Grèves : le grand bilan avant Mardi 17 décembre

Les Français opposés à la réforme des retraites étaient dans la rue ce mardi 10 décembre. Après l’épreuve de force du jeudi 5 décembre, les manifestants prévoient de ressortir dans les rues, mardi 17 décembre. Bilan des mobilisations depuis le 5 décembre.

2 semaines de blocages, 2 semaines de colères. Depuis le jeudi 5 décembre, une dizaine de secteurs tournent au ralenti. Transports, énergie ou santé, tous s’inquiètent pour leur futur et celui de leurs enfants.

Les secteurs concernés

  • Transports

Ferroviaires : Côté SNCF, la CGT-Cheminots, SUD-Rail et l’UNSA ferroviaire ont appelé à un mouvement illimité dès le jeudi 5 décembre. La CFDT ne suivait pas cette décision, mais menaçait de s’y mettre si le gouvernement ne répondait pas à leurs attentes. À la suite des mesures annoncées par Édouard Philippe, la Confédération française démocratique du travail a décidé de s’inclure dans le mouvement dès le 11 décembre, avec cette phrase anecdotique de Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT : « la ligne rouge a été franchie ».

Wladimir est conducteur de trains, il fait grève depuis le 5 décembre. Il défend les régimes spéciaux, et dénonce les suppressions de postes.

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La RATP est aussi en grève. Depuis le début du mouvement de protestation, une dizaine de lignes de métro sont fermées, les lignes du RER fonctionnent au ralenti. Les non-grévistes qui assurent le service depuis le début de la grève, travaillent dans des conditions assez compliquée. Entre menaces et tensions, Mouss* est inquiet. « Tous les matins, je passe devant mes collègues qui manifestent au dépôt. C’est tendu, mais j’ai une famille à nourrir, je ne peux pas me permettre de manifester tous les jours ».

*Prénom changé.

Routiers : La CGT, Force ouvrière et Solidaires ont appelé à une grève illimitée dès le jeudi 5 décembre dans le transport urbain et routier de voyageurs, de marchandises et de fonds. L’appel concernait aussi les ambulanciers, les taxis ou les déménageurs. Pour ce lundi 16 décembre, FO, la CFCT, la CGC et l’UFR-CFDT, appellent à la grève. Les routiers s’inquiètent pour leur retraite, ils dénoncent la pénibilité de leur métier, pas assez rémunéré et fortement concurrencé.

Aériens : Trois syndicats d’Air France ont déposé un préavis de grève pour le 5 décembre. Depuis le 1er jour de grève, c’est ,en moyenne, 1 vol sur 4 qui a été annulé. 1 moyen-courrier sur 10 a été supprimé. Les syndicats du secteur aérien veulent dénoncer leur mécontentement face à la réforme des retraites.

  • Éducation

Éducation nationale : la plupart des syndicats enseignants ont appelé les 900.000 enseignants du premier et second degrés à effectuer la grève du 5 décembre. Selon le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, 51 % des enseignants du 1er degré, écoles maternelles et primaires, ont fait grève. 65 %, selon les syndicats. Dans les collèges et les lycées (2nd degré), plus de 40 % des enseignants ont fait grève, selon le ministère de l’Éducation. 75 %, selon le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré.

Les syndicats enseignants ont été rendre visite au Ministre de l’Éducation, vendredi 13 décembre : « les promesses ont été réaffirmées, notamment une sanctuarisation du niveau des pensions et une enveloppe conséquente qui sera consacrée aux revalorisations salariales à partir de 2021 ».

Étudiants et lycéens : Alors que le ministère de l’Éducation nationale a estimé à 19,41%, le taux de grévistes dans le secondaire le mardi 10 décembre, les étudiants étaient aussi de sortie. Les syndicats : FSE, UNL, UNEF, MNL, FIDL, Solidaire étudiant⋅es, L’Alternative, FAGE ont appelé à descendre dans la rue. Les revendications sont simples, lutter contre la précarité et contre la réforme des retraites.

  • Énergie

EDF, Enedis, RTE et Engie : : Trois des quatre syndicats (CGT, FO et l’alliance CFE-CGC-Unsa) ont appellé à la grève le 5 décembre, alors que les 140.000 électriciens et gaziers ont leur propre système. Ils ne veulent pas transformer leur régime, « nous avons un régime spécial de retraite à défendre » a déclaré Laurent Heredia, ​cadre chez RTE et secrétaire fédéral en charge de la démarche revendicative à la CGT sur Europe 1. Intensité électrique.

Bordeaux, Versailles, Béziers, Tulle, Limoges, ou encore Perpignan… Toutes ces villes ont été touché par des coupures d’électricité. C’est le nouveau moyen pour les grévistes de se faire entendre, et non voir… Ce sont des actions illégales, mais qui ne font pas peur aux agents.

Les tempêtes du sud-ouest « perturbent » la grève.

La fédération nationale des mines et de l’énergie (FNME) de la CGT, informe que les agents grévistes suspendent la grève : « depuis le 5 décembre, les électriciens et gaziers participent fortement au conflit social lié à la réforme des retraites voulue par le président Macron. Dans ce contexte, le syndicat CGT décide de suspendre temporairement le mouvement afin que les agents répondent présents pour assurer leur mission de service public. Temporairement… car pour la CGT, il est tout à fait légitime que les agents des Industries Electriques et Gazières se battent pour conserver leur droit et celle des générations futures au départ anticipé. Dans ces conditions plus que difficiles, peut-on imaginer faire ce genre d’interventions à 64 ans ».

  • Carburant

Raffineries : alors que les professionnels du BTP bloquaient, depuis le jeudi 28 novembre, des dépôts pétroliers dans l’espoir de conserver leur avantage fiscal sur le gazole, Mercredi, sept des huit raffineries françaises étaient bloquées. C’est ce qu’affirme le secrétaire fédéral de la CGT-Chimie, Emmanuel Lepine. « Il s’agit de raffineries Esso et Total, donc de salariés du privé ».

Si certaines stations sont en rupture de stock, il n’y a pas de pénuries de carburant. Mercredi, l’UFIP (l’Union française des industries pétrolières) nuançait les annonces de blocage de la CGT : « toutes les raffineries produisent normalement et la distribution est assurée par les stocks de réserves des deux cents dépôts répartis sur le territoire », assurait Francis Duseux, président de l’UFIP.

  • Propreté

Agents de propreté urbaine (Éboueurs) : à Brest, les tournées de ramassage des ordures ménagères ne reprendront pas ce lundi matin. En grève depuis le 4 décembre 2019, les 130 éboueurs qui réclament 200 € nets d’augmentation mensuelle, une reconnaissance de la pénibilité de leur travail et des vêtements réellement adaptés à leurs conditions de travail, continuent le bras de fer avec la collectivité. Le dernier rendez-vous n’a pas permis de reprise concrète.

Montpellier : les éboueurs de la société Urbaser sont en grève / © Alexis Delacour / Facebook : France 3 Languedoc-Roussillon

À Montpellier, depuis le 5 décembre, les poubelles implosent, les cartons s’entassent sur les trottoirs. Autour, des sacs plastiques remplis de déchets qui s’accumulent. Cette société est affectée, par la métropole, au ramassage des ordures ménagères du nord de la collectivité. Les salariés dénoncent un manque d’effectifs et des conditions de travail dégradées. Ils réclament des embauches pour être à deux sur les plateformes.

  • Santé

Hôpitaux : dans un contexte de grève des urgences qui dure depuis 8 mois, CGT, FO, SUD et le collectif Inter-Urgences ont relayé l’appel à la grève du 5. Les internes ont rejoint la grève à partir du 10 décembre. Une journée d’action spécifique est cependant programmée ce 17 décembre. « Nous nous sommes organisés collectivement pour assurer la continuité des soins dans les hôpitaux et les Ehpad », a assuré la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Depuis le lancement du mouvement de grève en mars, tous s’accordent à poser un même diagnostic. L’hôpital public étouffe, accompagné d’une hémorragie du personnel infirmier.

  • Justice

Avocats et magistrats : Conseil national des barreaux, Syndicat des Avocats de France (SAF), Syndicat de la Magistrature, SNEC PJJ, Snepap FSU, Solidaires Justice, CGT. Ils appelaient tous à la grève le 5 décembre.

70 avocats du barreau de La Rochelle-Rochefort étaient réunis, jeudi, dans les locaux de l’Ordre, rue Gargoulleau, en centre-ville de la Rochelle. / AUGÉ ROMUALD

Aujourd’hui, les avocats payent 14% de cotisations sur leurs revenus. Avec la réforme, le taux devrait doubler, passant à 28%, car en tant qu’indépendants, les avocats payeront à la fois la part patronale et salariale. En additionnant les autres charges, près de deux tiers de leurs revenus seraient alors ponctionnés. Plus de 95% des barreaux en grève vont manifester ce lundi 16 décembre. Un seul régime de retraite pour tous signifierait pour les avocats la fin de leur propre système.

Les avocats et les magistrats défileront ensemble mardi 17 décembre.

  • Forces de l’ordre

Police : les organisations ont annoncé jeudi 12, avoir obtenu le maintien pour tous les policiers, de leurs avantages pour des départs anticipés à la retraite, après un rendez-vous avec Christophe Castaner. Ce système permet notamment de partir à la retraite dès 57 ans. Ils attendent un courrier du ministère de l’Intérieur pour mettre fin définitivement à la suspension du mouvement de protestation.

Une initiative originale

@lestreamreconductible

Des joueurs de jeux vidéo, qui soutiennent la grève contre la réforme des retraites, ont débuté, jeudi 5 décembre à 10 heures du matin, un live sur Twitch, en diffusant des parties de jeux vidéo, tout en sollicitant des dons au bénéfice de l’intersyndicale. À cette heure, près de 80 000 euros ont été récoltés. Les streameurs ne lâcheront pas : « Nous allons tenir un live sur Twitch en relayant les actualités de luttes et en récoltant des fonds pour alimenter une caisse de grève intersyndicale. Tant que la grève continuera, nous continuerons d’occuper l’antenne, sur la chaîne « Le Stream Reconductible » créée pour l’occasion, et sur nos chaînes respectives ». Parmi les streameurs, MisterJDay ou encore Jean Massiet font partie de l’aventure.

Le secteur des jeux vidéo est aussi en grève , le STJV, Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo, a appelé l’ensemble des salariés de l’industrie du jeu vidéo et les étudiants, à faire grève le jeudi 5 décembre. Il proteste contre le projet de réforme des retraites et souhaite une amélioration du système actuel.

Qui Profite de la grève ?

Les cars « Macron » opérés par FlixBus et BlaBlaBus font partie de ceux qui profitent de la grève. Leurs réservations ont respectivement augmenté de 70% et 90% aux alentours du 5 décembre, début du mouvement de protestation. Dans les applications de covoiturage, Blablacar sort gagnante, Klaxit a augmenté de plus de 20 000 clients durant la semaine précédant le 5 décembre. C’était peut-être la meilleure solution pour les campagnards, et banlieusards, puisque la préfecture de police a annoncé mercredi dernier, « la reconduction des mesures autorisant la circulation des véhicules en covoiturage dans les voies réservées et dédiées aux bus et taxis ». Le Vélib offrait 1 mois d’abonnement jusqu’à ce dimanche 15 décembre, la fréquentation a d’ailleurs fortement augmenté lors des premiers jours.

Grève à la SNCF : « Pas de trêve pour Noël » ?

Le Premier ministre Édouard Philippe a détaillé mercredi son projet de réforme des retraites, qui n’a pas convaincu les syndicats. La CGT Cheminots accentue la pression sur le gouvernement et annonce de nouvelles journées de mobilisation.

Dans les transports, alors que la grève est entrée dans sa deuxième semaine, les perturbations continuent. « La grève continue parce que le gouvernement est droit dans ses bottes » s’est exaspéré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots, au micro de France Info jeudi 12 décembre. « Pas de trêve pour Noël, sauf si le gouvernement revient à la raison avant ça » a-t-il poursuivi. Mais cette volonté de poursuivre la grève n’est pas partagée par tous les syndicats.

Un avis contesté

« Il faut laisser la possibilité aux gens de rejoindre leur famille » pendant la période des fêtes, a estimé Laurent Berger, numéro un de la CFDT. Autre syndicat régulièrement classé par les “réformateurs”, l’Unsa refuse également la maintenance des blocages. Laurent Escure espère que « les Français ne seront pas ennuyés pour Noël ». Mais « cela dépend des organisations syndicales et de leur volonté de rester dans un mouvement qu’aujourd’hui, je ne pense pas utile. Il faut être autour de la table et discuter » a expliqué de son côté Olivier Dussop, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics.

Les conducteurs SNCF oubliés par la réforme ?

La demande de la CGT Cheminots de maintenir les mobilisations peut s’expliquer par rapport à l’impact que peut avoir la réforme des retraites à la SNCF. Selon une source interne au groupe ferroviaire, « 75% des conducteurs ne sont pas concernés par la réforme ». Un chiffre alarmant, d’autant plus que « 58% des agents sédentaires au statut » et « 44% des agents contractuels » (salariés hors statut) ne seraient pas concernés par la réforme, toujours selon cette source.

D’après un document interne obtenu par l’AFP, la direction et les syndicats de la SNCF étudieront « les modalités de transition vers le système de retraite universel » pour les salariés au statut de cheminot concernés, à savoir les conducteurs « nés après le 1er janvier 1985 ». Pour La CGT Cheminot, la démarche est donc claire : inciter le gouvernement à retirer ses modifications sur la réforme des retraites, sous peine de continuer à bloquer les transports. « La grève continue jusqu’à ce qu’on nous garantisse que le système actuel est maintenu, le système pour tous les salariés et qu’on entame des négociations pour l’amélioration de ce système » a annoncé Lauren Brun.

Des manifestations et rassemblements locaux sont prévus ce jeudi de Marseille à Paris, où un défilé doit partir de Nation.

Grève du 5 décembre : Résumé en Centre-Val-De-Loire

Plusieurs millions de salariés du public et du privé ont fait grève, ce jeudi, contre la réforme des retraites. Transports, Éducation nationale, hôpitaux, pompiers, policiers, avocats, éboueurs, énergie… La France a tourné au ralenti. Résumé de la journée en Centre-Val-De-Loire.

CENTRE-VAL-DE-LOIRE

Orléans

À 10h, l’intersyndicale Femmes du Loiret, Solidaires, UNEF, CGT, FSU se sont rassemblés sur le parvis de la cathédrale pour une « offensive féminine ». C’est donc en pleine matinée que le cortège s’élance. Un succès pour Orléans puisqu’environ 10 000 personnes ont défilé dans les rues d’Orléans ce jeudi. Ils étaient 15 000 selon les syndicats.

Tours

Les deux cortèges prévus sont partis à vers 10h. L’un de la Place Jean Jaurès et l’autre de la Place Liberté . 10 500 personnes se sont rassemblées ce jeudi 5 décembre contre la réforme des retraites du gouvernement, selon les forces de l’ordre. 12 000 pour les syndicats. C’est deux fois plus que la loi travail de 2016. 6000 personnes s’étaient rassemblées. 3 interpellés, ils avaientdes boules de pétanque et des masses.

info-tours.fr

Bourges

Plus de 6 500 manifestants ont été comptabilisés dans le département du Cher, près de 4 000 à Bourges.

Face à face est tendu entre les CRS et les manifestants. Quelques dizaines de manifestants ont essayé de rejoindre la préfecture du Cher, ils ont été empêchés par les forces de l’ordre. Les gaz lacrymogènes sont utilisés pour éloigner les manifestants.

Châteauroux

Plus de 8 000 personnes selon les syndicats, 5 500 selon la police. Gilets jaunes, syndicalistes, manifestants « sans étiquette »… La manifestation s’est déroulée sans heurts.

À 12h30, une assemblée générale est organisée. À la salle Roger-Dion, envisage-t-on la suite du mouvement ? Et demain ? Et ce week-end ? La réponse est : reconduite à demain.

SNCF/RATP : Quand allez vous arrêter de nous prendre pour des cons ?

Billet d’humeurNous l’avons compris, le monde est en transition. Nous passons d’une société industrielle à une société écologique. Toutefois, un problème se pose. Adapter l’humain au changement. Dans ce domaine, les transports en commun ont encore un gros travail à faire.

Jeudi 7 novembre, 8h50. Cela fait quasiment 1 heure que le quai est bondé. Quasiment 1 heure d’attente. 1 heure et aucun RER en direction de Paris. 9°C, il fait froid, j’ai énormément de mal à écrire, j’ai les doigts glacés. Je suis à Garges-Sarcelles, gare accueillant à bras ouverts le magnifique RER D. Vous savez, le RER sans climatisation en été.

Autour de moi, des fonctionnaires, des indépendants, des chômeurs, des artisans, des étudiants, des blancs, des noirs, des jeunes et des moins jeunes… Tous dans la même situation.

9h00, je chante le générique de la grande station RTL. Un RER est passé, il y a quelques minutes. Dès l’ouverture des portes, le chauffeur averti : « Mesdames, Messieurs, le train est complet ». Ça nous arrange pas.

9h01, je suis en retard depuis un quart d’heure.

J’en appelle à Valérie Pécresse, présidente de l’autorité organisatrice des transports de la région Île-de-France. Qui n’a pas caché que le mouvement qui débute le 5 décembre sera « une énorme galère pour les usagers ». J’en appelle aussi à : Alain Krakovitch, directeur de SNCF Transilien. Catherine Guillouard, directrice de la RATP. Grégoire Forgeot D’Arc, directeur du RER D, l’ensemble des directeurs de lignes et tous les syndicats.

Améliorez le dialogue social. Pensez aux voyageurs. Et pour certains, essayez le RER. 1 fois, seulement une fois. Vous pourrez ensuite reprendre Uber et taxis. Remarque démago, mais proche du réel.

Je suis prêt, afin de prouver ma bonne foi, à suivre tous les acteurs cités. Une journée avec chacun et chacune, retranscrit dans un reportage, montrant une totale transparence de votre travail et de vos engagements.

9h06, je suis dans un train.

Serrés, très serrés. J’entends discuter 2 voyageurs. (Voyageur 1) : « le 5 décembre, au secours », (Voyageur 2) « mais ils ont raison de faire grève pour nos retraites ». Chacun jugera.

Fini les discours, débutez les actions ! J’en appelle aux membres du gouvernement. Cessez de vous attaquer aux pauvres campagnards qui n’ont que la voiture pour se déplacer. Trouvez des solutions, c’est votre boulot. Cessez de vous attaquer aux banlieusards, adaptez les lignes, et ne privilégiez pas toujours les parisiens. Aucune envie de les opposer, mais les témoignages que je récolte dans le train, donnent un goût et un sentiment d’oubli et de mépris envers les habitants des banlieues parisiennes, nord et sud.

Le 5 décembre, ce sont les fonctionnaires qui débuteront la grève. Ne faites pas en sorte, que les usagers la finissent. Ce serait contraire à votre politique de lutte contre la fraude.

10h10, je suis arrivé à destination avec 1h30 de retard.