Final 8 : quel tirage serait le plus abordable pour le PSG ?

Le Paris Saint-Germain est de retour en quarts de finale de la Ligue des Champions. Les Parisiens tenteront de passer cette étape et arriver en demi-finale en un match. Comme l’Olympique Lyonnais, le club français n’aura pas repris la compétition avant ce Final 8 à Lisbonne. À cause de ce manque de préparation, le champion de France espèrera tomber face aux plus « petites » équipes du tournoi : le RB Leipzig et l’Atalanta Bergame. 

Leipzig, une équipe solide mais des faiblesses à exploiter

Le RB Leipzig s’est qualifié en mars à une équipe de Tottenham en reconstruction (4-0). Le club allemand a repris la Bundesliga le 16 mai. Dès la mi-juin, Chelsea a profité de l’ouverture anticipée de son mercato pour conclure le transfert de Timo Werner, buteur du RB Leipzig. Le club Londonien espère se qualifier face à une grosse équipe de Munich (match perdu 3-0 à l’aller) avec son nouveau buteur. 7 jours après l’ouverture de son mercato, le club de Red Bull est actif pour le remplacer. Il achète au RB Salzbourg l’une des révélations de la Ligue des Champions : Hee-Chan Wang. Le Coréen compte 6 buts et 3 passes décisives en Coupe d’Europe. Mais ce jeune devra s’adapter à sa nouvelle équipe avant de pouvoir refaire fureur. Benjamin Henrichs, latéral droit aux 13 matches cette saison à l’AS Monaco sera dans la même situation. Mais ce jeune de 23 ans ne sera probablement pas dans le 11 lors du début de ce Final 8.

Depuis la reprise, le bilan du jeune club allemand est mitigé : 4 victoires, 4 nuls, 1 défaite. Les joueurs de Nagelsman n’ont pas gagné à domicile et leurs 4 victoires sont à l’extérieur. Peut-être une bonne nouvelle quant au quart de finale à huis clos au Portugal. La Bundesliga est déjà finie et Leipzig sera dans une situation presque similaire au PSG s’ils se rencontrent début août. Les deux protagonistes devraient avoir des matchs amicaux pour finir leur préparation. 

L‘Atalanta, une attaque de feu mais une équipe inexpérimentée

L’Atalanta Bergame serait le deuxième club le plus facile à battre pour le champion de Ligue 1. Les Italiens se sont qualifiés avec une différence de 4 buts sur le CF Valence (8-4). Ils sont très bons offensivement dans leur championnat et ils l’ont notamment été lors de ce 8e de finale avec 8 buts en 2 matches. Mais lors de la phase de groupe, ils en avaient marqué autant en 6 matches. Les matches à l’extérieur n’avaient pas réussi aux noirs et bleus qui sont allés chercher le ballon au fond de leurs buts 9 fois en 2 matches, dont 5 fois face à Manchester City, club du calibre du PSG. Pour rappel, le club italien qui est né en 1907 affrontait le club anglais, le Dinamo Zagreb et le Chakhtar Donetsk. Depuis sa reprise en Série A le 21 juin, les joueurs de Gian Piero Gasperini ont gagné tous leurs matches. Parmi eux, des prétendants au titre : Naples (2-0) et la Lazio Rome (3-2). La défense du club parisien devra se méfier de Josep Illicić. L’attaquant Serbe de cette équipe d’Atalanta compte 5 buts en 7 matches de Coupe d’Europe. 

Le championnat italien se finit début août. Avantage ou inconvénient, l’Atalanta arrivera à Lisbonne soit avec des blessures ou soit avec des blessés actuels qui ont eu le temps de s’en remettre. L’arrêt tardif de leur championnat leur laissera le goût de la compétition jusqu’à leur premier match en quarts de finale de Ligue des Champions. Contrairement au RB Leipzig, l’Atalanta Bergame n’a ni vendu ni acheté de joueurs depuis le début du mercato, ouvert ce 1er juillet. En un match, tout est possible. La solide défense italienne pourrait tenir face aux attaques de Neymar et Mbappé. Pas encore qualifiés en quarts, les Lyonnais seraient aussi outsider contre le PSG. Les deux clubs s’affrontent au moins deux fois chaque saison et très souvent, le vainqueur est parisien. 

Crédit photo : © CD78 / MC.Rigato / Flickr.com

Julian Nagelsmann, itinéraire d’un surdoué

Plus jeune entraîneur de la Bundesliga, Julian Nagelsmann n’en reste pas moins l’un des plus reconnus, et ce, à seulement 32 ans. Retour sur le début de carrière de ce jeune prodige du banc.

De joueur amateur

Si Julian Nagelsmann est devenu entraîneur si tôt dans sa vie, ce n’est pas uniquement par passion. Joueur amateur au sein des réserves de Munich 1860 et du FC Augsbourg, Julian Nagelsmann n’ira jamais plus haut. Des blessures récurrentes aux genoux auront raison de son honnête carrière. C’est ainsi que sa deuxième vie commence. Suite à l’arrêt de sa carrière de joueur, Julian Nagelsmann prend en charge les moins de 19 ans du TSG Hoffenheim. Mais sa carrière prend un tout autre tournant lors de la saison 2016-2017. Huub Stevens, entraineur de l’équipe première démissionne, il est remplacé par Julian Nagelsmann qui devient à 28 ans seulement le plus jeune entraîneur de l’histoire de la Bundesliga. La suite n’en sera que meilleure…

À entraîneur reconnu

Bon nombre de spécialistes de la « Buli » comme elle est surnommée, restent sceptiques quant à la nomination d’un si jeune entraîneur à la tête d’une équipe première. Pourtant, Julian Nagelsmann va rapidement déjouer les pronostics. À la faveur d’une seconde partie de saison canon, le TSG Hoffenheim accède aux barrages de la Ligue des champions, une première dans l’histoire du club. Mais le jeune coach ne va pas s’arrêter là. Avec une philosophie basée essentiellement sur l’approche psychologique des joueurs, Nagelsmann va, lors de la saison 2017/2018 faire encore mieux en terminant troisième du championnat derrière le Bayern Munich et Schalke 04 mais devant des mastodontes du football allemand tels que le Borussia Dortmund ou le Bayer Leverkusen. Un exploit pour le club basé à Sinsheim, ville de seulement 35 000 habitants. Le club découvre ainsi sous la houlette de son jeune entraineur, la phase de poules de la Ligue des Champions. Hélas, l’aventure tournera court, puisqu’avec trois petits points dans la besace, le club finira bon dernier de son groupe. Le reste de la saison sera également en demi teinte puisque le TSG se classera à une honorable neuvième place. Mais si le club reste dans le ventre mou du classement cette année là, ce n’est pas le cas de Julian Nagelsmann. Le technicien rejoint pour la saison 2018/2019 le banc du très controversé mais néanmoins ambitieux RasenBallsport Leipzig.

Leipzig, pour grandir avec le club

Fondé en 2005, ce club n’est pas apprécié par les amoureux du championnat allemand car il est « nouveau » et ne respecte pas la tradition allemande de « club populaire ». Leipzig reste néanmoins une des équipes les plus régulières de Bundesliga sur ces quatre dernières années. Et pour justifier ces ambitions nationales et européennes, quoi de mieux qu’un entraîneur pétri de talent. Un coach à l’image du club, jeune, ambitieux et sans limites. À Leipzig, la mayonnaise ne tarde pas à prendre entre Nagelsmann et ses joueurs. Au sein d’un effectif riche et talentueux (Werner, Kampl, Poulsen ou encore Nkunku pour ne citer qu’eux) Julian Nagelsmann arrive à tirer le meilleur de son groupe. À la clé, une équipe ultra séduisante et diablement bien organisée. En témoignent quelques gros cartons infligés comme le 8-0 face à Mayence ou le 6-1 face à Schalke 04. Mais c’est aussi sur la scène européenne que Leipzig prend une tout autre envergure. Le club allemand a mis au tapis le finaliste de la précédente édition de la Ligue des champions, Tottenham, en huitièmes de finale. Grâce à cette double confrontation parfaitement maîtrisée, Julian Nagelsmann devient le plus jeune entraîneur de l’Histoire à se hisser en quarts de finale de la Ligue de Champions, et permet à son club d’atteindre ce stade pour la première fois également. Avec la pandémie de coronavirus qui a durement frappé l’Europe, il est pour l’instant impossible de savoir où le RB Leipzig et son jeune entraîneur iront. La Bundesliga a repris ses droits et la saison devrait arriver à son terme d’ici fin juin, avec pourquoi pas un titre de champion pour Nagelsmann à la clé, histoire de confirmer sa montée en puissance depuis trois ans maintenant ?