Phase 1 du déconfinement : « Les résultats sont bons »

Edouard Philippe a annoncé la 2e phase de déconfinement sur le territoire national. Réouverture des bars, des restaurants et des écoles, fermeture des frontières extérieures de l’Union européenne, voici les mesures qui vont être appliquées dès le 2 juin.

« Les résultats sont bons sur le plan sanitaire », affirme Édouard Philippe à 17h à Matignon, lors de l’annonce des mesures d’assouplissement liées à l’épidémie. « Même si nous devons rester prudents, les données sont bonnes ». A compter d’aujourd’hui, tous les départements se trouvent en zone verte, à l’exception du Val d’Oise et de Mayotte. Édouard Philippe rassure : « la vitesse de propagation est sous contrôle et nous sommes là ou nous espérions être à la fin du mois de mai ». De nombreux lieux et locaux publics vont rouvrir à partir de ce week-end, le 2 juin et plus tard le 22 juin.

Toutes les écoles, les bars, les parcs et les musées seront ouverts sur les départements en zone verte et orange avec certaines restrictions. La limitation de 10 personnes par groupe sera maintenue et le respect des gestes barrières se fera en continu. Le ministre de l’Education nationale et le ministre de la Santé ont précisé les mesures concernant leurs dossiers respectifs.

Sur le plan de la Santé

Au cours de la phase 2, la liberté va devenir la règle et la restriction l’exception. « 4 indicateurs ont été mis en place », selon Olivier Véran. Tout d’abord l’incidence avec le nombre de personnes contaminées en 1 semaine sur 100.000 habitants avec un seuil d’incidence à partir de 10 personnes puis d’alerte à partir de 100.000 cas.

Le 2e indicateur est le taux de positivité des tests, c’est-à-dire les fameux tests PSR. Le taux moyen de tests positifs est de 1,9%, bien inférieur à celui du début de la crise.

Le 3e indicateur est le facteur de reproduction du virus. S’il est supérieur à 1, il est encore largement transmis au sein de la population. S’il est inférieur à 1, les cas sont moins importants et l’épidémie régresse. Enfin le dernier indicateur est celui du taux d’occupation dans les hôpitaux et le nombre de malades en réanimation. Ce taux est passé sous 40% donc sous le seuil d’alerte.

Une carte d’indication avec des départements en orange et vert précise l’évolution du taux de contamination du coronavirus. Ceux en orange présentent au moins 2 indicateurs au dessus du seuil de vigilance avec l’Île-de-France, Mayotte et Guyane. Chacun pourra effectuer des tests sérologiques. Plus de 80% sont délivrés en moins de 36 heures et entièrement remboursés par l’Assurance maladie. Toutefois, il ne doit pas changer le comportement des personnes car le risque de contamination persiste.

L’application STOP-COVID est encouragée et « mise à disposition des français ». Le Premier ministre assure que l’application est « anonyme et ne localisera jamais les français ». La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) l’a validé à 2 reprises. Celle-ci est gratuite et permettra d’être alerté rapidement, à partir du 2 juin.

Sur le plan de l’éducation et des loisirs

En ce qui concerne l’éducation, les loisirs et la vie sociale, pratiquement tous les lieux publics pourront rouvrir cet été :

  • Ecoles, collèges, lycées : Les écoles vont pouvoir rouvrir entièrement à partir du 2 juin. les parents devront accompagner leurs enfants au moins 1 fois dans la semaine.
  • « En zone orange nous accueillerons en priorité les élèves de 6e et 5e », confie le ministre de l’Education nationale. « Les élèves de lycées généraux et technologiques seront accueillis pour des entretiens en petits groupes. L’objectif est que tous les élèves aient eu un entretient d’ici la fin de l’année ».
  • L’épreuve de Français du Baccalauréat sera validé au contrôle continu, assure Jean-Michel Blanquer.
  • Un programme Sport Santé et Culture va être mis en place. Tous les lieux publics liés à ces loisirs et activités ouvriront le 2 juin en zone verte et le 22 juin en zone orange.
  • Bars, restaurants, cafés : Tous les bars et restaurants seront ouverts le 2 juin avec des restrictions temporaires : 10 personnes par table, distance minimale de 1 mètre entre les personnes et masque obligatoire pour le personnel et les clients en mouvement.
  • Parcs : Les parcs et jardins rouvriront dès ce week-end.

Ce qui reste interdit jusqu’au 21 juin

Des restrictions sont encore maintenues, jusqu’au 21 juin minimum. Les sports collectifs restent interdits. Les discothèques, salles de jeux et stades seront toujours fermés. Les cinémas rouvriront le 22 juin sur l’ensemble du territoire. Quant aux frontières avec l’Europe et au-delà, elles resteront fermées jusqu’au 15 juin. Un débat s’organisera avec l’Union Européenne par la suite avec les pays membres. La France s’est positionné comme favorable à la réouverture des frontières entre les pays européens. Les déplacements en métropole devront être justifiés par des motifs impérieux de regroupement familial ou professionnel.

Un nouveau bilan sur l’évolution des étapes de déconfinement et la propagation du virus sera rendu le 22 juin. Edouard Phillipe appelle à rester collectivement prudent et respecter les règles établies.

Les sushis : un mets japonais populaire

Les sushis sont, aujourd’hui, un des plats étrangers préférés des Français. faciles et rapides à consommer, ces petites boules de riz et de poisson cru ont une histoire.

Les sushis sont d’origine japonaise. Ils sont généralement consommés avec de la sauce soja, du wasabi et des lamelles de gingembre. Ce mets est entré dans le coeur des Français, mais beaucoup oublient l’histoire et la manière de manger un sushi.

L’histoire des sushis

Le sushi semble être apparu au V° siècle avant J.C, mais les historiens n’en sont pas sûrs. Le V° siècle avant J.C coïncide avec la date de l’importation de la riziculture au Japon. À cette époque, le riz servait à la conservation du poisson, grâce à la capacité d’absorption de l’eau. Cette manière de conservation aurait donné l’idée aux Japonais de combiner les deux mets pour faire un plat simple à manger. 

Au fil du temps, plusieurs types de sushis sont apparus : le nigirzushi, le makizushi ou encore le sashimi, qui sont les plus connus aujourd’hui.

Après la Seconde Guerre mondiale, les sushis étaient le mets des ouvriers. C’était simple et rapide à manger, les Japonais les prenaient en une seule bouchée. Bourrés de protéines, cela leur donnait l’énergie nécessaire pour reconstruire Nagasaki et Hiroshima suite au bombardement américain.

Aujourd’hui, pour avoir des bons sushis au Japon, il faut mettre le prix. La pêche de masse dans la mer du Japon a entraîné une pénurie, rendant le sushi très cher. C’est devenu aujourd’hui, un mets de marque avec une renommée internationale.

La composition et la manière de manger un sushi

Le Japon est très codifié dans le comportement de ses citoyens et notamment pour les repas.

Le sushi est composé principalement de riz et de poisson. Pourtant, on oublie parfois certains ingrédients comme le wasabi, l’algue ou encore le vinaigre. Le riz du sushi est vinaigré en premier. Pour le nigirzushi, on rajoute du Wasabi pour coller la lamelle de poisson au riz et apporter plus de punch. Pour le maki, on ajoute l’algue et parfois des légumes comme l’avocat ou le concombre.

Les Japonais consomment les sushis avec de la sauce soja salée, la sauce sucrée étant pour la viande, mélangée à du Wasabi. De plus, ils ne coupent pas le sushi en deux pour le manger, mais le prennent en entier. Ils utilisent aussi le gingembre pour se nettoyer les papilles. C’est-à-dire, à chaque fois que les Japonais changent de type de sushi (sashimi/maki/nigiri), ils prennent un peu de gingembre pour remettre leur papille a zéro, avec le goût fort du tubercule, pour apprécier le nouveau sushi qu’ils vont déguster. 

Là-bas, les sushis ne se limitent pas au saumon, avocat ou thon. Tous les poissons peuvent être à la carte du sushi : daurade, anguille, oursin, thon, saumon, cabillaud, poulpe, calamar, sèche, crabe, crevette… Toutes les sortes peuvent être à la carte d’un restaurant de sushi.