Liga Nos : 3 joueurs prometteurs à suivre au Portugal

La Liga Nos, championnat portugais, a repris ses droits depuis le mercredi 3 juin. Entre Porto, Benfica et le Sporting Lisbonne, la ligue regorge de stars mais aussi de jeunes pépites qui restent encore sous les radars, mais pour encore combien de temps ? Voici notre sélection.

La Liga Nos, comme les autres grands championnats européens, regorge de pépites encore plus talentueuses les unes que les autres. Trois d’entre elles ont particulièrement retenu notre attention.

1) Francisco Trincão

Il naît le 29 décembre 1999 à Viana do Castelo, dans le Nord du Portugal. Il rejoint les rangs du FC Porto dès ses dix ans. Tout ne va pas se passer comme prévu. « Je pense qu’il a mal vécu le changement de dimension entre le petit club de sa ville et le FC Porto. Les installations, la concurrence en interne, c’était très difficile pour lui … Il aimait jouer au football, mais il n’arrivait pas à se distinguer des autres. Il y avait d’autres gamins qui, à l’époque, avaient un rendement bien meilleur » se rappelle Humberto Costa, l’entraîneur des U10 de l’époque. Francisco Trincao décide de retourner dans son premier club. L’année suivante, il rejoint le SC Braga. Il devient une des plus grandes pépites du centre, jouant dès l’âge de 16 ans ses premières minutes avec la réserve. L’Europe va le découvrir à l’Euro U19. Trincao termine co-meilleur buteur (5 buts) et meilleur passeur (3 passes décisives) de la compétition. Il emmène ses coéquipiers vers la victoire, illuminant la finale face à l’Italie. La suite ne va pas être de tout repos. Le Portugais cire le banc lors des deux saisons suivantes. Il est victime d’une forte concurrence sur les ailes. Cette saison, Trincao s’est installé comme un titulaire régulier pour Braga, marquant 6 buts et adressant 4 passes décisives en Liga Nos. Le Barça ne manque pas cette opportunité et va l’acheter pour 31 millions d’euros. Son coéquipier et ancien joueur de Barcelone, Abel Ruiz, a décrit son style de jeu pour Mundo Deportivo : « Je dirais que Trincao ressemble à Messi, mais vous ne pouvez pas comparer n’importe qui à Leo. Il est l’ailier gauche typique qui a un bon dribble, quelqu’un qui est qualifié. S’il joue à droite, il rentre et frappe avec sa gauche. À gauche, il déborde et marque de nombreux buts « . Nous nous attendons donc à ce que l’ailier continue sur cette lancée.

2) Florentino Luis

Florentino Luis est né à Benguela, en Angola. Il grandit à Lisbonne et commence le football là-bas. Le Portugais rejoint le club de futsal GR Tercena. À 10 ans, le Benfica le recrute. L’ex-directeur de leur centre de formation, Jao Travalho, se souvient : « il a mis du temps avant de prendre la maturité nécessaire pour s’imposer. Sur ses premières années, ce n’était pas un joueur avec un super rendement, mais il a eu un déclic, et c’est à partir de ce moment-là qu’on s’est rendu compte de son immense potentiel ». À 17 ans, il intègre la réserve du Benfica Lisbonne. Les recruteurs vont le remarquer lors de l’Euro u17 puis l’Euro u19, tous deux gagner par le Portugal. Il porte le brassard de capitaine en demi-finale de cette compétition, face à l’Ukraine. Bruno Large, l’entraîneur du Benfica, décide de le convoquer en équipe première lors du match face au CD National. Il devient titulaire en Europa League face à Galatasaray et ne quitte plus le onze de départ jusqu’à la fin de saison. Florentino Luis impressionne les observateurs grâce à sa capacité à récupérer des ballons et à défendre proprement d’un côté du terrain. De l’autre, sa vision du jeu et sa qualité de passe en font une arme redoutable. Cette saison, avec la perte de Jao Felix, l’entraîneur a décidé de le reléguer sur le banc, privilégiant un profil plus créatif avec Adel Taarabt. L’arrivée de Julian Weigl au mercato d’hiver ne va pas l’aider à regagner du temps de jeu. Florentino Luis aura t-il l’occasion de démontrer tout son talent avec toute cette concurrence ?

3) Nehuen Perez

L’Argentin de 19 ans a eu une grande responsabilité dans la victoire de son équipe de Famalicão face au FC Porto hier soir. Il a réussi à contenir les attaques de Marega et Soares. Une qualité qu’il a apprise au futsal, au club de sa ville natale, le Club Social y Deportivo Quinta de los Pibes. D’abord attaquant, puis milieu de terrain, il va passer défenseur central lors de son arrivée chez les Argentinos Juniors. Il ne va plus quitter ce poste. Titulaire dans toutes les sélections nationales de jeunes, il va connaitre l’échec de l’Argentine lors de la Sudamericana 2017. Rafa la Casa, journaliste à l’Independiente, le décrit ainsi : « il a montré qu’il se distinguait par son aisance balle au pied et dans le jeu aérien, bien qu’il ait été difficile pour lui de gagner des duels dans la zone rivale« . Capitaine de la sélection argentine u20, il dispute trois matchs avec son équipe avant d’être transféré à l’Atletico Madrid pour 2,5 millions d’euros.

Cette saison, il est prêté au FC Famalicao où il enchaine les matchs, dont quelques prestations de haute volée, comme celle face à Guimarães ou le Sporting. Il veut suivre les traces de son compatriote Nicolas Otamendi, ou celles de Diego Godin. Il en a toutes les qualités pour.

Photo : Twitter SC Braga

F1 : plus de marche arrière, la saison est lancée

La célèbre course automobile est bien de retour, la direction a dévoilé un calendrier de 8 grands prix en 10 semaines et ça commencera le premier week-end de juillet 2020 pour la première course en Autriche. Une organisation sous le signe de la prévention, en raison du Covid-19, la sécurité doit être maximale pour les pilotes.

Un retour en arrière n’est pas envisageable. L’épidémie qui sévit actuellement dans le monde entier ne doit pas être un problème, quitte à mettre le coureur et donc l’écurie en quarantaine, et donc de déclarer forfait. Pour Chase Carey, le patron de la F1 : « Si un pilote est infecté, les écuries ont des pilotes de réserve », le test positif d’un pilote ne doit pas bloquer la saison. « Nous n’irions pas de l’avant si nous n’étions pas très confiants dans nos procédures (…) Nous encourageons les équipes à mettre en place des procédures ».

Une organisation en 80 pages

Formula One Groupe ne fait pas les choses à moitié, le groupe a rédigé un guide de 80 pages expliquant toutes règles et procédures à respecter. Rien n’est laissé au hasard pour empêcher une nouvelle propagation du virus. Pour rappel, au mois de mars dernier, un membre de l’écurie Mclaren avait été contrôlé positif au coronavirus, entrainant l’annulation de la saison ou plutôt sa mise en pause.

« Certaines choses ont encore besoin d’être discutées et validées (…) mais nous aurons des procédures en place pour qu’une infection ne conduise pas à une annulation et nous n’irons pas de l’avant  si nous n’étions pas très confiants dans celles-ci, dans notre expertise et dans notre capacité à fournir un environnement sûr à gérer les problèmes qui pourraient survenir ».

Le huis-clos et distanciation sociale privilégiés

Malgré la confiance du dirigeant américain sur l’organisation mise en place, les huis premières courses se dérouleront entre juillet et septembre à huis clos, enfin, pour le moment…

Pour des raisons sanitaires, il est actuellement prévu que les premières courses se déroulent à huis clos. La F1 et la FIA espèrent par la suite faire revenir les fans, lorsque les conditions seront optimales pour le permettre. « Les fans sont incroyablement importants » explique Chase Carey : « À bien des égards, nous courons pour les fans. Alors nous aimerions les voir sur ces Grands-Prix » a-t-il ajouté. Malgré ça, l’espoir de retrouver des fans dans la seconde partie de saison n’est pas à éviter. Celle- ci se déroulera en Asie, en Amérique et pour finir au Moyen-Orient. Mais la distanciation sociale ne s’arrête pas là, dans le paddock, le nombre de personnes sera aussi limité. Contrôles sanitaires pour les pays hôtes, puis sur place. Les écuries seront aussi isolées les unes des autres, du transport jusqu’aux hôtels.

« En raison de la fluidité continue de la situation Covid-19 au niveau international, nous espérons un total de 15 à 18 courses avant de terminer notre saison en décembre et nous attendons actuellement à ce que les courses d’ouverture soient des évènements fermés, mais espérons que les fans pourront à nos évènements lorsque cela sera sûr » annonce le communiqué de la F1.

(crédit photo mise en avant/ Tribune du circuit de Catalogne/ Mutari)

Roland-Garros : retour sur les rencontres mythiques du tournoi

Le tournoi annuel à Porte d’Auteuil aurait dû déjà commencer. Une semaine au lieu de deux, septembre au lieu de mai et très probablement à huis clos, le coronavirus n’épargne pas le monde du tennis. De Yannick Noah, en passant par Novak Djokovic, Dominic Thiem, jusqu’à la rivalité Nadal-Federer, revivez les plus gros duels et matchs qui ont marqué ce tournoi du Grand Chelem français… 

Ce mois de mai ne verra pas la légendaire compétition, Roland Garros. Non, pas de parapluies ni d’ola dans les arènes du court Philippe Chartier ou celui de Suzanne Lenglen.  Roland Garros, l’un des quatre tournois du Grand Chelem annuel se tiendra tout juste une semaine après la finale de l’US Open.

Yannick Noah vs Mats Wilander

2 heures et 25 minutes auront fallu à Yannick Noah n°6 du tennis mondial, pour remporter le Roland-Garros de 1983. Le Français impose son jeu dès le début de la rencontre contre le suédois Mats Wilander n°5 mondial sur le fameux court central. « Un superbe combat contre deux superbes garçons ». L’attaque et la volée, c’est ce qu’a privilégié Noah contre un adversaire subissant en fond de court. Offensif dès le début du match, le Français impose sa présence physique et enchaîne les points sur le n°5 mondial en s’imposant en 3 sets : 6/2, 7/5, 7/6. Deux balles de match suffiront à Yannick Noah pour gagner cette finale. Premier succès français depuis 37 ans…

Roger Federer vs Rafael Nadal

Incontestablement, lorsque l’on vous évoque Roland-Garros, vous visualisez la couleur ocre des terrains… mais aussi le classique duel Federer – Nadal. « Un match de légende » rime avec une finale entre le numéro un et le numéro deux, un certain mois de juin 2006. 22 ans qu’un tel match ne s’était pas produit sur le court central de Roland-Garros. Roger Federer n’a jamais battu Rafael Nadal à Roland-Garros, mais l’a toutefois dominé une fois de manière incroyable… À seulement 20 ans, Rafael Nadal remporte son deuxième Roland-Garros, privant son adversaire de remporter un quatrième titre majeur consécutif après Wimbledon, l’US Open et l’Open d’Australie. Alors que Federer prenait les trois premiers jeux, l’Espagnol s’est ressaisi rapidement. Après avoir commis de nombreuses fautes inhabituelles, l’espagnol inverse vite la tendance.  Alors mené 6-1 dans le match, « l’infatigable » se rattrape dès le début de la deuxième manche, prenant en seulement six minutes le premier jeu. En trois heures, l’Espagnol conclut le match et savoure alors son deuxième sacre après quatre sets très disputés (1-6, 6-1, 6-4, 7-6).

Roger Federer vs Novak Djokovic

Juin 2011, l’ « un des matches de l’année » sur le court Philippe-Chatrier. Roger Federer retrouve les demi-finales du tournoi devant un adversaire de taille, Novak Djokovic. Après un combat mythique de 3h39, le Suisse s’impose en quatre sets : 7/6 6/3 3/6 7/6. Les deux champions se rendent coup pour coup durant l’intégralité du match mais Federer aborde mieux les points importants. La légende Suisse remporte le match en quatre manches et empêchera « Djoko » d’égaler le record établi par John McEnroe en 1984 de 42 victoires consécutives. 

Novak Djokovic vs Andy Murray 

Une finale historique opposant le numéro un mondial, Novak Djokovic contre le numéro deux, Andy Murray. Juin 2016, c’est la délivrance pour Novak Djokovic. Les deux champions s’affrontaient pour la 34ème fois de leur carrière, et pour la 16ème fois en finale, mais une première à Porte d’Auteuil. Trois heures de jeu et Novak Djokovic remporte la finale de Roland-Garros en s’imposant contre Andy Murray (3-6, 6-2, 6-1, 6-4). Quatrième tentative en finale,  « Djoko »  remporte enfin le seul titre du Grand Chelem qui manquait encore à son palmarès.

Novak Djokovic vs Dominic Thiem 

Le 7 juin 2019, un seul mot pour la décrire, déception. Lors de ce match, deux légendes du tennis, s’affronte. Novak Djokovic, alors mené 3-1 dans la troisième manche du match se voit chanceux.

La fin de cette demi-finale 2019 est interrompue et reportée à cause des mauvaises conditions météorologiques. Le vent et la pluie empêchent aux deux joueurs de se départager pour la grande finale contre Nadal.

George Floyd : le combat continue

Un Afro-américain de 46 ans est mort lundi 25 mai à Minneapolis étouffé par un policier. L’indignation se propage, et des manifestations éclate dans les rues américaines. Pour les sportifs, c’est la mort de trop, les langues se délient, les dénonciations s’enchaînent.

Selon une étude, aux États-Unis 1 homme noir sur 1000 est mort tué par la police, soit 2,5 fois plus de risques qu’un homme blanc. Cette bavure policière ne fait que confirmer les chiffres. Tout est parti d’une vidéo diffusée aux USA montrant un policier écraser avec son genou le cou de George Floyd, incapable de bouger, l’Afro-américain a perdu connaissance avant de mourir quelque temps après. La méthode d’immobilisation utilisé par le policier, Derek Chauvin, est normalement interdite à New York ou encore à Los Angeles.

« S’il vous plaît, je n’arrive à respirer, mon estomac me fait mal, mon cou me fait mal, tout me fait mal ils vont me tuer ».

Poussant son dernier souffle, elles ont été ses dernières paroles, il sera emmené peu après à l’hôpital, trop tard. Cette vidéo a provoqué le licenciement immédiat des policiers impliqués dans cette interpellation, une enquête a été ouverte mais aucune poursuite n’a pour l’instant été prononcée. Un porte-parole affirmait lundi dans la soirée que George Floyd était sous l’influence de l’alcool ou de la drogue, résistant ainsi à l’interpellation qu’il a subie pour un délit mineur, c’est ce qu’expliquent les agents de police. Elle est cependant complètement remise en cause après la diffusion de la vidéo de la caméra de surveillance d’un restaurant juste à côté de la scène.

Ce drame est loin d’être le seul, d’autres individus noirs sont morts aux mains de la police, on peut noter Eric Garner en 2014, asphyxié à New York, Philando Castile en 2016, tué dans le Minnesota lors d’un banal contrôle de police ou encore Breonna Taylor en 2020, une ambulancière abattue dans son appartement après un faux avis de recherche. 

Des réactions en chaîne

Lebron James, Steve Kerr, Kyle Kuzma, Stephen Jackson, la planète NBA n’a pas hésité à réagir après ce terrible drame.

« Ce virus est parmi nous depuis plus de 400 ans. Et il n’y a toujours pas de vaccin » écrit l’actuel joueur des Los Angeles Lakers, Kyle Kuzma.

 

« C’est un meurtre. C’est révoltant. Sérieusement, qu’est-ce qui ne va pas chez nous ??? » tweet l’entraîneur des Golden States Warriors, Steve Kerr .

Quant à Stephen Jackson, George Floyd et lui était très proche, mais ce n’est pas qu’une simple relation amicale, les deux hommes se ressemblaient beaucoup. L’ancien joueur des Spurs et des Warriors n’hésitait pas à l’appelé « mon jumeau ». 

« Mon jumeau s’est empressé de me prévenir qu’il avait déménagé dans le Minnesota pour conduire des camions. Il savait qu’il avait besoin de déménager pour être la meilleure personne possible. Repose en paix mon frère. On va faire porter ta voix ».

D’ailleurs, l’équipier de Kyle Kuzma, Lebron James, a un rôle très important dans ces sujets. Très impliqué quand il s’agit de la communauté noire aux États-Unis, il n’hésite pas à le montrer encore en faisant le parallèle avec l’ancien joueur de football américain, Colin Kaepernick.

Un geste devenu symbolique

Aux États-Unis, des sportifs n’hésitent pas à dénoncer ces violences jugées inacceptables, et même sur le terrain, c’est possible, peut-être vous souvenez-vous de Colin Kaepernick, quarterback en NFL. En 2016, alors que l’hymne national retentit, l’Américain s’incline, il est le premier sportif à poser un genou à terre lors d’un moment si symbolique. La tradition voulant que les joueurs se lèvent et regardent vers le drapeau américain pendant le chant patriotique. Il réalise ce geste pour protester contre les bavures policières provoquant des morts chez les Afro-américains. 

« Je ne peux pas être fier devant le drapeau d’un pays qui opprime les noirs et les gens de couleur. Ce problème dépasse le football américain, il serait égoïste de ma part de détourner les yeux, il y a des gens qui meurent dans les rues et d’autres qui tuent et qui échappent à ses punitions » expliquait-il.

D’autres joueurs de la ligue n’ont pas tardé à suivre le mouvement, posant ainsi un genou au sol à chaque début de match. Malgré le soutien de son entraineur et de ses coéquipiers, il quitte l’équipe des San Francisco 49 ers, cela fait 4 ans maintenant qu’il n’a pas rejoué dans la ligue américaine de football. Cela démontre bien que le sport a un incroyable pouvoir, qu’il soit pour dénoncer ou pour mettre en avant des sujets controversés, entre autres. Leurs influences permettent de faire émerger certaines consciences, pour espérer peut-être, changer les choses, et rendre le monde plus juste.

Marco Rose, symbole de la mentalité allemande ?

Marco Rose est l’un des plus jeunes et des plus talentueux entraineurs du monde. Cette saison, avec le Borussia Mönchengladbach, l’entraineur allemand surprend de par les résultats et la qualité de jeu de son équipe. Retour sur la fulgurante ascension de l’Allemand.

« Marco peut entrainer partout, c’est le coach avec la plus grosse hype du moment, tout le monde parle de lui« . Jürgen Klopp, dans une interview pour Sky, s’est montré très élogieux à propos de son ancien joueur. L’entraîneur Allemand enchante la Bundesliga depuis le début de la saison. Son style de jeu très offensif a permis au Borussia Mönchengladbach d’avoir, à onze journées de la fin de la saison, le même nombre de points que la saison dernière.

Une carrière sans embûche

Originaire de Leipzig, il commence sa carrière de joueur dans sa ville natale. Après 13 ans au VfB Leipzig, l’ancien défenseur rejoindra Hanovre avant de finir sa carrière à Mainz, il y côtoiera pendant 7 ans son mentor, Jürgen Klopp. « J’ai passé beaucoup de temps avec Jurgen Klopp et c’était très sympa, se remémore-t-il, il nous à tous formé. Nous avons récupéré quelques idées footballistiques, mais au-delà de tout ça, c’était la manière dont il était avec nous[qui était important]« . Après sa carrière de footballeur professionnel, Marco Rose devient assistant d’entraineur avant de rejoindre la filiale Red Bull en Autriche. Il se verra alors confier les clés de l’équipe U16 du RB Salzbourg, dès sa deuxième saison, il hissera son équipe à la première place du championnat. L’entraîneur Allemand se fera également remarquer en gagnant l’unique Youth League du Red Bull Salzbourg en 2016/2017. Lors de cette édition il battra le PSG et le FC Barcelone. 4 ans plus tard, après de bons résultats à la tête des U16, Marco Rose est promu en tant qu’entraineur de l’équipe première. Les Autrichiens réaliseront alors le meilleur parcours de l’histoire du club en Europa League, ils perdront en demi-finale face à l’OM, en championnat ils seront de nouveau sacrés champions.

Développement de jeune talent

Le nombre de jeunes joueurs qui ont explosé sous les ordres de Marco Rose est conséquent. Sur cette longue liste les noms de Duje Caleta-Car ou encore d’Amadou Haidara y figurent. Ce n’est pas étonnant puisque selon Kevin Hatchard, commentateur et journaliste Anglais, il « passe énormément de temps à développer ses joueurs« . L’Allemand n’hésite pas à leur donner les clés du jeu. Sa campagne de Youth League en est le parfait exemple. Dans cette équipe pétri de jeune talents, il confie le milieu de terrain à Hannes Wolf, alors âgé de 17 ans. L’Autrichien est, à l’époque, considéré comme l’un des plus gros talents de la filiale Red Bull. Le milieu de terrain domine la compétition, la terminant ainsi avec 7 buts et 4 passes décisives. Au Borussia Mönchengladbach, il a fait de Florian Neuhaus et Denis Zakaria, deux jeunes joueurs en plein développement, des pièces importantes de son effectif.

Un tacticien hors pair

D’un point de vue tactique, Marco Rose suit la tendance des jeunes coachs allemands. Avec son assistant Rene Maric, ancien blogeur, il demande à son équipe d’attaquer au milieu du terrain. Cela leur permet de toucher l’attaquant et de créer des occasions franches. Sans le ballon, les équipes de l’allemand effectuent un contre pressing qui leur permet de le récupérer très rapidement. La Bundesliga a repris et Mönchengladbach espère accrocher la Champions League, afin de continuer leur progression. Hier, malgré le nul obtenu sur la pelouse du Werder Brême, les hommes de Marco Rose ont su profiter de la déroute du Bayer Leverkusen pour prendre la 4e place du championnat.

Alphonso Davies, la fusée canadienne en orbite

Alphonso Davies est la révélation de la saison côté bavarois. Mardi lors du klassiker opposant le Bayern Munich au Borussia Dortmund en Bundesliga, le jeune de 19 ans a été enregistré à 35,3 km/h lors d’une course fulgurante pour rattraper le norvégien Haaland se présentant alors seul face à Neuer. Du Canada jusqu’en Allemagne, retour sur la folle ascension de l’un des meilleurs latéraux gauche de la saison.

Il est canadien et se prénomme Alphonso Davies. Sa performance de mardi soir a permis à son équipe de l’emporter contre les jaunes et noirs sur le score de 1 à 0 grâce à un but de l’Allemand Joshua Kimmich.

Depuis le retour de la Bundesliga le week-end dernier, Alphonso Davies fait forte impression et n’arrête pas d’enchainer les bonnes prestations. Une bonne forme qu’il maintenait déjà avant l’arrêt du championnat.

Une incroyable précocité

On se demande bien jusqu’où va aller le Libérien. Car oui, Alphonso Davies est né de parents libériens dans un camp de réfugiés au Ghana en 2000, après que ces derniers aient fui la guerre civile au Libéria. Il a alors 5 ans quand il arrive au Canada. Malgré les problèmes financiers de ses parents, l’empêchant d’avoir une licence dans un club, il brille sur les terrains d’Edmonton et démontre tout son potentiel. Alors qu’il déménage à Vancouver, il ne tarde pas à attirer l’attention de la Major League Soccer et d’une équipe en particulier, les Whitecaps de Vancouver. Le club le recrute à l’âge de 14 ans.

Un an plus tard, alors âgé de 15 ans, Alphonso Davies devient le plus jeune joueur à évoluer en 3ème division nord-américaine de soccer et aussi le deuxième plus jeune joueur à jouer en MLS après Freddy Adu. Mais ça ne s’arrête pas là. Alors qu’il obtient la nationalité canadienne à 16 ans, il est convoqué en sélection nationale, de quoi lui donner des ailes.

Un aller-simple pour l’Allemagne

Pour sa dernière saison à Vancouver, il joue 31 matchs et affiche de belles statistiques, huit buts et dix passes décisives. Étincelant cette saison-là, Alphonso Davies sera transféré au Bayern Munch qui s’offrira les services du jeune « Phonzie » en juillet 2018 pour 20 millions d’euros, la vente la plus chère de toute l’histoire de la 1ère division américaine. Aujourd’hui, le numéro 19 file comme le vent sur le terrain et se voit donner le nom d’« Usain » par ses coéquipiers au Bayern. Son incroyable vitesse de pointe s’est faite remarquer contre Dortmund. Précédemment, le latéral gauche avait atteint les 34 km/h lors de la victoire de l’équipe bavaroise contre l’Union de Berlin le 17 mai dernier. Ses performances parlent pour lui : 4 buts et 8 passes décisives en 33 matchs toutes compétitions confondues.

Il a d’ailleurs récemment prolongé son contrat pour deux saisons supplémentaires le liant ainsi au club jusqu’en 2025. Un contrat qui lui permet de voir son salaire exploser et avoisiner les 5 millions d’euros par an.

Un joueur engagé

Alphonso Davies ne réalise pas de belles prouesses uniquement sur le terrain, mais aussi en dehors. À l’heure où le coronavirus commençait à se propager telle une trainée de poudre dans le monde entier, le joueur canadien avait lancé un appel aux dons le 28 avril dernier. Inquiet pour les réfugiés, il voulait aider ces derniers à « obtenir tout ce dont ils ont besoin » pour survivre face à l’épidémie de Covid-19.

« Il est évident que la distanciation sociale est difficile pour eux dans la mesure où l’on est serré dans les camps de réfugiés (…) or, si le coronavirus frappe l’un de ces camps, cela pourrait être un désastre. Je souhaite les aider autant que possible ».

À l’initiative du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, un tournoi virtuel sur le jeu PES 2020 avait été organisé. Davies était opposé au gardien bosnien Begovic, lui-même originaire de camps de réfugiés. 9000 € ont alors été récoltés à l’issue de cet évènement.

NBA : le Hall Of Fame en deuil

Jerry Sloan, l’iconique entraîneur des Utah Jazz entre 1988-2011,  est décédé ce vendredi 22 mai suite à la maladie de Parkinson à l’âge de 78 ans. Un ancien joueur (1965-1976) reconverti en entraîneur (1979-2011), qui a su donner une nouvelle définition du mot fidélité après avoir passé 24 années à la tête d’une équipe de NBA.

Sa carrière d’entraineur n’a pas été la seule à s’enrichir au fil des années. Forcé d’arrêter sa carrière à cause d’une blessure au genou en 1976, il réussit à être 2 fois All Star. Il restera la proie préférée des Bulls de Michael Jordan, il s’inclinera deux fois lors des finales NBA en 1997 et 1998 contre l’équipe du célèbre numéro 23.

C’est via un communiqué que la franchise a rapporté son décès : « Il fera toujours partie de l’organisation de l’Utah Jazz et nous nous joignons à sa famille, ses amis et ses fans pour pleurer sa perte. Nous sommes tellement reconnaissants pour ce qu’il a accompli ici et pour les décennies de dévouement, de loyauté et de ténacité qu’il a apporté à notre franchise ».

413 fautes techniques

C’est un record toujours inégalé en NBA. En tant qu’entraineur, sa dureté sur le terrain ne l’a jamais quitté. Clamer sa colère sur les arbitres pendant les matchs n’était pas un travail de tout repos et surtout lorsque celle-ci avait des conséquences. Mais ce comportement ne date pas d’aujourd’hui.

Il porte bien son surnom de « The Original Bull » (« Le Premier Bull »). En tant qu’arrière, il tiendra une moyenne de rebond impressionnante (8,8 par match) sur ses 10 années passées aux Bulls, une statistique qui démontre toute sa dureté en défense et son énergie pour aller chercher le ballon au contact de nombreux joueurs.

C’est en 1988 que l’ancien joueur d’un mètre quatre-vingt-treize prend les rênes de la franchise de Salt Lake City. Le bilan ? Il conduit son équipe 20 fois en play-offs dont 15 ans d’affilé. De quoi apporter le respect unanime de tous les professionnels du métier sur sa capacité à emmener une équipe au sommet. Malgré cela, il ne sera jamais élu entraîneur de l’année, probablement à cause de son engagement trop important et de ses excès comportementaux lors de certaines rencontres.

Le Premier N°4 des Chicago Bulls

Son maillot est maintenant placé au-dessus du vide, situé sous le toit de l’United Center où le chiffre 4 rayonne depuis 1978 avec la lumière des projecteurs. Mais avant cela, Sloan a intégré la toute première équipe des Chicago Bulls (Création en 1966). Le joueur américain a su prendre le taureau par les cornes et y rester pendant 10 ans. 

Il n’a pas abandonné la bannière très longtemps car entre 1977 et 1979, il occupe le poste d’entraîneur adjoint, puis d’entraîneur entre 1979 et 1982.

Jerry Reinsdorf, actuel propriétaire du club, déclare tout son respect pour Jerry Sloan via un communiqué : « Jerry était le visage des Bulls depuis sa création et jusqu’au milieu des années 70 (…) Un grand joueur, un entraîneur élu au Hall of Fame et surtout une personne formidable », il ajoute « nos sympathies vont à la famille Sloan et à ses nombreux fans ».

Un coach victorieux

Il est le 4ème entraîneur le plus victorieux dans l’histoire de la NBA, comme quoi, le 4 est vraiment son chiffre porte-bonheur.

« Jerry a eu impact incroyable sur la franchise. Ses 1223 succès, 20 qualifications en Playoffs et deux en finales, sont des accomplissements fabuleux » indique la franchise.

Il restera comme l’un des coachs les plus iconiques et respectés de l’histoire de la ligue américaine. Dans le classement, seuls Don Nelson, Lenny Wilkens et l’unique Gregg Popovich se placent devant lui. Il n’aura subi que 803 défaites dans sa carrière, de quoi démontrer à tous qu’il a bien sa place parmi les légendes de la NBA.

Premier League : un protocole sanitaire pour le retour aux entrainements

Désormais, les clubs de la Premier League sont autorisés à reprendre leurs entrainements. Cependant, ils doivent respecter un protocole qui a été envoyé par l’instance directrice de la première division en Angleterre (PL) et qui permettra la reprise du championnat à huis clos et en trois étapes.

Les joueurs des clubs anglais ont reçu un protocole, de la part de la Premier League, qui détaille les mesures sanitaires à respecter, en vue de la reprise des entrainements, ce mercredi 20 mai. Le document a été publié par The Telegraph, quotidien d’information britannique. En une seule page, le guide envoyé par mail, explique comment va se dérouler la première étape du « Training routine » (Routine d’entrainement). Seuls des petits groupes sont autorisés à rentrer dans les centres d’entrainement, lors de cette première étape.

Garder la distanciation sociale

« Les joueurs ont la possibilité maintenant de reprendre les entrainements en gardant la distanciation sociale », chacun d’eux doit adopter de nouveaux comportements, pour privilégier « le bien-être des joueurs et de leurs familles ». Ils devront alors, rejoindre leurs centres d’entrainement de manière individuelle et avec la tenue appropriée. Des mesures de distanciation sont à appliquer dans les parkings. Les vestiaires resteront fermés, seules « les toilettes et les lavabos » seraient accessibles. Dans le document , il est recommandé de désinfecter tout équipement « après chaque usage ».

Des tests pour chaque joueur

Des tests au Covid-19 sont à envisager sur chaque joueur, deux fois par semaine et un relevé de température avant chaque entrainement est obligatoire. En cas de présence de symptômes, la personne ne pourra pas accéder au centre. Les clubs devront eux aussi délivrer aux joueurs des guides propres à eux qui expliquent les mesures sanitaires à prendre en considération dans leurs enceintes d’entrainement. Selon ce même document, la PL envisage des discussions avec les entraineurs et les capitaines des équipes cette semaine pour évoquer les modalités du passage à la deuxième (Entrainements collectifs) et troisième étape (Reprise des matchs à huis clos).

The Last Dance : quand les vérités éclatent au grand jour

The Last Dance, disponible sur Netflix depuis le 20 avril, est bel et bien la série du moment. Consacrée à la légende du basket Michael Jordan, cette mini-série est devenue le documentaire sportif le plus vu dans l’histoire de la télévision. Malgré un engouement incroyable de la part des fans et de la critique, certains joueurs sont en revanche déçus de la série et dénoncent une mauvaise reconstitution des faits par moments.

Les chiffres de la plateforme de streaming sont impressionnants. Environ 23,8 millions de familles ont regardé les huit premiers épisodes de la série. Un chiffre qui ne manque pas de faire écho au principal héros du documentaire, Michael Jordan : « Le 23 a toujours été son chiffre porte-bonheur » explique Netflix.

Un succès mondial qui ne va cesser de croître avec l’arrivée des deux derniers épisodes très récemment. Mais ce n’est pas tout, les amateurs du ballon rond et de l’ex-star des Chicago Bulls aux États-Unis pourront avoir accès à la série à partir du 19 juillet sur Netflix, ESPN ayant déjà diffusé les épisodes en avant-première.

En revanche, on est beaucoup moins positif du côté des anciens joueurs de la NBA, qu’ils soient passés par la franchise des Bulls ou non. 

« 90 % de ce qui y est raconté est bidon »

Ce sont les propos forts tenus par un ancien équipier du célèbre de Michael Jordan, Horace Grant. Alors qu’il il était invité mardi 19 mai sur le plateau de la chaîne américaine ESPN, il n’a pas hésité une seule seconde à mettre en avant les « mensonges » racontés par Michael Jordan dans le documentaire.

« Je dirais que c’était divertissant, mais nous savons, nous les coéquipiers qui étions là, qu’à peu près 90% de ce qui est raconté est bidon par rapport à la réalité ». « Ce n’est pas la réalité, parce que beaucoup de choses que Jordan a dites à certains de ses coéquipiers résulte de réponses » à son égard. « Mais tout cela a été coupé au montage du documentaire, si vous voulez appeler ça un documentaire ».

Cette réaction provient d’un fait bien précis, une déclaration de l’ancien meneur des Bulls. D’après lui, son ex-coéquipier aurait été l’une des principales sources du livre « The Jordan Rules » (Jordan la loi du plus fort). Ce best-seller raconte de l’intérieur et dans les pas de Michael Jordan, le quotidien des joueurs de la franchise de l’Illinois avec les « secrets du vestiaire ». « Mensonge, mensonge, mensonge » rétorque MJ. « Il sort ce truc mensonger en disant que j’étais la source ».

L’ancien des Bulls a toujours affirmé protéger les secrets du vestiaire et n’aurait jamais eu l’envie de les dévoiler au grand public.

« On parle de personnes qui ont gagné six titres en huit ans, et on essaie de trouver la petite bête »

C’est la déclaration de Toni Kukoc, le joueur croate qui a avoué avoir découvert avec « The Last Dance » la tension qu’il existait entre Jerry Krause, l’ancien manager général des bulls et et l’entraineur Phill Jackson. Il a quand même décidé de prendre la défense de Jerry Krause qui est impliqué dans de nombreux tourments. « Jamais il ne se mettait en avant, en disant qu’il avait construit cette équipe, ou fait ci ou ça. Il ne parlait que de la franchise ». « Les gens qui n’étaient pas là, disent que son égo a tout détruit, qu’il a cassé cette dynastie » ajoute-t-il.

Rappelons qu’il était aux rênes d’une équipe six fois championne de NBA. Il est le seul à avoir réussi cet exploit dans le monde du basket.

Scottie Pippen « meurtrie »

D’après le journaliste d’ESPN David Kaplan, l’ancien coéquipier de MJ n’a pas du tout apprécié la façon dont il est présenté dans la série. Et là encore, il est question du célèbre numéro 23, et plus précisément de certains commentaires dont il est à l’origine. 

Sur la saison 1997-98, « The Last Dance » nous révèlent la gestion de la saison de Scottie Pippen qui est jugé comme un joueur « égoïste » car il a repoussé une opération à sa cheville pour être éloigné des terrains plus longtemps, et donc mettre pression sur les dirigeants et obtenir un meilleur salaire. À l’époque, Jordan touchait 36 millions de dollars quand Pippen en touchait que 2 millions. Comme dirait Draymon Green, joueur des Golden States Warriors, « cela n’a pas de sens ». Ce dernier n’a d’ailleurs pas hésité à se ranger aux côtés du numéro 33 pour prendre sa défense.

Parmi toutes ces critiques et ses réactions, certaines sont encore vives dans les esprits. Des langues se délient et les chaînes se brisent pour rétablir les vérités qui n’empêcheront pas le documentaire d’atteindre les sommets.

Haaland et Havertz … Les deux nouvelles pépites de la Bundesliga

Du haut de leur 19 ans et 20 ans, Erling Haaland et Kai Havertz ont déjà conquis le football allemand. Ces deux jeunes prodiges, aux statistiques qui font parler d’eux, sont désormais des éléments indispensables dans leurs clubs et sont destinés à un brillant avenir.

Le football allemand est connu pour être un championnat formateur. Erling Haaland et Kai Havertz n’ont pas dérogé à la règle. Nul ne sait comment se déroulera le mercato estival. Cependant, une chose est sûre. Ces deux prodiges feront partie des joueurs les plus courtisés. PSG, Real Madrid, Bayern ou encore Barcelone… Quelle seront leurs prochaines destinations ? En attendant, on vous propose un récapitulatif de leurs débuts en professionnel jusqu’à aujourd’hui. Vous allez rapidement comprendre pourquoi avons-nous à faire à deux monstres.

Erling Haaland, le prince norvégien

Erling Haaland fait ses débuts en 2015, sur les terrains de la 4ème division norvégienne en équipe réserve, avec le club de Bryne Fotballklubb en Norvège. À seulement 16 ans, il fait déjà forte impression en inscrivant 18 buts en 14 rencontres. En février 2017, il rejoint le Molde FK qui joue en D1 norvégienne. En 26 matchs, il inscrit 13 buts : un but tous les deux matchs en moyenne, lors de la première moitié de la saison. Cette année-là, il découvre l’Europa League avec le Molde FK et marque 4 buts lors des phases qualificatives.

Le passage au Red bull Salzbourg

C’est au RB Salzbourg que le joueur va poursuivre sa carrière et se faire ensuite remarquer par les grandes écuries européennes. Recruté par le club autrichien en janvier 2019, contre 10 millions d’euros, Haaland ne dispute que cinq matchs lors de la deuxième partie de la saison 2018/2019. Il gagne progressivement ses galons de titulaire, à l’aube de la saison 2019/2020. L’ascension est fulgurante, et là encore, les chiffres donnent le tournis.

Il démarre la saison par un triplé inscrit en coupe contre Parndorf. Lors des sept premières rencontres en championnat, il inscrit onze buts. Jusque-là, il fait totalement exploser les conteurs de son équipe. Pour ses débuts en Ligue des Champions lors de la phase de poule, il inscrit un triplé contre le KRC Genk (Belgique) en 45min. Suite à cette rencontre, il devient le troisième joueur le plus jeune de l’histoire à marquer trois buts dans un match en C1, à 19 ans et 58 jours, derrière Wayne Rooney (18 ans et 340 jours), et Raul (18 ans et 113 jours).

En décembre 2019, il est élu meilleur joueur de l’année en Autriche. Le prodige n’a pas tardé à confirmer les attentes placées en lui et affiche déjà des statistiques affolantes, dignes des plus grands.

Sa confirmation au Borussia Dortmund 

En décembre 2019, le Borussia Dortmund officialise l’arrivée pour quatre saisons d’Erling Haaland, meilleur buteur de la coupe du monde des U20 de 2019 avec la Norvège (17 buts et 4 passes décisives en 9 matchs avec un nonuplé symbolique contre le Honduras).

Lors de sa première rencontre sous le maillot du BVB, il rentre à la 56e minute. Trois minutes de jeu de jeu et il inscrit déjà un but. En vingt minutes il inscrit un triplé permettant à son club remporter la rencontre (5-3). Il est le huitième joueur (tout âge confondu) à inscrire un triplé lors de sa première apparition et le seul de toute l’histoire du tournoi à l’avoir fait en première période. Un vrai renard des surfaces, chirurgicale devant les cages. Il enchaine ensuite avec deux doublés, face à Cologne FC et l’Union Berlin. Il est alors à sept buts en trois matchs, à seulement 19 ans. C’est le premier joueur dans l’histoire du BVB à marquer sept buts en trois rencontres.

Des statistiques affolantes

Le 4 février; il fait monter ses statistiques à 8 buts avec le club en quatre matchs. Six jours après, il marque de nouveau un but contre le FC Francfort en championnat. Lors de la huitième finale aller de la ligue des champions, il brille en inscrivant un doublé face au Paris-Saint-Germain, permettant à son club de remporter le match 2-1 à domicile. À la fin de cette rencontre, il est élu homme du match, puis joueur de la semaine en LDC. À la fin du mois, il sera élu pour la deuxième fois en Allemagne, rookie of the month.

Le joueur enregistre 13 buts en 12 rencontres sous le maillot du Borussia Dortmund, avec 10 réalisations en neuf matchs de championnat, une en coupe d’Allemagne et deux en Ligue des Champions. Il est le deuxième plus jeune joueur à atteindre 10 buts en LDC, après Kylian Mbappé.

Kai Havertz, le prince allemand

Courtisé par tous les grands clubs européens (Real Madrid, Barcelone, Bayern Munich…), Kai Havertz est l’une des plus grandes promesses du championnat allemand. Le milieu offensif du Bayer Leverkusen est le plus jeune joueur de l’histoire à atteindre le cap des 100 matches en Bundesliga.

Des débuts prometteurs

Née à Aix-la-Chapelle le 11 juin 1999, Kai Havertz joue pour Alemannia Mariadof jusqu’en 2009, avant de signer à Alemannia Aachen puis de rejoindre le Bayer 04 Leverkusen, l’année suivante. En équipes de jeunes, il confirme tous les espoirs placés en lui. En B-Juniors-Bundesliga, lors de la saison 2015-2016, l’allemand réalise une saison pleine, ce qui lui vaudra une prolongation de son contrat jeune. A l’époque, il devient le plus jeune joueur du club à faire son apparition en championnat. Lors de la saison 2016-2017, Kai Havertz est très sollicité par l’entraîneur du groupe professionnel, il dispute 24 matchs pour un total de 4 buts et de 6 passes décisives. Il marque son premier but en professionnel le 2 avril 2017 et remplace un certain Julian Brandt en tant que plus jeune joueur de l’histoire du club. Il est même désigné par les membres du club comme le joueur de la saison.

Un véritable magicien

Dans la continuité, il signe son premier contrat pro avec le Bayer 04 Leverkusen le 3 juillet 2017, jusqu’en 2022. En sélection nationale, il joue avec les jeunes depuis 2014. Etincelant en club, Kai Havertz voit ses performances lui ouvrir les portes de l’équipe A, le 9 septembre 2018. Il n’est pas sélectionné pour la Coupe du monde mais ne quittera plus l’équipe après. Joachim Löw voit en lui le futur de l’Allemagne. Depuis, le milieu offensif allemand, apprécié pour sa polyvalence et sa palette technique impressionnante s’affirme comme la pierre angulaire du système de Peter Bosz. 10, 9, 8 ou ailier, peu importe sa position sur le terrain, l’allemand d’1m89 sait se montrer décisif. La saison dernière, Kai Havertz s’est révélé aux yeux du monde entier, avec 17 buts et 4 passes décisives en 34 matchs. Il a d’ailleurs enregistré un record révélateur de sa précocité.

Il n’a cessé d’épater. Cette saison, il confirme encore. Son doublé lundi dernier contre le Werder Brême en est la preuve. Mais le prodige allemand aurait décidé de passer un cap en rejoignant un des géants européens dès la saison prochaine. Affaire à suivre, donc.