Un mercato estival agité pour le PSG ?

Covid-19 ou non, le mercato annuel et estival se prépare comme à son habitude dans la planète football. Il pourrait s’annoncer très agité pour le Paris Saint-Germain. Des fins de contrat pour Thiago Silva et Cavani, une volonté d’avoir « plus de responsabilités » pour le numéro 7 parisien Kylian Mbappé. L’effectif parisien pourrait connaitre un bouleversement inédit cet été… Ou pas.

Alors que tous les clubs de football doivent, dans le contexte du moment, trouver des solutions pour rester stable économiquement, le Paris Saint-Germain s’apprête à voir ses « gros joueurs » partir… Mais aussi pour laisser la place à de nouvelles arrivées.

Kalidou Koulibaly pour succéder à Thiago Silva ? 

Koulibaly. C’est le nom qui revient le plus souvent pour palier le futur départ de Thiago Silva en défense centrale, le brésilien qui va voir son contrat s’expirer en fin de saison.  Le roc sénégalais, Kalidou Koulibaly, devrait quitter Naples cet été. Les dirigeants parisiens sont actuellement en négociation avec leurs homologues italiens pour préparer ce transfert qui pourrait faire beaucoup de bien dans la charnière centrale parisienne. 

Pour Thiago Silva, tout est encore flou. Le capitaine est en fin de contrat dès le 30 juin prochain. Mais Jérôme Rothen, ancien joueur du PSG et consultant pour RMC, croit à une prolongation de contrat pour le défenseur de 35 ans. Coté droit, Thomas Meunier pourrait également prendre ses valises et s’envoler vers une nouvelle destination pour laisser sa place au produit du centre de formation parisien Colin Dagba. Quant au défenseur malien du stade Rennais Hamari Traoré, il serait sur les petits papiers des recruteurs parisiens.

Quel avenir pour la « MCN » ?

Le fameux trio Mbappé, Cavani et Neymar, souvent décrié pour son manque de complémentarité, pourrait être dissous cet été, à en croire toutes les rumeurs. Convoité par le Real Madrid, Kylian Mbappé ne devrait pourtant pas quitter le Paris Saint-Germain. Selon le quotidien sportif espagnol, AS, l’ancien monégasque serait d’accord pour prolonger son contrat qui expire en juin 2022 mais à une seule condition : « inclure une clause libératoire pour permettre au Real Madrid, qui aimerait le recruter en 2021, de faire sauter le contrat ».

Le contrat d’Edinson Cavani prend fin le 30 juin prochain. Pour Jérôme Rothen, « Marquinhos va reculer en défense pour remplacer Thiago. Aux dernières nouvelles, Thiago et  Cavani devraient rester». El Matador devrait donc prolonger au PSG même si un retour en Italie est évoqué dans certains médias : « Un retour au Napoli a semblé être une option, mais la piste la plus chaude mènerait Cavani vers l’Inter ». PSG ou Inter, l’avenir de Cavani est donc encore très incertain.

Il y a des nouvelles également pour le cas Neymar. La star brésilienne, qui souhaitait absolument faire son retour au FC Barcelone l’an passé, restera bel et bien au PSG malgré les tentatives catalanes. Toutefois, le Barça resterait très intéressé mais n’aurait pas les moyens de le ramener au Camp Nou. Il n’est donc pas exclu de voir la MCN rester au PSG, de quoi rassurer les supporters rouges et bleus.

Un échange Icardi – Douglas Costa ? 

L’attaquant argentin Mauro Icardi pourrait rejoindre officiellement la Juventus la saison prochaine à en croire la presse sportive. Acceptant un potentiel échange de joueurs avec le club italien, Leonardo, directeur sportif du Paris Saint-Germain, a ciblé l’ailier Turinois Douglas Costa. La Juve ne cesse de montrer son intérêt pour le numéro 18 parisien. 

Des avenirs encore incertains…

Un milieu de terrain pour renforcer l’entrejeu ? Le PSG discute encore avec la Juventus de Turin pour Miralem Pjanic. De son côté, pour le latéral droit portugais Nelson Semedo, la piste d’un potentiel recrutement du PSG s’éloigne de jour en jour. Le joueur de 26 ans serait finement emballé par l’idée de rejoindre les Citizens de Pep Guardiola.

Ces derniers jours, la piste de Lautaro Martinez était évoquée dans la presse étrangère. C’est finalement vers Barcelone que l’Argentin se tournerait en « zappant » le PSG. Pour renforcer le milieu de terrain de l’effectif parisien en cas d’échec sur le dossier Pjanic, c’est le lyonnais Houssem Aouar qui serait dans le viseur de la cellule de recrutement parisienne.

Haaland, potentiel remplaçant de Kylian Mbappé ?

Selon le quotidien sportif madrilène Marca, le Paris SG serait fortement intéressé par le jeune Erling Braut Haaland, le buteur du Borussia Dortmund.

Il serait probablement recruté en cas de départ de Kylian Mbappé du coté du Real Madrid si une offre alléchante proposée par les madrilènes viendrait changer la donne. Mais attention, le Norvégien de 19 ans coûte désormais très cher. Selon un autre journal espagnol, AS, pour recruter Haaland avant l’été 2022, soit deux ans avant la fin de son contrat avec le club allemand, il faudrait débourser plus de 120 millions d’euros. Mais le Borussia est, lui, bien décidé à garder sa pépite.

Quel bilan tirer de la reprise du football en Allemagne ?

Après plus de deux mois d’arrêt, liés à la pandémie de Covid-19, le football a repris. Ce weekend, tous les passionnées du ballon rond avaient les yeux braqués sur la Bundesliga, le championnat allemand.

La Bundesliga était le premier championnat parmi le big-five européen à rouvrir ses stades ce week-end, depuis l’interruption totale des matches sur l’ensemble de l’Europe au mois de mars. Une reprise particulière, qui a offert du spectacle en dépit des contraintes entrainées par les mesures sanitaires comme les stades vides ou encore la distanciation sociale entre les joueurs …

Les résultats sportifs

La reprise de la 26ème journée a fait vivre aux amateurs de la BL un spectacle inédit en termes de prestations et de résultats. Après 10 semaines sans compétition, le championnat a repris samedi après-midi, avec à l’affiche le derby de la Ruhr opposant le Borussia Dortmund à Schalke 04. Un choc qui s’est terminé par la victoire grandiose des jaunes et noirs (4-0), et ce, sans le Mur Jaune qui fait habituellement vibrer le Signal Iduna Park. Un succès qui permet au club de poursuivre sa course au titre avec le FC Bayern et de se maintenir à 4 points de son rival.

Le Borussia Mönchengladbach (actuellement 3ème au classement) espère lui aussi pouvoir rattraper les 6 points qui le sépare des Bavarois avant la fin du championnat. L’essentiel a été assuré pour l’équipe d’Alassane Pléa qui s’est défaite facilement de l’Eintracht Francfort (3-1) samedi soir avec notamment une réalisation de l’ancien niçois, 37 secondes seulement après le coup d’envoi de la rencontre. Une victoire avec la manière. Le RB Leipzig et le Bayer Leverkusen (4ème et 5ème) continuent eux aussi leur course au titre. Après une victoire (1-4) contre l’avant dernier du classement le Werder Brême, le Bayer Leverkusen se retrouve à 8 points du Bayern Munich, leader.. Quant au RB Leipzig (51pts), le club accumule du retard après son match nul concédé samedi contre Fribourg.

En quête d’un huitième titre consécutif de champion d’Allemagne, le Bayern a repris sa saison comme elle s’était arrêtée mi-mars, avec une seizième victoire à clé, en 17 rencontres, toutes compétitions confondues. Ce dimanche, sur la pelouse de l’Union Berlin, les bavarois se sont imposés (2-0) sans trop de difficultés mais sans convaincre pour autant. Un score qui leur a permis d’élargir l’écart avec le 2ème, 3ème, 4ème et 5ème du championnat. En Bundesliga, nous sommes à deux journées seulement du choc opposant le Bayern Munich au Borrusia Dortmund, qui pourrait déterminer en grande partie le classement final. Le Bayern part favori et avec une longueur d’avance grâce à ses 58 points.

Des protocoles sanitaires inédits

Pour répondre aux conditions sanitaires actuelles, les organisations allemandes du football ont dû adopter des protocoles qui limitent toute forme de rassemblement et de contact avec autrui, pour éviter toute propagation du virus.

Les six matchs qui restent à jouer cette saison devraient se dérouler à huis clos. Ce weekend, les stades allemands étaient inhabituellement vides et sans public. Une sensation étrange puisque ce championnat nous a toujours habitué à des ambiances plus folles les unes que les autres. Seules 300 personnes, dont une poignée de journalistes, étaient autorisées à pénétrer dans les enceintes, au prix d’un contrôle de leur température corporelle à l’entrée.

Une place occupée sur deux, avec port obligatoire du masque… Telle est la mesure adoptée par les clubs allemand sur les bancs de touche pour éviter aux remplaçants et aux staffs techniques de rester trop proches les un des autres. Par défaut de place, d’autres se sont installés en tribune. Ce protocole s’inscrit dans le cadre du respect des règles de distanciation physique.

Un record à la télé allemande 

Selon un rapport émis par le site spécialiste dans l’industrie de la télévision allemande DWDL, les chaines détentrices des droits TV de la Bundesliga ont enregistré ce weekend plus de six millions de téléspectateurs. Des chiffres anormalement élevés pour les matches de Bundesliga, mais qui traduisent l’excitation des amateurs de foot d’avoir pu revoir un match après deux mois d’absence.

Sky Sport, le diffuseur officiel du championnat dans le pays, a battu ses records d’audience. Samedi, aux coups d’envoi des rencontres, les chaines payantes annexées à Sky sport ont attiré 3,68 millions de spectateurs, soit le double par rapport aux chiffres habituels. 2,45 millions de personnes ont aussi suivi le multiplex sur le canal gratuit de la chaine. Un Canal qui a décidé de rendre accessible à tous les allemands les multiplexs des deux premiers samedis de la reprise.

Alors que la LFP a acté jeudi 30 avril l’arrêt définitif de la saison 2019/2020 de la Ligue 1 Conforama, la Bundesliga reste le seul championnat majeur en Europe à avoir repris. La Liga (Espagne) et la Premier League (Angleterre) devraient eux aussi reprendre et apparaitre sur nos écrans le mois prochain. Le Calcio (Italie), qui devrait lui reprendre le 13 juin, va encore devoir attendre une semaine de plus, suite à une décision gouvernementale qui prévoit une reprise de l’activité sportive dans le pays qu’à partir du 14 juin.

L’OM, Champion’s Project ou Reconstruction Project ?

À l’Olympique de Marseille, même quand tout va bien sur le plan sportif, les coulisses arrivent à animer le football français. Le départ d’Andoni Zubizarreta, directeur sportif du club, en a surpris plus d’un. Un départ qui pourrait bien précipiter une énorme tourmente au sein de la direction olympienne.

Le 14 mai sonne le glas pour le directeur sportif de Marseille, Andoni Zubizarreta. Dans la soirée, ce dernier apprend que la direction a décidé de rompre son contrat, qui courait jusqu’en 2021. Même si un « commun accord » a été trouvé pour ce départ, cette décision montre bien les tourmentes dans lesquelles les dirigeants de l’OM, dont Jacques-Henri Eyraud, doivent faire face. Car Marseille n’est pas un club comme les autres. Après une qualification en Champion’s League obtenue pour la saison prochaine, une première fois depuis 2013, la saison 2020/2021 de l’OM s’annonçait sous les meilleures hospices.

Un départ non sans conséquences

Ces derniers jours, les rumeurs concernant un rachat du club par le prince Saoudien Al-Walid Bin Talal faisaient miroiter aux supporters, l’idée que le club puisse se mettre à concurrencer son rival numéro 1, le Paris Saint-Germain. Finalement, ce rachat n’était qu’une simple rumeur et la réalité a vite rattrapé le rêve. Le départ d’Andoni Zubizarreta, unanimement reconnu comme un homme de talent, a fortement fragilisé le vestiaire, mais aussi décrédibilisé la direction. Suite à cette annonce, André Villas-Boas, l’entraîneur de l’OM a été très affecté et a d’ailleurs refusé la prolongation de son contrat. Le technicien portugais a toujours clamé que son avenir au club était « intimement lié » à celui d’Andoni Zubizarreta. Un départ qui pourrait en entraîner un autre ? L’hypothèse est plus que probable. Il faut dire que la direction instable de l’OM y est pour beaucoup. En effet, Andoni Zubizarreta qui, rappelons le, est quand même passé par l’Atletic Bilbao et le FC Barcelone, n’a jamais eu à Marseille, la liberté qui faisait autrefois de lui, ce directeur sportif si talentueux. Pour beaucoup, ce départ précipité est un immense gâchis, tant « Zubi », comme il était surnommé, était à l’origine de l’arrivée de « bonnes pioches » comme Luiz Gustavo Valentin Rongier ou encore André Villas-Boas. Aujourd’hui, le Basque ne fait plus partie de l’organigramme de l’OM. Et si André Villas-Boas empruntait le même chemin ?

Qui pour le(s) remplacer ?

Si la direction olympienne assure que le départ de Zubizarreta était dans l’air du temps depuis l’automne 2019, aucun travail pour trouver son remplacement n’a été commencé. Le président Jacques-Henri Eyraud pourrait bien voir sa charge de travail être doublée si André Villas-Boas venait à quitter le navire, ce qui semble être, malheureusement, plus que probable tant le technicien Portugais est déçu. Si peu de noms ont circulé pour remplacer Andoni Zubizarreta, plusieurs noms circulent déjà pour succéder à André Villas-Boas qui, lui, n’est pourtant pas encore parti. Ainsi, Christophe Galtier, entraineur du LOSC, a été sondé, de même que Leonardo Jardim actuellement libre de tout contrat, mais aussi… Bruno Génésio ! En effet, l’OM a pris des renseignements sur l’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais, sans toutefois entrer directement en contact avec celui qui exerce actuellement en Chine.

Quoi qu’il en soit, le départ d’Andoni Zubizarreta entraîne (déjà) des complications au sein du club, alors que la saison 2020/2021 s’inscrit pour l’instant en pointillés. Mais l’Olympique de Marseille reste fidèle à lui même… Même quand tout va bien, il existe une manière de se compliquer la vie !

Les championnats de football bouleversés par le covid-19

Suspendus depuis plus de deux mois à cause de la pandémie mondiale du coronavirus, certains championnats vont peu à peu reprendre. Mais à quel prix ? Les nouvelles règles sanitaires et l’enchaînement des matches risquent de faire baisser les conditions et le niveau de jeu.

Cette semaine a sonné l’heure de la reprise pour les footballeurs de nombreux clubs, qui ont retrouvé les terrains d’entraînement. Mais les règles de distanciation sociale ne sont pas pour autant mises de côté. Les joueurs sont tenus de respecter un écart minimum de 1m50 entre eux. Les contacts sont donc interdits. Aucune poignée de main, aucun tacle… Des mesures compliquées, qui s’appliquent dans le cadre d’un sport collectif.

D’autres règles supplémentaires seront mises en place lors des rencontres. Les footballeurs auront l’interdiction de cracher, d’échanger leur maillot ou encore de fêter un but collectivement. Chaque joueur devra amener sa bouteille d’eau personnelle. Les poignées de main d’avant match seront également bannies, et le masque sera obligatoire pour les entraineurs et les remplaçants qui seront sur le banc de touche.

Quel impact sur le niveau de jeu ?

Après une si longue interruption et des entraînements sous une nouvelle forme, beaucoup s’inquiètent quant au niveau de jeu qui sera proposé sur les pelouses. C’est le cas d’Adi Hütter, entraîneur de l’Eintracht Francfort. « Si vous avez joué au football, alors vous savez que les matches après quelques semaines de préparation ne sont pas les mêmes que les matches de la saison. Les matches ne seront peut-être pas d’une grande qualité au début car beaucoup de choses seront nouvelles », a-t-il déclaré en conférence de presse.

En Angleterre, les tacles seront prochainement bannis aux entraînements, a indiqué ce mardi soir la BBC. On apprend également que les ballons, les cônes, les drapeaux de corner, les poteaux et les terrains seront désinfectés après chaque séance d’entraînement. Avec de telles restrictions physiques, que doit-on s’attendre en matière de qualité de jeu sur les terrains, sachant que le football est un sport collectif et de contact ?

Le nombre de changement augmenté

Dans un communiqué, l’IFAB, l’instance qui détermine les règles du football, a déclaré amender la loi 3 de manière temporaire. Les équipes pourront maintenant procéder à cinq changements par matches, au lieu de trois. « Cet amendement, qui entre immédiatement en vigueur, a pour but d’aider les équipes à faire face à un calendrier condensé et des conditions météorologiques différentes, deux éléments pouvant avoir un impact sur le bien-être des joueurs », indique l’IFAB.

Afin d’éviter de perturber le cours du match, chaque équipe pourra effectuer ces changements lors de trois arrêts de jeu au maximum, ainsi qu’à la mi-temps. Les organisateurs des compétitions sont libres de mettre en place ou non cette option à la reprise de leur championnat. La ligue allemande de football, où la Bundesliga va reprendre le 16 mai, a adopté cet amendement et va être la première à utiliser le système cinq remplacements. Cette nouvelle règle s’appliquera aussi en Espagne.

Les championnats pourront également décider d’abandonner ou non l’assistance vidéo pour les rencontres restantes. Une décision qui pourrait impacter la manière d’arbitrer. Certains pensent que l’absence de supporters va permettre aux arbitres de mieux se concentrer et de ne pas être influencé par la réaction du public.

Les athlètes français face au report des JO de Tokyo

Les Jeux olympiques d’été ont été reportés pour cause de Coronavirus. Comme Kevin Mayer, le double champion olympique de judo, Teddy Riner a difficilement vécu l’annonce du report des JO de Tokyo mais cette décision semblait inévitable.

Une « décision logique » pour Nikola Karabatic, l’emblème du handball français. Un « c’est reculer pour mieux sauter, il faut positiver », pour la star française du tatami, Teddy Riner. Les athlètes français doivent affronter cette réalité économique.

L’Euro de football, le grand prix de Chine de formule 1 et le Tour de France reporté

L’année 2020 marquera le monde entier, notamment le monde sportif. Le gouvernement japonais envisage pour la première fois un report des Jeux olympiques de Tokyo. Le 24 mars dernier, le Comité international olympique (CIO) a fixé les nouvelles dates des Jeux olympiques de Tokyo. Les JO se dérouleront du 23 juillet au 8 août 2021 a déclaré le président du comité d’organisation japonais Yoshiro Mori lors d’une conférence de presse à Tokyo.

« Ceux qui dépriment doivent faire la part des choses et être responsables »

Pour Teddy Riner, « Les JO, le sport, c’est ma vie, mais on attendra un an. Le temps que les autorités sanitaires règlent ce problème ». La star de 2m04 s’est dite peinée de la situation, « C’est reporté d’un an il faudra faire avec. Mais ça va être encore plus difficile parce qu’un an de plus ça veut dire encore plus d’heures d’entraînement. C’est pour la médaille d’or. C’est reculer pour mieux sauter. Il faut positiver ».

« Si les JO avaient été maintenus, cela aurait été des sous-Jeux » déclare Thierry Zintz, vice-président du Comité olympique belge.

Un scénario exceptionnel. Les JO n’avaient pas connu un tel enclin dans l’histoire moderne. Depuis sa création en 1896, la compétition n’a été annulé qu’à trois occasions. Durant les Guerres Mondiales (en 1916, 1940 et 1944) et cette année pour cause de guerre sanitaire. Toutes les compétitions sportives sont actuellement suspendues en raison de la pandémie du Covid-19.

NBA : La descente aux enfers de Delonte West

Ancien joueur NBA du côté de Boston et de Cleveland entre autres, Delonte West serait devenu SDF. Une vidéo choc postée mardi tourne sur les réseaux sociaux. On y voit l’intéressé, tenir des propos incohérents, les mains menottées dans le dos, quand la police du Maryland l’interroge suite à une bagarre qu’il aurait eu.

L’ancien meneur de jeu des Celtics a été retrouvé errant dans les rues de Washington après avoir été tabassé par un individu. Sur les vidéos, West semble mal en point, tenant des propos incohérents, criant des propos injurieux et répétant plusieurs fois « je n’en ai rien à foutre » aux forces de l’ordre. Le policier qui a filmé et rendu publique la vidéo a immédiatement été suspendu. L’homme de 36 ans avait déclaré en 2009 souffrir de problèmes mentaux et notamment de troubles bipolaires. Depuis sa retraite en 2015 West refuse de se faire aider par des professionnels et la preuve en est, il n’arrive pas à s’en sortir. 

Jameer Nelson un ancien coéquipier visiblement très touché par la situation de West, s’est exprimé sur twitter :  « Je suis malade de voir Delonte comme ça dans les vidéos. Pour répondre aux gens qui me contactent sur sa situation… Nous pouvons seulement prier pour lui et sa famille puis espérer qu’il va recevoir une aide adaptée. Beaucoup de gens ont des maladies mentales et ne le savent pas, avant qu’il ne soit trop tard. Si vous avez des problèmes mentaux, émotionnels ou physiques, il faut en parler à quelqu’un ». 
La NBA prend l’affaire très au sérieux et devrait d’ici les prochaines semaines fournir une aide médicale appropriée à Delonte West.

WRC : Ogier rebondit chez Toyota

Une semaine après avoir annoncé son départ de chez Citroën et suite au retrait du constructeur français, Sébastien Ogier s’est engagé ce mercredi avec Toyota pour la saison 2020 de WRC. Le sextuple champion du monde des rallyes fera équipe avec le Gallois Elfyn Evans et le jeune Finlandais Kalle Rovanpera (19 ans). Lire la suite « WRC : Ogier rebondit chez Toyota »

José Mourinho : toujours là où on ne l’attend pas !

Le technicien portugais, José Mourinho, s’est engagé mercredi matin avec Tottenham. Nommé à la tête des Spurs après le renvoi de Mauricio Pochettino, l’entraineur de 56 ans rejoint son troisième club anglais après Chelsea et Manchester United. Un spécialiste de la Premier League qui aime étonner le monde du football.

Un peu moins d’un an après son départ des Red Devils, le retour de José Mourinho sur un banc était attendu et évoqué à de nombreuses reprises. Un temps candidat pour reprendre le flambeau de Bruno Génésio à Lyon ou plus récemment pour remplacer Unaï Emery à Arsenal. C’est finalement dans un autre club du nord de Londres que « The special one » a signé. Avec Tottenham, le natif de Setúbal entrainera pour la troisième fois un club anglais dans un championnat qu’il affectionne particulièrement. Arrivé en 2004 à Chelsea puis revenu dans ce même club en 2013 après un passage à Milan et Madrid, Mourinho s’était engagé en 2016 avec Manchester United. Avant de quitter le club au bout de deux saisons.

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José Mourinho lors de son officialisation mercredi matin (Twitter : @SpursOfficial)

Durant ces onze mois d’absence sur un banc de touche, le Portugais s’est mué en consultant pour RT, Bein Sport ou encore SkySport sans faire l’unanimité. Lui-même l’avoue, il était impatient de revenir sur les terrains : « J’étais juste en train de m’amuser. Le moment où je suis entré dans le football professionnel, c’est quand j’ai eu le déclic. Maintenant, c’est sérieux. Et ça l’a toujours été, jusqu’à aujourd’hui. Non stop. Et maintenant j’ai arrêté, au lieu d’en profiter. Mais je ne peux pas m’en réjouir. Ça me manque » avait-il déclaré lors d’une interview télévisée en août dernier.

Tottenham, un choix surprenant

Amoureux du football anglais, Mourinho était très attendu du côté d’un nouveau club de Premier League. La rivalité qu’il possédait avec Arsenal durant les années Wenger, en faisait un candidat étonnant du côté des Gunners. Mais sa signature chez les Spurs l’est d’autant plus que l’ancien joueur professionnel ne mâchait pas ses mots quand il parlait de Tottenham sur le banc de Chelsea. En 2015 le double vainqueur de la Ligue des Champions déclarait : « Je ne pourrais jamais entraîner Tottenham… J’aime trop les fans de Chelsea ! ». Trois années plus tôt, c’est le milieu des Spurs, Dele Alli, qui s’exprimait sur le Portugais : « Je ne suis sûrement pas le seul à penser que Mourinho est surcôté et arrogant…Cela lui donne juste l’air d’un mauvais manager, j’espère ne jamais travailler avec lui ».

Premiers mots de José Mourinho lors de sa signature mercredi : « Je suis ravi de rejoindre un club avec un tel héritage et des supporters aussi passionnés. La qualité de l’équipe et de l’académie m’excite. Travailler avec ces joueurs est ce qui m’a attiré ». Tout va effectivement très vite dans le football.

Mourinho a également choisi de renouveler presque intégralement le staff de Tottenham. Joao Sacramento, adjoint de Christophe Galtier à Lille, rejoint son compatriote à Londres accompagné de l’entraîneur des gardiens du LOSC, Nuno Santos. The Special One est aussi parti piocher des anciens collaborateurs de l’époque où il entrainait le Real Madrid ou encore Manchester United. Ce nouveau challenge s’annonce difficile pour le Portugais qui va devoir réveiller un club pointant à la 14ème place du championnat, alors qu’il ne possède pas les faveurs des supporters.

Où en sont les Français en Formule 1 ?

Le Grand Prix du Brésil qui s’est déroulé dimanche 17 novembre a vu le Français Pierre Gasly prendre la deuxième place de la course. Le premier podium de sa jeune carrière qui marque une disette de quatre années pour les pilotes tricolores en Formule 1. L’occasion de faire un état des lieux des français en F1.

Deux pilotes de l’hexagone sont présents cette année sur les lignes de départ des championnats du monde de F1, Romain Grosjean et Pierre Gasly. Esteban Ocon fait également bien partie d’une écurie de la compétition, mais concours comme pilote d’essai. Focus sur la saison des Français en Formule 1.

Pierre Gasly

Twitter : @lequipe

L’année 2019 avait bien débuté pour le natif de Rouen. Pour sa troisième saison en Formule 1, Pierre Gasly s’était vu offrir une place de titulaire chez l’une des écuries phares du circuit, Red Bull Racing. Aux côtés de Max Verstappen, le jeune pilote de 23 ans connaît des débuts compliqués avec une onzième place lors du Grand Prix inaugural de Melbourne. Après une huitième place et des premiers points inscrits à Bahreïn, le Français obtient son premier « meilleur tour » en course durant le GP de Chine. Gasly retrouve des couleurs et conforte une bonne sixième place au classement général, en terminant successivement sixième en Espagne et cinquième à Monaco. Le 14 juillet, comme un symbole, il réalise sa meilleure performance en prenant la quatrième place du Grand Prix de Grande-Bretagne.

Suite à de grosses difficultés trois semaines plus tard en Hongrie, où il se fait prendre un tour par son coéquipier, le Normand se fait retirer sa place de titulaire au volant de la RB15. Au profit du Thaïlandais Alexander Albon, Gasly est rétrogradé dans l’écurie « réserve » pour qui il avait déjà conduit les années précédentes en F1, la Scuderia Toro Rosso. Durant les Grands Prix qui suivent, le Français continue sur sa lancée en terminant huitième à Singapour et septième au Japon.

Dimanche dernier, à l’occasion de l’avant-dernière course de la saison, Gasly éblouit l’hexagone en prenant, pour la première fois de sa carrière, une deuxième place en championnat du monde. Au terme d’une course folle marquée par les accrochages entre les deux Ferrari de Vettel et Leclerc, et celui entre Hamilton et Albon, le jeune pilote français envoie un message fort à Red Bull Racing. Il devient à 23 ans et 9 mois le plus jeune pilote français à monter sur le podium d’un Grand Prix de F1.

Romain Grosjean

Twitter : @le10sport

L’ancien coureur de chez Lotus connait des saisons difficiles depuis son arrivée chez Haas. Treizième en 2016 et 2017 puis quatorzième en 2018, Romain Grosjean espérait retrouver le sourire cette saison, ce qui s’avère être le contraire. Actuellement 18ème du classement des championnats du monde de Formule 1, le Franco-Suisse n’a marqué que huit petits points au cours de la saison. Des dixièmes places en Espagne et à Monaco lui permettent de marquer ses premiers points de l’année. Au GP de Grande-Bretagne, il est contraint à l’abandon après un accrochage avec son coéquipier Kevin Magnussen dès le premier tour. C’est déjà son cinquième abandon de la saison, beaucoup trop pour espérer revenir au classement général. Il se rattrape deux semaines plus tard en terminant neuvième du Grand Prix d’Allemagne et en prenant les points pour la septième place, grâce à des pénalités infligées à deux pilotes devant lui.

grosjean
Romain Grosjean à bord de sa monoplace Haas VF-19 durant le Grand Prix du Brésil

Contre toute attente, son écurie Haas F1 Team décide de le prolonger pour une cinquième saison consécutive, suite à sa onzième place à Singapour. Au terme d’un énième abandon en Russie et des résultats ne dépassant pas la treizième place (Japon, Brésil), Romain Grosjean a exprimé dimanche sa colère à la télévision : « J’essaie vraiment de ne pas dire de gros mots, mais vraiment, quelle année de m… Honnêtement, il y a tout qui va mal. Je fais la course de ma vie, j’étais comme ça du début à la fin, je n’arrivais même plus à respirer dans la voiture, à fond, à fond, à fond. On a fait des miracles aujourd’hui, avec les températures de piste, pour se maintenir là où on était. Après, quand on n’a pas de chance. On prend un satané « safety car » au moment où il ne faut pas et lors du « restart », Sainz me pousse dans l’herbe comme un sale. Voilà. C’est une année de misère. » Une nouvelle saison à oublier pour le pilote de 33 ans.

Esteban Ocon

Twitter : @le10sport

Le Français de 23 ans est considéré comme l’un des pilotes les plus prometteurs du circuit. Pourtant il y a un an, son écurie, pour qui il concourait en Formule 1 depuis 2017, décide de le remplacer par Lance Stroll, fils du nouveau propriétaire. Après trois saisons au plus haut niveau et des résultats prometteurs (8ème et 12ème en 2017 et 2018), le natif d’Évreux s’engage avec Mercedes où il travaille en tant que troisième pilote de l’écurie.

Ce poste lui permet notamment d’être présent à chaque Grand Prix de la saison aux côtés des équipes de Lewis Hamilton et Valtteri Bottas afin d’emmagasiner de l’expérience : « J’ai appris beaucoup de Mercedes cette saison. J’ai vu un côté totalement différent de l’histoire par rapport à ce que l’on voit normalement en tant que pilote. L’expérience que j’ai gagnée cette année sera utile au reste de ma carrière. J’ai par exemple appris beaucoup cette saison de la part des autres membres de l’équipe, ainsi que la manière dont ils vivaient les week-ends de course. » s’est-il exprimé dans NextGen-Auto.

De l’expérience que le Français pourra mettre en pratique la saison prochaine grâce à sa signature chez Renault F1 Team, le 28 août dernier. Une offre en or pour le champion d’Europe de F3 2014 qui s’engage ainsi pour deux saisons dans l’écurie française avec une option sur les années suivantes.

Les grandes victoires de Raymond Poulidor

Le monde du cyclisme est en deuil depuis l’annonce du décès de Raymond Poulidor mercredi 13 novembre. L’un des plus beaux palmarès du cyclisme français s’est éteint à l’âge de 83 ans mais les souvenirs restent et « Poupou » en a laissé plus d’un durant sa carrière. Retour sur les cinq grandes dates de la carrière de « l’éternel second » du Tour de France.

De Milan San-Remo 1961 au Tour de France 1964 et en passant par sa victoire sur le Tour d’Espagne, Poulidor est devenu un monument du cyclisme. Il a marqué le sport français de son empreinte.

18 mars 1961 : Sa première grande victoire avec Milan San-Remo

Le natif de Masbaraud-Mérignat a dû attendre sa deuxième saison professionnelle pour remporter son premier monument. Le 18 mars 1961, alors âgé de 25 ans, le coureur de l’équipe Mercier-BP-Hutchinson prend le départ de sa toute première Classicissima sans s’attendre à une telle issue : « Au départ, je ne comptais vraiment pas gagner, avec le lot de coureurs qu’il y avait » explique Poulidor après avoir franchi la ligne d’arrivée.

Le malchanceux est victime d’une crevaison à 60 km de l’arrivée et pense alors abandonner, ce que son directeur sportif Antonin Magne refuse. Après une longue course-poursuite, il parvient à revenir sur le peloton et va même s’en extirper avec deux concurrents au pied du Poggio, la célèbre dernière difficulté de la course. Plus malin, le Français attaque dans la montée et bascule au sommet avec 20 secondes d’avance. Il tient jusqu’au bout et s’impose devant le Belge Rik Van Looy pour 3 petites secondes. La machine est lancée.

3 septembre 1961 : le maillot tricolore sur les épaules

Quelques mois après sa grande victoire sur la classique italienne, celui que l’on ne surnomme pas encore « Poupou » prend le départ des championnats de France de cyclisme sur route, le 3 septembre 1961. La course marque le début de l’une des plus importantes rivalités du cyclisme français avec les duels opposants Poulidor à Jacques Anquetil. Sur les terres normandes de ce dernier, le Limousin va attaquer à plusieurs reprises dans la seule difficulté que compose cette course sur circuit. Lâchant Anquetil qui finira quatrième, Raymond Poulidor voit pourtant revenir un autre concurrent, Jean Stablinski, qui prend alors naïvement l’ensemble des relais jusqu’aux derniers 500m. Offrant sur un tapis rouge la victoire au chouchou des Français. Poulidor est champion de France et revête le maillot tricolore pour la première fois de sa carrière.

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Raymond Poulidor et son petit fils, le Hollandais Mathieu Van der Poel, double champion du monde de cyclocross et grand espoir du cyclisme mondial (Getty Images/ Tim De Waele)

12 juillet 1962 : sa première victoire sur son premier Tour de France

Raymond Poulidor dispute son premier Tour de France en 1962 et le débute un bras dans le plâtre, blessé à la main lors d’un entrainement quelques jours plus tôt. Rapidement distancé par les favoris, le tout nouveau « Poupou » décide de se réveiller dans les Alpes sous la pression de son directeur sportif.

Lors de la 19ème étape, le champion de France 1961 attaque et rattrape les trois hommes de tête dans le col de Porte, à une vitesse phénoménale. Il lui reste encore deux grandes ascensions. Il les négociera parfaitement pour accroitre son avance et passer la ligne d’arrivée à Aix-les-Bains en tête, avec trois minutes d’avance sur ses poursuivants. Aucun favoris ne parviennent à le suivre durant cette étape, même pas Anquetil pourtant leader de la Grande boucle à ce moment-là. Poulidor en profite pour grimper à la 3ème place du classement général qu’il confortera jusqu’à Paris. Premier Tour de France, première victoire d’étape et premier podium pour le Limousin.

16 mai 1964 : son unique grand tour avec la Vuelta

Après deux participations au Tour de France dont un podium, Raymond Poulidor décide en 1964 de s’essayer au troisième tour le plus prestigieux, le Tour d’Espagne. Un an auparavant c’est son grand rival Jacques Anquetil qui s’était imposé en terre ibérique, Poulidor ne pouvait que lui répondre, sur le vélo.

Le coureur de Mercier ne parvient pas à s’illustrer durant la première partie de la course et le classement général est dominé un temps par le Belge Rik Van Looy puis un autre temps par des Espagnols. Au départ du contre-la-montre comptant pour la 15ème étape (sur 17), Poulidor se trouve à un peu moins de deux minutes du porteur du maillot jaune de l’époque. L’ancien champion de France surclasse tous ses concurrents, s’adjuge l’étape et prend la tête du classement, qu’il gardera jusqu’à Madrid. Poupou envoie un message clair à Anquetil et s’impose un peu plus dans le monde du cyclisme.

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Poupou après sa victoire sur le Tour d’Espagne 1964

16 mars 1972 : Poulidor renverse Eddy Merckx et gagne Paris-Nice

Alors qu’il sort de deux saisons moyennes, Raymond Poulidor décide de se lancer une nouvelle fois sur le départ de Paris-Nice. La tâche s’annonce compliquée avec la présence du Belge Eddy Merckx dans ses plus belles années.

Le triple tenant du titre prend immédiatement la tête du classement général en s’imposant devant le Limousin pour six secondes durant le prologue. Bis repetita durant la 2ème étape, mais cette fois-ci avec seulement trois secondes d’avance et durant la 5ème étape où Poulidor prend cette fois-ci la troisième place avec 5 secondes de retard. Un duel inédit s’annonce entre les deux coureurs, Eddy Merckx semble se diriger vers une nouvelle victoire sur l’épreuve qu’il a mené de bout en bout. Mais lors de l’ultime étape, un contre-la-montre reliant Nice et le Col d’Èze, le Français l’emporte avec six petites secondes d’avance sur le Belge, deuxième. Suffisant pour le dépasser au classement général. Raymond Poulidor signe l’une de ses plus grandes victoires et détrône « le Cannibale ». Poupou réitère l’exploit l’année suivante et rentre définitivement au panthéon du cyclisme français.