(Reportage) Montpellier : On sort ce soir ?

Alors que chacun apprend à vivre avec le Covid-19, les mesures qui visent à lutter contre sa propagation changent la façon de sortir des étudiants. Reportage au coeur de la vie universitaire de Montpellier.

En cette soirée de fin septembre, le soleil se couche plus tôt que les habitants de la ville. Malgré la baisse des températures de ces derniers jours, les montpelliérains restent fidèles à leurs habitudes festives et les bars ne manquent pas de clients.

20h05

La soirée commence à peine. Les premiers groupes d’étudiants se sont disséminés dans le bar et profitent des bières à trois euros de l’Happy Hour. Ici, malgré l’ouverture dès 19 heures, il faut attendre 22 heures pour que les salles soient pleines et que les terrasses se remplissent.

« Alors à partir de la semaine prochaine vous fermez à 22 heures ? » demande une cliente adossée au comptoir. Le serveur confirme. Mercredi, lors du point hebdomadaire d’Olivier Véran sur la stratégie de lutte contre le Covid-19, Montpellier a été classé en zone « Alerte renforcée », ce qui signifie que les bars vont devoir limiter leur activité au début de la soirée.

A partir de lundi 28 septembre, date d’application des mesures, les habitués regarderont avec nostalgie les mois qui viennent de passer, durant lesquels les sorties dans les bars étaient redevenues « à peu près » normales. Une normalité différente de l’avant-Covid, puisqu’elle s’accompagnait de nombreuses règles et interdictions imposées pour des raisons de sécurité sanitaire. La distanciation sociale, le port du masque, l’obligation de consommer assis en extérieur et l’interdiction de danser n’ont pas toujours été des mesures simples à respecter et ont nécessité des aménagements.

Au Barberousse, un bar à rhum à l’ambiance pirate, le symbole du « No Dancing » côtoie celui du port du masque obligatoire sur les affiches. Des tables et des tabourets ont été installés sur l’ancienne piste de danse. Chacun reste autour de sa table, et les fêtards ne peuvent que se dandiner sur leurs chaises au rythme de la musique. Pour respecter cette mesure spécifique à la préfecture de l’Hérault, la stratégie a été la même dans de nombreux établissements : réaménager ou condamner l’accès aux pistes de danse. Les boites de nuit, elles, restent fermées.

Quant à l’interdiction de consommer debout en terrasse, l’Alhambra, un bar latino, a trouvé comme solution de rentrer ses tables extérieures. Désormais, les verres sont servis et bus à l’intérieur dans la salle, une mesure qui se révèle plus efficace que les premières tentatives de rappel à l’ordre verbal par le serveur.

Les bars ne sont pas les seuls à avoir procédé à quelques modifications de leur quotidien. Certains étudiants ont aussi changé leurs habitudes de sortie. Abdallah, en Sciences du langage à l’université de Paul Valéry, admet qu’il sort moins qu’avant, plus qu’« une à deux fois par semaine maximum ». Lou, qui est dans le même master, continue à sortir dans les bars mais seulement en terrasse. Les deux privilégient les soirées en appartement chez des amis. « Ça a l’air assez simple mais l’air de rien, ça change pas mal les habitudes, c’est un peu moins de spontanéité et d’insouciance » explique l’étudiante.

22h30

La soirée continue, le comptoir a disparu derrière une foule qui attend pour commander ses bières. La salle se transforme en condensé de chaleur humaine qui rivalise avec l’atmosphère relativement froide de la rue. Tout le monde est debout, faute de places assises. Les clients fendent la foule, sans masque et verre de bière à la main, pour rejoindre le sous-sol de l’établissement.

Nicolas, étudiant en première année de licence, résume bien l’évolution des mesures barrières dans l’avancée de la soirée : « Je ressens la différence post-Corona dans les restrictions comme le fait qu’on me place à un endroit du bar dont je ne suis pas censé bouger. Mais honnêtement, après une certaine heure, on oublie les restrictions : le masque devient moins systématique par exemple

Dans la rue, quelques groupes zonent, pour fumer ou retrouver des amis. Ceux qui sont sortis tard de chez eux font la queue pour rentrer dans les bars populaires de la ville. Puis, une fois quelques bières et cocktails sifflotés, les soirées se poursuivent sur les places du centre-ville ou dans l’appartement d’une connaissance.

Les nouvelles soirées étudiantes

Comme le fait remarquer Audrey, une étudiante originaire de Nice : « Je ne crois pas que les restrictions auront beaucoup d’effet sur les soirées étudiantes, les étudiants commenceront leur soirée dans les bars et les finiront dans un autre lieu, chez les gens par exemple. » Elle rappelle l’après-confinement durant lequel la fermeture des bars et des restaurants n’a pas empêché les Français de se retrouver pour faire la fête.

Interrogé sur la question de l’after, le barman de El Andalus, un des cinq bars très fréquentés par les étudiants de Montpellier estime que « les gens vont s’adapter : les étudiants qui arrivaient vers 22h vont maintenant venir profiter de 19h à 22h avant la fermeture ». Nicolas n’est pas si optimiste. « Certains disent qu’ils veulent y aller plus tôt mais avec les agendas respectifs de chacun c’est infaisable ». Alors plus de sorties ? Pas vraiment. « Je pense que les soirées en appartement vont se multiplier ».

Crédit photo de Une : Laurène Godefroy

Pompéi, une cité à portée de clic

Hier s’ouvrait normalement l’exposition du Grand Palais sur la ville de Pompéi en Italie. Suite au confinement, la salle a décidé de mettre en ligne son exposition ainsi que la matérialisation de Pompéi telle qu’elle était avant. Un bon moyen de s’évader sans bouger de chez soi.

Hier devait s’ouvrir une exposition montrant un vrai travail de fourmi sur la reconstitution de Pompéi. Le confinement bloquant celle-ci, le Grand Palais, qui devait accueillir l’exposition jusqu’en juin, propose cette immersion aux Français grâce à internet.

Le Grand Palais espère malgré tout, pouvoir ouvrir ses portes physiquement pour l’exposition, même pour quelques semaines.

Pompéi, la ville martyre de l’Italie

Pompéi est une vieille ville italienne. Une partie moderne et habitée, une autre partie détruite depuis près de 3000 ans. Pompéi est connue pour être le plus grand chantier de fouilles au monde. Les archéologues découvrent chaque jour un nouveau quartier ou une nouvelle maison.

La ville a été détruite par l’éruption du Vésuve, le volcan situé à coté de la ville. Les villageois pensaient que c’était une simple montagne jusqu’à son explosion. L’éruption a recouvert pendant plusieurs heures, le ciel, de nuages de cendres, mais aussi la ville de Pompéi. Elle se retrouva couverte de pierres ponces brûlantes, détruisant maisons et rues, piégeant ainsi les personnes n’ayant pas pu s’enfuir de la ville. Beaucoup de personnes à cette époque pensaient avoir provoqué la colère du Dieu Neptune, maître de la mer et de la terre.

Les personnes ont été piégées dans la pierre. Aujourd’hui, on a découvert certains corps montrant les dernières expressions de douleur ou de peur sur les visages, montrant l’horreur de la situation, 3000 ans auparavant.

Les archéologues essayent aujourd’hui de reconstruire la ville pour montrer une vision proche de la cité sous l’Empire romain.

Depuis 3000 ans, le Vésuve est calme et s’est rendormi. Les scientifiques estiment que la probabilité d’une nouvelle éruption explosive n’est pas à exclure. Le Vésuve n’est pas endormi définitivement et peut très bien se réveiller brutalement comme il y a 3000 ans et causer autant de dégâts.