Premier League : une couronne pour trois

Jordan Henderson, Sadio Mané, Kevin De Bruyne : trois noms pour un titre, celui de meilleur joueur de Premier League. Ces trois noms, révélés par le PFA (Association de footballeurs professionnels), ont reçu le plus de votes de la part des joueurs du meilleur championnat au monde. Alors qui du génie belge, du poumon de Liverpool ou du chouchou de Klopp se verra couronné cette saison ?

Cette saison, le trophée du meilleur joueur de Premier League oppose la force du collectif d’un côté et la performance individuelle de l’autre. Jordan Henderson et Sadio Mané, récents champions d’Angleterre, ont brillé à l’image de leur équipe tout au long de la saison, à tel point que tous les joueurs de Liverpool ou presque auraient pu faire partie des trois finalistes. Il n’aurait pas été injuste de voir trois joueurs des Reds se disputer ce titre tant les pensionnaires d’Anfield ont marché sur ce championnat.

Mais c’est sans compter sur celui qui est sans doute actuellement le meilleur milieu de terrain au monde : Kevin De Bruyne. Si Manchester City a déçu cette année, perdant rapidement toute illusion d’être champion, le Belge sort du lot en ayant réalisé encore une grande saison. Alors que le lauréat sera annoncé demain, analysons les saisons de ces trois joueurs.

Jordan Henderson : capitaine infatigable

Celui qui porte le brassard de Liverpool depuis le départ de Steven Gerrard, a pu cette année soulever le trophée que les supporters attendaient depuis 30 ans : la Premier League. Jordan Henderson, 30 ans, vient de réaliser sa meilleure saison en tant que footballeur. Le capitaine des Reds aura été l’âme de cette équipe et un leader exemplaire tout au long de la saison. Pourtant il endosse déjà ce rôle depuis plusieurs saisons, alors pourquoi l’envisager seulement cette année pour le titre ? Qu’est-ce qui a changé ?

Cette saison, Jordan Henderson aura dépassé l’image du capitaine bagarreur pour devenir un joueur plus complet, notamment offensivement. Avec quatre buts et cinq passes décisives, il réalise sa saison la plus prolifique chez les Reds. Grâce à un Fabinho très solide défensivement, Henderson a pu réaliser des dépassements de fonction qu’il n’effectuait que très peu les précédentes saisons. On pense notamment au match aller face à Chelsea où il a débordé et dribblé sur l’aile droite avant de donner un magnifique centre à Mané. Cette saison, c’est aussi 20 centres de plus que l’an dernier, plus de tirs, de ballons touchés, de passes longues et neuf grosses occasions créées contre seulement deux l’an dernier. Plus généralement, c’est son attitude balle au pied qui a changé. Ces derniers mois l’auront certainement fait entrer dans une autre dimension.

Sadio Mané toujours au top

C’est curieux de voir comment Liverpool a été encore meilleur cette saison alors que ses joueurs offensifs ont moins marqué que la saison dernière. C’est précisément comme cela qu’on pourrait décrire la saison de Sadio Mané : moins de buts, 17 contre 22 l’an dernier, mais pourtant une saison encore plus aboutie. Comment expliquer ce phénomène ? Sans doute parce que c’est toute l’équipe qui a progressé, mais aussi parce que le Sénégalais a su évoluer dans son jeu et devenir plus collectif.

Cela s’observe d’abord par une statistique évidente : sept passes décisives, contre une seule l’an dernier. Il avait déjà atteint ce total lors de la saison 2017-2018 mais sans être aussi décisif face au but (seulement 10 buts). Cette année il aura aussi créé plus de grosses occasions (10 contre 7) et réalisé davantage de centres (49 contre 39). On peut tout de même lui reprocher une chose cette saison : son inefficacité devant le but puisqu’il a raté 18 grosses occasions. Cela reste minime tant l’impression générale dégagée par Mané cette saison est remarquable : rapide balle au pied, appels tranchants en contre-attaque, meilleure qualité de centre, de passe et beaucoup d’efforts défensifs. Encore une fois, Sadio Mané prouve qu’il fait partie des meilleurs ailiers du monde.

Kevin De Bruyne, pour vous servir

Il part favori pour devenir le meilleur joueur de Premier League 2019-2020 et c’est tout sauf une surprise. Cette saison encore, le génie belge aura éclaboussé le championnat de sa classe. Avec Manchester City, il aura été l’un des seuls à évoluer à son meilleur niveau (avec Mahrez et Sterling) tout au long du championnat, avec à la clé 11 buts mais surtout 19 passes décisives. Il lui reste d’ailleurs un match pour égaler ou battre le record de Thierry Henry de 20 passes décisives lors de la même saison. C’est la troisième fois qu’il finit meilleur passeur du championnat après 2016-2017 et 2017-2018.

Plus qu’un simple passeur, De Bruyne est la plaque tournante de cette équipe. Quand il est dans un grand jour, ce qui arrive souvent, City est imbattable. En Premier League il est le joueur qui crée le plus de grosses occasions (32) et qui distribue le plus de passes clés (30). A City, c’est le joueur qui effectue le plus de centres (295) avec un pourcentage de réussite de 24% (en comparaison, Trent Alexander-Arnold est à 21%). Il est aussi capable de débloquer des situations avec des frappes de loin ou des coups-francs. C’est le joueur complet par excellence et sûrement le meilleur à son poste aujourd’hui.

On saura demain qui de Jordan Henderson, Sadio Mané ou Kevin De Bruyne succédera à Virgil Van Dijk et sera élu meilleur joueur PFA de Premier League.

crédit photo : Twitter Sky Sports

Épisode 2 – Quels sont les clubs ayant profité de l’interruption des championnats ?

Après trois mois d’interruption à cause de la crise du coronavirus, les équipes de Liga, de Premier League et de Serie A ont pu reprendre la direction des terrains, respectivement les 11, 17 et 20 juin. Environ un mois plus tard, peut-on dire que la pause due au Covid-19 a changé les dynamiques de ces championnats ? Quels clubs ont profité de ce break et au contraire, quelles équipes ont souffert de cette coupure ? Pour ce deuxième épisode, direction Outre-Manche avec la Premier League.

On avait quitté la Premier League le 9 mars avec un Leicester-Aston Villa largement à l’avantage des Foxes (4-0). À cet instant Liverpool plane sur le championnat avec 22 points d’avance sur Manchester City. Puis le coronavirus est arrivé et avec lui beaucoup d’incertitudes : Liverpool se verra-t-il refuser un titre qui lui tend les bras, après 30 ans de disette ? Finalement la Premier League peut reprendre. Les Reds sont évidemment intouchables mais cette fin de saison n’est pas dénuée de suspens. Avec encore neuf matchs à jouer, la bataille pour les places européennes s’annonce rude. Si Manchester City et Leicester ont déjà un peu d’avance sur leurs concurrents, six équipes se tiennent encore en huit points (voir classement ci-dessous). On le sait bien en Premier League, tout peut aller très vite.

L’autre gros enjeu de cette fin de saison, c’est évidemment la lutte pour le maintien. Au soir de la 29ème journée, Brighton, 15ème, n’a que deux points d’avance sur Bournemouth, 18ème, et trois sur Aston Villa, 19ème. En revanche pour la lanterne rouge Norwich, le maintien semble inaccessible et un an après leur montée, ils retourneront probablement en Championship l’an prochain, même si ce sport peut nous réserver bien des surprises. Alors un mois après la reprise, où en est-on ? Réponse tout de suite.

Liverpool 30 ans après

30 ans qu’Anfield attendait ça, et il devra attendre encore un peu pour le célébrer réellement, mais enfin Liverpool est champion d’Angleterre. Après les échecs de 2002, 2009, 2014 et 2019, les Reds ont enfin décroché le graal, et ce dès la 31ème journée. Un titre amplement mérité tant ils ont marché sur la premier league (30 victoires en 36 matchs). Depuis la reprise, Liverpool a eu du mal à être la machine de guerre qu’il était avant l’interruption mais peu importe. Cette fin de saison ressemble plus à un jubilé pour l’équipe de Jurgen Klopp, qui a tant donné pour enfin accrocher ce titre.

Et si Liverpool a tant marché sur l’eau cette année, c’est aussi parce que son plus grand concurrent, Manchester City, a vite lâché l’affaire. Un coup de moins bien pour les Skyblues après deux saisons phénoménales (100 puis 98 points), on peut le comprendre. C’est d’ailleurs leurs défaites contre Chelsea (2-1) lors de la 31ème journée qui a offert le titre aux Reds. Avant la reprise, Man City comptait sept points d’avance sur Leicester. Il s’agissait donc pour eux d’assurer cette deuxième place, ce qu’ils ont fait assez facilement, malgré déjà deux défaites contre Chelsea et Southampton. Le réel enjeu pour City, c’était le rendez-vous lundi dernier devant le TAS pour savoir s’ils pourront oui ou non jouer la Ligue des Champions. La réponse est donc oui puisque la décision de l’UEFA a été invalidée. Conséquence : la cinquième place n’est donc pas qualificative pour la Ligue des Champions, ce qui a une grande importance pour les autres équipes en course.

Qui pour rejoindre Liverpool et Man City en Ligue des Champions ?

Derrière le duo Liverpool – Man City, il reste encore deux places à aller chercher. Au moment de la reprise, Leicester et Chelsea étaient en bonne posture mais Manchester United revenait peu à peu dans la course, avec un Bruno Fernandes en feu. Suivent les deux bonnes surprises de la saison, Sheffield et Wolverhampton. Un peu plus loin mais à ne pas oublier, Tottenham et Arsenal peuvent finir fort. Alors à trois journées de la fin où en est-on ?

Deux équipes sortent gagnantes depuis le reprise du championnat. Le premier est Chelsea. Même si les blues étaient déjà quatrième avant la pause, et donc en bonne position pour la Ligue des Champions, ils sont revenus en bonne forme et occupent désormais la troisième place, avec certes un match en plus que Manchester United et Leicester, mais avec quatre points d’avance sur ses deux poursuivants. Avec cinq victoires en sept matchs, dont une belle victoire face à Man City, Chelsea est la deuxième meilleure équipe depuis la reprise derrière MU. Justement l’équipe de Paul Pogba a réussi à surfer sur sa bonne forme malgré la pause, voire mieux, et le retour du Français y est pour quelque chose. Son association avec Bruno Fernandes a tenu ses promesses.

le duo Pogba-Fernandes est essentiel pour la fin de saison de MU

En revanche pour Leicester l’interruption n’a pas été bénéfique. Les Foxes, qui réalisaient une excellente saison, avaient déjà perdu de leur superbe depuis 2020. Mais la reprise a accentué cette tendance puisque les Foxes n’ont pris que six points en six matchs. Ils sont désormais quatrième à égalité avec MU cinquième. Le programme est chargé puisqu’ils affronteront Sheffield, Tottenham et … Manchester United lors de la dernière journée. Ce match aura des allures de finale pour la Ligue des Champions. Pour Arsenal et Tottenham en revanche, la Ligue des Champions ne sera sans surprise pas au rendez-vous la saison prochaine. Les deux clubs du Nord de Londres n’ont pas su enchaîner les bons résultats pour espérer revenir sur les autres membres du big six. Leurs victoires hier face à Liverpool et Newcastle leur permet toutefois encore d’espérer.

Pire encore, ils pourraient ne même pas accrocher la Ligue Europa pusique Sheffield et Wolverhampton, les deux bonnes surprises de cette saison sont en bonne posture même s’il leur reste un gros match chacun : Leicester pour Sheffield lors de la 36ème journée et Chelsea pour les Wolves lors de la 38ème.

Qui rejoindra Norwich en Championship ?

Brighton, qui avait seulement deux points d’avance sur la zone rouge avant la reprise, a réussi à se mettre à l’abri grâce à deux victoires importantes, dont une contre Arsenal. West Ham et Watford sont toujours 16ème et 17ème, mais ont maintenant trois points d’avance sur Bournemouth avec un match en moins. Les cherries ont peut-être abandonné toute chance de maintien hier après la défaite 2-1 face à Manchester City. Autant dire que c’est mal engagé pour les cherries, même si Watford, qui doit aussi affronter Man City mais aussi Arsenal devra assurer s’il ne veut pas les voir revenir. Pour Aston Villa, qui compte quatre points de retard, la reprise n’a pas changé beaucoup de choses. Avec une seule victoire sur les six derniers matchs, la tâche s’annonce très compliquée. Alors, qui pour accompagner Norwich en deuxième division l’an prochain ?

C’est moins visible qu’en Liga, mais la pause due au covid-19 a changé certaines choses en Premier League. Plusieurs questions sont encore en suspend alors qu’il reste trois journées à venir. Demain, ce sera notre dernier épisode avec la Serie A.

crédit photo : Roman Mirtain

Episode 1 – Quels sont les clubs ayant profité de l’interruption des championnats ?

Après trois mois d’interruption à cause de la crise du coronavirus, les équipes de Liga, de Premier League et de Serie A ont pu reprendre la direction des terrains, respectivement les 11, 17 et 20 juin. Environ un mois plus tard, peut-on dire que la pause due au covid a changé les dynamiques de ces championnats ? Quels clubs ont profité de ce break et au contraire, quelles équipes ont souffert de cette coupure ? On commence avec la Liga.

Le championnat espagnol se met en pause le 10 mars après un Eibar-Real Sociedad comptant pour un match en retard de la 24ème journée. Le week-end précédent on avait joué la 27ème. Le FC Barcelone en avait profité pour prendre la tête du championnat à la faveur d’une défaite du Real Madrid contre le Betis Séville. Deux points séparent alors les deux cadors du championnat, mais le niveau de jeu des madrilènes est loin d’être éblouissant. De son côté le Barça peut compter sur un Messi fidèle à lui-même pour le sortir de mauvais pas. Loin derrière, le FC Séville, Getafe, la Real Sociedad et l’Atletico Madrid se battent pour les places qualificatives en Ligue des Champions. Les quatre équipes se tiennent en deux points seulement.

En bas de tableau, Leganés et Majorque peuvent encore espérer revenir sur le Celta Vigo qui n’a qu’un point d’avance sur la zone de relégation. C’est plus dur en revanche pour l’Espanyol Barcelone, qui va devoir créer l’exploit s’il veut se maintenir. Quatre mois plus tard et alors qu’il ne reste plus que deux matchs à disputer, qu’est-ce qui a changé ?

La bataille pour le titre

On a quitté le Real Madrid sur une défaite contre le Betis mais surtout sur un nouveau match pauvre en matière de jeu offensif. Cette saison le Real aura eu le plus grand mal à enchaîner les bonnes prestations. Sur leurs cinq derniers matchs, c’est seulement deux victoires pour deux défaites et un nul. Aujourd’hui ? On peut dire sans trop de difficultés que l’interruption du championnat leur a fait un bien fou. C’est simple depuis la reprise c’est huit victoires en huit matchs, 15 buts marqués pour deux seuls encaissés. Le Real est en mode machine. Avec cinq buts, Sergio Ramos est le meilleur buteur du championnat depuis la reprise. Karim Benzema est en pleine forme et enchaîne les grandes prestations. Le jeu des Merengues n’est toujours pas flamboyant mais le résultat est là : quatre points d’avance avec deux matchs encore à jouer. Ça sent bon le titre pour la bande à Zidane.

La tendance n’est pas la même chez le rival barcelonais. Les Catalans avaient pourtant bien repris avec deux victoires contre Majorque et Leganès. Mais lors de la 30ème journée, ils n’ont pas pu faire mieux qu’un 0-0 face au FC Séville et ont laissé le Real Madrid reprendre la tête du championnat à la différence de buts particulière (0-0 puis 0-2 face au Real cette saison). Ce mauvais résultat sera suivi de deux autres matchs nuls contre le Celta Vigo et l’Atletico, laissant quatre points d’avance et un boulevard pour Madrid. En plus des mauvais résultats, c’est l’ambiance du club qui n’est pas au beau fixe. Les polémiques autour de Griezmann, qui manquera la fin de la saison à cause d’une blessure, et les rumeurs de départ de Messi pour l’été prochain n’ont pas arrangé les choses. On assiste sans doute au pire Barça depuis plus de quinze ans, une situation qui agace fortement les fans.

La bataille pour les places européennes

Derrière le duo Barça-Real intouchable, il reste deux places pour accrocher la Ligue des Champions et deux pour aller chercher la Ligue Europa (la septième place permet d’aller aux tours préliminaires de la Ligue Europa). Avant la pause, ces quatre places semblaient promises à Séville, l’Atletico, la Real Sociedad et Getafe, on ne savait juste pas encore dans quel ordre. Mais la reprise permet d’y voir plus clair. Le FC Séville a continué sur la lancée de sa très bonne saison et reste sur quatre victoires lors des cinq derniers matchs. Avec 66 points ils sont à égalité avec l’Atletico, à qui cette pause a fait beaucoup de bien. Avant cette pause, ils n’étaient que sixième, loin derrière le Real et le Barça avec qui il avait pris l’habitude de se battre pour le podium. Depuis ils se sont bien rattrapés avec cinq victoires en sept matchs dont une « manita » contre Osasuna et un jeu globalement bien meilleur. Avec Séville, ils sont désormais assurés de jouer la Ligue des Champions l’an prochain.

Derrière, la grosse déception s’appelle la Real Sociedad, qui réalisait une saison fantastique avec un jeu très plaisant à regarder et un Martin Odegaard qui montrait enfin pourquoi le Real avait cru en lui quand il n’avait que 15 ans. Mais depuis la reprise, Ils ont enchaîné les mauvais résultats en ne prenant que cinq points en sept matchs.Mais leur victoire sur un concurrent direct, Villareal, hier soir leur permet pour l’instant d’être européens avec une septième place, à égalité avec Getafe, sixième. À l’inverse, Villareal et l’Athletic Bilbao, respectivement à sept et huit points des places européennes avant la pause, sont revenus en très grande forme et occupent désormais la cinquième et la huitième place, à trois points de la Real. Quant au dernier prétendant, Getafe, ils sont actuellement sixième avec 54 points (seulement 7 points pris depuis la reprise). Une place en Ligue Europa viendrait récompenser la bonne saison de Getafe.

La bataille pour le maintien

Le 0-0 d’hier soir entre Getafe et Alavès ressemble à un bon résultat pour ces derniers puisqu’ils sont actuellement 17ème avec seulement quatre points d’avance sur Leganès et Majorque (alors qu’ils comptaient encore sept points d’avance avant la pause). Pour Leganès, la pause a été plutôt une bonne chose puisqu’ils ont réussi à prendre neuf points dans l’optique du maintien, mais leur calendrier à venir (déplacement à Bilbao et réception du Real Madrid) les condamne à un miracle. Majorque peut y croire un peu plus avec un calendrier plus clément (réception de Grenade et déplacement à Osasuna), mais une seule victoire d’Alavès sur les deux dernières journées les enverrait en deuxième division. Pour l’Espanyol Barcelone, la messe est dite depuis leur défaite contre … le rival du FC Barcelone. ils évolueront officiellement en deuxième division la saison prochaine.

La Liga, premier épisode de notre série, a montré que l’interruption due au coronavirus aura eu un impact important sur les championnats européens. Notre série continue demain avec la Premier League, où le suspens reste entier pour les places européennes.

crédit photo : Roman Mirtain

Premier League : ces trois joueurs à suivre pour la fin de saison

La Premier League est de retour mercredi sur tous vos écrans ! Nombreux sont les joueurs de haut de niveau présents en Angleterre. Parmi ces derniers, on retrouve des jeunes joueurs très courtisés en vue du mercato estival. Voici notre sélection de ces joueurs à suivre.

1) Ben Chilwell

Ben Chilwell est né le 21 décembre 1996 à Milton Keynes, au nord de Londres. À 13 ans, il rejoint l’académie de Leicester. Malgré un talent présent dès son plus jeune âge, le jeune défenseur gauche n’a pas explosé tout de suite. Toujours en U15 tandis que le reste de son groupe d’âge se trouvait en U16, l’Anglais ne se voyait pas atteindre le haut niveau : « je ne jouais jamais en U15, donc j’ai cru qu’ils allaient me virer à la fin de la saison et que j’allais retourner jouer avec mes amis chez les jeunes de Bletchley ». L’année suivante, il est promu dans la catégorie supérieure, sous la houlette de deux nouveaux coachs : Mark Jackson et Kevin Fogg, et lui ont donné sa chance. Au bout de six matchs, il devient capitaine. La saison d’après, il est promu titulaire dans l’équipe B de Leicester et est appelé pour la première fois en équipe de jeunes anglaises. La saison 2014-2015, il reçoit le titre de Leicester’s Academy player of the year, Ben Chilwell fait sa première apparition dans le groupe professionnel en coupe de la ligue contre Bury et décroche ses premières minutes dans la même compétition contre Hull City.

La saison suivante, l’Anglais va être prêté à Huddersfield Town pour moins d’une demi-saison. Il rencontre David Wagner, l’actuel coach de Schalke. Il va directement croire en son potentiel : « David Wagner a vu de nombreux talents quand il était coach des jeunes de Dortmund. Un jour, il m’a pris à part et m’a dit que je pourrais devenir un des meilleurs latéral gauche au monde si je continuais de travailler ». En 2016-2017, Chilwell rentre dans le groupe professionnel sous Ranieri avant de s’imposer comme titulaire avec Puel. Il est appelé par Gareth Southgate pour les matchs de Nations League. Cette saison, Chilwell est un des hommes forts du Leicester de Brendan Rodgers, actuellement 3ème de Premier League. Il est l’un des meilleurs latéraux de Premier League. Il est capable d’être présent des deux côtés du terrain. Centreur redoutable, il a une grosse qualité technique et de débordements. Ben Chilwell est un homme très demandé. Manchester City, Tottenham mais surtout Chelsea veulent tous le jeune latéral de 23 ans.

2) James Maddison

Son coéquipier, James Maddison est né en fin 1996 à Coventry. C’est dans le club de sa ville qu’il va connaître ses premiers souvenirs footballistiques, avec Coventry City. De ces 7 ans jusqu’à ces 17 ans, le jeune Maddison va jouer pour l’équipe de sa ville, faisant ses débuts pro en League One en 2015. Il est repéré par Norwich qui lui offre un contrat et est prêté dans la foulée chez les Écossais d’Aberdeen. Peut convaincant, il retourne chez les Canaries. Quelques coachs plus tard, Maddison va connaître la stabilité avec l’arrivée de Daniel Clarke à leur tête qui lui garantit une place de titulaire. L’Anglais fait fructifier cette chance. Il marque 15 buts et 8 passes décisives et devient un des meilleurs joueurs de Championship. L’année d’après, le milieu créatif va quitter Norwich pour Leicester, dirigé à cette époque par Claude Puel. Maddison doit prendre le relai technique et créatif qu’a laissé Riyad Mahrez en quittant Leicester pour Manchester City. L’Anglais marque les esprits dès le début du championnat. Il inscrit son premier but mi-août contre Wolverhampton. Dépositaire du jeu de son équipe, le milieu de terrain excelle derrière Jamie Vardy. Il est appelé en équipe d’Angleterre par un entraîneur qu’il connaît bien, Gareth Southgate. Le sélectionneur l’a connu en équipe U21 de l’Angleterre. L’équipe espoirs des Trois Lions est la seule sélection de jeune qu’il côtoie dans sa carrière. Il participe à l’Euro U21 en Italie mais ne peut empêcher l’Angleterre de sortir en poule après deux matchs. Cette saison, Maddison rayonne sous les ordres de Brendan Rodgers. Il est l’un des meilleurs milieu du championnat, marquant 5 buts et délivrant 3 passes décisives. Performant à tous les étages, Maddison est courtisé par le grand Manchester United. Leicester demanderait un montant supérieur à la somme qu’ont dépensé les Red Devils pour Harry Maguire (87M d’euros). Elle pourrait revenir à la baisse avec la crise du Covid-19.

3) Jack Grealish

Jack Grealish est né à Birmingham en 1995. À l’âge de 6 ans, Grealish rejoint Aston Villa, son club de cœur et celui historique de la ville. Il va faire toute sa formation au club. En 2013-2014, Grealish part en prêt à Notts County, en League One, la troisième division Anglaise. Callum McGregor, joueur du Celtic Glasgow, est arrivé en même temps que Grealish. « Dès le premier jour, on a vu que Jack avait énormément de potentiel. Il pouvait nous dribbler si facilement qu’on pensait qu’il faisait du jogging. On avait l’impression qu’il glissait entre les défenseurs. Tout le monde pensait qu’il allait avoir une grande carrière. » Il revient en 2014 et dispute ses premières minutes professionnelles contre Manchester City en coupe, alors âgé de 18 ans. La saison suivante, il prend part à 24 matchs toutes compétitions confondues. Grealish ne peut empêcher la descente de Villa en Championship en 2016. Il n’a qu’un seul but, remonter avec Aston Villa en Premier League. Il refuse donc de nombreuses sollicitations venant de grands clubs anglais. Trois saisons plus tard, avec le brassard de capitaine sur le bras, Grealish fait remonter les Villans en Premier League. Le numéro 10 inscrit six buts et délivre 7 passes décisives lors de sa dernière saison en Championship. Il est nommé dans l’équipe-type de l’année. Cette saison, Grealish porte un Aston Villa qui enchaîne le bon et le moins bon en championnat. Avec six buts et cinq passes décisives à son compteur, Jack Grealish est impliqué dans plus de 40% des buts de son équipe. L’Anglais est très polyvalent, il est capable de jouer aussi bien relayeur que numéro 10. Très habile techniquement, il fluidifie le jeu et sert de relaie pour toucher ses attaquants. Ses qualités sont telles que le Villans peut faire partie des surprises du sélectionneur anglais Gareth Southgate pour les prochains rassemblements. L’Anglais est très demandé, Manchester United fait une fois de plus partie des clubs intéressés. S’ils veulent s’offrir les services du joueurs, les Mancuniens devront débourser pas moins de 83 millions d’euros.

Crédit photo : uk.anygator.com

Premier League : un retour plus attendu que jamais

Arrêtée depuis environ 3 mois, la Premier League va pouvoir à son tour reprendre. Une longue pause dûe à la pandémie de Covid-19 qui a provoqué l’arrêt de tous les championnats de football. C’est une seconde partie de saison qui débute avec de gros enjeux sanitaire. Huis clos et tests réguliers seront de rigueur pour cette reprise en Angleterre.

C’est le 4ème grand championnat qui reprend ses droits après la Bundesliga en Allemagne, la Série A en Italie puis dernièrement la Liga en Espagne. Au programme demain pour le retour de la Premier League, Aston Villa – Sheffield United (19h) puis place aux poids lourds avec Manchester City – Arsenal (21h15), une grosse affiche qui promet du spectacle.

Nouveaux Enjeux

C’est une autre partie de saison qui commence avec de nouvelles règles à respecter et un protocole sanitaire très important à appliquer à la lettre. Comme dans les autres championnats, des tests réguliers seront effectués sur les joueurs pour vérifier leurs états de santé et éviter un quelconque problème. Un nouvel arrêt des compétitions ne serait sûrement pas une bonne chose pour l’économie du sport et pour l’organisme des joueurs.

Pas de masques pour les remplaçants et les réservistes, ils seront 9 sur le banc de touche et chaque équipe aura la possibilité d’effectuer 5 remplacements. Cette règle mise en place par le board, l’organe actuel qui fait évoluer les règles du jeu, a pour objectif de permettre aux organismes des joueurs d’être moins sollicité. C’est donc donner la possibilité aux joueurs de se remettre en jambes après trois mois hors des terrains. Ce dispositif est d’autant plus important car les 92 rencontres restantes devront être jouées en l’espace de 6 semaines. C’est un véritable marathon qui s’annonce pour les clubs anglais de première division.

Ce n’est pas tout, la distanciation sociale est toujours de rigueur. Lors de l’hymne national, par exemple, les joueurs devront être séparés d’une distance suffisante pour éviter une contamination. Cela signifie donc qu’il n’y aura pas de contact physique, et les bancs seront agrandis pour faire respecter les règles sanitaires. Dans le tunnel d’entrée comme sur le terrain, les joueurs devront aussi être séparés. L’utilisation du gel hydroalcoolique sera à utiliser avant et après les rencontres, de quoi éviter tout problème.

Le sacre de Liverpool ?

C’est difficile de penser que le titre échapperait aux mains des Reds cette saison. Ultra dominateur depuis le début de la saison avec 25 points d’avance sur son poursuivant et comptant qu’une seule défaite en championnat, le club de Jürgen Klopp pourrait remporter le 19ème titre de son histoire, une première depuis 30 ans. Ça pourrait arriver plus tôt que prévu, si Manchester City s’incline face à Arsenal ce mardi et si l’équipe de Sadio Mané gagne contre Everton dimanche. Le Graal leur appartiendrait alors pour de bon cette saison.

Mais derrière les 3 premiers du championnat, les places sont chères. En ce qui concerne la qualification pour la Ligue Des Champions et l’Europa League, la bataille est rude. Du 4ème au 8ème, on se bat. Chelsea (48 points), Manchester United (45 points), Wolverhampton (43 points), Sheffield United (43 points + 1 journée en moins), Tottenham (41 points) et pour finir Arsenal, peuvent encore prétendre à ces places. C’est une fin de championnat qui nous réserve encore de nombreuses surprises. Il faudra attendre le coup de sifflet final pour connaitre le dénouement de ses 38 journées disputées.

Crédit photo mise en avant : Stamford Bridge/ Paul Hudson

Premier League : un protocole sanitaire pour le retour aux entrainements

Désormais, les clubs de la Premier League sont autorisés à reprendre leurs entrainements. Cependant, ils doivent respecter un protocole qui a été envoyé par l’instance directrice de la première division en Angleterre (PL) et qui permettra la reprise du championnat à huis clos et en trois étapes.

Les joueurs des clubs anglais ont reçu un protocole, de la part de la Premier League, qui détaille les mesures sanitaires à respecter, en vue de la reprise des entrainements, ce mercredi 20 mai. Le document a été publié par The Telegraph, quotidien d’information britannique. En une seule page, le guide envoyé par mail, explique comment va se dérouler la première étape du « Training routine » (Routine d’entrainement). Seuls des petits groupes sont autorisés à rentrer dans les centres d’entrainement, lors de cette première étape.

Garder la distanciation sociale

« Les joueurs ont la possibilité maintenant de reprendre les entrainements en gardant la distanciation sociale », chacun d’eux doit adopter de nouveaux comportements, pour privilégier « le bien-être des joueurs et de leurs familles ». Ils devront alors, rejoindre leurs centres d’entrainement de manière individuelle et avec la tenue appropriée. Des mesures de distanciation sont à appliquer dans les parkings. Les vestiaires resteront fermés, seules « les toilettes et les lavabos » seraient accessibles. Dans le document , il est recommandé de désinfecter tout équipement « après chaque usage ».

Des tests pour chaque joueur

Des tests au Covid-19 sont à envisager sur chaque joueur, deux fois par semaine et un relevé de température avant chaque entrainement est obligatoire. En cas de présence de symptômes, la personne ne pourra pas accéder au centre. Les clubs devront eux aussi délivrer aux joueurs des guides propres à eux qui expliquent les mesures sanitaires à prendre en considération dans leurs enceintes d’entrainement. Selon ce même document, la PL envisage des discussions avec les entraineurs et les capitaines des équipes cette semaine pour évoquer les modalités du passage à la deuxième (Entrainements collectifs) et troisième étape (Reprise des matchs à huis clos).

Arsenal : la jeunesse dorée

En difficulté cette saison dans le championnat anglais, Arsenal peine à retrouver son niveau de jeu. Toujours en course en FA Cup après leur victoire face à Bournemouth le 27 janvier (2-1), les Gunners ont une nouvelle fois dû avoir recours à leurs jeunes joueurs pour s’imposer. Des pépites qui répondent présent dès qu’elles en ont l’occasion. Une lueur d’espoir du côté de Londres.

Arsène Wenger l’a rêvé, Unaï Emery l’a réalisé et Mikel Arteta est en train de le confirmer. Les « Baby Gunners » éblouissent le football anglais lorsqu’ils sont appelés à avoir du temps de jeu. À défaut de pouvoir compter sur ses cadres, trop irréguliers, le club londonien peut se rassurer avec l’éclosion de nombreux jeunes joueurs. Dans les dernières années d’Arsène Wenger, Arsenal a eu du mal à faire confirmer ses prodiges. Les échecs simultanés de Reine-Adélaïde ou encore Serge Gnabry, qui ont finalement explosé ailleurs, ont rendu un goût amer à la formation du club. Un fléau qui semble avoir disparu avec la génération 1999-2001.

Avec des prêts plus concluants et un temps de jeu plus conséquent, les « Baby Gunners » se sont affirmés et trustent même des places de titulaires. Reiss Nelson (20 ans) s’est forgé lors de son passage à Hoffenheim et représente, depuis son premier contrat professionnel, l’un des grands espoirs des artilleurs. Toujours en attaque, Eddie Nketiah (20 ans) revient tout juste de son prêt écourté à Leeds tant le joueur s’est montré talentueux sous Marcelo Bielsa. Bukayo Saka (18 ans) est lui devenu l’un des chouchous d’Emery puis d’Arteta qui l’a reculé au poste d’arrière gauche. Le milieu de terrain de formation s’est illustré en marquant son troisième but de la saison contre Bournemouth en FA Cup, et en servant parfaitement Nketiah pour le deuxième but.

Joe Willock (20 ans) avait lui scotché Anfield en octobre, avec une frappe puissante en dehors de la surface lors de l’élimination des Gunners en Carabao Cup face à Liverpool (5-5 puis 5-4 aux tirs au but). Des jeunes talents qui démontrent la qualité du centre de formation d’Arsenal, l’un des grands combats menés par Arsène Wenger lorsqu’il était sur le banc rouge et blanc.

Des paris gagnants au mercato

Si les jeunes formés au club sont en grande forme, le cas des recrues estivales est lui aussi une réussite depuis deux saisons. Avec un Mattéo Guendouzi surprenant durant la saison 2018-2019, Unaï Emery avait réalisé un magnifique coup sur le marché des transferts. Presque inconnu du grand public, l’ancien Lorientais s’est très bien intégré dans le vestiaire londonien. Le joueur formé au PSG fait aujourd’hui figure d’incontournable dans le milieu des Gunners.

Gabriel Martinelli après son rush de 70m conclu par un but contre Chelsea la semaine dernière
(Twitter : @Arsenal_France)

L’été dernier, le technicien espagnol est allé chercher au Brésil un jeune attaquant évoluant en troisième division brésilienne, Gabriel Martinelli. Dans un premier temps envisagé pour l’équipe réserve, le joueur de 18 ans est finalement promu en équipe première après de bonnes prestations estivales. Depuis, le numéro 35 d’Arsenal démontre tout son potentiel avec dix buts inscrits cette saison. Des performances amenants même Ronaldinho à le comparer à un certain Ronaldo dans le Mirror. Déjà appelé avec le Brésil U23, le natif de Guarulhos est aussi observé attentivement par la Squadra Azzura, lui qui possède également la nationalité italienne.

Avec des « Baby Gunners » en pleine confirmation et des jeunes recrues étincelantes, l’avenir d’Arsenal pourrait être radieux. Encore faut-il que le club parvienne à conserver cette jeunesse dorée qui ne demande qu’à exploser.

José Mourinho : toujours là où on ne l’attend pas !

Le technicien portugais, José Mourinho, s’est engagé mercredi matin avec Tottenham. Nommé à la tête des Spurs après le renvoi de Mauricio Pochettino, l’entraineur de 56 ans rejoint son troisième club anglais après Chelsea et Manchester United. Un spécialiste de la Premier League qui aime étonner le monde du football.

Un peu moins d’un an après son départ des Red Devils, le retour de José Mourinho sur un banc était attendu et évoqué à de nombreuses reprises. Un temps candidat pour reprendre le flambeau de Bruno Génésio à Lyon ou plus récemment pour remplacer Unaï Emery à Arsenal. C’est finalement dans un autre club du nord de Londres que « The special one » a signé. Avec Tottenham, le natif de Setúbal entrainera pour la troisième fois un club anglais dans un championnat qu’il affectionne particulièrement. Arrivé en 2004 à Chelsea puis revenu dans ce même club en 2013 après un passage à Milan et Madrid, Mourinho s’était engagé en 2016 avec Manchester United. Avant de quitter le club au bout de deux saisons.

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José Mourinho lors de son officialisation mercredi matin (Twitter : @SpursOfficial)

Durant ces onze mois d’absence sur un banc de touche, le Portugais s’est mué en consultant pour RT, Bein Sport ou encore SkySport sans faire l’unanimité. Lui-même l’avoue, il était impatient de revenir sur les terrains : « J’étais juste en train de m’amuser. Le moment où je suis entré dans le football professionnel, c’est quand j’ai eu le déclic. Maintenant, c’est sérieux. Et ça l’a toujours été, jusqu’à aujourd’hui. Non stop. Et maintenant j’ai arrêté, au lieu d’en profiter. Mais je ne peux pas m’en réjouir. Ça me manque » avait-il déclaré lors d’une interview télévisée en août dernier.

Tottenham, un choix surprenant

Amoureux du football anglais, Mourinho était très attendu du côté d’un nouveau club de Premier League. La rivalité qu’il possédait avec Arsenal durant les années Wenger, en faisait un candidat étonnant du côté des Gunners. Mais sa signature chez les Spurs l’est d’autant plus que l’ancien joueur professionnel ne mâchait pas ses mots quand il parlait de Tottenham sur le banc de Chelsea. En 2015 le double vainqueur de la Ligue des Champions déclarait : « Je ne pourrais jamais entraîner Tottenham… J’aime trop les fans de Chelsea ! ». Trois années plus tôt, c’est le milieu des Spurs, Dele Alli, qui s’exprimait sur le Portugais : « Je ne suis sûrement pas le seul à penser que Mourinho est surcôté et arrogant…Cela lui donne juste l’air d’un mauvais manager, j’espère ne jamais travailler avec lui ».

Premiers mots de José Mourinho lors de sa signature mercredi : « Je suis ravi de rejoindre un club avec un tel héritage et des supporters aussi passionnés. La qualité de l’équipe et de l’académie m’excite. Travailler avec ces joueurs est ce qui m’a attiré ». Tout va effectivement très vite dans le football.

Mourinho a également choisi de renouveler presque intégralement le staff de Tottenham. Joao Sacramento, adjoint de Christophe Galtier à Lille, rejoint son compatriote à Londres accompagné de l’entraîneur des gardiens du LOSC, Nuno Santos. The Special One est aussi parti piocher des anciens collaborateurs de l’époque où il entrainait le Real Madrid ou encore Manchester United. Ce nouveau challenge s’annonce difficile pour le Portugais qui va devoir réveiller un club pointant à la 14ème place du championnat, alors qu’il ne possède pas les faveurs des supporters.