese dépendra de son succès au box-office. Les films et séries de qualité ne manquent pas dans ce grand catalogue universel. Des occasions de présenter de nouvelles séries notamment la prochaine saison de «The Walking Dead» ou «Sentinelle» prévu pour juillet 2020, seront bientôt au rendez-vous.

« Blood and water » : la nouvelle série événement de Netflix !

Si l’Upper East Side, les ados en uniforme et les problèmes de gens riches vous avaient manqué depuis la fin de Gossip Girl et d’Élite, n’ayez crainte, vos attentes vont être comblées avec la nouvelle série de Netflix : Blood & Water. Cette nouvelle série teen, sera en ligne le 20 mai sur la plateforme, au programme : argent, drogue, sexe et danger.

Le pitch 

Au sein du prestigieux Parkhurst College réservé aux élites et aux étudiants brillants, Blood & Water suit les aventures de Puleng Khumalo notre héroïne de 16 ans, qui débarque dans son nouveau lycée avec un objectif bien précis : enquêter sur l’enlèvement de sa soeur à la naissance, 17 ans auparavant, qu’elle n’a jamais connue. 

À son arrivée, Puleng tombe sur Fikile Bhele qui, en plus d’être lycéenne est également influenceuse sur les réseaux sociaux. Si Puleng est ravie de se lier d’amitié avec la jeune femme, elle ne sait pas ce qui l’attend. Plongée au milieu des élites, Puleng découvre un monde bien plus brutal que ce qu’elle pouvait imaginer, où le mensonge, la drogue, et le sexe sont des monnaies d’échange. Mais est-elle vraiment préparée à ce qui l’attend ? Réponse le 20 mai, sur Netlfix. 

Blood and Water, un futur succès ?

Netflix retourne en Afrique du Sud pour sa seconde série sud-africaine. Elle s’annonce comme un heureux mélange entre Gossip Girl et Élite : une adolescente s’infiltre dans une école huppée pour retrouver sa sœur disparue. Si l’on reconnaît là, les clés du succès de certaines séries qui ont déjà fait leurs preuves (Gossip Girl, Elite, Riverdale ou encore Outer Banks), Blood & Water a aussi une arme clé pour pouvoir prétendre au succès : sa réalisatrice. C’est la Sud-Africaine primée, Nosipho Dumisa, qui dirige de talentueux adolescents dans cette série d’intrigues. Au niveau de la distribution de cette première saison de Blood and Water, nous trouvons notamment Gail Mabalane, Thabang Kamogelo Molaba, Dillon Windvogel, Arno Greeff et Ryle De Morny.

Blood and Water le nouveau Gossip Girl  ?

L’option de la sœur disparue en moins, on ne peut pas s’empêcher de penser à la série culte Gossip Girl en regardant la bande-annonce de Blood and Water. Un certain Dan Humphrey (incarné par le comédien Penn Badgley) infiltrait lui aussi une école privée, pour en révéler les plus obscurs secrets. Nous retrouvons donc des uniformes scolaires, des histoires d’amitié, des trahisons, de vilains secrets et du suspense dans un univers de teenagers qu’on adore ! 

Alors que la suite de séries que nous attendons impatiemment (13 Reasons Why, Sex Education, Stranger Things…) nous met les nerfs en pelote, cette nouveauté devrait nous aider à patienter. Blood and Water, la saison 1, disponible le 20 mai sur Netflix.

Netflix fait de la concurrence aux télés-réalités de la télévision

Avec The Circle Game, Séduction haute tension et bientôt, les premières saisons de L’Incroyable Famille Kardashian, Netflix crée et achète des programmes de télé-réalité. Comme auparavant sur NRJ 12 et W9, les jeunes sont séduits par ces programmes.

Près de 40 télés-réalités sont disponibles sur la plateforme de streaming. Parmi les plus populaires, Love is Blind, The Circle ou encore Séduction haute tension sont à retrouver. Ce ne sont pas les séries les plus recommandées sur la page, mais beaucoup sont recommandées à plus de 70 %, voire 80 %. Love is Blind (L’amour est aveugle) a eu un grand succès avec plus de 30 millions de téléspectateurs ayant regardé au moins 2 minutes. Disponible depuis le 13 février, ces statistiques datent du 21 avril.  La beauté des candidats a plu aux adolescents, sans doute les plus friands de ce contenu. Cela se remarque dans l’augmentation du nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux.

La plupart des participants ont aujourd’hui dépassé le million sur leur Instagram. Les jeunes partagent ou donnent leur avis autour d’eux, sur les émissions comme The Circle Game ou Séduction haute tension. Tiffany a vu de nombreuses télé-réalités proposées par Netflix. Elle estime que le succès de ces émissions est aussi lié à leur production : « les Américains savent mettre en avant leur programme. Ils vendent beaucoup de rêves pour peu ». Le contenu de ces émissions est, pour elle, plus « intéressant » que les télés-réalités françaises. Ces dernières ont sans doute le défaut de se répéter. Netflix propose, comme dans ses séries et films, un contenu original. 

La concurrence avec la télévision

Le confinement a naturellement augmenté le nombre de connexions à Netflix. Les divertissements de ce genre font partie des programmes les plus regardés par les jeunes. C’est aussi en sachant cela que W9 et NRJ12 ont repassé leurs propres émissions déjà diffusées, il y a quelques années. La télévision est de moins en moins regardée par les jeunes. Ces derniers vont sur des plateformes disponibles sur Internet : Netflix et ses concurrents, comme YouTube. Ces productions sont aussi plus accessibles. Sur Netflix, « tu regardes quand tu veux » explique Sara. Du moins, pour l’instant : les plateformes de replay, 6play et MyTF1, laissent disponibles les épisodes diffusés, au maximum 1 semaine.

Cela changera avec une nouvelle plateforme de streaming, lancée par les groupes TF1, France Télévisions et M6 : Salto, à l’automne prochain. Cette nouvelle plateforme proposera du contenu déjà diffusé sur les chaines télévisées. L’une des télés-réalités les plus célèbres va bientôt être disponible sur Netflix. Et aura sans doute beaucoup de succès : L’Incroyable Famille Kardashian, dont les deux premières saisons seront à visionner dès le 1er juin.

Alerte pour les cinéphiles : les films d’auteur sont au rendez-vous sur Netflix

Depuis le 20 avril dernier, Netflix a annoncé sur son compte Twitter l’arrivée de nombreux films d’auteurs qui ont marqué l’histoire du cinéma. De David Lynch à Charlie Chaplin en passant par François Truffaut, les amoureux du cinéma vont être servis !

Le catalogue de Netflix ne cesse de s’élargir. Après avoir exposé 21 films du studio Ghibli début 2020, Netflix s’attaque maintenant aux films d’auteurs. Grâce à un contrat signé avec MK2, Netflix obtient le droit à la diffusion de 50 films renommés. Parmi les cinéastes concernés : Charlie Chaplin, David Lynch, Jacques Demy, Xavier Dolan, Steve McQueen, François Truffaut, Michael Haneke et bien d’autres, vont apparaître au fil de l’année, sans date précise, sur la plateforme américaine.

Déjà Truffaut et Charlie Chaplin de sortie

C’est François Truffaut qui a ouvert le bal, vendredi 24 avril, avec la moitié de ses longs-métrages proposés sur la plateforme. Les amateurs et les confirmés du 7e Art pourront redécouvrir les films de l’auteur majeur de la Nouvelle Vague. Au programme : les 400 coups, Domicile Conjugal, Fahrenheit 451, Baisers volés… Pour ne citer qu’eux.

Vous retrouverez également l’incontournable Charlie Chaplin, avec une majorité de ses œuvres en ligne dont le célèbre Les temps modernes ou encore Dictateur. Le cinéma de patrimoine est donc mis à l’honneur avec ces grands cinéastes du siècle dernier, ceci permettant de transmettre une culture cinématographique plus accessible pour la nouvelle génération.

Ce week-end, place à Jacques Demy

Le vendredi 15 mai 2020, un nouveau réalisateur a fait son entrée, il s’agit de Jacques Demy, rendu célèbre pour ses films musicaux et ses drames. Voici un deuxième cinéaste français mit sur le devant de la scène. Netflix propose dès ce week-end neuf films de l’artiste : Lola, La baie des Anges, Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort, Peau d’âne, Le joueur de flûte, L’événement le plus important depuis que l’Homme a marché sur la Lune, Une chambre en ville et Parking.

Vous avez normalement de quoi enrichir votre culture cinématographique dans les semaines à venir et durant l’année, à travers ces chefs d’œuvres cinématographiques.

« Into the Night », la première série belge de Netflix, vaut-elle le détour ?

La plateforme de streaming a lancé vendredi 1er mai, sa première série belge originale. L’histoire ? Un soleil qui tue, les passagers d’un avion qui le fuit… Mesdames et messieurs, veuillez attacher vos ceintures, le décollage pour « Into the Night » est imminent.

Cette fiction façon blockbuster international et au pitch accrocheur raconte la fuite effrénée d’une dizaine de personnages à bord d’un avion, qui tentent d’éviter les rayons d’un soleil devenu mortel. Un thriller dont le contre-la-montre apocalyptique dans les airs maintient le spectateur en haleine, mais qui fait également preuve de facilités scénaristiques…

« Tin tin tintin tiiiiiiiin », du suspens, en veux-tu ? En voilà !

Tou-doum ! La série démarre. Premier épisode, un inconnu déambule dans l’aéroport de Bruxelles, cherchant désespérément à prendre un vol vers l’ouest, peu importe la destination. Paniqué, il pénètre de force à bord d’un avion qui s’apprête à décoller pour Moscou. Selon lui, les rayons du soleil sont devenus mortels. Il ordonne aux passagers d’obéir en pointant une arme. Il veut que l’appareil s’en aille immédiatement, direction l’ouest, pour rester dans la zone terrestre nocturne. Into the Night vous attrape et ne vous lâche plus grâce à son rythme effréné, sa mise en scène redoutable d’efficacité et ses rebondissements dignes d’un film hollywoodien.

Que va-t-il se passer pour ces passagers pris au piège dans un Airbus, et visiblement coursés par un soleil sulfureux ? Cette série déjoue les pronostics en jouant la carte de la modestie et du divertissement à tout prix. Elle aurait sans aucun doute eu sa place sur une grande chaîne en prime-time. Mais justement, peut-elle prétendre à une autre fonction que celle de simplement divertir ?

Objectif divertissement

À première vue, « Into the Night » vaut le détour pour son suspens maitrisé et son scénario apocalyptique. On peut aussi se dire qu’une fois les enjeux posés, cette série manque de personnalité et ressemble à d’autres séries-thrillers à bord d’un avion comme Flight Plan avec Jodie Foster ou Non-Stop avec Liam Neeson. En choisissant un format de 6 épisodes de 40 minutes, c’est de toute évidence l’efficacité qui a été privilégiée, quitte à faire l’impasse sur la vraisemblance et l’écriture des personnages.

Alors oui, une introspection de chaque personnage est faite à chaque début d’épisode mais cela n’est peut-être pas suffisant. Le réalisme de la série peut aussi être remis en question. Évitez de trop vous casser la tête à chercher un sous-texte philosophique, politique, une étude sociologique et encore moins une vérité scientifique. La série s’impose en divertissement captivant où tout va à 100 à l’heure. Difficile d’en dire plus.

Les 5 séries de la semaine à regarder

Ennui, indécision ou ne pas savoir quoi faire, c’est le quotidien des francophones depuis le début du confinement. Un confinement qui dure, pour cela on vous conseille 5 séries pour cette semaine, classées par audiences.

1. The Witcher

Audience : 76 millions de téléspectateurs
Saison : 1
Diffuseur : Netflix
Résumé : Inspiré de la saga fantastique à succès, The Witcher est un conte épique portant sur le destin et la famille. C’est l’histoire du destin entrelacé de trois individus dans le vaste monde du Continent où humains, elfes, sorciers, gnomes et monstres se battent pour survivre et prospérer, et où le bien et le mal peinent à se différencier. (©AlloCiné)
Avis de la rédaction : Une série sympa à regarder. Pour un néophyte, n’ayant pas lu les livres et joué aux jeux vidéos, il manquerait des notions pour comprendre toute la série. C’est pourtant une bonne série fantaisie qui attire tous les yeux sur Netflix.

affiche de The Witcher ©Netflix

Note : 2.5 sur 5.

2. La Casa de Papel

Audience de la saison 3 (en 1 semaine) : 34,4 millions
Saisons : 4
Diffuseur : Netflix
Résumé de la saison 4 : Le Professeur pense que Lisbonne a été exécutée, Rio et Tokyo ont fait sauter un char d’assaut et Nairobi est entre la vie et la mort. La bande traverse l’une de ses périodes les plus difficiles, et la découverte d’un ennemi au sein de ses rangs mettra le casse en péril. (©AlloCiné)
Avis de la rédaction : La série à succès de Netflix entame sa quatrième saison depuis vendredi 3 avril 2020. La saison a fait carton plein sur le site américain. Beaucoup de rebondissements à chaque scène ! À voir absolument.

Affiche de la Casa de Papel pour la saison 4 ©Netflix

Note : 4.5 sur 5.

3. Grey’s Anatomy

Audience moyenne : 3,75 millions de téléspectateurs
Saisons : 16
Diffuseur : TF1/RTL-TVI/RTS
Résumé : Meredith Grey, fille d’une chirurgienne de renommée mondiale, débute son internat en médecine au sein du Seattle Grace Hospital sous le tutorat du docteur Miranda Bailey. Dans cet hôpital, la jeune femme fait la rencontre de Cristina Yang, George O’Malley, Izzie Stevens et Alex Karev, d’autres médecins internes avec lesquels elle nouera rapidement des liens. Pour devenir de grands médecins, ils devront résister à sept années de travail acharné et de stress intense. Toutefois, la vie de nos internes ne s’arrête pas à la médecine, et ils devront faire face quotidiennement à de nombreux défis personnels, dont certains pourraient bien avoir des conséquences sur leur vie professionnelle. Meredith en fait d’ailleurs très vite l’amère expérience lorsqu’elle s’aperçoit que l’homme avec qui elle a passé la nuit n’est autre que son supérieur hiérarchique, le docteur Derek Sheperd. (©AlloCiné)
Avis de la rédaction : C’est la première série médicale qui dépasse la série « Urgences ». 16 saisons au total qui montrent la réalité du personnel hospitalier. Une série qui nous plonge dans un quotidien haletant, triste ou joyeux. C’est l’une de nos séries préférées à la rédaction.

Grey’s Anatomy – http://www.flickr.com

Note : 4 sur 5.

4. Code Black

Audience : 2,1 millions de téléspectateurs
Saisons : 3
Diffuseur : M6/RTL-TVI/RTS Un
Résumé : Christa, Mario, Malaya et Angus commencent leur internat aux urgences de l’hôpital d’état de Los Angeles, où l’afflux de patients dépasse souvent les ressources à disposition, créant alors une situation connue sous le nom de « code noir ». Accueillis par Jesse Sallander, l’infirmier en chef surnommé « Maman », ils seront sous la supervision de la responsable en chef des internes, le Dr Leanne Rorish, dite « papa ». (©AlloCiné)
Avis de la rédaction : Une série qui montre la réalité des urgences de Los Angeles. C’est le centre d’urgence le plus souvent en tension aux États-Unis. Les spectateurs ressentent la pression des internes et des résidents. Même en étant pas médecin, on s’attache aux personnages et on peut s’amuser du fait que le personnage appelé « papa » est une femme et que celui appelé « maman » est un homme. Un inversement des rôles qui rend les urgences plus sympathiques à nos yeux.

Affiche de Code Black ©M6

Note : 3.5 sur 5.

5. Le Bureau des Légendes

Audience : 457 000 téléspectateurs
Saisons : 5
Diffuseur : Canal +
Résumé : JJA, le directeur de la sécurité interne, a repris la direction du Bureau des légendes pour y mettre de l’ordre tandis que Marie-Jeanne a préféré s’éloigner de Mortier et tester sa résistance au stress sur le terrain en Égypte.La DGSE va être secouée par les révélations dans la presse de l’exécution de Paul Lefebvre et du rôle qu’y ont joué la DGSE et la CIA. Ces fuites réveillent chez JJA de vieux démons qui décuplent sa paranoïa et inquiètent ses collaborateurs les plus proches, Sisteron et Ellenstein. Ses obsessions rejoignent celle d’un nouvel agent clandestin, Mille Sabords, qui tente d’approcher les services secrets saoudiens tout en enquêtant sur cette victime expiatoire qu’a été Paul Lefebvre. Autre victime collatérale de la disparition de Malotru : César, le geek de génie, infiltré auprès des meilleurs cyber-combattants du FSB qui préparent une opération de grande envergure. Au final, Malotru, mort ou vivant, ne cessera de confronter chacun à ses propres impasses, dans le Sinaï, à Jeddah, Phnom Penh, Moscou, Le Caire et… Paris, boulevard Mortier. (©AlloCiné)
Avis de la rédaction : Être au coeur des services d’espionnage, c’est ce que nous propose Le Bureau des Légendes. Scénario lent, cela peut être compliqué pour s’investir avec les personnages.

Note : 2 sur 5.

Netflix : le menu s’il vous plaît !

Durant ce mois d’avril, Netflix fait le plein de nouveautés. La plateforme de streaming profite de cette période de confinement pour sortir l’artillerie lourde, voici ce qui vous attend.

Face à l’usage plus prononcé des plates-formes de streaming en cette période de confinement, le proverbe « le malheur des uns fait le bonheur des autres » n’a jamais autant pris de sens. Les humains sont calfeutrés chez eux, Netflix s’en frotte les mains. Ses abonnements se sont décuplés ces dernières semaines. L’occasion pour le géant américain de sortir le grand jeu en sublimant son agenda pour ce mois d’avril.

Certains programmes dévoilés au menu ont attiré notre attention. Une liste non-exhaustive mais qui demeure assez sexy sur le papier.

« 7. Koğuştaki Mucize », la surprise turque

À la surprise générale, le film qui cartonne en ce moment sur Netflix n’est ni un blockbuster américain ni une comédie culte, mais un film bouleversant qui nous vient tout droit de Turquie. Si son nom est imprononçable, Koğuştaki Mucize est à la première place du Top 10 des programmes les plus vus sur Netflix cette semaine en France. Une histoire émouvante qui raconte le destin tragique d’un père de famille veuf, atteint d’un handicap mental et accusé à tort d’être responsable de la mort d’un enfant.

Sur les réseaux sociaux, l’avis est unanime. Il s’agit d’un film « magnifique », devant lequel il est « impossible de ne pas pleurer ». C’est « une claque cinématographique »,« une véritable leçon de vie » ou encore « un chef-d’oeuvre » peut-on lire dans les commentaires Facebook. Sur Twitter, tout le monde se filme en train de sangloter devant le film en question à travers le hashtag #Koğuştakimucize.

On vous a prévenu, prévoyez vos boîtes de mouchoirs !

La Casa de Papel, le gros morceau

La partie 4 de la Casa de Papel est disponible ce vendredi 3 avril, à partir de 09h01. Les braqueurs espagnols dissimulés derrière des masques de Salvador Dali et guidés par l’inébranlable « El Professor » sont de retour pour huit derniers épisodes.

La série est suivie dans le monde entier, pour le plus grand plaisir de Netflix. En 2019, 34.355.956 foyers dans le monde auraient regardé la saison 3 de la série espagnole dans la semaine qui a suivi sa mise en ligne, le 19 juillet, selon le compte Twitter de Netflix US. Le meilleur démarrage jamais enregistré sur la plateforme pour une série non-anglophone. Sur Twitter, la tension est palpable à l’approche de la sortie de la quatrième partie. Ceux qui auraient le malheur de « spoiler » la série sont attendus au tournant par les fans de la série.

 https://twitter.com/Sarah47943713/status/1245822686418202624

Le public s’est immédiatement pris de passion pour cette série riche en rebondissements, pendant que d’autres la qualifient de « série pour ado » au « scénario banal ». Les goûts et les couleurs, cela ne se discute pas.

“Sunderland’Til I Die” pour les mordus du foot

Depuis mercredi, la deuxième saison de “Sunderland’Til I Die” est disponible sur Netflix. Relégué en deuxième division puis en troisième l’année dernière, le club de football de Sunderland ne s’est jamais autant éloigné de la Premier League (première division) qu’il côtoyait pourtant encore en 2017. Un parcours chaotique retracé par Netflix, telle une fiction qui nous embarque dans son irrésistible dramaturgie. L’occasion pour les novices de se délecter des arcanes du monde du football, un monde à la fois merveilleux et austère. Entre l’espoir des supporters gonflés à bloc, le suspense de la compétition et les réalités financières, cette deuxième saison retrace le quotidien du club, rétrogradé en League One, la troisième division anglaise.

Une histoire touchante, se déroulant dans une ville ouvrière du Nord-Est du pays où le football est un moyen pour les habitants de s’émanciper de leur précarité. « Dans sa vie, un homme peut changer de femme, de parti politique ou de religion, mais il ne change pas de club de football ». Une maxime du célèbre écrivain uruguayen Eduardo Galeano qui définit parfaitement l’état d’esprit des supporters de Sunderland qui, malgré, les défaites, tiennent bon et continuent de manifester leur soutien envers leur club de coeur.

Les indémodables dessins-animés

Rien de mieux qu’une belle après-midi à se remémorer quelques souvenirs devant les dessins-animés qui ont marqué notre enfance. Netflix y a pensé, en vous proposant l’intégralité des Zinzins de l’espace. Une série créée en 1997 qui retrace l’histoire d’Etno, Candy, Gorgious et Bud, des petits extra-terrestres assez loufoques mais très populaires dans les années 2000. Le générique rappellera peut-être quelques souvenirs pour certains…

Certes, vous aviez votre dose de sport avec le documentaire sur Sunderland, mais il était impossible de parler de dessin-animé sans évoquer l’arrivée d’Inazuma Eleven sur la plate-forme. Netflix qui n’en finit donc pas d’ajouter de nouveaux animés à son catalogue. Il devrait diffuser la saison 1 de l’animé japonais, série adaptée des jeux vidéos et des mangas du même nom.


Cette petite tournée s’achève, on aurait pu la continuer avec la saison 4 de The Last Kingdom, avec La Terre et le sang, un thriller tournant autour du monde de la drogue ou encore avec Tyler Rake, un film d’action aux critiques vivement positives. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin !

Locke & Key : la clé pour vaincre l’ennui

Propulsée au top 10 du site américain Netflix, la série Locke & Key fait fureur. Un mélange entre humour et série d’horreur qui fonctionne. Mais la série mérite-t-elle vraiment sa place au top 10 ?

Locke & Key est une série diffusée sur Netflix et adaptée d’une bande dessinée. Elle raconte l’histoire de la famille Locke qui, suite à la mort du père de famille, déménage dans la maison familiale pour un nouveau départ. Sauf que le manoir Locke semble regorger de mystères qui embarquent les trois enfants de la famille dans la recherche de clés spéciales.

Une série à vous couper le souffle, entre humour et horreur. Les épisodes s’enchainent les uns après les autres, le scénario est tellement prenant… On a peur avec les personnages et on rit avec eux. Par moments, certaines répliques peuvent être malfaisantes mais c’est ce qui fait le charme de la série.

Une série à ne pas manquer cette année !

Très rapidement, la série s’est classée dans le top 10 des séries à regarder sur Netflix. Même si la plateforme ralentit à cause de l’explosion des connexions dues aux confinements. Locke & Key est une série à ne pas rater. À regarder dans le noir, dans son lit ou en famille, la série plaira sans difficultés par ses différents aspects. Attention quand même aux enfants qui pourraient faire des cauchemars. Ou aux enfants qui aimeraient faire comme Bode Locke en cherchant des clés au travers de la maison ou de l’appartement.

Le jeu des acteurs est très bien réalisé, de même que les décors. La série prend place dans une petite ville perdue dans l’Ohio, aux États-Unis. La famille Locke découvre ce qui sera leur nouvelle demeure : le manoir de Keyhouse. Mais le manoir est quelque peu délabré. Il fait plus penser à une maison abandonnée qu’à une maison où l’on pourrait vivre. Tout cela ressemble à un décor de film d’horreur, pourtant l’horreur de la série n’est pas la seule à régner, l’humour et la philosophie aussi. Par exemple que feriez-vous avec une clé qui vous permettrait d’aller où vous voudriez, à partir du moment où vous aviez déjà vu l’endroit ? Ou d’une clé qui permet d’aller dans votre tête ? Ce sont des questions que vous vous poserez en même temps que les personnages principaux. Des questions philosophiques qui ont un sens : seriez-vous prêt à tout pour voir un membre décédé de votre famille ? C’est la question principale de cette série, les enfants Locke veulent simplement retrouver leur père mais seront-ils prêts à libérer le monstre du manoir familial pour y arriver ?