Il y a 53 ans, les USA autorisaient le mariage entre blancs et noirs

C’est grâce à Mildred Delores Jeter Loving, une femme d’ascendance afro-américaine et amérindienne, et Richard Perry Loving, ouvrier du bâtiment d’ascendance européenne, que la Virginie et l’ensemble des états américains dépénalisent le mariage inter-racial le 12 juin 1967.

Mildred et Richard vivent à l’époque en Virginie et souhaitent se marier, or conformément aux Racial Integrity Act de 1924 et à la politique raciste qui vise à préserver la pureté racial et à éviter à tout prix la « dégénérescence » de la race, ils ne le peuvent pas. Ces lois vont même jusqu’à autoriser la stérilisation de « marginaux », notamment les handicapés mentaux.

Mildred et Richard décident donc de se marier à Washington mais dès leur retour en Virginie, ils sont arrêtés et condamnés à un an de prison. C’est en citant le biologiste et anthropologue Johann Friedrich Blumenbach que le juge Leon Bazile se justifie :

« Dieu Tout-Puissant a créé les races blanches, noires, jaunes, malaises et rouges, et il les a placées sur des continents séparés. Et sans l’ingérence dans son arrangement, il n’y aurait aucune raison pour que de tels mariages aient lieu. Le fait qu’il ait séparé les races montre qu’il n’avait pas l’intention que les races se mélangent »

Mildred Loving

Une lutte de longue haleine

C’est en s’appuyant sur le quatorzième amendement de la constitution des Etats-Unis adopté en 1868 et visant à protéger les droit des anciens esclaves afro-américains, que le couple entame une série de procès.

Le 1er juin 1967, la Cour suprême s’oppose aux lois raciales en vigueur en Virginie : « Le mariage est un des « droits civiques fondamentaux de l’homme », fondamentaux pour notre existence. […]  Le quatorzième amendement requiert que la liberté de choix de se marier ne soit pas restreinte par des discriminations raciales. Sous notre constitution, la liberté d’épouser, ou de ne pas épouser, une personne d’une autre race réside dans l’individu et ne peut être réduite par l’État. »

Suite à cela, les Etats-Unis connaissent un boom des mariages mixtes. Entre 1970 et 2005 le nombre mariages mixtes entre Afro-Américains et Blancs d’ascendance européenne a été multiplié par 6 en passant de 65.000 à 422.000 !

Un combat qui porte ses fruits

Grace à leur pugnacité, le couple a fait avancer le pays vers l’égalité raciale. Malgré cela, certains états conservent des textes prohibant les mariages mixtes, bien qu’ils ne soient pas appliqués. Il faut attendre l’an 2000 pour que le dernier état aux textes discriminatoires, l’Alabama, abroge enfin ces lois. C’est officiellement la fin des Jim Crow laws, les lois sur la ségrégation raciale aux Etats-Unis, promulguées entre 1876 et 1965.

Mildred et Richard retournent vivre en Virginie et ont trois enfants. Mildred déclare, il y a 13 ans, suite aux décès de son mari : « Entourée comme je le suis par de merveilleux enfants et petits-enfants, pas un jour ne passe sans que je pense à Richard et à notre amour, notre droit de nous marier, et combien cela signifiait pour moi d’avoir la liberté d’épouser la personne précieuse pour moi, même si d’autres pensaient qu’il était le « mauvais genre de personne » pour m’épouser. Je crois que tous les Américains, quels que soient leur race, leur sexe, leur orientation sexuelle, doivent avoir la même liberté de mariage. Ce n’est pas l’affaire du gouvernement d’imposer les croyances religieuses de certains aux autres. Spécialement si ce faisant, il leur dénie leurs droits civiques. »

Grace à eux, les Etats-Unis ont fait un pas de plus vers l’égalité, la loi du 12 juin 1967 porte donc leur nom, en hommage à leur combat pour l’égalité et l’amour sans distinctions raciales.  « Je suis fière que notre nom à Richard et à moi soit celui d’un arrêt de la Cour qui puisse favoriser l’amour, l’engagement, l’équité et la famille, ce que tant de personnes, noires ou blanches, jeunes ou vieilles, homo ou hétéros, recherchent dans la vie. Je suis pour la liberté de se marier pour tous. C’est de ça qu’il s’agit dans Loving (l’arrêt) et dans loving (l’amour). »

Un film a été réalisé par Jeff Nichols en s’inspirant de cette histoire :

Un épisode marquant qui n’est pas sans rappeler les événements actuels. Le drame du décès de Georges Floyd, pourrait être, désastreusement, l’occasion de faire un pas de plus vers l’égalité aux Etats-Unis. A croire que l’égalité s’acquiert dans la souffrance…

Le meurtre de George Floyd et les manifestations de Minneapolis : visualisez la chronologie des faits

L’officier Derek Chauvin a tué George Floyd lundi 25 mai à Minneapolis, aux États-Unis. Le pays tout entier n’arrivait plus à respirer suite à ce tragique évènement. Désormais, la population crie en signe de protestation.

Lundi, un homme noir non armé a été tué à Minneapolis lorsqu’un officier qui l’avait arrêté s’est agenouillé sur son cou pendant plus de huit minutes après avoir été appelé au sujet d’une contrefaçon présumée. Vendredi, la ville était en flammes et le président Donald Trump a pris pour cible à la fois les manifestants et Twitter – dénonçant les premiers comme des « voyous » et les seconds comme étant des propagandistes.

Comment les États-Unis en sont arrivés là ? Non seulement ils sont en pleine pandémie internationale comme ils sont en année électorale. Même lors du confinement, le meurtre de citoyens noirs non armés persiste. 

En février, Ahmaud Arbery, 25 ans, a été tué par deux hommes blancs alors qu’il faisait son jogging en Géorgie. Une vidéo de sa mort a fait surface en mai pour que les hommes soient arrêtés. En mars, l’ambulancière Breonna Taylor a reçu au moins huit balles lorsque la police a pénétré de force dans son appartement pour un mandat d’arrêt dans le cadre d’une enquête sur les stupéfiants. Depuis, la famille de Taylor a intenté une action en justice contre les officiers de police en question pour mort par négligence, force excessive et négligence grave. Il n’y avait pas de drogue dans l’appartement.

George Floyd, 46 ans, est le dernier afro-américain à avoir été tué par la police – une mort qui a déclenché un véritable incendie à Minneapolis, où il est mort. Nous avons compilé ci-dessous une chronologie de ce que l’on sait de sa mort, ainsi que des manifestations qui ont eu lieu depuis.

Lundi 25 mai 2020

Un utilisateur de Facebook publie une vidéo dans laquelle George Floyd, 46 ans, est assassiné par la police devant le magasin de proximité de Cup Foods à Minneapolis : « Ils l’ont tué juste en face de Cup Foods, au sud de la 38e et de Chicago ! Aucun type de sympathie. »

La vidéo montre un agent de police blanc agenouillé sur le cou d’un homme noir au milieu de l’arrestation. L’homme, M. Floyd, dit à plusieurs reprises au policier qu’il ne peut pas respirer. Au bout de quelques minutes, l’homme cesse de bouger, mais le policier continue de s’appuyer longuement sur son cou. Des spectateurs demandent à l’officier de le relâcher. « Il ne résiste même pas à l’arrestation, mon frère », dit l’un d’entre eux, tandis qu’un autre informe l’officier que Floyd saigne du nez et qu’il semble s’évanouir.

Selon une déclaration du département de police de Minneapolis, des agents ont été appelés à Cup Foods pour enquêter sur une possible contrefaçon. Floyd — qui était soupçonné d’avoir donner un faux billet de 20 dollars — était dans sa voiture lorsque la police est arrivée et lui a ordonné de sortir du véhicule. Selon le porte-parole de la police, John Elder, Floyd a « résisté physiquement aux agents ». Les policiers ont réussi à mettre les menottes au suspect. Floyd a par la suite été emmené à l’hôpital et a fini par mourir.´

Mardi 26 mai 2020

Le FBI et le Minnesota Bureau of Criminal Apprehension commencent à enquêter sur l’incident, et les quatre officiers impliqués ont été licenciés. « C’est la bonne décision », a déclaré le maire de Minneapolis, Jacob Frey, sur Twitter. « Être noir en Amérique ne devrait pas être une condamnation à mort », a-t-il écrit sur Facebook. « Pendant cinq minutes, nous avons regardé un officier blanc enfoncer son genou dans le cou d’un homme noir. Cinq minutes. Quand vous entendez quelqu’un appeler à l’aide, vous êtes censé l’aider. Cet officier a échoué dans le sens le plus élémentaire et le plus humain du terme. Ce qui s’est passé à Chicago et sur la 38e hier soir est horrible. C’était traumatisant. Cela nous rappelle jusqu’où nous devons aller. »

La cousine de Floyd, Tera Brown, a demandé que les quatre policiers licenciés impliqués dans l’affaire soient inculpés de meurtre.

Ce soir-là, les manifestants se sont rassemblés dans les rues de Minneapolis en scandant « Je ne peux pas respirer. »

Mercredi 27 mai 2020

Le département de police de Minneapolis a révélé les noms des agents licenciés après l’incident : Derek Chauvin, Thomas Lane, Tou Thao, et J. Alexander Kueng (par l’intermédiaire du New York Times). Lors d’une conférence de presse, le maire Frey a demandé aux procureurs de porter des accusations fédérales contre ces hommes. « Je veux qu’une accusation soit portée », a-t-il déclaré. « Je veux que justice soit faite pour George Floyd. »

Jeudi 28 mai 2020

Les procureurs ont continué à enquêter pour savoir s’il fallait ou non inculper Derek Chauvin, l’officier qui a tué Floyd. L’absence d’action des autorités a cependant accéléré les protestations près du troisième commissariat de police de Minneapolis. Les participants ont finalement mis le feu au poste de police, selon le New York Times. Des protestations ont également éclaté à New York, Denver, Phoenix Columbus et Ohio. Des manifestants se sont également réunis à Louisville, dans le Kentucky, pour protester contre la mort de Breonna Taylor, une femme noire qui a été abattue par la police alors qu’elle se trouvait dans sa propre maison en mars.

Vendredi 29 mai 2020

Le président Donald Trump dénonce les manifestants, en tweetant : « Ces MALFRATS déshonorent la mémoire de George Floyd, et je ne laisserai pas cela se produire. Il vient de parler au gouverneur Tim Walz et lui a dit que les militaires sont avec lui jusqu’au bout. Face à toute difficulté et nous reprenons contrôle mais, quand les pillages commencent, les tirs commencent ». Twitter signale le tweet avec la lecture d’un message : « Ce tweet a violé les règles de Twitter concernant la glorification de la violence. Cependant, Twitter a déterminé qu’il pourrait être dans l’intérêt du public que le Tweet reste accessible ». 

C’est la première fois que Twitter signale un des tweets du président comme étant contestable. Cette décision intervient quelques jours après que la plateforme ait ajouté une option de vérification des faits à certains des tweets de M. Trump qui diffusent de fausses informations concernant le vote par correspondance, l’incitant à menacer de fermer Twitter. Par répercussion, M. Trump signe un décret visant à renforcer la capacité du gouvernement à réguler les sites de médias sociaux.

Sans se décourager, le président a passé la matinée à tourner en dérision Twitter et toute cette situation. Il tweete : « La Garde nationale est arrivée sur les lieux. Ils sont à Minneapolis et tout à fait prêts. George Floyd ne sera pas mort en vain. Respectez sa mémoire !!! »

Pendant ce temps, une équipe de reporters de CNN a été arrêtée alors qu’elle couvrait les manifestations de Minneapolis. Le correspondant Omar Jimenez, le producteur Bill Kirkos et le cameraman Leonel Mendez ont été arrêtés par la police d’État du Minnesota alors qu’ils couvraient les fermetures de rues. Les journalistes ont été libérés vendredi matin, peu après leur arrestation. Le gouverneur du Minnesota, M. Walz, aurait présenté ses excuses au président de CNN, Jeff Zucker. Jimenez a repris l’antenne peu après sa libération, notant que les forces de l’ordre n’ont « pas été violentes » avec lui, et que l’un des officiers lui a dit qu’ils « suivaient simplement les ordres ».

Dans l’après-midi, Chauvin a été mis en détention par les autorités. Le policier a été accusé de meurtre au troisième degré et d’homicide involontaire. M. Frey, le maire, a mis en place un couvre-feu le vendredi à partir de 20 heures, heure locale, qui s’est étendu sur tout le week-end. L’avocat de la famille de George Floyd, Benjamin Crump, a déclaré à CNN qu’ils attendent les résultats définitifs de l’autopsie du bureau du médecin légiste mais qu’ils « lui donneront des funérailles correctes et aussi une autopsie indépendante car ils ne font pas confiance… à la ville de Minneapolis ».

Samedi 30 mai 2020

Les principaux comptes Twitter des hackers Anonymous ont promis de divulguer les « nombreux crimes » des policiers de Minneapolis. Le site web du commissariat a aussi été piraté : Anonymous est là aussi suspecté. À New York, deux voitures de police ont avancé dans une foule de manifestants qui protestait contre les violences policières. Des manifestants ont été projetés au sol mais il n’y a pas eu de blessés, selon les médias américains.

Dimanche 31 mai 2020

Les manifestations suite à la mort de George Floyd se poursuivent dans l’ensemble du territoire américain et l’armée a été déployée dans plusieurs villes. Des affrontements ont eu lieu près de la Maison-Blanche à Washington DC, et Donald Trump a dû se réfugier dans un bunker souterrain. Une page Facebook se revendiquant du collectif de hackers « Anonymous » a posté une vidéo menaçant la police de Minneapolis. Certains internautes leur ont attribué l’attaque des sites internet de la ville et de la police, qui étaient inaccessibles samedi.

Lundi 01 juin 2020

Les tweets de M. Trump concernant les « Antifa » répandent encore plus le chaos. En réponse aux nombreuses protestations, le président Trump a tweeté que les États-Unis désigneront les Antifa comme une organisation terroriste. L’Antifa, qui signifie antifasciste, est un groupe large et décentralisé de personnes ayant des convictions libérales qui ne sont pas conformes à la plate-forme traditionnelle du Parti démocrate. 

Cette décision par l’administration Trump pose plusieurs problèmes. Certains responsables gouvernementaux anciens et actuels ont déclaré qu’il serait inconstitutionnel de qualifier de terrorisme une activité protégée par le premier amendement aux États-Unis. De nombreux experts considèrent que la revendication du président est davantage une prise de position qu’une mesure politique. Des policiers se sont agenouillés en signe de solidarité avec les manifestants dans plusieurs villes américaines.

Mardi 02 juin 2020

Les protestations se poursuivent le septième jour consécutif, à travers les Etats-Unis. Les manifestants affirment que l’accusation de meurtre au troisième degré et d’homicide involontaire concernant M. Chauvin ne va pas assez loin, et demandent que les autres officiers impliqués soient également inculpés. Un certain nombre de labels discographiques et de personnalités de l’industrie de la musique se sont organisés pour un black-out aujourd’hui.

Au moins 40 villes ont imposé des couvre-feux et des membres de la Garde nationale ont été activés dans au moins 23 États et à Washington DC. Dans la capitale, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants pacifiques près de la Maison Blanche, peu avant que le président Trump ne se rende dans une église voisine et ne prenne une photo.

Une autopsie indépendante a révélé que Floyd était mort d’ « asphyxie due à une pression soutenue », tandis que le médecin légiste du comté de Hennepin n’a trouvé « aucune constatation physique » permettant de « confirmer un diagnostic d’asphyxie traumatique ou de strangulation ».

Suivi continu.

Anonymous : les hackers au service de la cause afro-américaine ?

Le groupe « d’hacktivistes » inconnus est de retour. Lors du week-end du 29 mai, Anonymous délivre un message d’une minute, dénonçant les violences policières envers la communauté afro-américaine aux États-Unis. Un acte qui serait lié au piratage du site de la police de Minneapolis le soir du 30 mai.

Le piratage du site de la police locale n’a été que la première étape. Le groupe Anonymous a ensuite diffusé sur les réseaux sociaux et sur Twitter en particulier, un message de menace aux policiers de Minneapolis. La mort de George Floyd était la goutte de trop et le mouvement « Black Lives Matter » accueille de nouveaux acolytes.

C’est avec une nouvelle vidéo glaçante qu’ils effectuent leur retour. Tout commence avec des images violentes d’agression de policiers envers la communauté afro-américaine, lorsqu’un homme, caché sous le masque emblématique du groupe (le masque de Guy Fawkes) prend la parole. La vidéo totalise plus de 3 millions de visionnages sur Facebook.

« Les officiers qui tuent des gens et commettent d’autres crimes doivent être tenus pour responsables comme le reste d’entre nous. Sinon ils vont penser qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent (…) Les gens en ont assez de cette corruption et cette violence de la part de policiers censés les protéger. Depuis les événements des dernières années, beaucoup de gens ont compris que vous n’étiez pas là pour nous sauver mais pour mettre en œuvre la volonté de la classe dirigeante (…) Nous allons exposer vos nombreux crimes au monde. Nous sommes légion. Attendez-nous ».

Messages publiés sur Twitter par le « Anonymous »

Le message vise évidemment en premier le policier Derek Chauvin, qui est à l’origine de la mort de George Floyd lors de son interpellation musclée qui lui a été fatal. Il a cependant été inculpé pour homicide involontaire, considéré injuste pour les manifestants qui réclament que le jugement soit requalifié et transformé en homicide volontaire.

Un soutien qui soulève des questions

Un soutien apparent qui n’a pourtant pas été revendiqué par le groupe de hackeurs. Cependant, le but premier de cette communauté est celui de défendre la liberté d’expression, de lutter dans un objectif commun. Au début des années 2000, le groupe a joué un rôle important dans la création d’une défiance envers les forces de l’ordre (écrivait le New York Times), notamment après la mort d’un homme nommé Michael Brown, 18 ans, en 2014. Non armé, il a été abattu par un policier. 

Leurs attaques ne sont pas faites dans un but individuel et égoïste, ils veulent avant tout rétablir les vérités qu’elles soient sur internet ou tout simplement dans la vie réelle. Ce qui lieraient les agissements récents des concernés avec la philosophie du groupe, pouvoir montrer au monde la face immergée de l’iceberg.

« Le meurtre brutal de George Floyd cette semaine n’est que la partie émergée de l’iceberg, plus de 193 personnes ont été tuées par la police au Minnesota ».

Anonymous

Des déclarations qui choquent

Outre la mise en avant des crimes injustes faite par les forces de l’ordre, un dossier a eu l’effet d’une bombe. Des accusations qui pourraient causer de nombreux problèmes à certaines personnalités. L’un d’eux est une affaire de pédophilie, plus précisément le réseau pédophile érigé par Jeffrey Epstein. Donald Trump, Naomi Campell et certaines personnes de la famille royale, entre autres, qui feraient partie intégrante de ce système.

Cependant, les Anonymous n’ont pas été plus loin dans les accusations prononcées, la fiabilité de leurs propos reste encore à prouver, mais elles ne sont pas à prendre à la légère. Depuis, les tweets accusateurs ont été supprimés.

Après ces événements, les agissements futurs des « hacktivistes » devraient se produire très bientôt. Si les annonces sont vraies, on peut s’attendre à des révélations qui pourraient bouleverser la planète.

(crédit photo mise en avant / emblème des Anonymous / Kephir sur Wikipédia )

George Floyd : le passé douloureux du pays resurgit dans l’Amérique de Trump

George Floyd est mort la semaine dernière à cause de violences policières. Ce destin tragique, c’est l’illustration d’un pays vivant avec les fantômes de son passé. 

George Floyd : mort pour un faux billet 

« I can’t breathe ». C’est avec ces quelques mots sortis sur son dernier souffle que George Floyd a tenté de manifester sa détresse au policier qui faisait pression sur lui. Pourtant au sol et ne montrant aucun signe de protestation, la charge du policier n’a pas cessé.

Interpellé par un policier à cause d’une simple suspicion de payer avec un faux billet de 20 dollars dans une épicerie, le policier s’est permis de le plaquer au sol, de le mettre sur le ventre et d’appuyer son genou sur son cou jusqu’à ce qu’il perde connaissance. 

Cet événement a réveillé le démon américain. Dans le Minnesota, la colère d’un peuple gronde. La communauté afro-américaine montre sa solidarité depuis plusieurs jours dans les rues à George Floyd. Cet événement tragique, c’est aussi celui qui fait ressurgir le passé douloureux des États-Unis. 

Les discriminations d’aujourd’hui, conséquences de l’esclavage d’hier

Au XVIIème siècle, pour cultiver les terres et notamment le tabac, les anglais font venir dans leurs colonies américaines des africains. C’est le début du commerce dit « triangulaire ». Les européens font venir en Amérique des africains pour les faire travailler. Ce commerce s’intensifie pour atteindre 300.000 arrivées d’esclaves à la fin du XVIIIème siècle.

Les afro-américains montrent leur importance dans les pays colonisés dès la guerre d’indépendance des États-Unis entre 1775 et 1783. Des soldats noirs se battent pour l’indépendance du pays. Ces engagements libèreront certains d’entre eux de leur maître. 5.000 esclaves seront affranchis après la guerre. 

Parrallèlement, des états comme le Vermont et la Virginie vont abolir l’esclavage (1777-1778). Le président américain de l’époque Thomas Jefferson ignore la question de la traite de l’esclavage dans son traité de la Déclaration d’Indépendance Américaine. En 1787, dans la constitution américaine, le président ne prend pas position. Chaque état sera libre de décider ou non de continuer l’esclavage. Seule certitude, les noirs (et les amérindiens) n’auront pas le droit de vote. 

XIXème siècle : Abraham Lincoln, guerre de sécession et Ku Klux Klan

 

L’esclavage est officiellement abolie en 1808. Mais le pays se divise. Des courants abolitionnistes se développent, les églises se divisent. Abraham Lincoln promet l’abolition réelle de l’esclavage s’il est élu. Dès son arrivée à la Maison Blanche en 1861, les états du sud, partisans de l’esclavage, demande sécession. Le refus de Washington entraîna la guerre de sécession (1861-1865).

À la fin de la guerre, l’esclavage est aboli. Des milliers de noirs se retrouvent sans travail et des planteurs font faillite. Rejetés par les blancs, les noirs se regroupent dans des quartiers : Harlem à New York, Roxbury à Boston. Face à cette défaite, le Ku Klux Klan apparaît dans le sud du pays.

En 1883, le congrès donne le droit de vote aux noirs, une citoyenneté créant une égalité civique dans le pays à travers le Civil Rights Act. Mais la cour suprême fait reculer le combat de l’égalité. 2 ans plus tard, le Civil Rights Act est jugé inconstitutionnel. Les institutions ne peuvent interdire la pratique de la ségrégation par les états d’Amérique. Ils peuvent donc interdire l’accès de certains lieux aux noirs comme les transports en commun, les restaurants ou les théâtres. 

XXème siècle :  le nouvelle Amérique révoltée pour l’égalité 

Au début du XXème siècle, les tensions entre les populations se font sentir. En 1910, Booker T. Washington, Marcus Garvey et William Edward Burghardt Du Bois créent la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP). Le but majeur de cette association est de défendre les droits civiques. 

Après la première guerre mondiale a lieu le massacre de Tulsa, en 1921. 300 personnes parmi la population noire de la ville sont tuées au cours de 2 jours d’attaques et de mises à mort expéditives. Les émeutes font en outre 8.000 sans-abris en raison des incendies. Aucun des responsables de l’attaque n’est poursuivi. Mais plusieurs noirs accusés d’avoir provoqué les violences sont condamnés. La plupart des survivants doivent déménager.

Fin du XXème siècle : une lente amélioration de la traite des noirs américains 

Les guerres soudent les nations. 700.000 soldats noirs composent l’armée américaine pendant la seconde guerre mondiale. Après la guerre, des événements et des faits divers se succèdent. Rosa Parks refusant de céder sa place dans un bus pour un blanc en 1955. L’intervention de la police dans une école de l’Arkansas parce qu’on lance des tomates sur des jeunes noirs voulant entrer dans une école pour blancs en 1957. Le démantèlement du Ku Klux Klan en 1960.

Des visages incarnent désormais la lutte pour l’égalité. Martin Luther King, organisant la Marche sur Washington pour l’emploi et la liberté en 1963. Malcolm X, luttant pour un État noir indépendant. 

En 1965, le président Jonhson et le congrès américain mettent en place la discrimination positive dans les universités. Un nouveau Civil Rights Act sera (enfin) voté et cette fois, accepté par la cour suprême. Cet acte, contenant notamment l’accès au droit de vote pour les noirs, met définitivement fin à la ségrégation. 

Pourtant, depuis 50 ans, les inégalités n’ont pourtant pas disparu aux États-Unis. Des minorités comme les afro américains ou les hispaniques sont plus vulnérables lors de crises économiques ou d’épidémies. Certains groupes de population se montrent toujours aussi hostiles envers les noirs. Les violences policières à leur encontre ont eu lieu des dizaines de fois depuis le Civil Rights Act. Il faudra attendre 2008 pour qu’un noir devienne président (Barack Obama). Mais depuis 2016, le président Trump ne cache pas son hostilité envers les afro-américains. Élu par un socle d’électeurs en parti d’extrême droite, le président américain n’a pas tenté empêché les tensions entre certains blancs et la communauté afro-américaine qui restent aujourd’hui très vives.

Trump menace la paix mondiale en se retirant d’un nouvel accord

Donald Trump a annoncé jeudi dernier le retrait des États-Unis du traité « Ciel ouvert ». Le président américain autorise les pays membres à survoler les territoires étrangers pour vérifier qu’une nation ne s’arme pas en cachette. Donald Trump accuse la Russie de ne pas respecter les règles de l’accord et préfère quitter l’entente tant que les Russes n’en respecteront pas les principes.

Le traité a pour but de favoriser la paix et la confiance entre les pays membres. Grâce à lui, les agissements militaires sont sous contrôle. Un pays membre de l’accord ne peut pas s’armer en cachette, à moins qu’il ne joue pas le jeu…

Le traité établit un quota de survols. Il faut qu’il y ait un équilibre entre le nombre de survols qu’un pays mène et le nombre de survols acceptés au-dessus de son territoire. Or, la Russie ne respecte pas ces quotas depuis des années. Elle refuse, par exemple, la surveillance de l’Ossétie du sud ou de l’Oblast de Kaliningrad. Il semble que la Russie y déploie des armements stratégiques. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo accuse donc la Russie d’être « libre d’annuler ses obligations selon son désir, en refusant ou restreignant illégalement les vols d’observation d’Open Skies quand elle le souhaite« .

Faut-il pour autant se retirer du traité ?

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, bien que reconnaissant « les difficultés d’application du traité du coté de la Russie ces dernières années« , invite les États-Unis à « reconsidérer » leur décision. Pour lui, les violations russes ne justifient pas un retrait de la part des Américains. Les membres européens ont de la même façon reconnu les fâcheuses entorses russes mais sont attristés du départ des Américains : « Nous regrettons l’annonce du gouvernement des États-Unis de son intention de se retirer du traité « Ciel ouvert », bien que nous partagions ses préoccupations relatives à la mise en oeuvre des dispositions du traité par la Fédération de Russie » est écrit dans le communiqué du 22 mai 2020. Les États-Unis précisent que si la Russie se comporte désormais selon les règles du traité, ils feraient machine arrière.

Pays membres de l’Open Skies treaty

Quelle réponse de la Russie ?

Moscou prétend qu’il ne s’agit que de « questions techniques« . La meilleure défense étant l’attaque, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Grouchko accuse les États-Unis de menacer la paix et la sécurité en Europe. Il s’agit du troisième traité que les États-Unis quittent depuis l’arrivée de Trump à la Maison Blanche. En 2018, c’était l’accord sur le nucléaire iranien, puis, en 2019, c’était celui sur les armes nucléaires de portée intermédiaire.

Faut-il craindre une escalade des retraits sur les traités de désarmement ?

Eric Biagala, journaliste pour France info, parle d’un désengagement « beaucoup plus lourd de conséquences« . Le traité New Start, signé en 2010 entre la Russie et les États-Unis serait selon lui, menacé. Ce traité limite la capacité nucléaire de ces deux pays à 1550 ogives nucléaires. Le traité doit être renouvelé à son échéance, c’est-à-dire en février 2021, mais Trump semble peu enclin à le prolonger… Seule l’entrée de la Chine dans ce traité permettrait aux États-Unis de trouver un intérêt à y rester. Or, la Chine est pour le moment bien loin d’envisager une telle alliance militaire.

L’heure n’est donc plus à la confiance entre Américains et Russes. De désengagements en désengagements, les États-Unis prennent de la distance par rapport au monde. Les Américains ne font plus confiance à leurs alliés qui, admettons-le, ne sont pas tout blancs non plus. En protégeant la sacro-sainte Amérique, Trump met en péril la coopération et la confiance tissée entre les grands de ce monde. America First, ça c’est sûr…

Donald Trump veut relancer l’économie, simple stratégie ou réel optimisme ?

Les États-Unis viennent de franchir le cap des 70 000 décès liés au coronavirus et pourraient atteindre celui des 100 000 avant le début du mois de juin. Le taux de chômage est à un niveau historique, il a atteint 14,7%, soit le taux le plus élevé depuis juin 1940. 20,5 millions d’emplois ont été perdus au mois d’avril, une baisse record en si peu de temps. Pourtant, la communication de Donald Trump laisse croire que la situation est parfaitement gérée. A-t-on à faire à une stratégie de campagne ou à une réelle maitrise des évènements de la part du président américain ?

Une « pause » du plan d’aide

Adoptant un ton résolument optimiste, il a annoncé une année 2021 « incroyable » sur le plan économique, en promettant que les emplois perdus reviendront. Il a également déclaré vendredi qu’il n’était « pas pressé » de trouver un accord avec les démocrates concernant un nouveau plan d’aide aux Américains touchés par la crise du coronavirus. « Nous avons eu ce dont nous avions besoin » dans les précédents accords, a-t-il estimé. En mars, le Congrès avait approuvé un plan de relance historique de 2.200 milliards de dollars, promulgué par Donald Trump. Il comprenait notamment la distribution de chèques aux Américains, et 349 milliards pour un fonds dédié aux petites et moyennes entreprises. Un deuxième plan d’aide de près de 500 milliards de dollars avait suivi fin avril.

Mais ces aides n’ont pas eu l’effet escompté puisque le taux de chômage a atteint 14,7%, soit le taux le plus élevé depuis juin 1940, et 20,5 millions d’emplois ont été perdus au mois d’avril. Malgré ces nouvelles alarmantes, les responsables républicains et la Maison-Blanche ont plaidé pour une « pause » avant de reprendre de nouvelles mesures. Donald Trump a ainsi annulé les aides financières, estimant que celles-ci n’étaient pas la clé de la solution. On pourrait aussi se demander si le magnat de l’immobilier a-t-il pris les mesures nécessaires pour endiguer la propagation du virus et permettre un retour à la normale. Pour le démocrate Joe Biden, la réponse ne fait aucun doute.

« Un désastre économique »

« C’est un désastre économique pire que tous ceux que nous avons connus depuis des décennies et c’est d’autant plus grave qu’il ne devait pas en être ainsi. Donald Trump n’a absolument pas su se préparer à cette pandémie et a tardé à prendre les mesures nécessaires pour protéger notre pays contre le scénario économique proche du pire que nous vivons actuellement. Le Covid-19 a provoqué un défi économique de taille. Mais cette crise nous a frappé plus durement, et durera plus longtemps, car Donald Trump a passé les trois dernières années à saper les piliers fondamentaux de notre force économique » a-t-il déclaré.

Au lieu de proposer un chèque de 2.000 dollars chaque mois à une majorité d’Américains pour toute la durée de la crise comme le suggère les sénateurs américains, Donald Trump maintient sa politique de préparer l’après-confinement. L’urgence ne serait-elle pas de gérer le cas présent ? Assis à côté de l’imposante statue d’Abraham Lincoln dimanche dernier lors d’une interview, il a défendu avec force tous ses choix, refusant toute autocritique sur ses atermoiements initiaux. « Je pense que nous avons sauvé des millions de vies », a lancé l’hôte de la Maison-Blanche lors cet échange retransmis en direct sur Fox News. Était-il convaincu par ce qu’il disait ou était-ce sa façon de dire « je ne peux pas faire plus » ? Le chef d’État a continué à se montrer confiant en affirmant cette fois-ci qu’un vaccin contre le coronavirus sera trouvé d’ici la fin d’année.

En campagne pour sa réélection, comme depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump n’a cessé de louer ses qualités. En affirmant que l’économie va se relancer et qu’un vaccin sera bien trouvé, le président américain ne soigne-t-il pas avant tout son image au lieu de mettre tous les moyens en œuvre pour venir en aide à son pays ?

Le 1er mai 2003, les USA célébraient maladroitement « la fin des combats majeurs » en Irak

Le 1er mai 2003, le porte avion USS Abraham Lincoln arbore la banderole « Mission accomplished ». Le président Georges W. Bush prononce un discours célébrant la fin de la majeure partie des hostilités en Irak. Cette célébration suscite la controverse car la guerre en Irak est loin d’être terminée.

Le 1er mai 2003, les États-Unis annoncent la fin des « combats majeurs » en Irak, en affirmant pour autant que la guerre « n’est pas terminée ». Il s’agissait en fait d’annoncer la fin de l’« Opération Liberté irakienne » qui avait pour but d’évincer Saddam Hussein du pouvoir ainsi que le parti Baas (le parti socialiste de la résurrection arabe) et d’instaurer la démocratie. Cependant, le faste de la célébration suscite la controverse. Le président en tenue de pilote, la banderole « Mission accomplie » ressemblent trop à une autocélébration de la puissance américaine aux dépens d’une situation encore dramatique en Irak et d’une guerre désapprouvée par nombre de puissances mondiales. Les États-Unis affichent maladroitement leur supériorité, effective depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La puissance passe outre sa propre organisation, l’ONU, créée en 1945, preuve d’un changement de politique extérieure et d’un certain mépris des lois.

Le président Georges W. Bush en tenue de pilote

En Irak depuis le 20 mars 2003, Les États-Unis tentent de fait tomber le dictateur irakien Saddam Hussein. 2001 marque pour les USA, un tournant dans leur rapport à l’extérieur. Plus interventionnistes que jamais, ils débarquent, avec l’accord de l’ONU, en 2001 en Afghanistan. Si la première guerre du Golfe semble relativement légitime, la seconde suscite bien plus de controverses. Pour intervenir en Irak, les États-Unis ont accusé le pays de détenir des « armes de destruction massive » et d’avoir un lien avec Oussama Ben Laden, dirigeant du groupe Al-Qaida, et responsable des attentats du 11 septembre 2001. Or, ces accusations s’avèrent être fausses. De fausses preuves ont donc été présentées à l’ONU. L’organisation des Nations unies refuse alors que l’intervention soit menée. La France pose son veto. La première puissance mondiale passe néanmoins outre ces interdictions. L’unilatéralisme dont font preuve les Américains marque un tournant dans leur politique extérieure. George W. Bush, entouré de néoconservateurs, les « faucons », compte bien assumer et afficher la puissance américaine. En somme, les gendarmes du monde commencent à se la raconter sérieusement. Ce qui ne fera qu’enflammer les tensions avec les pays du Proche et du Moyen Orient.

Le discours célèbre de Dominique de Villepin à l’ONU contre l’intervention américaine en Irak

Le message est clair, quand la puissance américaine est attaquée, elle réplique, peu importe l’avis de la communauté internationale. Dans le cas de l’Irak, on parle de guerre préventive. C’est-à-dire une guerre faite en prévention d’un conflit, car un affrontement futur semble inévitable. C’est surprendre l’adversaire avant qu’il ne nous attaque, si tant est qu’il veuille nous attaquer… Les États-Unis donnent un grand coup de poing sur la table des puissances mondiales. Finis les pourparlers diplomatiques, place désormais à la diplomatie du char d’assaut. Quand on l’attaque, l’empire américain contre-attaque.

Georges Bush annonce l’intervention en Irak

Ce déchaînement de violences, dû aux attentats de 2001, entraîne le président Bush à commettre bien des erreurs diplomatiques, dont celle du 1er mai 2003. Dès 2001 néanmoins, le président Bush définissait un « axe du Mal » composé de l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord qui s’armeraient pour « menacer la paix mondiale ». Or l’Iran et l’Irak se détestent et n’ont aucun lien avec Ben Laden, et encore moins la Corée du Nord. L’Oncle Ben s’affiche en tant qu’unique défenseur de la paix mondiale (rappelons le combat pour cette place entre l’URSS et les États-Unis durant la guerre froide). Un défenseur de la paix mondiale qui passe outre l’ONU… Être pour la paix quand tout va bien c’est facile, mais lorsque l’on nous attaque, cela s’avère plus compliqué.

Le discours du 1er mai 2003 est le symbole d’une puissance américaine qui cherche à réaffirmer sa grandeur sur la scène mondiale. Si cette démonstration est mal perçue c’est parce qu’elle est prématurée. Les Américains ont voulu rétablir la situation au plus vite et affirmer qu’ils étaient toujours les leaders du monde. Trois mois après le début des opérations en Irak, ils veulent déjà afficher une victoire, cette « guerre éclaire » doit être le signe d’une puissance retrouvée, et même jamais perdue.

Le discours du premier mai 2003, une victoire trop précoce ?

Barack Obama, exprime des regrets quant à cette célébration du 1er mai maladroite, affirmant qu’il ne s’agissait en aucun cas d’annoncer la fin de la guerre mais seulement de « l’Opération Libertés irakiennes ». B. Obama mène le pays de telle sorte à ce qu’il conserve sa place de première puissance mais d’une manière bien moins visible, pour éviter les représailles. Il retire les troupes américaines d’Irak en 2011.

Barack Obama annonce le retrait des troupes américaines d’Irak

La guerre civile en Irak

La deuxième guerre du Golfe conduit à une déstabilisation de l’Irak qui sombre dans la guerre civile à partir de 2006. Avec ces deux interventions, les États-Unis ont fait se développer au Proche et au Moyen-Orient, un puissant sentiment d’anti-américanisme.

Donald Trump suspend temporairement l’immigration dans une relance économique

Pour stopper la crise du coronavirus et « protéger les emplois des Américains », le président de la première puissance mondiale a déclaré lundi soir, vouloir suspendre temporairement l’immigration aux États-Unis. Cette décision pourrait bien se concrétiser dans les prochains jours.

America First !

L’immigration revient au premier plan du président conservateur. Les frontières sont actuellement fermées. Les vols suspendus. L’immigration semble freinée depuis les mesures de confinement. Pour protéger les américains de la concurrence étrangère, Donald Trump suspend provisoirement l’immigration dans un processus de relance économique. Le directeur de l’immigration et des coutumes Thomas Homan a défendu cette décision en rappelant « qu’il ne s’agit pas d’immigration mais de protéger notre pays en offrant des possibilités aux américains sans emploi ». Donald Trump n’a pas manqué de tenir ses promesses en fixant sa priorité sur les Américains et l’Amérique. La Chambre du Commerce, qui estime la main d’oeuvre immigrée nécessaire au développement économique, craint la baisse d’employés pour les métiers ingrats.

Combattre « l’ennemi invisible » 

Le coronavirus que Donald Trump qualifie « d’ennemi invisible » est la motivation du chef d’État à suspendre l’immigration, néanmoins de manière provisoire. Pas plus d’informations n’ont été précisées. Les immigrés, dont l’obtention des visas et des cartes de séjour est en cours, pourront voir leur demande rejetée dans les prochaines semaines. Le virus qui a commencé à s’atténuer compte déjà plus de 43 000 morts et 800 000 cas.

Le nombre a légèrement baissé cette semaine, avec 1433 morts en 24 heures. L’économie est touchée, l’université Hopkins estime que près de 22 millions de salariés sont actuellement au chômage. Néanmoins la situation ne semble pas alerter le gouvernement qui souhaite se remettre au travail. Récemment des manifestations anti-confinement ont eu lieu dans plusieurs États, Donald Trump avait appelé ses concitoyens aux armes, pour défendre leur « liberté« .

La chute du baril de pétrole

Un plan d’urgence de 2 200 milliards de dollars a été décrété pour relancer la machine infernale économique depuis fin mars. Donald Trump est impatient de reprendre les activités alors que le pays assiste à la chute du baril de pétrole, qui passe sous la barre des 0$, alors qu’il se vendait 60$ au début de l’année. Sabrina Quagliozzi, correspondante de BFMTV aux États-Unis affirme que les « producteurs paient 37,63$ pour donner un baril de pétrole ». La consommation a chuté de 20 millions de barils par jour depuis le début de la crise. Les États-Unis n’ont plus la possibilité de gérer leurs réserves saturées.

USA-Iran : Au moins 2 bases militaires américaines en Irak attaquées par des missiles iraniens

Plusieurs roquettes ont été tirées sur deux bases des États-Unis en Irak ce mardi soir. L’Iran reconnaît la riposte en raison de l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani par Washington, vendredi.

Dans la nuit de mardi à mercredi 8 janvier, au moins une douzaine de roquettes se sont abattues sur la base aérienne d’Aïn al-Assad, dans l’ouest de l’Irak, selon le Pentagone. La base d’Erbil a aussi été touchée. L’Iran a prévenu les États-Unis et a menacé des « réponses encore plus dévastatrices » en cas de nouvelle attaque.

« Le président a été informé et surveille la situation de près et consulte son équipe de sécurité nationale », a déclaré Stephanie Grisham, l’attaché de presse de la Maison-Blanche. Elle ajoute sur Twitter : « Nous sommes au courant des attaques sur des sites US en Irak. Le président a été briefé et suit la situation de près et consulte son équipe de sécurité nationale. ».

La télévision d’État iranienne a déclaré que Téhéran a lancé « des dizaines » de missiles sur la base aérienne irakienne d’Ain Assad et d’Erbil. La télévision a décrit cette riposte comme une opération de vengeance de Téhéran pour le meurtre du général Soleimani. Une partie des renseignements ayant conduit à la décision de tuer le général, comprenait des menaces contre la même base aérienne.

Plus de 5000 soldats américains sont présents sur le sol irakien dans le cadre de la lutte contre l’État Islamique.

Donald Trump a indiqué sur Twitter qu’il ferait une déclaration ce mercredi.

Daesh : Al-Baghdadi mort, les USA menacés

Le groupe État islamique confirme la mort de son chef, Abou Bakr Al-Baghdadi. Dans un audio, Daesh menace les États-Unis de représailles.

Il est mort. C’est confirmé. Dans un communiqué, le groupe terroriste a officiellement annoncé ce jeudi 31 octobre, la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi. Le calife de Daesh a été tué dans une opération américaine, dimanche, dans le nord de la Syrie. L’EI a publié un message audio sur l’application cryptée Telegram : « Ô musulmans, ô moudjahidines, soldats de l’EI […], nous pleurons le commandeur des croyants Abou Bakr al-Baghdadi ».

L’Amérique en danger

Le groupe n’a pas attendu pour annoncer la nomination du successeur d’Al-Baghdadi. Il s’agit de Abou Ibrahim Al-Hachimi Al-Qourachi. L’audio, long de sept minutes, menace directement les États-Unis : « Ne te réjouis pas Amérique […] Il est venu celui qui te fera oublier les horreurs », mentionnant le nouveau chef proclamé.

La troupe de Donald Trump avait organisé une opération commando le week-end dernier. Al-Baghdadi avait alors déclenché sa veste, chargée d’explosifs.

Donald Trump n’a, pour le moment, pas réagi sur Twitter. Plus occupé par sa possible future destitution, que par le sort du peuple américain.